Revue de presse de l'April pour la semaine 9 de l'année 2013

Posté par (page perso) . Édité par baud123. Modéré par Florent Zara. Licence CC by-sa
17
4
mar.
2013
Internet

La revue de presse de l'April est régulièrement éditée par les membres de l'association. Elle couvre l'actualité de la presse en ligne, liée au logiciel libre. Il s'agit donc d'une sélection d'articles de presse et non de prises de position de l'association de promotion et de défense du logiciel libre.

Sommaire

[Métro] Humanitaire 2.0 : aider avec son clavier

Par Mathias Marchal, le vendredi 1 mars 2013. Extrait:

Grâce aux logiciels libres, n’importe quel internaute peut devenir utile au cours d’une crise humanitaire. Sans même quitter son siège et son bureau d’ordinateur. Bienvenue dans le monde des cartes humanitaires 2.0, un domaine avec tellement de potentiel que le ministère des Affaires étrangères se penche sur le phénomène.

Lien vers l'article original: http://journalmetro.com/plus/techno/266386/humanitaire-2-0-aider-avec-son-clavier

Et aussi:

[Le Matin] MWC 2013 : Les mobiles Firefox doivent ruser contre les brevets

Par Simon Koch, le jeudi 28 février 2013. Extrait:

Dessiner une nouvelle interface des smartphones est un parcours du combattant en raison des nombreux brevets déposés par Apple, Google & Co. Le designer de Firefox OS a relevé ce défi. Rencontre.

Lien vers l'article original: http://www.lematin.ch/high-tech/hard-software/Les-mobiles-Firefox-doivent-ruser-contre-les-brevets/story/21426760

Et aussi:

[EFF.org] La propagande du copyright s’offre un nouvel acteur : votre fournisseur d’accès à Internet (FAI)

Par Corynne McSherry (traduit par Framablog), le mercredi 27 février 2013. Extrait:

Voilà un moment qu’on le redoutait, la machine de surveillance du copyright connue sous le nom de Copyright Alert System (CAS) est finalement en marche. Le CAS est un accord entre les plus grands fournisseurs de contenus et les principaux fournisseurs d’accès (FAI) qui vise à surveiller les réseaux de peer-to-peer pour détecter la violation de copyright et de sanctionner les abonnés supposés coupables par des rappels à l’ordre éducatifs voire une réduction importante de la vitesse de connexion.

Lien vers l'article original: http://www.framablog.org/index.php/post/2013/02/27/hadopi-usa

[écrans] Gratuites ou libres ? Les données ne sont pas données

Par Simon Descarpentries et Yohan Boniface, le mercredi 27 février 2013. Extrait:

Une certaine confusion règne autour de la notion de « données libres ». Dans une récente tribune, en réponse à une demande d’ouverture des données de bien commun, l’Institut géographique national (IGN) avance la mise à disposition gratuite d’une partie du patrimoine géographique. Il est urgent de moderniser cette approche.

Lien vers l'article original: http://www.ecrans.fr/Gratuites-ou-libres-Les-donnees-ne,16018.html

[PC INpact] VLC et Hadopi : pour Me Hugot, les clefs doivent être communiquées

Par Marc Rees, le mercredi 27 février 2013. Extrait:

La «deadline» mise par la HADOPI pour répondre à sa consultation sur les DRM est épuisée depuis le 26 février. Nous avons pu nous procurer la contribution de Me Olivier Hugot qui a été adressée ce jour à la Rue de Texel.

Lien vers l'article original: http://www.pcinpact.com/news/77853-vlc-et-hadopi-pour-me-hugot-clefs-doivent-etre-communiquees.htm

Et aussi:

[LeDevoir.com] Financement des universités : le logiciel libre pour sortir de la crise

Par Fabien Deglise, le mardi 26 février 2013. Extrait:

Sortir des ornières pour sortir de la crise. En marge du Sommet sur l’enseignement supérieur qui a débuté lundi à Montréal, l’Association pour l’appropriation collective de l’informatique libre (FACIL) invite les universités du Québec à remettre en question leur dépendance coûteuse envers les géants de l’informatique privative, comme Microsoft, pour mettre leur parc informatique au diapason avec le logiciel dit libre.

Lien vers l'article original: http://www.ledevoir.com/societe/education/371867/financement-des-universites-le-logiciel-libre-pour-sortir-de-la-crise

[OuiShare] Michel Bauwens : “Le modèle P2P et le capitalisme sont encore interdépendants”

Par Emile Hooge, le mardi 26 février 2013. Extrait:

Selon Michel Bauwens, l'économie en peer to peer et l'ancien monde capitaliste sont en conflit mais demeurent encore interdépendants.

Lien vers l'article original: http://ouishare.net/fr/2013/02/michel-bauwens-capitalisme-peer-p2p

Et aussi:

[cio-online.com] L'informatique du Ministère de la Défense sous le tir croisé de deux polémiques

Par Bertrand Lemaire, le mercredi 27 février 2013. Extrait:

Le Ministère de la Défense a une informatique doublement stigmatisée. Bogues à répétitions sur le logiciel de paye Louvois et contrat avec Microsoft alimentent les polémiques.

Lien vers l'article original: http://www.cio-online.com/actualites/lire--4918.html

  • # Grand cru & questionnement

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Excellente version de la revue de presse. Merci.

    J'en profite pour consulter l'opinion générale quant à un sujet qui m'interroge : les discours fallacieux sur le droit d'auteur.
    Pour ceux qui n'auraient pas lu, l'EFF pointe du doigt un certain nombre d'assertions trompeuses fournies par le Center for Copyright Information ou CCI. En fait d'information, il semble s'agir de désinformation subtilement distillée.

    Force est de constater qu'en la matière le discours de l'internaute moyen comme du citoyen lambda est souvent emprunt d'erreurs, de lieux communs confus voire faux, et autres paralogismes. Personnellement, je ne peux que constater l'évolution radicale de ma propre pensée et de mes connaissances en la matière, au fur de la fréquentation virtuelle du monde du logiciel libre.

    Candidement, j'attribuais ces faits — l'ignorance collective et les errements passés de mes préjugés — à la simple absence d'information en une matière qui ne préoccupe guère. Mais le constat des errements de la communication des spécialistes — c'est le cas ici avec le site du CCI, mais de telles bévues systématiquement orientées ont également été relevées à bien d'autres occasions dans les communications institutionnelles — pousse à s'interroger. l'état de désinformation du grand public sur le droit d'auteur ne relèverait-il pas d'un politique consciente de désinformation plutôt que de la somme des divagations individuelles ?

    À la décharge des lobbyistes communicants du droit d'auteur industriel, on pourrait relever qu'étant donné l'état effarant de la culture populaire sur le sujet, il est fort naturel que leurs employés commettent ainsi nombre de contre vérités et autres travestissements détournant le droit à leur profit. C'est un peu le serpent qui se mord la queue. Autre exemple, à la décharge de l'industrie de l'avoir-droit, leur capacité outrageante à s'approprier toute forme de production de l'esprit et à considérer qu'en tant que bénéficiaires et défendeurs de ce droit exclusif, tout leur est permis. Ainsi trouve-t-on aisément nombre d'anecdotes affligeantes. Comme le centre français du droit de la copie piratant allègrement les articles d'un chercheur, ou cette députée piratant sans vergogne tout en se faisant le pourfendeur des pratiques illégales d'autrui. Tous éléments accréditant plutôt la thèse des pieds nickelés du droit.

    Alors, à votre avis : complot machiavélique, ou tartufferie scurrile ?

    • [^] # Re: Grand cru & questionnement

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Ne pas attribuer de volonté de nuire à ce qui n'est peut-être que de l'incompétence ? :-) (bon, on peut en douter tout de même lorsque c'est leur fonds de commerce…)

      À leur décharge, le sujet est tout de même complexe et ne prend que rarement en compte la culture du partage (et ipso facto, le Libre), quelques exemples :

      • le fair-use n'existe pas en France, nous avons le droit de courte citation et quelques exceptions à des fins d'enseignement, par exemple - même si les campagnes (erronées souvent) sur le photocopillage ont sans doute marqué quelques esprits - ainsi que la copie privée (malencontreusement non valable par défaut pour les logiciels…)
      • j'imagine que le CFC n'a pas de locaux près de la mer, il ne s'agit pas de piratage mais bien de contrefaçon, ne respectant pas les droits patrimoniaux de l'auteur. Idem pour la député…
      • en Italie iirc, il est possible de placer une création directement dans le domaine public, ce qui n'est pas le cas en France (cela rend l'utilisation de la CC0 problématique pour une création collective : il faut tenir compte de la nationalité de chacun des co-auteurs…)
      • outre le droit d'auteur, il y a les droits dérivés (ok, c'est du droit d'auteur) et aussi les brevets (encore illégaux pour le logiciel en Europe, pour encore combien de temps ?) et le droit des marques (celui qui permet de fermer le site d'une couturière s'appelant milka alors que ce n'est pas le domaine d'application…)

      La quadrature (LQDN) a des communications déclinées pour la France et est assez intéressante à suivre, si tu es versé dans le sujet. Il y a aussi debian-legal (même si empreint de beaucoup de droit des États-Unis d'Amérique…) et avec beaucoup de bruit à l'époque où j'avais regardé (rien que suivre 10% des discussions une fois par semaine occupait largement la soirée…).

      • [^] # Re: Grand cru & questionnement

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        « […] il ne s'agit pas de piratage mais bien de contrefaçon […] »

        Certainement. Mais, tout de même quelle déléctation que de retourner un peu de novlangue aux barbares qui l'initie — même au prix d'une répétition.

        « Idem pour la député… »

        Droits moraux dans ce cas là, non ? Il lui aurait été suffisant de citer l'auteur et de ne pas s'attribuer l'œuvre en changeant la licence pour être en règle.

        Mais un tel effort semble insurmontable à ces ayatollahs du tout pour nous. La liberté d'autrui paraît leur répugner. Cela s'illustre dans le comportement de MMM qui apparemment préfère ne plus utiliser une œuvre libre plutôt que d'en admettre la licence.

Suivre le flux des commentaires

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.