Journal Domaine public, rétribution équitable ET oeuvres à prix presque nul

9
8
fév.
2014

Le droit d’auteur permet une forme de partage : un partage des coûts. Rares sont les personnes qui peuvent rémunérer les longs mois d’écriture que nécessite la réalisation d’ouvrages.

Pour autant, le droit d’auteur n’est pas la seule forme de partage des coûts qui puisse exister. Un nouveau système, le partage marchand, commence à émerger. Et, ce système permet à la fois à un auteur de vendre une œuvre immatérielle à un prix relativement élevé et de l’acheter à un coût presque nul.

Interview du chercheur Laurent Fournier : Domaine public, rétribution équitable et oeuvres à prix presque nul.

Bonne lecture !

  • # Le Pommier Magique 1 et 2

    Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 08/02/14 à 12:54.

    J'ai découvert le « partage marchand » récemment suite à la publication du Pommier Magique de Ploum sur Framablog : une nouvelle en métaphore filée qui raconte comment la corne d'abondance a été cassée pour permettre au système en place d'y rester.

    http://www.framablog.org/index.php/post/2014/02/03/le-pommier-magique-by-ploum

    Publiée en CC BY 2.0 BE, la nouvelle a été brillament adaptée pour avoir une fin alternative :
    http://menbienscommuns.com/2014/02/03/le-pommier-magique-2/

    Cette fin alternative présente le partage marchand, un système de rémunération applicable sans modification légale majeure du droit d'auteur et adapté à la diffusion numérique — ou comment ne pas casser la corne d'abondance et changer le système en douceur, sans grande bataille législative romantique avec des bons et des méchants que nous affections tant, nous hexagoniens.

    Il repose sur un bon hack des théories économiques adaptant la coût marginal nul en coût marginal variable. Le prix de l'exemplaire diffusé tendrait vers 0€ (ou UA) à mesure que la rémunération fixée par l'auteur serait atteinte, le tout en accordant des remises rétroactives aux premiers acheteurs. Je vous laisse vous documenter à partir de ce point d'entrée, je sens que ce journal va être passionnant.

    (N'ayant pas pris le temps de remercier les auteurs en présence, je les remercie tous deux)

  • # feedbacks

    Posté par . Évalué à 6.

    Ainsi, si un auteur souhaite 100 € pour un texte, il peut aussi bien vendre ce texte à 10 euros dix fois, qu’à 1 € cent fois ou à 0,1 € mille fois. Plus de personnes acquièrent une œuvre, plus son prix tend vers zéro. Le prix est dégressif en fonction du nombre d’acheteurs qui se présentent. De sorte, les acquéreurs d’une œuvre peuvent être presque intégralement remboursés de la somme qu’ils ont versée au départ.

    Laurent Fournier présuppose que l'auteur souhaite définir un prix maximum pour son oeuvre: En général, quand on finance un projet "culturelle" (livres, séries, films, musiques, etc…), il y a un coût de base pour la création de la dite oeuvre (en gros, le budget et les dépenses liées à la production). Puis, après, aucun prix fixe maximum n'est défini. Seul le prix minimum l'est.

    Si les défenseurs du partage non marchand voulaient donner une chance au partage marchand, pour le bien des artistes, des consommateurs et de toute la société, alors ils n’auraient plus besoin de demander la légalisation du piratage.
    Je pense qu’ils sont tellement obnubilés par la guerre contre le droit d’auteur qu’ils en omettent de résoudre le problème de la rémunération des créateurs. Le Partage Marchand en fait sa motivation principale, avec la défense des consommateurs.

    J'abonde dans son sens. On oublie (et moi le premier au tout début) que la première préoccupation des auteurs est la rémunération de l'oeuvre présent ou de la suivante.

    Le financement actuel par les places de cinéma n’est pas remis en cause, car il fait partie de la catégorie « spectacle ».

    La TSA rapport moins de 17% du budget total du CNC.
    Le CNC couvre - quand les productions ont de la chance - entre 6-8% d'un film. (et à limitation de 500.000 euros, pas plus).
    Le financement du cinéma est assuré en majeur partie par les chaînes de télévisions (Canal+, France-Televisions, TF1, M6, …)

    Somme toute, le Partage Marchand bénéficierait plus aux auteurs et éditeurs d’e-books. Ces derniers ne peuvent vivre de spectacles ou de concerts comme dans le secteur de la musique.

    J'ai pourtant entendu des voix du partage non-marchand avancer des "ils n'ont qu'à faire un boulot à côté" (oui, parce que être auteur, c'est un hobby :)

    Pour un auteur, la plus grande difficulté est de fixer a priori le montant maximal de revenu qu’il souhaite tirer d’une œuvre et de publier ce montant. L’auteur doit renoncer à un revenu potentiellement infini.

    Bonne chance pour tenter de vendre cela. Je sais qu'il parle essentiellement de livre, cependant - et si j'extrapole dans mon domaine - je me vois mal dire à un producteur "Bonjour, pourriez-vous financer un film à hauteur de 5M€ mais ne vous attendez pas à un bon retour-sur-investissement". Je prendrais la porte direct.

    Alors qu’en attendant quelques mois ou quelques années, vous ne la payerez probablement que quelques centimes car beaucoup de personnes l’auront acheté avant vous.

    C'est le principe de la diffusion: vous "louez" votre place de cinéma à 10€. Vous vous louez la VOD à environ 7€, puis les films plus anciens à moins que cela, puis diffusion sur les chaînes non cryptés: 0€. (oui, je sais, il parle que des livres :)

    Aussi, pour simplifier, les plus aisés prennent juste plus de risques que les moins bien lotis en étant plus pressés.

    Sauf erreur de ma part (je connais pas assez), c'est, je crois, ce principe dans les jeux-vidéos: le prix se trouve "capé" autour des 60-70€ parce que les éditeurs savent qu'en cas de revente d'occasion, ils ne toucheront rien (c'était même un bizmodel proposé par Microsoft pour la XboneOne il me semble)

    Le prix d’une œuvre décroit progressivement. A un moment, il passe de 1 et à 0 centime (cas simplifié d’une précision de 2 chiffres après la virgule). Et, cet instant marque son passage dans le domaine public.

    Effet pervers que je vois assez rapidement: Alors l'ayant-droit lèvera donc le seuil du montant rémunérateur pour que le 0 ne s'atteigne jamais ou le plus tardivement possible.

    Le passage d’un coût marginal faible (cas de la production industrielle) à une valeur nulle (cas du Net) change toute la donne.

    Quand on passe sur les 3/4 des coûts effectivement :)
    Dans les coûts de production, la distribution en elle-même() est une quasi-goutte d'eau.
    (
    distribution de l'oeuvre et non le travail d'un distributeur)

    Je reviens sur les points de sa théorie rapidement via l'article résumé (il me faudrait m'y pencher plus), ceci dit, Laurent Fournier est le seul à ma connaissance à mettre, avant tout, en avant le besoin de rémunération. En cela, c'est une bonne chose.

    • [^] # Re: feedbacks

      Posté par . Évalué à 4.

      Effet pervers que je vois assez rapidement: Alors l'ayant-droit lèvera donc le seuil du montant rémunérateur pour que le 0 ne s'atteigne jamais ou le plus tardivement possible.

      En admettant que la règle précise que le montant ne peut plus être relevé après la première vente. Si l'auteur met un montant total désiré trop élevé au départ, le prix descendra moins vite et attirera donc un plus petit nombre d'acheteurs.
      Il y aura donc forcément un montant total de départ optimal qui, par contre, ne sera pas forcément facile à estimer.

      • [^] # Re: feedbacks

        Posté par . Évalué à 1.

        Bonsoir cher amis Linuxiens et merci de vous pencher sur le Partage Marchand. (je suis un vieux Unixien!)
        Quelques précisions:
        - L'auteur ne peut pas modifier la valeur du revenu escompté car la publication est signée et horodatée, et si l'auteur re-publie la même oeuvre, cela se verra et les acheteurs n'apprécieront pas qu'on les abuse.
        - Ce n'est pas "l'ayant-droit" qui touche le revenu, mais le créateur ou les créateurs (pondération fixée au départ), car il y a dé-intermédiation totale. Le cas de Microsoft se réclamant "ayant-droit" à la mission Lescure ne peut pas se produire avec le PM. On ne s'échange qu'entres humains. Je sais que c'est difficile à comprendre après des années de pratiques des industries culturelles, mais avec le Net, on peut être des auto-entrepreneurs,…on peut faire des contrat classiques avec des personnes morales, mais seuls les créateurs touchent un revenu direct.
        - le PM n'est pas compatible avec une rémunération par la PUB. Laissons à l'Hadopi son projet de "Rémunération Proportionnelle au Partage"…basé sur la PUB…mais il ne faut pas dire qu'on utilise Adblock !
        - Aucun frais de plateforme, tout est en P2P comme avec Bitcoin (sauf que c'est plus stable que Bitcoin)

        J'ai surement oublié quelques corrections de remarques…

        • [^] # Re: feedbacks

          Posté par . Évalué à 2.

          Il me semble pourtant que le projet est aussi intéressant pour des entreprises. Pourquoi ne souhaiter l'appliquer qu'à des auto-entrepreneurs ? Lorsque des entreprises embauchent des personnes pour créer une œuvre, il semble logique que ce soit elle qui touche le revenu escompté. L'auto-entreprenariat est une bonne chose, mais toutes les oeuvres n'ont pas nécessairement vocation à être créées ainsi.

          Menbiens

          • [^] # Re: feedbacks => applicable aux entreprises

            Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 09/02/14 à 10:29.

            Je pense pour ma part que si le Partage Marchand est tout à fait adapté pour l'auto-production, il l'est aussi pour la distribution immatériel par des entreprises ou ayant-droits actuels.
            **
            Cas de la musique :**
            Il est tout à fait possible de partir sur un revenu cumulé assez haut, parallèlement à un tarif d'entrée proche de la copie physique (bas relativement au cumulé). Pour le coup, les tarifs de distribution diminuerait mais très lentement. Le côté sympathique est que cela garantit un revenu de distribution immatériel, compatible avec les revenus annexes : CD, concerts, diffusion radio, clip… Je pense que cela peut être un meilleur arrangement que le streaming payé à coup de millièmes d'euro ;)

            Quant à la licence… voir plus bas.

        • [^] # Re: feedbacks

          Posté par . Évalué à 4.

          Je reprends quelques unes de tes précisions :

          • L'auteur ne peut pas modifier la valeur du revenu escompté car la publication est signée et horodatée, et si l'auteur re-publie la même oeuvre, cela se verra et les acheteurs n'apprécieront pas qu'on les abuse.

          Je parle bien évidemment d'une valeur à la base (et non modifiée par la suite). Un auteur (ou ayant-droits) peut très bien définir un prix très haut dès le début (ne pas oublier que la plupart des oeuvres sont vendues avant tout à des intermédiaires immuables qu'on appelle Distributeur ou Diffuseur)

          • Ce n'est pas "l'ayant-droit" qui touche le revenu, mais le créateur ou les créateurs (pondération fixée au départ),

          Le tout est de savoir qui est le créateur. Dans le monde de l'audiovisuel, nous avons le ou les scénaristes, nous avons aussi le réalisateur. Dans le cadre d'une série, nous avons le showrunner (le créateur de base de la "Bible") et les auteurs associés (des petites mains qui vont pondre les différents épisodes). Ne pas oublier que pour un film (ou une série) ce sont en général 4 à 5 financiers différents qui interviennent dans le financement d'une production. S'ils ne touchent pas un retour sur investissement, rien ne peut se faire. (ou alors les créateurs détiennent directement les cordons de la bourse, mais alors d'où vient l'argent ? Quid des premiers entrants ?)

          car il y a dé-intermédiation totale. Le cas de Microsoft se réclamant "ayant-droit" à la mission Lescure ne peut pas se produire avec le PM. On ne s'échange qu'entres humains. Je sais que c'est difficile à comprendre après des années de pratiques des industries culturelles, mais avec le Net, on peut être des auto-entrepreneurs,…on peut faire des contrat classiques avec des personnes morales, mais seuls les créateurs touchent un revenu direct.

          Pour le cas d'un livre, peut-être. Une musique aussi. En ce qui concerne l'audiovisuel (séries, films), cela sera plus difficile. J'ai déjà essayé d'imaginer un workflow de distribution du créateur pur jusqu'aux spectateurs : Je pense que c'est difficilement applicable. Pour plusieurs raisons: Les distributeurs locaux se chargent de la traduction, du doublage, de la distribution (cinéma, télévision, vod) et du marketing autour. Imaginons qu'on supprime cet intermédiaire. Ca sera donc la producteur (souvent étranger) qui se chargera de la distribution (souvent local) de tous les travaux liés à la localisation. La plupart ne veulent pas le faire car c'est un très gros travail et ne savent pas faire pour les pays concernés (ne pas oublier qu'ils devront alors gérer entre 50 et 100 pays minimum). Cela voudra donc dire que la production et la distribution auront un budget commun: Indirectement dit: Cela sera complètement différent en terme de budget entre une production qui produit puis vend à des distributeurs locaux à une production qui produit puis doit gérer la localisation pour chacun des pays (en général, il faut déposer entre 50 et 100.000 euros par doublage, sans compter les frais de marketing et de copie).

          • Aucun frais de plateforme, tout est en P2P comme avec Bitcoin (sauf que c'est plus stable que Bitcoin)

          Le rêve pour un distributeur: aucun frais de BP.
          Cependant, comme je le disais juste en haut: Qui se charge du doublage et de la localisation ?

      • [^] # Re: feedbacks

        Posté par . Évalué à 1.

        Oui, le montant total de départ optimal ne sera pas forcément facile à estimer… comme le revenu maximum escompté qu'il serait possible d'atteindre et…

        Cependant, c'est déjà le cas lors de la mise en vente de la plupart des biens.

        Il est par exemple difficile d'estimer le prix optimal auquel doit être vendu une voiture pour parvenir à maximiser son profit. Idem pour une chaise ou un pot de yaourt.

        Il y a toujours des études à mener et des risques à prendre.

        (Par contre, pour me répéter, ça me gène un peu qu'il n'y ait pas de limites de temps comme de garanties quant à l'entrée des oeuvres dans le domaine public).

        Menbiens

    • [^] # Re: feedbacks

      Posté par . Évalué à 1.

      J'oubliai de préciser que le PM ne concerne QUE les biens immatériels, oubliez toute analogie avec vos vieux CD, DVD, places de ciné…ils font leur vie et sont basés sur d'autres business models.
      La notion d'occasion n'est pas de sens, oubliez aussi la location, si vous achetez un bien immatériel par PM, on vous le doit à vie, sans DRM, sans pub et sous n'importe quel OS. C'est la garantie de "Mobiquité" que j'aimerais voir dans les licences CC. C'est pour cela que je ne me prononce pas pour imposer une licence au PM. Menbiens est vache de dire que je ne garanti pas le domaine public…je pense que l'on peut garantir encore mieux, mais cela n'a pas de nom aujourd'hui.
      A+
      Laurent

      • [^] # Re: feedbacks

        Posté par . Évalué à 1.

        Sur ce point, je ne suis toujours pas d'accord.

        La mobiquité est importante. Néanmoins, elle ne suffit pas.

        Vous "promettez" une entrée des oeuvres dans le domaine public une fois que l'auteur aura atteint son revenu escompté. Or, le domaine public n'implique pas uniquement du "gratuit". Il permet de se réapproprier pleinement l'oeuvre pour créer de nouvelles oeuvres. Le domaine public vivant n'existe pas et seul l'emploi obligatoire d'une forme de licence libre apporterait - à mon sens - une garantie que les oeuvres entrent au plus près du domaine public.

        Menbiens

      • [^] # Re: feedbacks

        Posté par . Évalué à 1.

        je pense que l'on peut garantir encore mieux, mais cela n'a pas de nom aujourd'hui.
        

        Que pourrait-on garantir d'autre ?

    • [^] # Re: feedbacks

      Posté par . Évalué à 3.

      • « Puis, après, aucun prix fixe maximum n'est défini. Seul le prix minimum l'est ».

      Il est vrai que cela implique un changement de mentalité, qui ne sera peut-être pas possible pour tous. Mais le prix maximum pourrait aussi être relativement élevé et les ventes facilitées par le fait que les coûts soient réduits. Ça n’empêcherait donc finalement pas un bon retour sur investissement. Ce serait un choix à faire, éventuellement après une étude de marché.

      • « J'ai pourtant entendu des voix du partage non-marchand avancer des "ils n'ont qu'à faire un boulot à côté" (oui, parce que être auteur, c'est un hobby :) »

      Moui. Terrible. À croire qu’ils ne se rendent pas compte qu’un auteur sera nécessairement moins prolifique en ayant un boulot à côté et que ça revient finalement à se priver d’une partie de la culture potentielle.

      Il y a aussi la théorie que les auteurs (voir nous tous, comme nous sommes tous un peu créateur) n’avons plus besoin de travailler avec le développement de l’automatisation, les machines effectuant la plupart des tâches laborieuses. Il s’agirait alors d’instaurer un revenu de base qui permettrait à tous d’être pleinement auteurs, toutes les œuvres revenant dans une sorte de « pot commun », puisque tout le monde contribuerait nécessairement.

      Mais le revenu de base n’est pas encore instauré et n’a pas vraiment vocation à constituer une source unique de revenu. À voir aussi son montant s’il est instauré. Même si le chômage progresse, je ne suis pas non plus certain qu'on peut se passer du travail humain. Somme toute, les théories les plus farfelues les unes que les autres ne cessent d’émerger.

      • « C'est le principe de la diffusion: vous "louez" votre place de cinéma à 10€. Vous vous louez la VOD à environ 7€, puis les films plus anciens à moins que cela, puis diffusion sur les chaînes non cryptées: 0€. (oui, je sais, il parle que des livres :) ».

      Il y a quand même une grande différence. Dans cette hypothèse, on paye pour des biens différents : une place de ciné et la VOD ne représentent pas la même chose. Là, il s’agirait exactement du même bien, le coût de départ initial serait plus faible et le processus de déclin tarifaire serait beaucoup plus rapide. Par ailleurs, lorsqu'on loue une place de cinéma ou un VOD, on n’est pas remboursé au fur et à mesure des "ventes" d’une partie du montant qu'on a investit dans la location. C’est vraiment beaucoup plus intéressant. L’intérêt serait aussi de faire entrer les œuvres dans le domaine public plus rapidement, et non juste de les avoir moins cher.

      Et non, il ne parle pas que des livres. ;) On pourrait vendre n’importe quel bien immatériel via ce procédé.

      • « Effet pervers que je vois assez rapidement: Alors l'ayant droit lèvera donc le seuil du montant rémunérateur pour que le 0 ne s'atteigne jamais ou le plus tardivement possible ».

      A priori, le créateur ne pourrait pas relever le seuil. Pour ma part, ce qui m’embête, c’est qu’il n’y a pas de limite fixée dans le temps, comme souvent dans le crowdfounding.

      Et ce qui m’ennuie aussi, c’est que Laurent Fournier ne prévoit actuellement pas d’imposer que les œuvres soient sous licence creative commons ou sous une quelconque licence libre. Ça ne gène personne ?

      • « Le passage d’un coût marginal faible (cas de la production industrielle) à une valeur nulle (cas du Net) change toute la donne. Quand on passe sur les 3/4 des coûts effectivement :) Dans les coûts de production, la distribution en elle-même() est une quasi-goutte d'eau. ( distribution de l'oeuvre et non le travail d'un distributeur) »

      Il serait possible d’intégrer l’ensemble des coûts de production dans le prix global de vente. Il est même possible de répartir le revenu escompté entre plusieurs personnes. De nombreuses œuvres sont réalisées à plusieurs, certains éditeurs jouent un rôle fondamental,…

      Merci beaucoup pour ce retour. :)

      Menbiens

      • [^] # Re: feedbacks => quant à la licence…

        Posté par . Évalué à 3.

        Et ce qui m’ennuie aussi, c’est que Laurent Fournier ne prévoit actuellement pas d’imposer que les œuvres soient sous licence creative commons ou sous une quelconque licence libre. Ça ne gène personne ?
        

        Suite de mon intervention plus haut sur le côté « applicable aux entreprises aussi », il peut être compréhensible que l'industrie culturelle établie ne souhaite pas renoncer aux droits de copie. Je pense aux personnages de dessin animé par exemple, il serait perçu comme « nuisible » qu'une fois le tarif de la copie à 0€ tout le monde puisse créer des dessins animés à partir d'un personnage créé dans le cadre d'un autre dessin animé… Le filon, l'image de marque.

        Il me semble que le Partage Marchand est pensé comme indépendant du droit d'auteur. Et plutôt que « domaine public », qui peut prêter à confusion, « diffusion gratuite » me paraîtrait plus approprié. En d'autres termes : libre au producteur ou à l'auto-producteur de choisir la licence de diffusion qu'il souhaite. L'objectif du Partage Marchand semble être de mettre en place un modèle économique équitable adapté à la diffusion numérique et son coût marginal nul, dans un contexte le plus libéral (sens politique) et le plus décentralisé possible. Ainsi toute obligation sur la licence de diffusion semble être une barrière à son déploiement.

        Pour conclure, du point de vue de l'émulation culturelle, il s'agit d'avoir accès au contenu culturel, ce qui plante les graines des futures créations. Être en mesure de partir d'une œuvre existante pour la modifier n'est pas une condition nécessaire à la création; même s'il serait souhaitable de pouvoir le faire sans contrainte, sans crainte de procès pour un système sain.

        • [^] # Re: feedbacks => quant à la licence…

          Posté par . Évalué à 1.

          J'ai peut-être lu un peu trop de textes du style "Toutes les œuvres s'inspirent nécessairement d’œuvres pré-existantes" et de problèmes d'utilisations de bribes de musiques ou de vidéos sur Youtube pour avoir un avis objectif sur le fait qu'"être en mesure de partir d'une oeuvre existante pour la modifier n'est pas une condition nécessaire à la création".

          D'ailleurs, si quelqu'un à des sources en ce sens, je suis preneur. :)

          Quoi qu’il en soit, à la réflexion, il est vrai qu'ouvrir le système à des personnes (privées ou publiques) ne souhaitant pas mettre des œuvres dans le domaine public permettrait peut-être d'attirer plus de personnes vers ce système. Même si le domaine public ne serait pas autant enrichi qu'initialement pensé, plus d' œuvres seraient en accès gratuit rapidement… cela pourrait être aussi intéressant.

          Comme vous le relevez, des personnes pourront vouloir mettre un livre ou un jeu en partage marchand, tout en se réservant des personnages pour la création de nouvelles œuvres.

          Arf. J'admire l'aisance avec laquelle vous parvenez à trouver les mots justes pour présenter le système. :)

          Menbiens

          • [^] # Re: feedbacks => quant à la licence…

            Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 09/02/14 à 22:17.

            Raisonnement par l'absurde :
            Si la réutilisation était nécessaire pour la création, dans un monde où la plupart des œuvres sont sous copyright aucune création ne serait possible. Il y a des thèmes en musique qui reviennent souvent, ils n'appartiennent à personne. Il me semble qu'il y a quelques procès abusifs qui ont eu lieu dans les années 90 pour des cas de plagiat qui ont été invalidés, cependant je ne saurais par où commencer pour trouver une source à ce sujet.

            De mon point de vue, les licences CC sont vraiment indispensable pour faire des mash-ups en copiant-collant plein de bouts de choses diverses ensemble pour créer quelque chose de neuf, ou encore l'exercice auquel vous vous êtes soumis avec à propos pour donner une happy-end au Pommier Magique (les licences CC garantissent que vous n'aurez aucun problème légal tant que vous citez les auteurs et conservez la licence de diffusion). Ce serait risqué de le faire avec des sources sous copyright et de ayant-droits armés jusqu'aux dents envoyant des avocats vous ennuyer parce que ceci ou celà…

      • [^] # Re: feedbacks

        Posté par . Évalué à 2.

        Merci beaucoup pour ce retour. :)

        De rien :)
        Je vais rajouter quelques précisions par rapport aux points évoqués :

        « Puis, après, aucun prix fixe maximum n'est défini. Seul le prix minimum l'est ».
        Il est vrai que cela implique un changement de mentalité, qui ne sera peut-être pas possible pour tous. Mais le prix maximum pourrait aussi être relativement élevé et les ventes facilitées par le fait que les coûts soient réduits. Ça n’empêcherait donc finalement pas un bon retour sur investissement. Ce serait un choix à faire, éventuellement après une étude de marché.

        Il m'a fallu pratiquement 5 à 6 ans pour faire changer d'avis des gros studios sur certains points de la distribution. Des détails mais qui permettait une fluidification de la distribution. Je n'imagine même pas leur dire qu'il faudra faire une croix sur le mieux-disant en terme de retour sur investissements. En général, un film/série qui marche bien permet d'éponger les 9 autres séries ou films qui se sont vautrés - et pas forcément parce qu'ils étaient mauvais, juste qu'ils n'ont pas trouvé leur public. Miramax faisait beaucoup cela: pour un film pop-corn, elle finançait des films indés (c'est ce que font maintenant certains grands studios comme 20thFox avec Fox SearchLight)

        Moui. Terrible. À croire qu’ils ne se rendent pas compte qu’un auteur sera nécessairement moins prolifique en ayant un boulot à côté et que ça revient finalement à se priver d’une partie de la culture potentielle.

        Exactement.
        Pour travailler avec des créateurs, ils font souvent des boulots à côté, c'est du temps perdus pour la création pure.

        Il y a quand même une grande différence. Dans cette hypothèse, on paye pour des biens différents : une place de ciné et la VOD ne représentent pas la même chose.

        Y'a une part de vérité là-dedans: Effectivement, ce n'est pas la même chose, entre le cinéma et la VOD, ce ne sont pas les mêmes processus de post-production, de distribution et rémunérations (et souvent effectués par différents distributeurs). La différence entre la proposition de Laurent et ce qu'il se passe au cinéma, c'est que son rapport se situe sur le nombre de personne, alors que dans le cinéma, c'est au temps (chronologie).

        A priori, le créateur ne pourrait pas relever le seuil.

        C'est pour cela que je définissais un prix de base très élevé. Plus besoin de le relever. (c'est un des effets pervers)

        Il serait possible d’intégrer l’ensemble des coûts de production dans le prix global de vente. Il est même possible de répartir le revenu escompté entre plusieurs personnes. De nombreuses œuvres sont réalisées à plusieurs, certains éditeurs jouent un rôle fondamental,…

        J'ai répondu précédemment à ce point justement : http://linuxfr.org/nodes/101200/comments/1519141
        Pour en faire un résumé: les coûts de productions peuvent intégrer le coût de distribution (cela arrive), mais cela voudra dire que le coût de "production" global va enfler. Donc la rentabilité sera donc plus difficile a obtenir. Effets pervers: les productions se concentreront sur des productions qui marchent déjà, soit n'effectueront pas de distribution dans certaines langues/pays, soit le doublage sera médiocre, soit le marketing, soit le prix d'une oeuvre à la vente/location va grossir. Si la rentabilité n'est pas assurée: soit la production ferme ses portes, soit elle mettra plus de temps pour faire d'autres productions.

        J'ai souvent essayé d'imaginer un modèle de distribution centralisée. J'ai vu ses avantages, mais aussi ses limites, malheureusement :-(

        • [^] # Re: feedbacks

          Posté par . Évalué à 1.

          • « pour un film (ou une série) ce sont en général 4 à 5 financiers différents qui interviennent dans le financement d'une production. S'ils ne touchent pas un retour sur investissement, rien ne peut se faire »

          Je ne peine à comprendre le problème. Pourquoi ne serait-il pas prévu un revenu escompté qui comprend les retours sur investissements comme cela doit se faire actuellement ?

          • « Pour le cas d'un livre, peut-être. Une musique aussi. En ce qui concerne l'audiovisuel (séries, films), cela sera plus difficile »

          Tout à fait. Et, à mon avis, même pour nombres d’ouvrage et la musique, cela risque aussi d’être difficile. C’est bien pour ça que le Partage Marchand devrait aussi pouvoir être utilisé par les intermédiaires.

          • Aucun frais de plateforme, tout est en P2P comme avec Bitcoin (sauf que c'est plus stable que Bitcoin)

          Je ne maitrise pas les aspects techniques, mais ça me parait quand même étrange qu’il n’y ait aucun frais. Cependant, même s’ils sont réduits, cela reste intéressant, non ?

          Menbiens

          • [^] # Re: feedbacks

            Posté par . Évalué à 1.

            • « pour un film (ou une série) ce sont en général 4 à 5 financiers différents qui interviennent dans le financement d'une production. S'ils ne touchent pas un retour sur investissement, rien ne peut se faire »

            Je ne peine à comprendre le problème. Pourquoi ne serait-il pas prévu un revenu escompté qui comprend les retours sur investissements comme cela doit se faire actuellement ?

            Je n'ai pas compris ce que tu voulais dire, est-ce que tu pourrais préciser ?

    • [^] # Re: feedbacks

      Posté par . Évalué à 2.

      Si les défenseurs du partage non marchand voulaient donner une chance au partage marchand, pour le bien des artistes, des consommateurs et de toute la société, alors ils n’auraient plus besoin de demander la légalisation du piratage.
      Je pense qu’ils sont tellement obnubilés par la guerre contre le droit d’auteur qu’ils en omettent de résoudre le problème de la rémunération des créateurs. Le Partage Marchand en fait sa motivation principale, avec la défense des consommateurs.

      J'abonde dans son sens. On oublie (et moi le premier au tout début) que la première préoccupation des auteurs est la rémunération de l'oeuvre présent ou de la suivante.

      Ref needed.

      Qui sont les « défenseurs du partage non marchand » ?

      Un groupe qui existe ? Un exemple identifiable ?

      Ou juste un homme de paille ?

      Quand on me parle de partage en dehors de la sphère marchande la référence pour moi, du moins en France, c'est la Quadrature du Net. Odebi ce n'est pas une référence, c'est une blague.

      La Quadrature du Net n'est pas en guerre contre le droit d'auteur. La Quadrature du Net demande à une réforme profonde dudit droit d'auteur qui est actuellement utilisé contre les auteurs et le public (et au profit des éditeurs).

      La rémunération des auteurs est au cœur des préoccupations de la Quadrature du Net. Jamais l'association n'a fait de déclarations fantaisistes du style « il suffit de trouver un travail à côté laule ».

      Philippe Aigrain (co-fondateur de la Quadrature du net) a même passé des mois et des mois à rédiger Internet et Création, qui détaille, études à l'appui, les dites positions. Le livre est évidemment sous licence libre (et donc s'appuie sur le droit d'auteur)

      Je ne connais pas la position du (des?) partit(s) pirate en France, mais s'ils veulent être un tant soit peu crédible, leur position doit être sensiblement similaire.

      RMS (et pas transitivité la FSF) partage peu ou prou les vues de la Quadrature du Net. Une différence entre les deux : Mécénat global vs contribution créative (ex licence globale).

      Bref, est ce que les trublions en guerre contre le droit d'auteur existent vraiment et sont représentatifs (et pas une poignée d'anarchistes communiste dans le fin fond du Larzac) ? Ou ne sont-ils que l'expression du fantasme de l'auteur ?

      • [^] # Re: feedbacks

        Posté par . Évalué à 0.

        La Quadrature du net propose essentiellement de mettre en place une contribution créative couplée avec une légalisation des échanges non marchand.

        C'est une idée très intéressante.

        Néanmoins, elle présente l'inconvénient de borner mécaniquement les ressources du secteur et pourrait causer des difficultés de répartition.

        En plus, une fois que toutes les oeuvres seront en P2P, il sera difficile de procéder à des ventes directes, en dépit du fait que la Quadrature du net fasse une distinction entre légalisation des échanges non-marchand et légalisation des échanges marchands.

        On avait d'ailleurs fait un billet à partir de son plan de financement de la création intitulé "Hackons la Quadrature du net" qu'il est possible de retrouver sur Gougleu (je ne mets pas pas de lien pour pas faire trop "pub", mais j'espère que vous ne m'en voudrez pas au moins de pouvoir l'évoquer. Trop long de tout reprendre ici).

        On en déduisait que les propositions pouvaient être améliorées par la proposition de partage marchand (qui remet en cause la légalisation des échanges non marchands)et éventuellement par la proposition des revenus issus de la vente/location/… de nos données privées (options proposées par Jason Lanier ou Laurent Chemla).

        Il y a d'ailleurs dessus une réponse d'Aigrain, qui manque en mon sens beaucoup de clarté.

        Son option était peut-être la mieux à l'époque à laquelle il l'a formulée. Mais, il me semble qu'elle est désormais perfectible.

        Je me demande aussi si demander une contribution créative sans légalisation des échanges non marchand, histoire de tester le système et de permettre à ceux qui mettent directement du contenu en ligne, ne serait pas judicieux pour accélérer sa mise en place.

        Quant aux "les trublions en guerre contre le droit d'auteur", je ne sais combien ils sont. Néanmoins, il est certain qu'ils existent. Guillaume Champeau et d'autres parlent régulièrement de "nuit du droit d'auteur". (Un tweet est d'ailleurs cité dans notre billet "L'agenda commoniste en citation"), voir aussi le billet http://scinfolex.com/2013/06/18/un-conte-pour-imaginer-le-no-futur-du-droit-dauteur, …

        Lorsqu'on traine un peu sur Twitter, on a même l'impression qu'ils sont largement dominants (mais ce ne peut être qu'une impression).

        Des ouvrages tels que "Un monde sans copyright et sans monopole" ont été écrit par des universitaires (ouvrage qui se tient sur la partie juridique, mais très léger sur la partie économique, de l'aveu de auteurs eux-mêmes).

        Et en plus d'être existants (voire prépondérants), ils me semblent pour ma part bien souvent très agressif (pas à mon égard, mais de manière générale envers les personnes qui portent des idées différentes) et de mauvaise foi. Ils m'inquiètent un peu (beaucoup).

        Reste aussi à voir si l'initiative de Rémunération proportionnelle du partage proposée par Hadopi aboutira à quelque chose ou si elle n'est qu'un leurre… Théoriquement, cela pourrait être intéressant (mais techniquement et si elle repose sur de la pub… ?). http://www.hadopi.fr/actualites/publications/document-de-presentation-des-travaux-relatifs-la-remuneration-proportionnell ; http://bluetouff.com/2013/06/27/hadopi-vers-la-fin-dune-absurde-prohibition-culturelle/

        Menbiens

        • [^] # Re: feedbacks

          Posté par . Évalué à 3.

          Néanmoins, elle présente l'inconvénient de borner mécaniquement les ressources du secteur et pourrait causer des difficultés de répartition.

          En quoi ça borne les ressources du secteur ?

          En quoi ça cause des difficultés de répartition ?

          Pour ce qui est de la répartition, l'avantage de la proposition de la Quadrature du Net (et de Philippe Aigrain), c'est de favoriser les créateurs moins visibles en utilisant une distribution en racine carrée. Ça léserait les Johnny et les Céline Dion, mais ça favoriserait ceux qui ont moins de succès.

          Après, ça pose peut être des difficultés, mais je ne suis pas sûr de voir celles dont tu parles.

          Lorsqu'on traine un peu sur Twitter, on a même l'impression qu'ils sont largement dominants (mais ce ne peut être qu'une impression).

          Je ne me fierais pas à twitter en tant que sonde fiable de l'avis général.

          Et en plus d'être existants (voire prépondérants), ils me semblent pour ma part bien souvent très agressif (pas à mon égard, mais de manière générale envers les personnes qui portent des idées différentes) et de mauvaise foi. Ils m'inquiètent un peu (beaucoup).

          Pareil. Il existe des personnes qui déclarent ouvertement l'abandon de la démocratie, les citoyens n'étant pas dignes de réfléchir par eux-même. La dictature est donc préférable.

          Ce genre de point de vue est sur représenté sur twitter, facebook ou dans les commentaires de news. Moi aussi il m'inquiètent.

          Pour autant je ne considère pas que c'est l'opinion majoritaire (ou même une opinion représentative). La France, ce n'est pas encore le troisième Reich.

          • [^] # Re: feedbacks

            Posté par . Évalué à -1.

            Le système borne mécaniquement les ressources du secteur car il repose sur une taxe définie en amont. Il s'agit donc de répartir les montants d'une taxe entre des personnes.

            Après, vous me répondrez qu'on peut augmenter indéfiniment les montants de cette taxe, mais cela m'étonnerait que cela se fasse aisément.

            Pour la répartition, on peut imaginer que les données liées aux visites de sites pourront être faussées, qu'un système de répartition fondée sur l'évaluation par des pairs pourra n'être guère objectif,…

            Sinon, oui, vous avez raison. Twitter comme les autres réseaux sociaux ne sont probablement pas représentatifs et on n'est pas encore sous le 3ème Reich :)

            (Quoique j'avais pas encore lu ces théories… j'étais plus sur celles où il fallait abandonner notre système démocratique actuel car il n'était pas véritablement démocratique et que l'"intelligence collective" pourrait remédier à tous les problèmes. ^ (mais bon… on va peut-être s'arrêter là, c'est un autre sujet ;)

            Menbiens

      • [^] # Re: feedbacks

        Posté par . Évalué à 1.

        Un groupe qui existe ? Un exemple identifiable ?
        Ou juste un homme de paille ?

        De tête: Certains membres de la Quadrature du Net, Guillaume Champeau (Numerama), Korben.

        La rémunération des auteurs est au cœur des préoccupations de la Quadrature du Net. Jamais l'association n'a fait de déclarations fantaisistes du style « il suffit de trouver un travail à côté laule ».

        Et pourtant, les déclarations fantaisistes, y'a en eu plusieurs. Surtout en privé, parfois en public.

        Philippe Aigrain (co-fondateur de la Quadrature du net) a même passé des mois et des mois à rédiger Internet et Création, qui détaille, études à l'appui, les dites positions. Le livre est évidemment sous licence libre (et donc s'appuie sur le droit d'auteur)

        Soyons sérieux. Philippe Aigrain… Si cela continue, on va me dire la licence globale, c'est un sujet qui a été étudié sérieusement.

        RMS (et pas transitivité la FSF) partage peu ou prou les vues de la Quadrature du Net. Une différence entre les deux : Mécénat global vs contribution créative (ex licence globale)

        Bingo !
        Quand les tenants de la licence globale n'oublient pas la moitié de la création dans leurs calculs et ne modifient pas les calculs quand cela les arrangent, on pourra parler sérieusement. Et surtout ne proposent pas des trucs complètement WTF quand ils s'agit d'établir la viabilité de la distribution de ce pot commun.

        • [^] # Re: feedbacks

          Posté par . Évalué à 2.

          Un groupe qui existe ? Un exemple identifiable ?
          Ou juste un homme de paille ?

          De tête: Certains membres de la Quadrature du Net, Guillaume Champeau (Numerama), Korben.

          Un peu de sérieux svp.

          Un lien pour Korben et Guillaume Champeau ou c'est juste une affirmation gratuite ?

          Vous le dites vous-même : « de tête ». On a déjà fait plus sérieux.

          Quand à « certains membres » de la Quadrature du Net, c'est la phrase la plus bullshit que je n'ai jamais entendue.

          La Quadrature du Net est une structure (jusqu'à il y a peu, c'était une association de fait. Plus récemment, c'est une association déclarée en préfecture). Des personnes peuvent s'exprimer au nom de la Quadrature du Net pour porter la ligne de la Quadrature du Net ou s'exprimer à titre personnel, mais pas en tant que « membres de la Quadrature du Net ».

          Un membre de la Quadrature du Net, ça n'existe tout simplement pas. Il y a des co-fondateurs, des bénévoles, des salariés ou des stagiaires. Plus récemment, depuis que la Quadrature du Net est une association déclarée, il y a des membres. Mais au sens « adhérent d'association », sans fonction définie, pas au sens « porte parole ».

          La rémunération des auteurs est au cœur des préoccupations de la Quadrature du Net. Jamais l'association n'a fait de déclarations fantaisistes du style « il suffit de trouver un travail à côté laule ».

          Et pourtant, les déclarations fantaisistes, y'a en eu plusieurs. Surtout en privé, parfois en public.

          QUOI ?!

          Il y a des gens qui font des déclarations fantaisistes en privé !!! Tu veux dire que les gens qui parlent à des amis ne s'expriment pas avec la même retenue qu'un ministre apparaissant à la télévision à une heure de prime time ? Incroyable !!!

          Bingo !
          Quand les tenants de la licence globale n'oublient pas la moitié de la création dans leurs calculs et ne modifient pas les calculs quand cela les arrangent, on pourra parler sérieusement. Et surtout ne proposent pas des trucs complètement WTF quand ils s'agit d'établir la viabilité de la distribution de ce pot commun.

          Ton mépris pour les groupes que tu conchies t'égares. La question était : est-ce que oui ou non il existe une demande tangible de gens un tant soit peu sérieux qui prônent l'abolition pure et totale du droit d'auteur.

          Ce n'est pas la ligne de RMS ni de la Quadrature du Net. Qu'ils promeuvent la licence globale, le vol à main armée ou la prostitution active pour payer les œuvres, je m'en fout. C'est hors sujet.

          Il ne demandent pas l'abandon du droit d'auteur. Point.

          • [^] # Re: feedbacks

            Posté par . Évalué à -1.

            Un lien pour Champeau : http://menbienscommuns.com/2013/11/30/biens-communs-agenda-commoniste/ (mais je sens qu'il va vous rendre encore plus mécontent).

            Eric Walter évoque aussi rapidement cette question ici http://www.numerama.com/f/129554-t-hadopi-en-67-questions.html (sans citer de nom)

            "Ton mépris pour les groupes que tu conchies t'égares." : en tout cas, il s'est quand même exprimé avec beaucoup plus de respect que vous…

            On peut remettre en cause certaines idées portée par un groupe sans remettre en cause le groupe ou toutes les idées portées par un groupe.

            Sur les questions de "surveillance", je serai par exemple assez d'accord sur beaucoup de point avec eux. Idem sur la plupart des idées qu'ils proposent pour la réforme du droit d'auteur. Il n'y a que sur la légalisation des échanges non marchand tel qu'actuellement que proposée que je bloque, pour ma part.

            Sinon, il est vrai que la Quadrature du Net ne remet pas en cause le droit d'auteur en tant qu'association. Peut-être plus par pragmatisme, mais peu importe. :)

            Menbiens

          • [^] # Re: feedbacks

            Posté par . Évalué à 1.

            Un peu de sérieux svp.
            Un lien pour Korben et Guillaume Champeau ou c'est juste une affirmation gratuite ?
            Vous le dites vous-même : « de tête ». On a déjà fait plus sérieux.

            Korben, il suffit de faire un tour sur son blog. Pour Guillaume idem, il suffit de voir les nombres allusions dans les articles (quand il ne se vautre pas dans ses recherches: http://sherpadown.net/2010/10/20/tmg-thierry-lhermitte-detient-moins-de-3-du-capital/ ) et ses commentaires sur Twitter. Certes, on a tous des défauts, Guillaume n'est pas le pire.

            Quand à « certains membres » de la Quadrature du Net, c'est la phrase la plus bullshit que je n'ai jamais entendue.

            Précision sur le bullshit ? Tu souhaites que je cite le nom des personnes en question ?

            Un membre de la Quadrature du Net, ça n'existe tout simplement pas. Il y a des co-fondateurs, des bénévoles, des salariés ou des stagiaires. Plus récemment, depuis que la Quadrature du Net est une association déclarée, il y a des membres. Mais au sens « adhérent d'association », sans fonction définie, pas au sens « porte parole ».

            Ouais, en gros, un membre de la Quadrature du Net. Tu tournes autour du pot parce qu'on touche à "ta" Quadrature du Net. J'ai pas besoin d'un cours sur le terme "membre" pour désigner une ou plusieurs personnes en particulier.

            Il y a des gens qui font des déclarations fantaisistes en privé !!! Tu veux dire que les gens qui parlent à des amis ne s'expriment pas avec la même retenue qu'un ministre apparaissant à la télévision à une heure de prime time ? Incroyable !!!

            Quand c'est un des "haut-dirigeants" de la Quadrature qui dit en public et parfois en privé des choses rocambolesques et qui va à l'encontre du respect de la vie privée, oui, c'est "incroyable". Désolé de te faire faire une syncope. Respire un bon coup :)

            Ton mépris pour les groupes que tu conchies t'égares. La question était : est-ce que oui ou non il existe une demande tangible de gens un tant soit peu sérieux qui prônent l'abolition pure et totale du droit d'auteur.

            Ton mépris envers moi t'aveugles.
            Regardes juste les propositions de la Quadrature du Net sur la licence globale, et tu verras que rien n'est sérieux. Les chiffres sont au doigt mouillé, tout l'aspect social est jeté par dessus bord et quand on le fait remarquer à un des "membres-dirigeants", les réponses sont folkloriques - quand cela n'est pas dangereux pour la vie privée des gens.

            Désolé de te décevoir, je connais certains "membres" de la Quadrature du Net depuis presque 10 ans, des gens que j'ai côtoyé, apprécié (et apprécie encore malgré nos différents). En ce qui concerne la neutralité du net, je n'ai aucun reproche à faire à LQDN. Quand il commence à sortir de leur rôle, là, j'ai plus de mal. Comme le disait Menbiens: "On peut remettre en cause certaines idées portée par un groupe sans remettre en cause le groupe ou toutes les idées portées par un groupe", il vient de tout résumer.

            Je te conseille cet interview : http://journaleuse.wordpress.com/2013/12/29/culture-corruption-jeremie-zimmermann/

            Morceau choisi :

            Il y a plusieurs façons de le faire : par des logiciels qui sont installés volontairement sur les ordinateurs des gens, par une étude statistique des flux au niveau des fournisseurs d’accès ou au niveau des nœuds d’échanges type Piratebay et cie.

            Tu es violent dans tes propos. Va falloir que tu calmes sinon on va pas pouvoir débattre sereinement.

            • [^] # Re: feedbacks

              Posté par . Évalué à 3.

              Tu es violent dans tes propos. Va falloir que tu calmes sinon on va pas pouvoir débattre sereinement.

              Mais on ne peut pas débattre avec toi. Tu ne débats pas. Tu affirmes.

              « Des membres de la Quadrature du Net » ça ne veut rien dire. Qui ? Quand ?

              « ont dit des choses » Quoi ?

              « Regardes juste les propositions de la Quadrature du Net sur la licence globale » C'est fait.

              « et tu verras que rien n'est sérieux. » Argument ?

              À mon tour :

              Regarde les posts de Benjamin G. tu verras que rien n'est sérieux.

              Ah ben moi aussi je peux faire des affirmations en l'air. Mais pardon, tu vas encore dire que je suis violent dans mes propos.

              Je te conseille cet interview : http://journaleuse.wordpress.com/2013/12/29/culture-corruption-jeremie-zimmermann/

              Morceau choisi :

              Il y a plusieurs façons de le faire : par des logiciels qui sont installés volontairement sur les ordinateurs des gens, par une étude statistique des flux au niveau des fournisseurs d’accès ou au niveau des nœuds d’échanges type Piratebay et cie.
              

              Merci de m'avoir fait découvrir cette interview. Effectivement, c'est très préoccupant.

              Je suis choqué que des gens puissent volontairement installer des logiciels sur leurs ordinateurs. C'est honteux.

              • [^] # Re: feedbacks

                Posté par . Évalué à 0.

                Mais on ne peut pas débattre avec toi. Tu ne débats pas. Tu affirmes.

                Effectivement, j'ai plus de mal à débattre calmement quand on me vocifère dessus. Tu remarqueras que je discute calmement avec les autres.

                « Des membres de la Quadrature du Net » ça ne veut rien dire. Qui ? Quand ?
                « ont dit des choses » Quoi ?
                « Regardes juste les propositions de la Quadrature du Net sur la licence globale » C'est fait.
                « et tu verras que rien n'est sérieux. » Argument ?
                Je suis choqué que des gens puissent volontairement installer des logiciels sur leurs ordinateurs. C'est honteux.

                Qu'est ce que la licence globale en résumé ?
                La licence globale, c'est une sorte de pot commun qui permet de rémunérer les auteurs suivant l'utilisation (les échanges) de leurs oeuvres sur Internet. La licence globale c'est un peu plus de 1Mds€ (le chiffre changeant souvent, je suis resté sur le chiffre de 1.4Mds) et cela par le prélèvement d'un surcoût sur l'abonnement Internet aux alentours des 4-5€ (le montant changeant périodiquement). Le pot commun est subdivisé en deux parts : 60% pour l'audiovisuel (cinéma en particulier), 40% pour la musique. (source: Présentation de LQDN lors d'un colloque)

                Déjà, on tique sur un aspect: il n'existe que 2 types de cultures: le cinéma et la musique. On exclut alors les autres formes d'art: la littérature, la photographie, les jeux-vidéo, etc… (et pourquoi pas les logiciels ?)

                Que ce passerait-il si on intégrait les autres supports, le % - pour les 2 secteurs déjà présent - serait mécaniquement diminué. Le fond propre, numéraire, pour chaque secteur perdrait alors une part importante. Je doute que les personnes du secteur en question acceptent la nouvelle donne. Que faire ? La seule méthode, c'est de faire grossir le fond global afin de maintenir les montants de chaque part au même niveau d'avant la dilution des nouveaux entrants. Pour faire grossir ce fond, il n'y a qu'une méthode: augmenter le prélèvement sur l'abonnement. On passerait donc de 4-5€ à 7-8€ voire plus. Ce surcoût aura un impact sociologique sur les utilisateurs à Internet: Passer son abonnement de 29.90 à 37€ environ ne se fera pas sans douleur: Soit les abonnements stagneront, soit ils diminueront. Effet pervers: on arrivera à ce qu'on a vu dans le secteur de l'immobilier: de la colocation. L'abonnement étant trop cher pour une frange de la population, une personne prendra un abonnement et partagera sa ligne avec plusieurs autres personnes. Chaque personne ne payera pas 4 à 5€ chacun, mais plutôt autour des 1 à 2€. La conséquence: on assistera donc à une autre augmentation de l'abonnement pour compenser cette stagnation ou cette diminution du nombre d'abonnement.

                Je passe maintenant sur la répartition. Comment s'effectue-t-elle ? A l'époque, j'avais demandé en aparté à LQDN car je ne comprenais pas la mécanique de la répartition et comment elle allait être calculé: "Les gens vont installer des plugins sur leurs ordinateurs pour voter sur la répartition". Je vois déjà le syndrome "Arte" comme j'aime l'appeler: Tout le monde dit regarder Arte, pourtant TF1 est en tête dans les audiences. L'autre élément, c'est "Pourquoi les gens installeraient un logiciel supplémentaire" sur leurs ordinateurs, tablettes, iScreen, téléphones ? Qui va faire cela hormis des geeks (et encore) ? Que cela leurs rapporteraient-ils ? A l'époque, on m'avait rétorqué "Et bien c'est comme Médiamétrie ! les gens acceptent de participer à Médiamétrie". Incompréhension de mon interlocuteur quand je lui rappelle que chez Médiamétrie, c'est un panel et surtout que les gens sont rémunérés (via cadeaux, bons d'achats, etc…). Moment de solitude: il ne savait pas. C'est alors que j'ai eu le droit à un furieux "Et bien, nous installerons des serveurs chez les FAI pour effectuer cette vérification !". "Serveurs ? FAI ? du DPI ?! … Un peu comme ce que proposait la HADOPI à ses débuts ?". La seule réponse que j'ai eu le droit est un "Les serveurs seront contrôlés par la Quadrature". Je ne sais pas si je suis plus rassurer… (je vais passer sur le reste du dialogue qui est tout aussi étrange)

                Je vais même te faire une petite révélation: Après ce petit échange, et comme je te le disais: cela ne m'empêche pas d'avoir du respect pour certains d'entre eux même avec nos conflits sur des éléments du dossier, je suis donc aller avec eux boire un petit verre. L'un d'entre eux s'est approché de moi et m'a doucement glissé "Tu sais, entre nous, moi non plus j'y crois pas trop à la licence globale. Et je ne suis pas le seul à le penser [à l'intérieur de LQDN]".

                A titre personnel, en tant que "Distributeur" dans l'audiovisuel, la licence globale pourrait me ravir (je ne suis jamais réfractaire aux innovations, il faut juste me prouver la faisabilité de la chose): Zéro coût sur la BP pour effectuer la distribution de mes films/séries et je ne récolte que la répartition en fin de chaîne: Le bonheur. Par contre, en tant que citoyen, cela me désole de devoir fliquer mon prochain pour arriver à cela…

                • [^] # Re: feedbacks

                  Posté par . Évalué à 3.

                  La question initiale était "Y a-t-il des gens contre le droit d'auteur ?". La vraie réponse c'est non. Peut-être Champeau, peut-être Korben, mais aucune source fiable n'a été donnée dans les commentaires. ("Tout le monde le sait", "je l'ai lu il y a 6 mois" ou "lis les 50 derniers billets qu'il a publié pour y trouver une phrase" ne sont pas des arguments.)

                  Le fait est que la Quadrature du Net n'est pas contre. Que la Quadrature du Net défende ou pas la licence globale ne change pas que l'assertion originale "les défenseurs des libertés sont obnubilés par la guerre contre le droit d'auteur" est fausse. Véhiculer ce message relève du mensonge, du moins d'une altération de la vérité.

                  Apres, changer de sujet sur la licence globale pour noyer le poisson et dire que son interlocuteur refuse le débat, c'est un peu de la mauvaise foi.

                  Pour ce qui est de ta derniere phrase… Faut-il interdire popcon aussi ?

                  • [^] # Re: feedbacks

                    Posté par . Évalué à 2.

                    La question initiale était "Y a-t-il des gens contre le droit d'auteur ?". La vraie réponse c'est non. Peut-être Champeau, peut-être Korben, mais aucune source fiable n'a été donnée dans les commentaires. ("Tout le monde le sait", "je l'ai lu il y a 6 mois" ou "lis les 50 derniers billets qu'il a publié pour y trouver une phrase" ne sont pas des arguments.)

                    Vous vous trompez de commentateur, ou bien de passage, ou même de citation. A aucun moment je ne dis que LQDN, Champeau ou Korben sont contre le droit d'auteur, je dis par contre qu'ils ont tenu des propos comme je citais auparavant aka "trouver un autre boulot à côté".

                    Pour refaire rapidement l'historique : A l'origine, "defense" réplique sur ce passage :

                    (moi) J'abonde dans son sens. On oublie (et moi le premier au tout début) que la première préoccupation des auteurs est la rémunération de l'oeuvre présent ou de la suivante.

                    (defense) Ref needed.
                    (defense) Qui sont les « défenseurs du partage non marchand » ?

                    En fin de compte, "défense" me demande des explications sur ce propos aussi :

                    (citation) Somme toute, le Partage Marchand bénéficierait plus aux auteurs et éditeurs d’e-books. Ces derniers ne peuvent vivre de spectacles ou de concerts comme dans le secteur de la musique. (fin de citation)

                    (moi) J'ai pourtant entendu des voix du partage non-marchand avancer des "ils n'ont qu'à faire un boulot à côté" (oui, parce que être auteur, c'est un hobby :)

                    Ne m'appliquez pas la phrase de l'autre texte ( "Ils sont contre le droit d'auteurs" ) à moi-même, vu que je ne fais que citer ce passage de ce texte dont je ne suis aucunement l'auteur: http://menbienscommuns.com/2014/01/04/domaine-public-retribution-equitable-et-oeuvres-a-prix-presque-nul/

                    Le fait est que la Quadrature du Net n'est pas contre.

                    LQDN est pour une révision du droit d'auteur: A aucun moment je ne dis qu'ils sont pour l'abolition du droit d'auteur. Je ne fais que citer l'article :

                    (citation) Je pense qu’ils sont tellement obnubilés par la guerre contre le droit d’auteur qu’ils en omettent de résoudre le problème de la rémunération des créateurs. Le Partage Marchand en fait sa motivation principale, avec la défense des consommateurs. (fin de citation)

                    (moi) J'abonde dans son sens. On oublie (et moi le premier au tout début) que la première préoccupation des auteurs est la rémunération de l'oeuvre présent ou de la suivante.

                    "J'abonde dans son sens" … sur la rémunération des créateurs. Rien d'autre. C'est pour cela que dans la phrase suivante, je ne parle que rémunération. Ma faute - je veux bien le reconnaitre - a été d'inclure ce passage-ci (et avant) dans la citation complète: " Je pense qu’ils sont tellement obnubilés par la guerre contre le droit d’auteur ". Alors que je ne pointais que le passage sur l'omission de résoudre le problème de la rémunération des créateurs ( "ils en omettent de résoudre le problème de la rémunération des créateurs" ) en précisant qu'on l'oublie généralement - et moi le premier à l'époque - que le problème majeur est le sujet de la rémunération des auteurs.

                    Que la Quadrature du Net défende ou pas la licence globale ne change pas que l'assertion originale "les défenseurs des libertés sont obnubilés par la guerre contre le droit d'auteur" est fausse. Véhiculer ce message relève du mensonge, du moins d'une altération de la vérité.

                    Vu que l'assertion originale n'est pas de moi, je passe sur ce passage, je me suis déjà exprimé dessus.

                    Concernant la licence globale, vous m'excuserez mais c'est un sujet lancé par "défense" lui-même et non par moi. Je le cite : " RMS (et pas transitivité la FSF) partage peu ou prou les vues de la Quadrature du Net. Une différence entre les deux : Mécénat global vs contribution créative (ex licence globale). ". Je ne fais que répondre à sa mise dans le débat du sujet de la licence globale. Je ne vois pas pourquoi je n'y répondrai pas. Surtout que cela vient pile-poil dans le sujet que nous avons traité précédemment : "ils en omettent de résoudre le problème de la rémunération des créateurs" : La licence globale est une rémunération des créateurs, nous débattons toujours dessus.

                    Apres, changer de sujet sur la licence globale pour noyer le poisson et dire que son interlocuteur refuse le débat, c'est un peu de la mauvaise foi.

                    Aucun "noyage" de poisson vu que nous restons sur le fil de débat entre "'la rémunération des auteurs" et étant donné que :

                    1. Je ne suis pas l'auteur de l'assertion sur la négation du droit d'auteur
                    2. Je ne refuse pas le débat, je ne vois pas où vous m'avez vu le dire. Je me cite : "Tu es violent dans tes propos. Va falloir que tu calmes sinon on va pas pouvoir débattre sereinement". J'ai le droit de dire à mon contradicteur qu'il vocifère pour rien et qu'un dialogue apaisé est meilleur. A aucun moment je ne ferme les portes du débat.
                    3. Concernant la mauvaise foi, je ne vois pas vu que tous les points dont vous me mettez comme responsable sont caduques.

                    Quand "défense" dit :

                    La rémunération des auteurs est au cœur des préoccupations de la Quadrature du Net. Jamais l'association n'a fait de déclarations fantaisistes du style « il suffit de trouver un travail à côté laule ». Philippe Aigrain (co-fondateur de la Quadrature du net) a même passé des mois et des mois à rédiger Internet et Création, qui détaille, études à l'appui, les dites positions. Le livre est évidemment sous licence libre (et donc s'appuie sur le droit d'auteur)

                    Je ne peux qu'être en désaccord - et je lui fais part de cela - puisque plus d'une fois, en conversations privées ou publiques, les propositions ou réponses, que l'on m'a présentées à propos de la rémunération des créateurs, me semblaient mal étudiées ou biaisées. Je veux bien me tromper, mais pour l'instant, je n'ai eu aucune contradiction, même venant de membres de LQDN. Et comme je le disais, fondamentalement: "Pourquoi pas ?". Mais il me faut des propositions plus abouties qu'un étrange partage se basant que sur deux unique types de culture et des chiffres mal définis se modifiant à chaque présentation.

                    Pour ce qui est de ta dernière phrase… Faut-il interdire popcon aussi ?

                    Je n'ai malheureusement pas compris la question. Elle fait référence à quoi ? Pouvez-vous apporter plus de précision à ce que vous avez voulu exprimer ?

                    Sans transition, rien à voir avec vous:
                    Je remercie les gens qui ont voté en négatif à mon précédent commentaire sans en débattre…

  • # L'avantage conceptuel du Partage Marchand

    Posté par . Évalué à 2.

    L'avantage conceptuel du Partage Marchand, de mon point de vue, est qu'il ne cherche pas à mettre à bas l'existant (droit d'auteur et ayants-droit). Il offre au contraire une piste pour le patcher, en résolvant le problème de la diffusion numérique et de son coût marginal nul par un compromis astucieux et équitable. Il cherche la compatibilité ascendante.

    Il fournit également une grille d'analyse intéressante quant à la légalisation du partage « non-marchand » (légalisation de la copie sauvage sans rétribution au prétexte que l'on ne fait pas celà pour l'argent mais pour le partage). Ce combat, bien que romantique, avec des gentils (les Davids partageurs) et des méchants (les Goliath profiteurs), anti-système (contre les abus de position de l'industrie culturel et leur combat d'arrière-garde pour conserver leur position coûte que coûte), peut sembler moral au premier abord. Mais il fait fi de le rétribution des auteurs en ne proposant aucun modèle économique.

    De plus dans cette bataille certain-e-s sont disposé-e-s en guise de compromis à créer de grosses usines à gaz tel la participation créative ou la licence globale, qui pourraient créer davantage de difficultés (Comment calculer la rétribution juste avec un organisme administratif centralisé ? Comment parer à tout abus, modification des indicateurs, lutte d'influence… ? Quid du côté franco-français… ?). Le remède pourrait être plus nuisible que le mal, avec et|ou sans organisme de rétribution.

    C'est ce que la découverte du Partage Marchand m'a permis d'apercevoir. Toute l'élégance de la proposition est de recentrer le débat sur la diffusion numérique uniquement, en désamorçant l'aspect émotionnel.

  • # Aspects pratiques

    Posté par . Évalué à 2.

    J'aime bien l'idée, mais ça va peut-être amener quelques problèmes pratiques ?

    Étant donné qu'on a X clients qu'il faut rembourser, ça veut dire:

    • qu'il faut conserver toutes les coordonnées des clients, jusqu'à ce que le prix atteigne 0 (de quoi identifier le client, plus de quoi le rembourser. Plus gérer les droits de mise à jour, de rectification, …). Et ce pour chaque œuvre que le client à acheté
    • synchroniser tous les canaux de vente (ou n'en n'utiliser qu'un seul)
    • rembourser régulièrement tous ces clients selon une fréquence à définir (et pas forcément trop rapide, parce que sinon tu va spammer les relevés de compte pour des opérations portant sur quelques centimes à chaque fois).
    • idéalement, coordonner ces remboursement pour tous les produits proposés (sinon on risque encore de spammer le client)
    • peut-être payer des frais bancaires sur tous ces remboursements (j'avoue que je ne connais pas le système, mais j'imagine mal les banques laisser passer gratuitement des grandes quantités d'opérations effectuées régulièrement. Idem si on passe par Paypal ou autre service web, il y a des frais à priori)
    • si on utilise une nouvelle monnaie (comme le chercheur interviewé), il va falloir permettre aux auteurs de la convertir en argent "usuel" pour qu'ils puissent vivre de leur travail, donc on rajoute une couche d'intermédiaires en plus des intermédiaires usuels (banques, paypal, …)

    Ça me paraît un peu compliqué pour que ça devienne la règle de rétribution d’œuvres immatérielles (ou alors on crée une organisation style SACEM pour gérer tout ça de façon centralisée :) ). Ceci dit, je pense que le principe est intéressant à creuser, il y a aussi sûrement d'autres approches possibles (un paiement fixe, qui donnerait droit à d'autres œuvres au fil des ventes, par exemple, ce qui supprimerais les contraintes des remboursement).

    • [^] # Re: Aspects pratiques

      Posté par . Évalué à 2.

      Un moyen assez simple d'éviter le spam de micro-remboursement serait de faire les remboursements sur un compte spécial dans la monnaie du projet, et d'avoir un système de conversion monnaie_du_projet <=> argent réel. Cette monnaie pouvant donc être utilisé comme avoir ou récupéré pour en faire quelque-chose d'autre. Cela permettrait ainsi de minimiser les frais bancaires.

      bépo powered

    • [^] # Re: Aspects pratiques

      Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 09/02/14 à 22:55.

      L'idéal serait un merdier P2P pour gérer le bousin, un peu à la « bitcoin ». Un protocole unique intégrant les « fonctionnalités » : transfert de fichier, transaction à prix variable rétroactif, porte-feuille. Celà permettrait une organisation décentralisée et internationale : exactement comme la diffusion de contenu numérique par internet !

      C'est à moitié lisible dans les textes diffusés par Menbiens… Mais peut-être que des éclaircissements seraient bénéfiques sur ce point.

  • # Super !

    Posté par . Évalué à 2.

    Très bien !, je vois que vous réflexions avancent et vous tombez semble t-il sur les mêmes conclusions que moi…suite à une proposition d'aide de Menbiens, je pense proposer d'ouvrir un Wiki pour mieux classer les informations et permettre de toute personne. Qu'est ce que vous en pensez ?

    Quelques réponses rapides sur quelques points relevé dans les commentaires:
    - auto-entrepreneur, il y a un pb de responsabilité de l’authentification (par smartphone)…c'est très personnel et la sécurité serait mise à mal si on autorisait l'extrapolation à une entreprise. Par expérience, les mots de passe de signature "au nom d'une boite" finissent chez le responsable qualité qui le donne à sa secrétaire, qui le donne au stagiaire qui l'écrit sous le bureau ! De plus, les gens auront plus envie de payer que de pirater si ils savent que l'argent va à l'auteur (voir http://www.galerie-photo.com/hadopi-bruno-spiquel.html), un humain et pas une construction juridique (Comme Michael Moore, je n'ai jamais compris appellation "personne morale" pour une entreprise qui n'a pas de morale)
    - Domaine Public. C'est expliqué dans mon post "co-auteurs et inclusions". La réutilisation est difficilement encadrée quand le bien en question est encore payant. c'est pourquoi le Droit d'Auteur libère la réutilisation avec un prix nul et le nome "Domaine Public". Or le PM résout ce pb par 2 mécanismes, les co-auteurs (pour partager au même instant le fruit d'un travail collaboratif) et l'inclusion qui fait que si vous réutilisez un oeuvre d'une autre personne en PM, le prix affiché augmentera automatiquement du prix de l'oeuvre incluse (et le revenu inclus ira à cette autre personne)
    - On ne conserve pas les données des acheteurs, c'est comme avec une adresse Bitcoin, le PM établit un contrat (voir Bomsel pour la définition), dans le temps…mais tout est automatique, sans organisme central…et si vous perdez une de vos id, il y a un mécanisme de recouvrement que je ne vais pas détailler ici.
    - Aucun frais bancaires, même pas les micro "fee" de Bitcoin
    - la conversion $<->⊔ ou ⊔<->€ est fixée par un algo (voir papier sur HAL) et cela permet aux Etats de prélever une taxe au passage matériel<->immatériel.

    Pour en revenir à l'idée du WIKI,
    - connaissez-vous un serveur pour l'héberger gratos ?
    - avez-vous des idées pour un LOGO sur le Partage Marchand ?

    A bientôt

    Laurent Fournier

    • [^] # Re: Super !

      Posté par . Évalué à 1.

      "il y a un pb de responsabilité de l’authentification (par smartphone)…c'est très personnel et la sécurité serait mise à mal si on autorisait l'extrapolation à une entreprise. Par expérience, les mots de passe de signature "au nom d'une boite" finissent chez le responsable qualité qui le donne à sa secrétaire, qui le donne au stagiaire qui l'écrit sous le bureau ! De plus, les gens auront plus envie de payer que de pirater si ils savent que l'argent va à l'auteur (voir http://www.galerie-photo.com/hadopi-bruno-spiquel.html), un humain et pas une construction juridique (Comme Michael Moore, je n'ai jamais compris appellation "personne morale" pour une entreprise qui n'a pas de morale)

      S'il y a des fraudes, c'est à la justice de s'en charger. Des entreprises achètent et vendent des produits tous les jours sans difficultés majeures. Il ne devrait pas y avoir de difficultés.

      Dans les banques, il y a même beaucoup de personnel "de base" qui a un accès direct aux comptes des clients sans que des problèmes aient lieu. Faut arrêter la parano. ^

      Ce serait vraiment se priver d'un "gros marché" d'exclure les entreprises. Des éditeurs méritent de voir leur travail reconnu. Des entreprises qui lancent des jeux vidéo et emploient d'importante équipes pourraient aussi être intéressé,…

      Par ailleurs, même si je suis juriste et peine à suivre les éléments techniques, il me semble que vous n'avez pas répondu aux questions posées.

      Et, je crains qu'il ne vous faille faire preuve d'un peu plus d'"écoute" pour espérer mettre en place un véritable projet collaboratif (ceci étant, comme l'informatique n'est absolument pas mon domaine, je peux me planter).

      Menbiens

    • [^] # Re: Super !

      Posté par (page perso) . Évalué à 1. Dernière modification le 11/02/14 à 19:48.

      Pour en revenir à l'idée du WIKI,
      - connaissez-vous un serveur pour l'héberger gratos ?

      par exemple, il y a http://tuxfamily.org hormis que ce n'est pas vraiment gratuit mais libre :

      D'autres services sont disponibles.

  • # Problème pour la diversité culturelle

    Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 10/02/14 à 11:56.

    Le partage marchand est une réflexion très intéressante et j'espère qu'elle conduira à des améliorations de la situation actuelle.

    Par contre, il y a un aspect qui me gêne dans le partage marchand, c'est sa très forte dépendance à la popularité de l'œuvre. Ce qui pour moi peut avoir pour effet pervers de défavoriser la diversité culturelle.
    En effet, si on imagine un cas où plusieurs musiciens utilisent le partage marchand, en tant que client (bizarre de dire client, mais comme il y a bien vente, c'est le bon terme), j'ai plusieurs choix:
    - soit j'achète pour un prix X une dizaine de cd d'artistes reconnus internationalement (ces artistes peuvent faire de la soupe, mais aussi être en réalité très doué. Ce n'est pas parce qu'ils sont reconnus internationalement que ça implique que c'est moins "pur" d'aimer leur musique)
    - soit pour ce même prix X, j'achète un seul cd d'un artiste débutant pas encore très diffusé, en me disant qu'il le sera plus tard et que je serais remboursé.
    - soit pour ce même prix X, j'achète un seul cd d'un artiste très doué mais visant un public plus restreint. Dans ce cas, il est clair qu'il y a peu de chance que je sois remboursé.
    - soit pour un prix Y > X, j'achète un seul cd d'un artiste débutant visant un public restreint.

    La majorité des gens vont sans doute choisir le premier cas: mieux vaut 10 cd de qualité qu'un seul. Le deuxième cas est défavorisé par rapport au premier. On peut espérer être remboursé, mais c'est un risque (risque d'autant plus grand qu'on se doute que les autres clients potentiels vont également hésiter). Les deux derniers cas sont encore pire. Sachant ça, je sais que les autres clients potentiels vont se dire la même chose, et refuser le risque que le cercle vertueux ne s'enclenche pas.

    Cette situation est partiellement évitée dans le cadre du modèle traditionnel: on peut se permettre un cd déficitaire pour peu qu'il soit compensé par un cd très bénéficiaire.
    (le problème étant que les maisons de disques se disent de plus en plus: pourquoi perdre de l'argent avec un cd déficitaire)

    On pourrait se dire que les artistes débutants ou de niche seront soutenus: c-à-d que les clients accepteront de payer plus cher pour eux. Mais ce comportement est équivalent au comportement de don (c-à-d ceux qui feront ça auraient été ceux qui auraient fait des dons dans un autre système), qui est critiqué par ailleurs comme n'étant pas un comportement suffisamment répandu pour qu'il soit viable.

    Bref, au final, je me pose la question:
    Est-ce normal/justifié qu'une chanson en néerlandais soit toujours plus chère qu'une chanson en français, alors que ces deux artistes sont tout autant méritants ?

    • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

      Posté par . Évalué à 2.

      Ce raisonnement se base sur le fait que tous les artistes, artistes reconnus internationalement comme artiste débutant visant un public restreint, demande la même somme maximale. Or je ne pense pas que se sera le cas.

      • Lady Gaga, Byoncé, David Guetta -> Somme maximal = 10000000 € soit 1 milliard de vente pour arriver à un cd à 1 centime
      • Obscure artiste du coin -> Somme maximale = 1000 € soit 100000 vente pour arriver à un cd à 1 centime.

      Donc soutenir un petit artiste ne coutera peut etre pas si cher.

      • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

        Posté par . Évalué à 1.

        Un point interessant est que pour un revenu cumulé de : 10 milliards d'individus × 0,01€ = 100 M€ l'atteinte du coût de diffusion nul peut être impossible…

        Serait-ce un bug ?

      • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

        Posté par . Évalué à 2.

        Mais dans ce cas, cela veut dire qu'un artiste débutant est condamné à demander moins.
        C'est ça le mécanisme qui me "choque" dans le partage marchand: le fait que le rémunération est très fortement liée à la popularité (alors que selon moi, la popularité devrait très peu jouer sur la rémunération pour peu qu'il existe un public de base).

        C'est le genre de chose qui n'existe théoriquement pas dans le circuit classique: les maisons d'édition acceptent de produire un cd débutant à perte en compensant avec les cd qui rapportent.
        C'est aussi évité dans certains modèles de licence globale, où tout l'argent est récolté et est ensuite redistribué en fonction de différent paramètres (lesquels peuvent inclure un seuil minimal pour les débutants qui ont dépassé un seuil de diffusion).

        Notons que ce n'est pas que pour les artistes débutants. Un chanteur néerlandais ou un musicien de jazz sont également condamnés à demander moins d'argent qu'un chanteur populaire français.

        • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

          Posté par . Évalué à 0.

          Oui, mais ça a toujours été comme ça. Un artiste débutant aujourd'hui ne vend pas autant que Lady Gaga.

          On ne va pas contraindre les gens à acheter ou limiter les ventes des artistes les plus demandés. ^

          Les maisons d'éditions refusent d'éditer énormément de gens. Et lorsqu'elles acceptent de produire des CD de débutant, ça m'étonnerait que cela soit par "gentillesse". Cela doit plutôt être parce qu'ils font le pari que les artistes peuvent décoller ou, comme c'est souvent le cas, car l'édition se fait à compte d'auteur.

          Énormément d'auteurs payent pour être édités. La très grande majorité même, dans le secteur du livre, il me semble.

          Les artistes débutants auront également plus de chance de se vendre lorsque les coûts seront plus restreints.

          La licence globale n'apportera pas grand chose aux artistes car elle repose sur une taxe et bornera mécaniquement les ressources du secteur.

          Par contre, une contribution créative (sans légalisation des échanges non marchand permettant de réaliser des ventes directes) pourrait être utile pour les artistes qui mettent leurs œuvres directement en ligne (et serait probablement plus facile à obtenir sans demander une légalisation des échanges non marchand).

          Menbiens

          • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

            Posté par . Évalué à 2.

            On est bien d'accord qu'en pratique, les maisons d'édition ne remplissent pas leur rôle, mais théoriquement (et c'est pas pour rien que je le met en italique), le système actuel contient une solution pour ça (et utilise d'ailleurs ça comme excuse de temps en temps).
            Le PM, lui, ne contient pas de solutions pour ça (et est même basé sur ce problème).
            Le système actuel, qui n'est pas fondamentalement incompatible avec ce qui me parait correct (c-à-d une rémunération pas aussi dépendante de la popularité), est donc pour moi mieux qu'un système qui est intrinsèquement incompatible avec ça.

            Notons également que dans le système actuel, le cd d'un débutant et d'un populaire auront plus ou moins le même prix. Pour un acheteur, cela signifie qu'il n'a pas de raisons de préférer le populaire. Dans le cas du PM, il y a des incitants à préférer le populaire.

            Maintenant, vous pouvez me répondre: selon moi, le problème n'est pas grave.
            Selon moi, le problème est "grave" (suffisamment pour que je sois perplexe quant au PM) et n'est pas compensé par le reste.
            Cela ne veut pas dire que j'ai raison ou que je pense que vous avez forcément tort, mais du coup, c'est normal que je ne sois pas convaincu.

            À propos de la licence globale, encore faut-il savoir de quelle licence globale on parle (même si elles ont toutes des défauts selon moi). La contribution créative est elle-même parfois considérée comme une licence globale. Je vois parfois certains rejets du principe de la licence globale alors que l'argument n'est qu'une caractéristique d'une proposition parmi plein d'autres.

            Borner mécaniquement les ressources ne me parait pas être un vrai problème: c'est le cas dans tout les secteurs de l'administration (y compris par exemple la recherche où la problématique est la même) sans que ça pose de réels problèmes (pas que ça soit parfait, mais si c'est le prix à payer pour enfin avoir des débutants rémunérés correctement, ça en vaut largement la chandelle). Pour moi, borner les ressources est bien moins ennuyant que de lier la rémunération directement proportionnellement à la popularité (qui elle-même sera liée à la rémunération, vu que le prix dépendra de la rémunération obtenue).

            • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

              Posté par . Évalué à -1.

              "Socialiser" l'ensemble de la culture numérique me parait quand même un peu exagéré. En ces temps de restrictions budgétaires, se fonder sur des taxes me semble pas vraiment être le moyen de donner les meilleures chance qui que ce soit. Borner les ressources du secteur me parait au contraire être un problème énorme.

              Tout ça pourrait aussi être réglé par une contribution créative sans légalisation des échanges non marchands.

              Par ailleurs, je ne comprends vraiment pas le problème : si une maison d’édition vend des biens en partage marchand, qu’est-ce qui l’empêche de continuer à opérer une redistribution de l’argent a posteriori comme avant ?

              Menbiens

              • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                Posté par . Évalué à 2.

                "Socialiser" l'ensemble de la culture numérique me parait quand même un peu exagéré. En ces temps de restrictions budgétaires, se fonder sur des taxes me semble pas vraiment être le moyen de donner les meilleures chance qui que ce soit. Borner les ressources du secteur me parait au contraire être un problème énorme.

                Je ne vois pas le rapport avec la socialisation (À moins de partir dans la politique. Si le PM se base sur des croyances politiques plutôt que des faits, cela ne risque pas de n'aider à mieux l'accepter).
                Vous disiez que borner les ressources est une mauvaise chose, j'ai donc pris un exemple de la vie courante où les ressources sont bornées, et j'ai constaté que ce n'est pas réellement un problème.
                Maintenant, si votre argument est: "une taxe n'est pas une bonne chose", c'est un autre argument (mais là aussi, je ne suis pas convaincu: la taxe permettra de réduire le budget des dépenses de la personne taxée).
                Mais je ne comprends pas pourquoi, en pratique (ou même en théorie), borner les ressources est un problème énorme (d'autant plus que rien n'empêche de revoir la borne chaque année par exemple).
                Cela dit, je ne suis pas pour la licence globale. Juste que si on me montre un inconvénient, j'aimerais comprendre pourquoi c'en est un (ou plutôt: pourquoi il est si grave alors qu'en réfléchissant et qu'en regardant les faits, je ne vois pas une telle gravité).

                Tout ça pourrait aussi être réglé par une contribution créative sans légalisation des échanges non marchands.

                Je ne suis pas sur de savoir de quoi vous parlez. S'agit-il d'une taxe pour aider le secteur sans aucune contrepartie pour le citoyen taxé ?
                Dans ce cas, je ne vois pas trop l'intérêt (surtout si par ailleurs on dit que les taxes ne sont pas une solution).

                Par ailleurs, je ne comprends vraiment pas le problème : si une maison d’édition vend des biens en partage marchand, qu’est-ce qui l’empêche de continuer à opérer une redistribution de l’argent a posteriori comme avant ?

                Le problème ne réside pas seulement dans le vendeur, mais également dans l'acheteur, qui va préférer le prix moins cher à qualité égale (et on suppose que c'est le cas ici, puisqu'on compare 2 chansons dont la popularité n'est pas la même à cause du fait que le petit public de l'un est inclu dans le grand public de l'autre).
                Comment, en pratique, faire une redistribution a posteriori avec le PM ?
                Par exemple, j'ai 2 artistes: A et B.
                1) soit je dis que A et B ont comme objectif X euros. Mais si A est plus populaire que B, son cd sera moins cher. Par contre, impossible de compenser pour B car A ne gagnera jamais plus que X euros (il n'y aura donc pas de "surplus" disponible pour renflouer B).
                2) soit je prévois que A soit populaire et B non. Je prévois que A a comme objectif X euros et B Y euros, avec X > Y. Mais pendant un certain temps, le cd de A coutera plus cher que le cd de B (car le nombre de vente n'est pas une droite, c'est sans doute plutôt une fonction de Poisson dont la largeur augmente avec la popularité), ce qui va réduire la popularité de A et fausser ma prédiction.
                2) soit je dis que mon objectif est 2X euros, et je vends A et B au même prix, qui depend du nombre total d'acheteurs. Mais dans ce cas, comment faire lorsqu'on sort des cd à des dates différentes, sans savoir à l'avance que dans 6 mois, on va sortir un cd populaire ?

                Bref, on se retrouve avec des machines à vapeurs pour pas grand chose.

                • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                  Posté par . Évalué à 0.

                  1. La recherche publique est fondée sur l’impôt, mais peut coexister avec la recherche privée.

                  Avec la licence globale, il n’y a plus de choix possibles. Tout serait, en quelque sorte, dans le « secteur public ». Un auteur ne peut pas dire : je ne veux pas que mon œuvre ne soit pas en P2P dépendant à la licence globale.

                  Ce serait donc comme dire que « toute la recherche » devrait financée par les impôts.

                  Les personnes publiques n’embauchent pas plus de chercheurs qu’elles ne peuvent en rémunérer correctement. Et, les chercheurs qui ne travaillent pas dans le secteur public peuvent offrir leur force de travail dans le secteur privé.

                  Si on voulait véritablement établir un système similaire à celui de la recherche, on embaucherait à un salaire décent un certain nombre de créateurs tout en laissant les autres libres de vendre le fruit de leur travail à côté.

                  Là, on ne dit plus : j’ai une somme et j’achète pour un certain montant à un tarif normal.

                  On dit : j’achète toutes les œuvres en P2P. J’ai un montant. Et on va le répartir entre vous. Et vous ne pouvez pas partir. Cela n’a quand même rien à voir.

                  Imaginez si c’était appliqué à la production d’une autre catégorie de personnes.

                  Ceci étant, la rémunération proportionnelle du partage ou un autre système que ceux actuellement présentés pourront peut-être s’avérer très pertinents. Je ne suis pas non plus buté. ;)

                  Menbiens

                  • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                    Posté par . Évalué à 1.

                    Bon, déjà, ça ne répond pas à la question du financement borné. Je suis dans la recherche, et dans mon secteur, je n'ai jamais rencontré de chercheur du privé. Pourtant, mon secteur fonctionne.
                    Si un financement borné ne fonctionne pas, il suffit d'expliquer pourquoi. Moi, j'ai l'impression que vous surévaluez fortement les craintes d'un financement borné.

                    Même si je ne vois pas trop pourquoi on ne pourrait pas potentiellement choisir sa licence (ça me rappelle ce que j'ai dit tout à l'heure: je vois parfois certains rejets du principe de la licence globale alors que l'argument n'est qu'une caractéristique d'une proposition parmi plein d'autres), je ne veux pas parler de la licence globale (on pourrait croire que je défend cette idée). Juste que vous dites "le financement borné, c'est nul" et j'ai l'impression que c'est plus une histoire d'idéologie que de logique.

                    • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                      Posté par . Évalué à 0.

                      ^ Ça n’a jamais posé de problème dans la recherche car la recherche n’est pas dans cette situation.

                      Dans la recherche, l’Etat achète ce qu’il peut avec le budget qu’il a. Et que les personnes qu’il n’a pas embauchées sont libres d’offrir leur force de travail ailleurs. Et il y a des chercheurs dans beaucoup de grands groupes privés. Et tout ceux qu'il n'a pas embauché comme chercheurs peuvent aussi exercer d'autres métiers.

                      Prenons un autre exemple, si l’explication du bornage du secteur ne passe pas avec celui-là.

                      Là, on est un peu comme dans le cas où l’Etat déciderait d’acheter absolument toute la production de voiture avec un budget délimité, quel que le montant de la production et quel que soit son budget… les producteurs de voitures ne pouvant pas vendre des voitures à d’autres qu’à l’Etat.

                      Je crois vraiment que vous me moquez de moi en présentant les choses ainsi.

                      M’enfin, tant pis, ça m’a donné des idées pour un billet de blog. ^

                      Menbiens

                      • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                        Posté par . Évalué à 1.

                        Bon, déjà, il m'a fallu un petit temps pour comprendre que ce que vous appelez "licence globale" est en réalité un cas totalement extrême et stupide où toute production est obligée d'être sous licence globale.
                        Je pense que la grande majorité des partisans de la licence globale propose aux créateurs d'y adhérer ou non (et si ce n'est pas le cas, qu'ils trouvent un autre moyen de rémunération).
                        Cela me conforte dans l'idée que systématiquement, quand qlq'un dit "la licence globale ça marche pas", il ne parle en général pas des vrais mécanismes de la licence globale, et le défaut qu'il pointe est facilement corrigeable.

                        Reste que vous n'avez toujours pas donné un seul argument logique au fait que le bornage du secteur est une mauvaise chose. Vous ne connaissez pas le secteur de la recherche: dans certains domaines, si on souhaite ne pas être payé par l'état, on est obligé de changer de domaine, c-à-d de changer de boulot.
                        Mais de nouveau, pour peu que le budget soit régulièrement revu, quel est le problème ? Le nombre de créateurs revendiquant une rémunération n'a aucune raison de fluctuer, et surtout pas d'augmenter à l'infini. Le budget du grand public est lui-même en général "borné": si tout les consommateurs sont content avec ce qu'ils ont, ils n’achèteront pas de nouvel album et le nouveau créateur ne pourrait pas gagner sa vie.

                        • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                          Posté par . Évalué à 0.

                          Non, on n’a pas le choix d’y adhérer ou non.

                          Tous les fichiers seront légitimement en P2P. On juste le choix de revendiquer une rémunération ou non.

                          Le choix ne pourrait exister qu'avec une licence globale sans légalisation des échanges non marchand. Là, les auteurs choisiraient ou non.

                          Relisez donc les propositions. On va sûrement tomber d'accord, puisque vous jugez cette situation extrêmement stupide.

                          Et je ne nie pas que dans certains domaines, on n’est obligé de changer de boulot. Ce n’est pas la question.

                          Et merci, mais je suis aussi dans la recherche.
                          En outre, je pense vraiment que vous vous moquez de moi. J'ai donné beaucoup d'arguments logiques.

                          D'ailleurs, il est prévu que le budget soit relativement restreint et plus vu comme un "soutien à la création" de part les porteurs de ces projets eux-mêmes.

                          Ceci étant, je ne suis pas non plus contre toute forme de licence globale. Peut-être que la rémunération proportionnelle du partage sera un bon système et peut-être qu'un système encore mieux sera trouvé.

                          Menbiens

                          • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                            Posté par . Évalué à 1.

                            La légalisation des échanges non marchand n'impliquent pas que les créateurs n'ont pas le choix. La légalisation est le résultat d'une réflexion sur la nature même des biens non-rivaux. Aux créateurs ensuite de trouver un système de rémunération adéquat en accord avec la définition légale de ce qu'on peut ou ne peut pas faire avec leur création.
                            Par exemple, avec une licence globale, rien n'interdit à un créateur de ne pas participer à la licence globale mais de financer son travail a priori sur kickstarter.

                            Par contre, oui, il complique la vie du créateur qui souhaite gagner de l'argent en faisant payer la diffusion. Tout comme la loi sur le colportage de la bécasse complique la vie du chasseur qui souhaite gagner de l'argent en colportant de la bécasse.

                            Sinon, vous ne m'avez toujours pas expliquer comment et pourquoi il y aurait des problèmes en cas de borne.
                            Ce que vous dites maintenant, c'est que cette borne est trop basse. De nouveau, vous critiquez non pas le modèle, mais une proposition d'application parmi d'autres.
                            Au final, vous dites que vous n'êtes pas non plus contre toutes formes de licences globales. Donc, vous me donnez raison: quand vous dites: "la licence globale, c'est forcément foireux, donc, il ne reste plus que cette solution-là", c'est un raisonnement fallacieux (celui du faux dilemne) (consciemment ou non, je ne vous accuse pas).

                            Enfin bref, j'en ai marre de parler de la licence global, je ne reviendrais plus sur le sujet.
                            (et concernant la recherche, le fait que vous avouez qu'il faille changer de boulot pour certains domaines montre que cet exemple était cohérent avec un exemple de système à financement borné qui pourtant ne pose pas plus de problèmes que ça)

                            • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                              Posté par . Évalué à 0.

                              • « La légalisation des échanges non marchand n'impliquent pas que les créateurs n'ont pas le choix. La légalisation est le résultat d'une réflexion sur la nature même des biens non-rivaux. Aux créateurs ensuite de trouver un système de rémunération adéquat en accord avec la définition légale de ce qu'on peut ou ne peut pas faire avec leur création.^

                              Par exemple, avec une licence globale, rien n'interdit à un créateur de ne pas participer à la licence globale mais de financer son travail a priori sur kickstarter. Par contre, oui, il complique la vie du créateur qui souhaite gagner de l'argent en faisant payer la diffusion.

                              Le système est donc : c’est comme ça, débrouillez-vous : sympa ! Vous me confortez dans ma pensée. ^

                              • "la licence globale, c'est forcément foireux, donc, il ne reste plus que cette solution-là" :

                              J’ai dit ça quelque part, moi ????

                              • Enfin bref, j'en ai marre de parler de la licence global, je ne reviendrais plus sur le sujet.

                              Cool. ^

                              • « (et concernant la recherche, le fait que vous avouez qu'il faille changer de boulot pour certains domaines montre que cet exemple était cohérent avec un exemple de système à financement borné qui pourtant ne pose pas plus de problèmes que ça) » :

                              Si le système a financement borné implique : débrouillez-vous et si vous n’y arrivez pas, changez de boulot… c’est clair que ça va être un atout pour la création !!! ^

                              Menbiens

                              • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                                Posté par . Évalué à 1.

                                Le système est donc : c’est comme ça, débrouillez-vous : sympa ! Vous me confortez dans ma pensée.

                                Vous avez dit: la licence globale implique que la rémunération est faible et que le financement soit borné pour tout le monde.
                                En réalité, seul une proposition de licence globale propose une rémunération faible, et n'implique PAS que le financement sous borné pour tout le monde (est-ce que kickstarter est borné ? NON)

                                Désolé, mais je ne peux pas lire dans votre cerveau. Si vous écrivez des trucs qui ne correspondent pas à ce que vous pensez, vous ne pouvez pas ensuite dire que vous n'avez rien à vous reprocher. Au mieux, vous m'avez fait perdre mon temps.

                                Bref, j'en ai marre de discuter des heures pour finalement me rendre compte que c'est simplement vous qui ne vous êtes pas exprimé clairement.
                                Et pendant ce temps là, je n'ai pas reçu grand chose comme réponse sur mes interrogations (j'ai reçu des solutions pour éviter le problème, mais comme je l'ai dit, ça m'a chaque fois l'air très compliqué et le fait que ça pourrait déjà être appliqué aujourd'hui pour améliorer le modèle courant mais qu'en pratique ça ne l'est pas ne me rassure pas quant au réalisme pratique de ces solutions)

                                J’ai dit ça quelque part, moi

                                Vous avez dit: "La licence globale n'apportera pas grand chose aux artistes car elle repose sur une taxe et bornera mécaniquement les ressources du secteur."
                                Cette phrase sous-entend: inutile de creuser la licence globale plus loin.
                                Or, c'est faux, il ne s'agit que d'une proposition, qui par ailleurs ne bornera pas réellement les ressources vu qu'on pourra tjrs utiliser kickstarter (par exemple) qui n'est pas borné.

                                Si le système a financement borné implique : débrouillez-vous et si vous n’y arrivez pas, changez de boulot… c’est clair que ça va être un atout pour la création !!

                                En quoi est-ce différent avec le PM ?
                                Avec le PM, c'est PIRE: si ton premier album ne marche pas, tu peux abandonner tout espoir: personne n'ira jamais acheter cher un nouvel album sachant que le précédent n'a jamais remplit sa promesse de voir son prix baisser (surtout que pendant ce temps là, il y aura plein d'albums de qualité à prix très bas (voire dans le domaine public))

                                Quant à la contribution créative, si j'ai bien compris, elle rapportera moins que la licence globale que vous considérez comme insuffisante, sans apporter aucune contrepartie aux personnes taxées.

                                • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                                  Posté par . Évalué à 0.

                                  • « En réalité, seul une proposition de licence globale propose une rémunération faible, et n'implique PAS que le financement sous borné pour tout le monde (est-ce que kickstarter est borné ? NON) »

                                  Mais kickstater ne fait pas parti de la licence globale !

                                  Partant de ce principe, vous pouvez tout aussi bien dire qu’ils peuvent trouver un emploi à côté, partant de ce raisonnement;

                                  • "Désolé, mais je ne peux pas lire dans votre cerveau. Si vous écrivez des trucs qui ne correspondent pas à ce que vous pensez, vous ne pouvez pas ensuite dire que vous n'avez rien à vous reprocher. Au mieux, vous m'avez fait perdre mon temps. Bref, j'en ai marre de discuter des heures pour finalement me rendre compte que c'est simplement vous qui ne vous êtes pas exprimé clairement".

                                  Ce n’est pas moi qui ne parle pas clairement. Vous cherchez n’importe quoi pour contrer cette proposition en faisant semblant d’être ouvert et de réfléchir au sujet. Pour preuve, quand on évoque le financement de la création avec la licence globale, vous redirigez vers des financements qui ne résultent pas de la licence globale ! C’est un comble. Comme je le disais, vous vous moquez de moi. C’est tout !

                                  • « ça m'a chaque fois l'air très compliqué »

                                  Non. C’est vous qui recherchez à tout compliquer pour démolir le système. Il est relativement simple.

                                  • Vous avez dit: "La licence globale n'apportera pas grand chose aux artistes car elle repose sur une taxe et bornera mécaniquement les ressources du secteur." Cette phrase sous-entend : inutile de creuser la licence globale plus loin.

                                  Je voulais dire celle actuellement présente. Qui sait ce qui viendra.

                                  D’ailleurs, vous dites vous-mêmes : « La légalisation est le résultat d'une réflexion sur la nature même des biens non-rivaux (…) Par contre, oui, il complique la vie du créateur qui souhaite gagner de l'argent en faisant payer la diffusion ».

                                  Le Partage Marchand, lui, est le résultat d’une réflexion qui permet de gagner de l’argent en faisant payer la diffusion. C’est à prendre en considération.

                                  • « Avec le PM, c'est PIRE: si ton premier album ne marche pas, tu peux abandonner tout espoir: personne n'ira jamais acheter cher un nouvel album sachant que le précédent n'a jamais remplit sa promesse de voir son prix baisser (surtout que pendant ce temps là, il y aura plein d'albums de qualité à prix très bas (voire dans le domaine public) ».

                                  N’importe quoi. Parce que le prix sera très faible à la base. Et que s’il ne basse pas de 1€ à 0,05 € centime, ce ne sera pas un drame. La personne aura acquis un CD qui l’intéresse à faible coût.

                                  • « Quant à la contribution créative, si j'ai bien compris, elle rapportera moins que la licence globale que vous considérez comme insuffisante, sans apporter aucune contrepartie aux personnes taxées ».

                                  La contribution créative rapportera un montant lié à une taxe, comme la licence globale. Elle apportera une contrepartie aux personnes taxées : des créations d’auteur qui auront volontairement choisi d’adopter ce système.

                                  Et beaucoup des citoyens sont aussi des auteurs eux-mêmes : ça peut les intéresser de percevoir quelque chose s’ils ont un blog ou…

                                  Mais tout ça, vous le savez.

                                  Menbiens

                                  • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                                    Posté par . Évalué à 1.

                                    Mais kickstater ne fait pas parti de la licence globale !

                                    Je ne comprends plus votre raisonnement. Je pensais que vous disiez que la licence globale (ou sans doute plutôt la légalisation des partages non marchand, apparemment) pose problème car elle implique que TOUT LES CRÉATEURS sont obligés de passer dans un financement aux ressources bornées.
                                    J'ai juste répondu qu'il y a la possibilité pour les créateurs d'utiliser autre chose même si la licence globale est appliquée, autre chose qui n'est pas un financement aux ressources bornées (et ce même si les échanges non-marchands sont légalisés). Kickstarter est un exemple, mais il y a surement d'autres choses.

                                    Vous cherchez n’importe quoi pour contrer cette proposition en faisant semblant d’être ouvert et de réfléchir au sujet. Pour preuve, quand on évoque le financement de la création avec la licence globale, vous redirigez vers des financements qui ne résultent pas de la licence globale ! C’est un comble. Comme je le disais, vous vous moquez de moi. C’est tout !

                                    Bon, la communication devient impossible.
                                    J'ai juste réagi au fait que vous sembliez dire: si on applique la licence globale, cela veut dire que tout le secteur se trouve à l'intérieur d'un système à financement borné. J'ai réagi à ça.
                                    Si maintenant vous êtes convaincu que je me moque de vous, arrêtons là (moi, je sais que ce n'est pas le cas).

                                    Non. C’est vous qui recherchez à tout compliquer pour démolir le système. Il est relativement simple.

                                    Si ça vous rassure de penser que chaque remarque sur le sujet est le résultat d'un méchant monsieur qui hait votre proposition, très bien, tant pis. Mais dans ce cas, ne venez pas écrire un journal dessus sur Linuxfr, où vous aurez des réactions critiques.
                                    Personnellement, je serais très heureux qu'on me montre que mes craintes sont injustifiées (ne vous en déplaise). Si vous vous contentez de dire: "non c'est pas vrai", je ne risque pas d'être rassuré (au contraire, ça me fait plutôt penser que j'ai découvert une faille dont certains partisans du PM sont inconscients).
                                    Par ailleurs, je reconnais les avantages du PM, et je vous souhaite d'expérimenter ce modèle avec succès.

                                    Je voulais dire celle actuellement présente. Qui sait ce qui viendra.

                                    C'est ce que j'ai finalement compris. Mais avouez que ce n'était pas évident dans la première lecture (vous reconnaissez que vous vouliez dire quelque chose d'autre, puis vous m'accusez de faire celui qui ne comprend pas).

                                    N’importe quoi. Parce que le prix sera très faible à la base. Et que s’il ne basse pas de 1€ à 0,05 € centime, ce ne sera pas un drame. La personne aura acquis un CD qui l’intéresse à faible coût.

                                    J'avoue que je ne comprends pas ça.
                                    À l'heure actuel, les groupes débutants sortent leur cd virtuel au coût le plus faible possible (car ils sont plus intéressé par se constituer une base de fan que de faire des bénéfices). Ces gens appliquent déjà la formule: "revenu attendu" / "nombre de ventes espérées", avec le revenu attendu étant le strict minimum pour vivre de la musique.
                                    Si ces groupes passent au modèle PM, comment le prix va-t-il être magiquement plus faible ?
                                    Il ne sera plus faible que si le nombre de ventes espérées est dépassé, mais rien n'implique que ce sera un jour le cas (à moins de forcer les gens à acheter ce cd dont ils ne veulent pas).

                                    • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                                      Posté par . Évalué à 0.

                                      Tous les créateurs sont obligés de passer dans un financement aux ressources bornées pour ce qui concerne la « vente » des fichiers numériques proprement dits. Et c’est quand même un élément très important.

                                      D’ailleurs, vous avez dit vous-même : « il complique la vie du créateur qui souhaite gagner de l'argent en faisant payer la diffusion ».

                                      On peut toujours chercher des financements ailleurs. Mais ça prend du temps qu’il n’est plus possible de consacrer à la création en elle-même.

                                      Comme le Thomas Savary l’ a relevé en commentaire http://www.framablog.org/index.php/post/2014/01/02/je-ne-veux-pas-payer, le financement participatif implique « la nécessité d’investir beaucoup de temps et d’énergie dans la communication » et représente « un travail titanesque qui finirait fatalement par se voir déléguer à des intermédiaires supplémentaires et verrait les techniques de marketing envahir des secteurs de la création artistique encore relativement épargnés ».

                                      Le partage marchand est un système qui permet de répartir des coûts entre des acheteurs. Quoique vous puissiez en dire, c’est quand même génial.

                                      Et soit, dans certaines hypothèses, telle que la diffusion gratuite, le prix ne sera pas plus faible. Mais tous les artistes qui se lancent ne veulent pas rester au stade du lancement.

                                      Et les artistes qui se lancent pourraient prétendre à un peu mieux que ce qu’ils ont maintenant sans charges supplémentaires pour les acheteurs.

                                      Et comme si je m’étais contenté de « non, ce n’est pas vrai » avec tout ce que j’ai écrit. C’est vraiment de la mauvaise foi. Et tout le monde n’a eu pas votre réaction non plus.

                                      Menbiens

                • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                  Posté par . Évalué à 0.

                  1. Je n’ai pas dit qu’une taxe n’est pas une bonne chose. Je dis qu’elle n’est pas bonne pour tout. En l’occurrence, le système ainsi présenté risque d’empêcher une grosse partie des ventes directes d’œuvres sans apporter des ressources suffisantes aux créateurs.

                  Cependant, la contribution créative est vraiment une idée géniale.

                  Elle permettrait par exemple de rémunérer les blogueurs ou de nombreux sites internet, ce qui n’est pas possible avec le partage marchand.

                  Mieux, des auteurs pourront aussi choisir de l’adopter à la place du partage marchand pour diffuser leurs œuvres en P2P, en streaming et… ça relèverait alors d’un choix délibéré et non contraignant.

                  Et il y aurait une contrepartie : des œuvres en P2P/en streaming/en ligne… de nouveaux créateurs rémunérés,…

                  Un système couplé « partage marchand » et « contribution créative » est beaucoup moins une usine à gaz. Il n’empêcherait même pas ceux qui souhaitent rester aux systèmes de vente plus traditionnels de le faire. Aux créateurs d’étudier ce qui est le mieux dans leur cas et de choisir.

                  Si un système devient non pertinent, il disparaîtra naturellement. Beaucoup moins risqué que d’instaurer soudainement un système global.

                  Menbiens

                • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                  Posté par . Évalué à 0.

                  1. Pour ce qui est de vos calculs, vous chipotez pour rien. A et B n’auront pas le même objectif. Les prédictions seront difficiles à établir, mais c’est déjà le cas et les maisons d’éditions s’en sortent bien pour arriver à opérer des redistributions. Ça ne change absolument rien.

                  Ceci étant, je ne vais pas chercher à vous convaincre pendant 107 ans.
                  J’aurai préféré convaincre Laurent que son système pouvait être utile pour les entreprises, qu'il ferait mieux d'abandonner toutes ces idées de réformes juridiques plus ou moins extravagantes/rébarbatives/non indispensables/difficilement applicables au regard du droit international/….

                  Malheureusement, je crains que cela ne soit impossible et je suis moi-même un peu résigné. Le concept est génial, mais au lieu d’être cantonné à une technique immédiatement applicable, il est associé à trop de choses problématiques et qui ne risquent de n’évoluer.

                  Il lui faudra une chance incroyable pour aboutir. Dommage.

                  Pour être méchant, et même très méchant, je dirais même que le système ne pourra aboutir qu'en étant repris par quelqu’un de plus "souple" (Quoique, en fait, je suis gentil : Laurent, vous aurez été averti des conséquences de vos actes ).

                  Menbiens

                  • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                    Posté par . Évalué à 1.

                    La différence, qui est signalée dans mon premier commentaire, est le fait que le prix du cd sera différent en fonction de nombre de consommateurs.
                    Or, le nombre de consommateur dépend du prix (plus le prix est élevé, plus certains vont préférer acheter 2 barrils de poudre de bonne qualité plutôt qu'un barril de poudre de même qualité).

                    Avec ce système, moins tu as de consommateurs, moins tu attires les consommateurs. Dans le système actuel, le consommateur s'en fout de combien de personnes achètent.

                    Avec les maisons d'éditions actuellement: un cd qui se vend 10x moins n'implique pas que son prix est soit censé être 10x plus cher.
                    Par contre, ce qui également possible, c'est que le cd qui se vend 10x moins se vende au même prix, mais le créateur accepte d'avoir une rémunération médiocre. C'est quelque chose qui existe dans les deux modèles (sauf que c'est pire avec le PM: le créateur ne peut pas espérer gagner plus qu'une rémunération médiocre, puisqu'il ne peut pas changer son "revenu total à atteindre" par la suite).
                    Dans le modèle traditionnel, un revenu médiocre n'est pas normal (c'est uniquement parce que les maisons d'édition ne jouent pas le role qu'ils prétendent jouer), et il peut exister des cas où on évite ça.
                    Dans ce nouveau modèle, c'est un postulat de base, et c'est très difficile à éviter.
                    C'est pour moi un défaut intrinsèque. On n'a pas réussi à me convaincre que ce défaut n'existe pas: les solutions proposées ne permettent que d'atteindre une situation un peu meilleure mais pire qu'actuellement (car les solutions proposées existent déjà actuellement, et de manière nettement plus facile à mettre en place).
                    Par exemple, on a d'un côté:
                    - redistribuer des bénéfices
                    de l'autre:
                    - prévoir les bénéfices, monter le "revenu total à atteindre", recalibrer le prix et recalculer les bénéfices en fonction du nouveau prix (et recommencer jusqu'à un élément stable)
                    Le premier cas est faisable pour un enfant de 10 ans et n'a aucun risque: tu fais ton truc, si par hasard t'as un bénéfice inattendu, tu redistribues.
                    Le deuxième cas est très très aléatoire: quel va être la courbe des ventes et comment va-t-elle évoluer en fonction du "revenu total à atteindre" qui va lui-même influencer le prix qui va lui-même influencer les ventes qui va lui-même influencer la confiance dans le pari des acheteurs …

                    • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                      Posté par . Évalué à 0.

                      « Avec ce système, moins tu as de consommateurs, moins tu attires les consommateurs. Dans le système actuel, le consommateur s'en fout de combien de personnes achètent ».

                      Effectivement. Mais, d’un autre côté, le prix est beaucoup moins élevé et les clients sont remboursés d’une grosse partie de leur achat. Cela peut aussi permettre d’attirer plus de client.

                      Pour la redistribution, je ne vois toujours pas de quoi vous parlez. Si vous avez un montant à répartir, la manière dont vous avez obtenu ce montant ne change absolument rien au problème.

                      Et je ne vois pas pourquoi un créateur ne pourrait espérer qu’une rémunération médiocre. Qui a dit que le revenu escompté devait être médiocre ? Je crois encore que vous vous amusez à vous moquer de moi plus qu’autre chose.

                      Par ailleurs, il n’y a aucune raison d’opposer le partage marchand à la méthode de vente traditionnelle. Chaque créateur pourrait choisir en fonction de son étude de marché ce qu’il estime être le mieux pour lui.

                      Il ne s’agit absolument pas d’imposer un nouveau système pour tous (au contraire de la licence globale). Il n’y a donc vraiment aucune crainte à avoir.

                      Menbiens

                      • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                        Posté par . Évalué à 2.

                        Effectivement. Mais, d’un autre côté, le prix est beaucoup moins élevé et les clients sont remboursés d’une grosse partie de leur achat. Cela peut aussi permettre d’attirer plus de client.

                        Pourquoi le prix serait magiquement moins élevé ?
                        À l'heure actuelle, pour un groupe "normal" dans un petit label, le prix actuel leur permet juste de rentrer dans leur frais. C-à-d que, dans le PM, si on considère qu'il y a autant d'acheteurs, 10 euros ne sera le prix de vente que lorsque les ventes prévues seront atteintes. Avant ça, le prix sera PLUS CHER. Il y aura donc moins de gens pour acheter, et il est donc possible que les 10 euros de prix ne seront jamais atteint.
                        Pour un groupe populaire, c'est autre chose. Mais attirer plus de clients vers le groupe populaire n'a de toutes façons aucun intérêt (au contraire, ça tue la diversité culturelle). C'est justement ce que je dénonce depuis le début: le PM favorise les artistes populaires.

                        Un exemple chiffré est le suivant:
                        Dans le modèle traditionnel: un cd à 10 euros vendu à 1'000 exemplaire, ce qui donne 10'000 euros.
                        Après 1 semaines, il y a eu 100 ventes, le prix du cd est de 10 euros.
                        Après 1 mois, il y a eu 500 ventes, le prix du cd est de 10 euros.
                        Après 2 mois, il y a eu 800 ventes, le prix du cd est de 10 euros.
                        Après 3 mois, il y a eu 1000 ventes, le prix du cd est de 10 euros.
                        (éventuellement, après 4 mois, il y a eu 1200 ventes et on a 2000 euros qu'on peut redistribuer)

                        Dans le modèle PM: un cd dont l'objectif est 10'000 euros.
                        Votre raisonnement est:
                        Après 1 semaines, il y a eu 100 ventes, le prix du cd est de 100 euros.
                        Après 1 mois, il y a eu 500 ventes, le prix du cd est de 20 euros.
                        Après 2 mois, il y a eu 800 ventes, le prix du cd est de 12.5 euros.
                        Après 3 mois, il y a eu 1000 ventes, le prix du cd est de 10 euros.
                        (éventuellement, après 4 mois, il y a eu 1200 ventes, le prix est de 8.3 euro, mais on n'a fait aucun bénéfice supplémentaire qu'on peut redistribuer)

                        Ce que je dis, c'est que ce n'est pas réaliste:
                        Après 1 semaines, il n'y aura pas 100 ventes, il y en aura moins, car un cd à 100 euros attire moins les foules (d'autant plus qu'ils auront le choix de faire un pari risqué ou d'acheter pour le même argent 100 cds d'artistes populaires). Ce qui signifie qu'après 1 mois, il n'y aura aucune moins de vente, car comme il y a eu moins d'acheteurs, le prix est resté élevé.
                        Ensuite, si on atteint le seuil, là, on a le phénomène inverse: si on atteint 1200 ventes, on va commencer à vendre plus vu que le prix sera moins cher.

                        Mais il y a des grandes chances qu'un cd qui vend 1000 exemplaires dans le modèle traditionnel ne puisse jamais atteindre 1000 exemplaires dans le modèle PM, et sera donc plus cher.

                        Pour pallier à ça, on pourrait dire: on fixe un seuil maximal du prix du cd (disons 10 euros), comme ça, les premiers exemplaires n'ont pas pour effet de faire diminuer les vente. Le problème, c'est: que se passe-t-il si on ne vend que 800 exemplaires. On a juste fait une perte de 2000 euros.
                        Dans le modèle traditionnel, ce cas est compensé par les situations où on vend 1200 exemplaires où on a gagné 2000 euros. Dans le PM, on ne peut jamais compenser, car on ne peut jamais gagner plus que ce qu'on s'est fixé.

                        Pour la redistribution, je ne vois toujours pas de quoi vous parlez. Si vous avez un montant à répartir, la manière dont vous avez obtenu ce montant ne change absolument rien au problème.

                        Dans le PM, le montant qu'on veut obtenir va modifier le prix. Si le montant visé est 2 fois plus élevé, le prix sera 2 fois plus élevé pour un même nombre d'acheteurs. Mais comme le prix sera plus élevé, il y aura moins de personnes intéressée, il y aura donc moins d'acheteurs pour répartir sur le prix et le prix sera encore plus élevé.
                        En d'autres termes: plus vous voulez faire des bénéfices pour le cd A pour compenser le cd B, plus vous allez rendre le cd A inattractif. Vous me direz: on s'en fout, il suffit que 2 personnes paient pour A, ils paieront très cher, mais on aura l'argent. Mais dans ce cas, on voit bien que votre assertion comme quoi les prix seront moins chers est fausse (sans compter que les 2 personnes risquent d'être contentes et vont surement revenir acheter chez vous).

                        Le PM est un cercle vertueux une fois que le montant voulu est atteint: à ce moment-là, le prix du cd ne fait que baisser.
                        Mais le PM est un cercle vicieux lorsque le montant voulu n'est pas encore atteint: à ce moment-là, le prix du cd est cher et la probabilité que plus personne ne parie sur ce cd est un facteur de risque.
                        Or, pour atteindre le cercle vertueux, il faut d'abord passer par le cercle vicieux.
                        Ma prédiction est que les artistes ayant une petite probabilité d'être populaire (c-à-d tout ceux qui constituent la diversité culturelle) ne vont donc jamais atteindre le cercle vertueux, car les gens ne vont pas prendre le risque de parier sur eux alors qu'ils peuvent parier sur un artiste qui a bien plus de chances de ne pas rester coincé dans le cercle vicieux.

                        • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                          Posté par . Évalué à 0.

                          Comme vous le relevez, l’idée est effectivement de fixer un seul maximal du prix du CD (qui serait même plus aux alentours de 1 € que de 10 €)(et j’avais d’ailleurs aussi compris la même chose que vous au début).

                          Le fait que les prix seront moins chers n’est donc pas faux, surtout que les acheteurs seront progressivement remboursés d’une partie de ces 1 €. Et on n’est pas remboursé une fois que l’auteur a atteint son revenu escompté, on est remboursé au rythme des nouveaux achats.

                          Le montant qu’un auteur voudra obtenir jouera donc finalement peu sur les prix. La principale chose qui permettra à un créateur d’obtenir un revenu escompté plus important, c’est de vendre plus.

                          Et il est possible de prévoir des revenus escomptés qui tiennent compte du fait que des œuvres se vendent plus que d’autres et que des compensations sont nécessaires. Comme d’habitude. Ça ne changera strictement rien.

                          Menbiens

                          • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

                            Posté par . Évalué à 1.

                            Mais dans ce cas, cela signifie que si le créateur n'atteint pas le nombre escompté, il fera une perte, qui ne sera jamais compensée par un bénéfice obtenu en cas de dépassement du nombre escompté.
                            On peut se dire: après une perte, le créateur reverra le montant escompté à la hausse pour compenser la perte. Mais ça implique que soit le nombre escompté monte (ce qui serait encore plus dangereux. c'est un peu comme prendre une dette à 10% d'intérêt pour éponger une dette à 5%), soit le prix monte (et au final, on se retrouve avec un prix légèrement plus élevé que dans le modèle traditionnel).

                            (et comme dit par ailleurs, je ne comprends pas comment il peut vivre de son art avec 1€ par vente. Si c'est possible, pourquoi diable personne ne le fait actuellement ? (un morceau coute p-e 1€, mais un morceau par mois, c'est peu)
                            Quel que soit le prix pratiqué par le créateur lors du PM, cela implique que le créateur pourrait pratiquer exactement le même prix dans le modèle courant. Du coup, comment le PM pourrait-il être moins cher durant la période où le créateur n'a pas atteint le nombre escompté ?)

    • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

      Posté par . Évalué à 2.

      Avec le PM, la notion de prix change radicalement et il n'est pas facile de rompre avec des habitudes datant de l'Antiquité.
      Pour le vendeur, il doit choisir librement un premier prix unitaire, mais aussi un revenu escompté. Il y a deux autres paramètres à choisir; la vitesse de remboursement et la précision…mais passons sur ce détail. Pour l'acheteur potentiel, il doit décider de son achat en fonction du prix courant ET du revenu escompté, en évaluant la popularité de l'artiste.
      On peut voir aussi les choses plus simplement, sachant que les achats de biens immatériels s'effectuent en ⊔. Je peux très bien provisionner un compte en ⊔ tous les mois ou tous les ans très modestement et décider d'acheter les œuvres qui me plaisent tant que ce compte reste positif. Le fait d'attendre quelques semaines ou mois voit créditer mon comptes (par les micro remboursement de mes précédents achats), ce qui me permet d'acheter de nouvelles œuvres. C'est parfait dans la logique d'un ados qui doit attendre son anniversaire pour se payer un bien culturel….Il y a comme un effet "récompense de l'attente", qui me parait saint.
      Après le PM ne gère aucune solidarité entre les artistes, c'est du chacun pour soit vis à vis du public. Mais vu les inégalités du "star système" actuel, je ne suis pas certain que la solidarité joue énormément dans ce secteur. C'est ici que le Revenu de base a tout son sens; donner un minimum à tous, même aux plus nuls ou à ceux qui travaillent sur des choses très pointues.
      Enfin, un acheteur peut toujours acheter plusieurs instances du bien pour faire preuve de mécénat et accélérer la réception du revenu par l'artiste. Il peut aussi acheter pour d'autres personnes (cadeaux), mais je n'ai pas prévu de mécanisme de refus de remboursement.
      Le fait que le "Mérite" ne soit pas exactement proportionné à la "Popularité" est surement vrai, mais posons nous la question: quel autre système plus démocratique est-il possible ? Je continue à croire que demander l'évaluation par des pairs n'est pas la solution car cela officialise l'Art et le sclérose. Après, très bien qu'il y ait une aide publique, mais un bon artiste devrait pouvoir s'exprimer sur le Net sans aller pleurer au ministère de la Culture.

      • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

        Posté par . Évalué à 1.

        Merci pour cette réponse.

        D'un point de vue pratique, même avec l'idée d'un compte en ⊔, entre 2 artistes dont l'un a des chances d'être populaire et l'un moins, cela reste une mauvaise idée de soutenir le deuxième: mon microremboursement sera plus lent. En pratique, à l'heure actuelle, j'écoute aussi bien des artistes très populaires que très peu populaires. Si je savais que choisir uniquement les très populaires me permet d'obtenir 10x plus de musique, je risque d'abandonner des artistes peu populaires que j'aime moyennement alors que j'aurais acheté leur cd sinon.

        À propos de mécénat ou de solidarité, je pense que la situation actuelle, qui est effectivement pas terrible, est déjà mieux que ce qu'on obtiendrait dans le cas du partage marchand.
        À l'heure actuelle, on peut déjà racheter une deuxième fois un morceau. À l'heure actuelle, un artiste qui génère énormément d'argent voit une partie de celui-ci redistribué, via sa maison d'édition, vers les artistes débutants ou moins populaires (c'est surtout ce qui se passe dans les "petit label" où le but n'est pas de faire de l'argent mais de soutenir des artistes).
        Bref, je pense que structurellement, sur ce point de vue, le PM ne peut que faire pire (j'apprécie d'autre part les bonnes idées du PM).
        P-e que les avantages du PM compensent cet aspect. P-e pas.

        Le fait que le "Mérite" ne soit pas exactement proportionné à la "Popularité" est surement vrai, mais posons nous la question: quel autre système plus démocratique est-il possible ?

        Déjà, un retour en fonction de la popularité non-linéaire peut être envisager. J'imagine que vous connaissez la proposition de Stallman d'une fonction racine cubique. Évidemment, ça ne marche que s'il y a mise en commun de l'argent à un moment.
        À propos de l'évaluation par ses pairs ou du ministère de la culture, je pense que certaines craintes sont irréalistes (bcp de problèmes impliquent des situations très extrêmes ou des règles pas très malines).
        Également, dans le PM, les grands distributeurs auront aussi bcp de pouvoirs (à l'heure actuelle, tout le monde peut déjà distribuer sur internet, mais passer par spotify reste un gain énorme: les utilisateurs "normaux" de spotify n'iront JAMAIS chercher ailleurs sur le web tant que spotify leur fournit un bon catalogue).

        • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

          Posté par . Évalué à 0.

          J'ai un peu tendance à voir à long terme, avec un Net vraiment décentralisé, sans plateforme intermédiaire, juste des moteurs de recherche qui vous proposent des biens immatériels selon votre requête, sans avantager les gros. De plus, le cas de Deezer/Spotify (pour la musique) arrive à vendre par abonnement, alors que pour des e-book, je ne vais pas m'abonner à tout Gallimard! Je ne voudrais pas que l'on refasse l'arnaque de "FranceLoisir" en numérique; souscrire à un abonnement pour ne pas choisir ses consommations culturelles…ce serait le début de la fin! En musique, soit j'écoute une radio (donc gratuite, possiblement à thème), soit j'écoute un morceau acheté (à vie)…c'est le dilemme exploitation/exploration connu des roboticiens. Voir "bien immatériel" sur Wikipedia. La location de biens immatériels n'a pas de sens. Soit c'est un prêt (gratuit style bibliothèque, donc avec DRM), soit c'est un achat à vie sans DRM ni pub.

          Oui, c'est vrai que les labels et les éditeurs jouent un équilibrage entre leurs employés. Cela peut continuer à exister sous une forme de contrat d'assurance. L'artiste qui marche reverserait à son label une partie de son revenu pour aider ceux qui marchent moins bien, sachant qu'il y aurait une identité bien visible et compréhensible du label. Certains éditeurs publient tout ce qui se présente sans une vrai cohérence. Il faudrait que l'éditeur donne +/- obligatoirement une préface, histoire d'être un co-auteur. Dans la musique aussi, les groupes peuvent choisir de s'associer (dans la composition et dans la finance).
          Pour la proposition de Stallman, elle concerne le revenu/popularité, je ne crois pas qu'il parlais de mérite/popularité. Il me semble que le PM limite les revenus comme la racine cubique de Stallman, mais ne propose aucun remboursement, si bien que les acheteurs ne sont pas égaux….il a lancé une phrase ou deux, mais je n'ai pas vu de papier détaillé sur un modèle complet…avez vous plus d'info ?

          Je crois qu'il y a une confiance qui s'est cassée avec le numérique quand les "industries" ont demandé au jeunes de payer comme au temps des CD/K7. Les gens achètent un travail d'un artiste (ou groupe) et non à un label/éditeur/distributeur/ayant-droit et donc s'ils sentaient que leur argent va a l'artiste qui paye ensuite ses prestataires, je pense que les citoyens seraient plus enclins à faire confiance et à moins revendiquer la gratuité numérique et le piratage.

          Il est certain que les intermédiaires usent et useront de tout pour justifier leur présence sur le Net.

          • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

            Posté par . Évalué à 1.

            De plus, le cas de Deezer/Spotify (pour la musique) arrive à vendre par abonnement

            Lorsque je parlais de Spotify, c'était surtout en temps que "pourvoyeur de service de diffusion" et pas "loyeur de musique". Par exemple, certains artistes diffusent gratuitement en creative commons, mais vont quand même sur spotify. Là, certains utilisateurs les découvrent alors qu'ils ne l'auraient jamais fait autrement. À ce niveau spotify "contrôle" ses utilisateurs. Je ne trouve pas ça moins grave que le cas où on a un certain contrôle de la part des pairs ou du ministère de la culture.
            Par exemple, les utilisateurs voudront sans doute un "player distant" où ils peuvent écouter leur musique payée sur n'importe quel support. Les propriétaires de cette plateforme (qui peuvent même être les artistes populaires eux-mêmes) auront alors le contrôle de tout les clients de cette plateforme, plus attractive que les autres où les artistes populaires ne se trouvent pas.

            Cela peut continuer à exister sous une forme de contrat d'assurance.

            OK. Intéressant, mais à mon avis, ça ne sera pas la norme (je suis d'accord avec vous quand vous dites: "je ne suis pas certain que la solidarité joue énormément dans ce secteur").

            Pour la proposition de Stallman, elle concerne le revenu/popularité, je ne crois pas qu'il parlais de mérite/popularité. Il me semble que le PM limite les revenus comme la racine cubique de Stallman, mais ne propose aucun remboursement, si bien que les acheteurs ne sont pas égaux….il a lancé une phrase ou deux, mais je n'ai pas vu de papier détaillé sur un modèle complet…avez vous plus d'info ?

            C'est moi qui parle depuis le début de revenu/popularité, en disant qu'un créateur ne mérite pas forcément d'être plus ou moins payé par rapport à un autre moins ou plus populaire.
            Je ne vois pas trop comment le PM limite les revenus comme la racine cubique de Stallman. En pratique, il suffit de calculer le "revenu qu'on souhaite" en fonction de sa popularité pour obtenir exactement le même qu'avant.
            Je n'ai pas plus de détails sur l'idée de Stallman (j'aurais p-e du ne pas citer le nom, c'était juste pour aider à se souvenir du contexte si vous aviez déjà lu ça, et aussi montrer que je ne suis pas le seul à penser qu'une rémunération directement proportionnelle n'est pas forcément une bonne chose). Si j'ai bien compris l'idée de Stallman, les acheteurs paient tous le même forfait (d'une manière ou d'une autre), et ce forfait est redistribué entre créateur en se basant entre autres sur la popularité (dans une fonction racine cubique). Je ne cautionne pas le reste de l'idée de Stallman. Vous disiez que ne pas tenir compte de la popularité ne parait pas démocratique, je réponds juste que je ne suis pas contre le fait de tenir compte de la popularité, mais contre le fait d'une rémunération directement proportionnelle à celle-ci.

            Les gens achètent un travail d'un artiste (ou groupe) et non à un label/éditeur/distributeur/ayant-droit et donc s'ils sentaient que leur argent va a l'artiste qui paye ensuite ses prestataires, je pense que les citoyens seraient plus enclins à faire confiance et à moins revendiquer la gratuité numérique et le piratage.

            Je ne pense pas qu'un individu qui fonde un groupe soit naturellement plus "pur" qu'un individu qui fonde une maison d'édition. Le fait de retourner le système pour que l'artiste soit indépendant et plus "employé" de l'éditeur est selon moi une très bonne chose. Par contre, tant que les revenus seront directement proportionnel à la popularité, on aura des fortes accumulations chez certains (argent qui aurait du être mieux réparti). Que ceux-ci soient artistes ou pas, je pense qu'ils essayeront dans tout les cas d'en profiter.

        • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

          Posté par . Évalué à 0.

          Mais (à nouveau) pourquoi donc une maison d'édition ne pourrait-elle donc pas continuer à redistribuer une partie de l'argent qu'elle aura collecté en vendant des oeuvres via le partage marchand ?!?

          Et vous pourrez toujours globalement acquérir plus d’œuvres. Le prix joue toujours quand on achète un bien, mais ce n'a jamais été le seul facteur. Et on sera d'autant plus incité à acheter des œuvres d'artistes moins connus qu'elles seront moins onéreuses.

          Je réfléchi un peu pour tenter de trouver les mots juste pour Spotify.

          Néanmoins, on voit déjà que ça coince. Partant du principe que Spotify conviendrait pour tout, il n'y aurait plus aucune raison de demander la légalisation des échanges non marchand.

          Il me semble aussi qu'il pourrait être possible de créer une sorte de Spotify fonctionnant à partir du P2P.

          Menbiens

          • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

            Posté par . Évalué à 0.

            Cela part dans tous les sens et désolé, mais je ne suis pas votre logique !
            1/ j'ai expliqué que les titulaires des ids de PM doivent être des humains, pas des entreprises.
            2/ Spotify est une version de Licence Globale….c'est le genre d'intermédiaire privé qui énerve Lionel Maurel, et je suis bien d'accord avec lui.
            Imaginez, 10€/mois pour la musique 20€/mois pour les livres, 40€/mois pour le ciné, et à l'avenir 10€/mois pour les fichiers d'objet 3D.
            soit une centaine d'euros/mois quand la Contribution Créative ne demande que 5€ !
            mais surtout rien ne va dans les poches des États (Francais ici) et je ne vous raconte pas les ronds de jambes pour chaque artiste pour se faire accepter sur LA plateforme. Comment maitrisez-vous la commission prise par cette même plateforme ?
            Je critique le système même de l'abonnement payant. Un bien immatériel est soit prêté (gratuitement) avec un DRM et PUB (sinon ce serait un peu facile), soit vendu à vie à une personne, sans DRM ni PUB. La Culture n'est pas comme l'éducation ou la santé (prise en charge par la solidarité, par l'Etat) car se pose le pb de la redistribution équitable.
            Enfin, coté consommateur, vous avez peut être l'impression que 10€/mois, c'est donné, mais vous payez en fait pour un boulimique de musique. Imaginez avec le PM et le mécanisme de remboursement combien de zique vous pourriez acheter (posséder à vie) avec 10€/mois…je pense que la très grande majorité des gens s'en tirerait pour 2 ou 3€/mois.
            L'abonnement est inéquitable entre les gros consommateurs et les petits. Il se justifie quand techniquement, cela pose des difficultés de facturation, mais maintenant avec le Net, on peut facturer au morceau (iTune le fait très bien).
            …et si c'est pour découvrir (explorer) des nouveautés, la radio numérique gratuite est idéale.
            Encore une fois, rappelez vous FranceLoisir qui refilait à votre grand mère les invendus des éditeurs…non merci.

            • [^] # Re: Problème pour la diversité culturelle

              Posté par . Évalué à 0.

              Et bien moi je trouve que vous partez aussi dans tous les sens.

              En ce qui concerne les entreprises, vous n'avez pas expliqué, vous avez donné votre position. Et je ne suis pas d'accord. Comme d'autres. Et vous n'avez pas répondu à nos remarques.

              Au lieu de critiquer Spotify, France Loisirs, de dire que ceci doit être comme ceci ou comme cela, il me semble que vous devriez vous concentrer sur la technique (m'enfin, là je reconnais que vous répondiez à j-c_32 qui lui focalisait sur Spotify alors que d'autres choses existent aussi).

              Si la technique du Partage Marchand marche et est utile aux gens, elle sera adoptée.

              Pour ma part, j'ai l'impression que votre système est génial mais ne pourra jamais être mis en place avec vous parce que vous sortez trop de la "technique" pour vouloir mettre en place un système global et dire aux gens/aux entreprises/… ce qui doit être ou non.

              ça part en polémique pour rien. Alors qu'une simple technique qu'on choisit d'adopter ou non, ne poserait de difficulté à personne. Vraiment dommage.

              Menbiens

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