Ils se sont fait insulter mais ne se sont pas mis au niveau de celui qui les a insultés, et encore moins plus bas que lui, comme dans le cas présent. Quand on lui disait "mort aux cons", De Gaulle avait au moins la répartie de répliquer "Vaste programme".
Sarkozy est censé représenter la république, et quand il s'exprime c'est la république qui est censée s'exprimer à travers lui. Il est donc tenu de modérer ses propos et de conserver un tant soi peu de dignité. On savait qu'il n'avait pas vraiment de prestance, mais là, il fait honte à la fonction qui est la sienne, d'une manière qu'aucun autre président, de De Gaulle à Miterrand en passant par Chirac ne l'a fait avant lui (même si on peut bien entendu leur reprocher un tas d'autres choses).
L'agriculteur, quand à lui, ne représente que lui-même et dispose donc de plus de liberté pour s'exprimer. D'autant plus qu'en tentant de lui serrer la main, Sarkozy a cherché à l'utiliser dans un but médiatique. Étant donné que l'agriculteur ne lui avait rien demandé et ne partageait visiblement pas les opinions du président, il est le premier à avoir pu se sentir insulté d'être ainsi associé au battage médiatique autour de Sarkozy.
-- "La liberté ne peut être que toute la liberté ; un morceau de liberté n’est pas la liberté." -- Max Stirner
Re: Et pendant ce temps...
Ils se sont fait insulter mais ne se sont pas mis au niveau de celui qui les a insultés, et encore moins plus bas que lui, comme dans le cas présent. Quand on lui disait "mort aux cons", De Gaulle avait au moins la répartie de répliquer "Vaste programme".
Sarkozy est censé représenter la république, et quand il s'exprime c'est la république qui est censée s'exprimer à travers lui. Il est donc tenu de modérer ses propos et de conserver un tant soi peu de dignité. On savait qu'il n'avait pas vraiment de prestance, mais là, il fait honte à la fonction qui est la sienne, d'une manière qu'aucun autre président, de De Gaulle à Miterrand en passant par Chirac ne l'a fait avant lui (même si on peut bien entendu leur reprocher un tas d'autres choses).
L'agriculteur, quand à lui, ne représente que lui-même et dispose donc de plus de liberté pour s'exprimer. D'autant plus qu'en tentant de lui serrer la main, Sarkozy a cherché à l'utiliser dans un but médiatique. Étant donné que l'agriculteur ne lui avait rien demandé et ne partageait visiblement pas les opinions du président, il est le premier à avoir pu se sentir insulté d'être ainsi associé au battage médiatique autour de Sarkozy.
"La liberté ne peut être que toute la liberté ; un morceau de liberté n’est pas la liberté." -- Max Stirner
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