Journal : Lynchage médiatique
Posté par Minos () le 03 février 2007
Un certain Francis Marmande vomit sa haine dans Le Monde du 31 janvier 2007 à l'encontre d'Anthere dont on peine à voir ce qu'elle a bien pu faire pour mériter tant de fiel :
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3232,50-(...)
J'ai hésité à faire de la publicité pour cette chose, comprenant bien qu'une rédaction indignée de ma part est précisément ce qu'escomptait et avait scénarisé ce petit monsieur pour se faire une publicité d'enfer dans le rôle enviable du pourfendeur de la pensée unique, un rôle enviable car, comme le disait Gérard Parking, "Tout le monde est contre la pensée unique".
Finalement, j'ai craqué.
Tout d'abord, parce que je pense qu'on peut casser son petit effet en faisant remarqué qu'alors que la Charte des devoirs professionnels des journalistes français indique « Un journaliste digne de ce nom (...) cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque », notre ami journaliste-écrivain s'abstient soigneusement de citer sa principale source : un article de Frédérique Roussel dans le Libération du 3 janvier
http://www.liberation.fr/transversales/portraits/226344.FR.p(...)
Deuxièmement, parce que la lecture d'une prose même peu ragoutante comme celle-ci peut se révéler riche d'enseignements. Derrière les insultes transparaît une conception de la société où certaines choses sont impardonnables : être une femme (pire : une mère de famille) qui a réussi, oser penser par soi-même sans le feu vert de certains milieux parisiens, croire en une intelligence collective alors qu'en deça d'une pseudo-élite (endogène le plus souvent) n'existe bien entendu qu' "un festival d'erreurs de date, de jugements péremptoires, d'idées reçues", oser expérimenter des choses conceptuellement fausses voire pire obtenir des bons résultats dans cette démarche insensée, etc...
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3232,50-(...)
J'ai hésité à faire de la publicité pour cette chose, comprenant bien qu'une rédaction indignée de ma part est précisément ce qu'escomptait et avait scénarisé ce petit monsieur pour se faire une publicité d'enfer dans le rôle enviable du pourfendeur de la pensée unique, un rôle enviable car, comme le disait Gérard Parking, "Tout le monde est contre la pensée unique".
Finalement, j'ai craqué.
Tout d'abord, parce que je pense qu'on peut casser son petit effet en faisant remarqué qu'alors que la Charte des devoirs professionnels des journalistes français indique « Un journaliste digne de ce nom (...) cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque », notre ami journaliste-écrivain s'abstient soigneusement de citer sa principale source : un article de Frédérique Roussel dans le Libération du 3 janvier
http://www.liberation.fr/transversales/portraits/226344.FR.p(...)
Deuxièmement, parce que la lecture d'une prose même peu ragoutante comme celle-ci peut se révéler riche d'enseignements. Derrière les insultes transparaît une conception de la société où certaines choses sont impardonnables : être une femme (pire : une mère de famille) qui a réussi, oser penser par soi-même sans le feu vert de certains milieux parisiens, croire en une intelligence collective alors qu'en deça d'une pseudo-élite (endogène le plus souvent) n'existe bien entendu qu' "un festival d'erreurs de date, de jugements péremptoires, d'idées reçues", oser expérimenter des choses conceptuellement fausses voire pire obtenir des bons résultats dans cette démarche insensée, etc...
> Lire le journal (7 commentaires, moyenne: 4,3).
Vous avez demandé le commentaire #800603.



-
Ainsi elle ignore que la famille (cette ménagerie) n'est pas la clé universelle : une personne seule peut lire Diderot, écouter Monk ou Monteverdi, regarder la télé, tricoter, dessiner des wikis à poil, jouer de la contrebasse, écrire, observer les astres.
Il vient de résumer sa propre vie en une phrase, ce grand con.
http://www.editions-verdier.fr/v3/auteur-marmande.html
La question est de savoir pourquoi. Pourquoi avait-il besoin de faire mention de toutes ses propres passions personnelles dans un article enflammé contre une petite prolétaire qui trouve un intérêt aux wikis. Il y a toujours un sens profond et dissimulé à un texte venimeux qui fait une mention furtive à tout ce qui plaît, à toutes les compétences de l'auteur. J'écoute Monteverdi, donc je suis.
La réponse est certaine, le sieur a un petit sexe et un grand complexe d'infériorité. Il ressent un gargantuesque vide émotionnel qui se remplit de rage, de colère quand il réalise que les petites gens peuvent se sentir plus heureux qu'il ne l'est. Ce n'est pas tolérable. Il a passé sa vie dans les élites miteuses, les clefs du bonheur lui appartiennent. Cette femme n'a pas le droit de vivre et de faire ce qui lui plaît. La police de la pensée est là pour la corriger.
[+] [^]Re: -
Comme si Wikipedia n'avait pas sa propre police de la pensée...