Ce qui est bien, quand on cite ses sources, c'est qu'on peut trouver l'origine des fake news. Cette image, dans sa traduction en français, ne vient pas du CIRC, mais de "la page des producteurs de lait", sur Facebook. Cela permet d'observer quelques erreurs :
* L'étude du CIRC n'a fait que reprendre (en page 12) le graphique de Soerjomataram et al. 2018
* La flèche "pesticides" n'est pas dans l'image originale
* Dans la dernière ligne, celle qui nous intéresse, "arsenic, benzène" a été curieusement traduite par "Substances chimiques de l'environnement"
Cela permet d'éclairer pourquoi on se retrouve à devoir débunker tant d'âneries dans ces colonnes : elles sont proférées avec une assurance éhontée par des personnes qui se renseignent principalement sur Facebook et ne se donnent pas la peine de recouper les informations qu'elles y pêchent.
Même avec le document manipulé sous les yeux, une personne un peu critique se demanderait pourquoi la flèche "pesticides" ne pointe pas vers les maladies professionnelles, les agriculteurs en étant tout de même les principales victimes. Pour en avoir le coeur net, j'ai vérifié l'article d'origine : les pesticides ne font tout simplement pas partie du périmètre de l'étude. Conclusion : vérifiez toujours vos sources.
En sciences expérimentales, on ne cherche pas à démontrer l’inexistence absolue d’une entité. On teste une hypothèse opérationnelle sous des conditions définies. Si des études suffisamment puissantes ne détectent aucun effet au-delà du seuil de détection, on conclut à l’absence d’effet dans ce domaine de validité.
C’est exactement ce qui se fait pour une autorisation de mise sur le marché : on ne prouve pas une absence métaphysique de risque, on établit qu’aucun effet délétère significatif n’a été observé malgré des protocoles conçus pour les détecter. Cette preuve d'absence est une obligation réglementaire.
L’argument de la licorne est un cas d'application de la [théière de Russell], qui concerne les entités non falsifiables. Si une hypothèse est formulée de manière à ne produire aucune conséquence testable, alors elle sort du champ scientifique. La [licorne rose invisible] en est une excellente illustration.
À l'inverse, lorsqu'une hypothèse est testable, par exemple l'existence d'un lien causal entre une exposition et une maladie, des outils comme les critères de Bradford Hill permettent d’évaluer si l’accumulation de données négatives justifie de conclure à l’absence d’un effet causal mesurable. C'est alors une preuve d'absence.
En science, la “preuve d’absence” signifie donc : absence d’un phénomène détectable dans des conditions spécifiées, avec un degré de confiance proportionné à la qualité et à la puissance des tests.
La preuve d'absence n'existe pas en science, sinon, prouves moi la non existence des licornes.
Rhétorique séduisante mais déconnectée du réel.
En sciences expérimentales, on ne cherche pas à démontrer l’inexistence absolue d’une entité. On teste une hypothèse opérationnelle sous des conditions définies. Si des études suffisamment puissantes ne détectent aucun effet au-delà du seuil de détection, on conclut à l’absence d’effet dans ce domaine de validité.
C’est exactement ce qui se fait pour une autorisation de mise sur le marché : on ne prouve pas une absence métaphysique de risque, on établit qu’aucun effet délétère significatif n’a été observé malgré des protocoles conçus pour les détecter. Cette preuve d'absence est une obligation réglementaire.
L’argument de la licorne est un cas d'application de la [théière de Russell], qui concerne les entités non falsifiables. Si une hypothèse est formulée de manière à ne produire aucune conséquence testable, alors elle sort du champ scientifique. La [licorne rose invisible] en est une excellente illustration.
À l’inverse, lorsqu’une hypothèse est testable, par exemple l'existence d'un lien causal entre une exposition et une maladie, des outils comme les critères de Bradford Hill permettent d’évaluer si l’accumulation de données négatives justifie de conclure à l’absence d’un effet causal mesurable. C'est alors une preuve d'absence.
En science, la “preuve d’absence” signifie donc : absence d’un phénomène détectable dans des conditions spécifiées, avec un degré de confiance proportionné à la qualité et à la puissance des tests.
Il n y aucun cancer dû aux pesticides (moins de 1 par an)
Ça ne correspond pas à l’état actuel des connaissances scientifiques. Pour ne citer qu'une seule méta-analyse, sur des dizaines voire de centaines de milliers de personnes (agriculteurs, applicateurs, population générale, femmes enceintes, etc.) :
Les associations les plus solides concernent notamment la leucémie aiguë myéloïde et le cancer colorectal, avec des résultats cohérents entre plusieurs études, parfois avec relation dose–effet
D’autres cancers montrent également des excès de risque selon les substances et les contextes d’exposition (lymphomes, myélome multiple, certains cancers hormonodépendants, etc.).
Les auteurs estiment que les données sont suffisantes pour justifier des politiques de réduction de l'exposition, on est donc très loin d’un phénomène marginal ou quasi nul. Dire qu’il n’y aurait "aucun cancer" dû aux pesticides n’est pas une position scientifique défendable : c'est une posture idéologique et politique.
Mettre en tête de discussion une contrevérité réfutée plusieurs messages plus bas n'est pas très honnête, voire carrément manipulateur. Désolé pour l'ad hominem, ce n'est pas dans mes habitudes, mais là ça devient flagrant. Puisqu'il faut réfuter plusieurs fois le même mensonge, je me copie-colle :
L'acétamipride a une demi vie de 17 jours max, ce n est pas persistant.
Les demi-vies sont mesurées en laboratoire, dans des conditions contrôlées. Sur le terrain, elles varient fortement selon la température, l'humidité, l'oxygénation, la composition du sol et l’activité microbienne. Dans une mare ou dans le foie d'un mammifère, par exemple, ces conditions peuvent être très défavorables, ralentir considérablement la dégradation, et permettre une accumulation. De plus, la toxicité des métabolites doit être prise en compte. Certaines études parlent d'une demi-vie de plus d'un an dans certains milieux.
"no conclusive evidence of higher hazards of acetamiprid compared to the previous assessment in the context of the renewal was found for genotoxicity, developmental toxicity, neurotoxicity including developmental neurotoxicity and immunotoxicity." EFSA
C'est vrai, à ce jour, on n'a pas de telles preuves. Cela dit, un avis éclairé doit savoir gérer l'incertitude ; absence de preuve n'est pas preuve d'absence. L'EFSA manifeste d'ailleurs cette prudence, qui semble te manquer, en précisant, juste après la phrase que tu cites : "En ce qui concerne les perturbateurs endocriniens, une évaluation des propriétés perturbatrices endocriniennes de l'acétamipride devrait être réalisée […]". D'autant plus que certaines études suggèrent qu'il pourrait y avoir un risque. Par exemple 1, 2, 3, 4.
Plutôt que de répéter les mêmes contrevérités sans nuance, on pourrait avoir une discussion constructive sur le fond, non ?
D9/D1, c'est le ratio entre "le plus pauvre des plus riches" et "le plus riche des plus pauvres".
Le décile supérieur est généralement qualifié d'"aisé" ou très "aisé". Quand on parle des "riches" et "très riches", c'est souvent autour des 1%. Les "ultra-riches", c'est le top 0,1% ou moins.
Donc quand tu parles de D9/D1 tu ne dis quasiment rien sur les riches. Calculer le ratio entre la moyenne de D9 et la moyenne de D1, c'est déjà beaucoup plus significatif à ce sujet car ça prend davantage en compte les écarts extrêmes, où se situent les riches et ultra-riches.
L’argument "sinon on importera" pourrait justifier de ne jamais interdire aucune substance risquée. On l’aurait dit pour le DDT ou l’amiante. La vraie question n’est pas de savoir si une régulation crée des tensions économiques (c’est toujours le cas) mais si le risque est acceptable. Et si le problème est l'absence d’harmonisation européenne, alors la réponse cohérente est d'aller vers plus de coordination, pas vers l’inaction.
L'avis de l'ECHA
Je ne pense pas que tu ais lu le papier que tu cites, ni que tu connaisses son contexte de publication. Il s'agit d'un avis de l'ECHA pour l'autorisation de mise sur le marché de l'acétamipride. Il a été publié dans la période où les dernières données scientifiques se traduisaient progressivement par des interdictions au niveau national et européen. Il se base quasiment exclusivement sur des études d'innocuité fournies par le candidat. Parfois, marginalement, une ou deux études académiques s'y glissent. Cela repose donc essentiellement sur la bonne volonté du marchand d'acétamipride.
L'avis de l'ECHA ne classe pas l'acétamipride comme CMR, c’est exact. Néanmoins, il mentionne des risques "inacceptables pour l'eau, les sédiments, les eaux souterraines, et le sol pour plusieurs catégories d'animaux". En page 11, il mentionne les critères que l'acétamipride ne satisfait pas et qui justifient d'en faire un candidat à la substitution. Il indique qu'il n'existe pas de consensus sur l'évaluation de la toxicité pour les abeilles, et qu'une évaluation révisée pourrait s'avérer nécessaire. Pour simplifier : l'ECHA ne fait qu'appliquer la loi, la loi est silencieuse, donc elle passe son tour. En synthèse, le document propose de reclasser l'acétamipiride :
de "dangereux si avalé" à "toxique si avalé"
de "dangereux pour la vie aquatique avec des effets de longue durée" à "très dangereux pour la vie aquatique avec des effets de longue durée"
Conclusion : tu as exhibé un document qui, malgré son ancienneté au regard de l'évolution des connaissances scientifiques, plaide assez nettement contre l'acétamipride.
"For human health, no conclusive evidence of higher hazards of acetamiprid compared to the previous assessment in the context of the renewal was found for genotoxicity, developmental toxicity, neurotoxicity including developmental neurotoxicity and immunotoxicity."
C'est vrai, à ce jour, on n'a pas de telles preuves. Cela dit, un avis éclairé doit savoir gérer l'incertitude ; absence de preuve n'est pas preuve d'absence. L'EFSA manifeste d'ailleurs cette prudence, qui semble te manquer, en précisant, juste après la phrase que tu cites : "En ce qui concerne les perturbateurs endocriniens, une évaluation des propriétés perturbatrices endocriniennes de l'acétamipride devrait être réalisée […]". D'autant plus que certaines études suggèrent qu'il pourrait y avoir un risque. Par exemple 1, 2, 3, 4.
C'est un insecticide pour tuer les ravageurs, donc oui, il tue des insectes.
Et les collemboles. Et les acariens. Et les vers de terre. Et certains poissons. Et sans parler des effets sub-létaux sur les batraciens, oiseaux et mammifères.
Mais avec une demi-vie de 5,5 à 17,4 jours, la durée d'exposition est courte.
Les demi-vies sont mesurées en laboratoire, dans des conditions contrôlées. Sur le terrain, elles varient fortement selon la température, l'humidité, l'oxygénation, la composition du sol et l’activité microbienne. Dans une mare ou dans le foie d'un mammifère, par exemple, ces conditions peuvent être très défavorables, ralentir considérablement la dégradation, et permettre une accumulation. De plus, la toxicité des métabolites doit être prise en compte.
L'acetamipride dans la version utilisé en enrobage, n'a pas les effets nefastes de sa version pulvérisée.
C'est vrai qu'il élimine le risque de diffusion aérienne du pesticide. Mais à quel prix environnemental ? Avec l'enrobage, le traitement qui était alors conditionnel devient systématique. Chaque hectare semé reçoit donc la molécule, y compris lorsque le ravageur est absent ou ne se développe pas cette année-là. Exit donc la lutte intégrée, qui repose sur l’observation, la hiérarchisation des moyens et l’usage parcimonieux des insecticides. Même si la dose par graine est faible, la diffusion environnementale peut ainsi être plus large et plus continue qu’un traitement ponctuel déclenché uniquement quand il est nécessaire.
La betrave n'a pas de fleur, donc n'intoxique pas les abeilles.
Les pollinisateurs ne se réduisent pas à Apis mellifera. La pollinisation est assurée par plusieurs milliers d’espèces d’insectes : abeilles sauvages (osmies, andrènes, mégachiles), bourdons, syrphes, papillons, coléoptères… Beaucoup de ces espèces nichent dans le sol, ont des rayons de butinage plus courts, des cycles de vie plus fragmentés, et sont souvent plus sensibles aux contaminations diffuses du milieu. Un insecticide peut ainsi affecter directement les larves et les adultes de pollinisateurs, sans aucun lien avec une fleur.
L'agence européenne, comme les autres pays européens, ne voient pas de toxicité.
Dans son avis de 2024, l’EFSA souligne des "incertitudes majeures" des risques de toxicité pour le neurodéveloppement et recommande de diviser par cinq la dose journalière admissible et la dose de référence aigüe de l’acétamipride. Elle souligne aussi la nécessité de données supplémentaires pour permettre "une évaluation appropriée des dangers et des risques".
L'ECHA, quant à elle, conclut que l'acétamipride est toxique et très persistant, en faisant un candidat pour la substitution (source) : c'est une incitation réglementaire forte à remplacer l'acétamipride par autre chose.
Pourquoi suicider notre agriculture ?
Fan de Margareth Thatcher ? Le débat réel n’est pas "acétamipride ou agriculture morte", mais "quel modèle agricole à moyen et long terme". Le recours massif aux insecticides peut stabiliser un rendement à court terme, tout en fragilisant les écosystèmes auxiliaires, ce qui accroît la vulnérabilité future des cultures. L'enjeu n'est pas idéologique : c'est une question de soutenabilité et de gestion du risque. Évitons les faux dilemmes qui nuisent au débat.
C'est une solution de niche pour les personnes qui ne sont pas responsables d'êtres chers, qui ne sont pas à la recherche d'emploi ou de clientèle, qui ne pratiquent pas le travail en réseau etc.
Alors tu vas sans doute m'apprendre de choses, parce qu'à ma connaissance, les experts utilisent essentiellement l'analyse basée sur la consommation, et Oxfam la seule organisation à proposer une analyse basée sur l'impact des revenus ajouté à l'impact de la consommation.
Mais vas-y, montre moi sur quelles normes internationales s'appuie Oxfam pour justifier son approche.
Je pense que c'est une erreur de compter le patrimoine de la même manière que la consommation.
Oui, je suis d'accord. Pour mesurer l'impact d'une personne, on peut regarder soit ses dépenses, soit ses revenus, dont les revenus du patrimoine. En général, on préfère regarder l'impact des dépenses, parce que c'est bien plus compliqué de calculer l'impact environnemental d'un salarié, et encore plus de donner du sens à ce calcul.
Mais les dépenses des uns étant les revenus des autres, si on additionne les dépenses aux revenus, l'impact global calculé est alors le double de l'impact réel. Cette addition n'a pas de sens.
Je partage l'analyse d'Oxfam sur la responsabilité disproportionnée des ultra-riches, mais cette méthodologie ne leur fait pas honneur. Par ailleurs, on oublie aussi un peu trop vite que les smicards français font partie des 20% les plus riches du monde. Les ultra-riches sont certainement ceux qui doivent faire le plus d'efforts, mais ça ne doit pas dispenser le "Français moyen" d'en faire aussi.
C'est possible sans force brute. J'ai trouvé en commençant par encadrer la valeur d'une des boîtes.
Techniquement, il y a une étape où je suis passé par un algorithme glouton, mais je ne considère pas ça comme de la force brute, car cette étape se fait rapidement de tête.
Curieusement, je n'ai pas eu besoin de l'info "Au moins l’une d’entre elles contient au moins 1 euro."
Optimisation par colonies de fourmis pour le problème du sac à dos multidimensionnel
C'est pourtant simple : un sac à dos multidimensionnel est un sac à dos qui est plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur. Le problème de ces sacs à dos, c'est qu'ils sont tellement grands à l'intérieur qu'il devient difficile d'y retrouver ses affaires, surtout si on ne veut pas y mettre plus que le bras.
Le sujet de l'organisation des fourmis est un domaine actif de l'entomologie. En particulier, on comprend mal comment les fourmis font pour toujours retrouver leurs affaires malgré un désordre apparent et le rejet de la propriété privée. De plus les colonies de fourmi sont connues pour très bien occuper l'espace dont elles disposent.
L'optimisation proposée consiste ainsi à installer une colonie de fourmis dans le sac à dos pour les laisser traiter le rangement des affaires qu'on y met. L'originalité de leur approche a consisté en un protocole d'échange humain-fourmi qui garantit d'une part la récupération des affaires qu'on confie aux fourmis, et d'autre part la viabilité de la colonie (théoriquement).
C'est une étude intéressante avec des débouchés prometteurs, mais j'ai des réserves sur l'applicabilité d'une telle solution pour stocker de la nourriture.
[…] une personne est pénalement responsable et peut être punie pour un crime relevant de la compétence de la Cour si :
[…]
c) En vue de faciliter la commission d’un tel crime, elle apporte son aide, son concours ou toute autre forme d’assistance à la commission ou à la tentative de commission de ce crime, y compris en fournissant les moyens de cette commission ;
d) Elle contribue de toute autre manière à la commission ou à la tentative de commission d’un tel crime par un groupe de personnes agissant de concert. Cette contribution doit être intentionnelle et, selon le cas :
[…]
ii) Être faite en pleine connaissance de l’intention du groupe de commettre ce crime ;
Mais les Etats-Unis sont hors de la juridiction de la Cour Pénale Internationale et ont même adopté des lois pour bloquer toute coopération avec elle. Je ne connais vraiment pas le droit américain, mais Microsoft pourrait être sous le coup du Genocid Accountability Act, du War Crimes Act de la doctrine Aiding and abetting. Si Les USA voulaient les sanctionner.
[…] les entreprises doivent faire preuve de diligence raisonnable en matière de droits de l’homme. Ce processus devrait consister à évaluer les incidences effectives et potentielles sur les droits de l’homme, à regrouper les constatations et à leur donner une suite, à suivre les mesures prises et à faire savoir comment il est remédié à ces incidences.
[…]
Il peut y avoir complicité lorsque l’entreprise commerciale contribue, ou paraît contribuer, à des incidences négatives sur les droits de l’homme causées par des tiers.
[…] les entreprises qui exercent une telle diligence ne devraient pas en conclure que cela les exonérera automatiquement et entièrement en soi de toute responsabilité si elles ont commis des atteintes aux droits de l’homme ou y ont contribué.
Donc le statut légal des entreprises qui assure un service à un État dans ses crimes est incertain. Mais il est certain que Microsoft (et d'autres) ne peuvent pas plausiblement nier qu'ils savent qu'Israël se sert de leurs service pour commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'Humanité. Légalement, il ont certainement les meilleurs avocats du monde. Mais moralement, leur complicité est indiscutable.
La persistance de 4 à 7 jours correspond à ce qui a été mesuré dans des conditions de laboratoires, idéales en terme d'aération, d'activité microbiotique, de pH, de température et de luminosité, entre autres. Ce sont des études qui sont faites pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché (AMM). Elles respectent les [Bonnes pratiques de laboratoire]] (BPL) et la réglementation, mais ne correspondent pas souvent à la réalité.
Les études dans des conditions plus réalistes sont plus complexes à réaliser. C'est pourquoi il est souvent trop coûteux de les faire en conformité avec les BPL. D'autant plus qu'elles ne sont pas exigées pour l'AMM, donc les industriels s'en passent et les laboratoires indépendants ont peu d'intérêt à les réaliser. Résultat : les agences règlementaires ne retiennent que les études BPL et donnent leur avis sans prendre en compte ce qui se passe dans des conditions réalistes.
C'est pourtant bien dans ces études que l'on peut prendre en compte la complexité et la diversité des écosystèmes, les effets cumulatifs des expositions répétées, les effets cocktail, ou l'activité biochimique en milieu dégradé.
Pourtant, l'EFSA recense effectivement des demi-vies supérieures à quelques semaines (ici, par exemple)
Les métabolites de l'acétamipride, comme l'IM-1-2 ou l'ACE-AM sont encore assez mal connus, mais des études montrent quand même leur toxicité environnementale. Là aussi, la réglementation est imparfaite, en n'exigeant pas toujours leur évaluation.
Il faut bien distinguer le risque d'un pesticide sur les consommateurs, sur les utilisateurs, et sur l'environnement.
L'article a raison d'indiquer que le risque de l'acétamipride sur le consommateur est faible, voire très faible. Il semble également assez faible pour les agriculteurs et leur voisinage, hormis en cas de gros accident.
C'est le risque environnemental qui est important et qui a justifié l'interdiction globale des néonicotinoïdes. Là, on a bien repéré sa persistance dans les milieux (sol, eaux). Les risques sont bien identifiés et les preuves sont solides.
Par ailleurs, attention à ne pas confondre les avis des agences réglementaires comme l'ANSES ou l'EFSA avec les avis des organismes scientifiques comme l'INSERM ou, dans d'autres contexte, le CIRC. Les agences réglementaires ne représentent pas la science, elles représentent la loi.
if (int num_fired = fire_off(argc)) {
// checks for num_fired is non-zero
}
Vous pensez que vous allez utiliser ça ? C'est une fonctionnalité dont j'ai souvent eu envie, mais les risques de confusion entre comparaison et assignation me paraissent assez importants.
J'ai souvenir d'une tentative d'introduction de backdoor dans le code de Linux, il y a bien longtemps :
Avec l'apparence d'une comparaison, l'user ID passait à 0, et l'utilisateur devenait root. C'est quand même difficile à détecter, sans doute suffisamment pour en décourager l'usage.
Je confirme ! Je suis à 1530 onglets onglet :( 95 % d'entre eux correspondent à une action que j'aimerais faire : lire l'article, faire une recherche sur une info trouvée sur la page, compléter mes notes, etc. Environ une fois par an, j'arrive à prendre les choses en main et à descendre à environ 700 onglets ouverts.
J'ai essayé de mettre les moins prioritaires dans des marque pages à consulter. Résultat : plusieurs centaines de marques pages classés qui moisissent à un endroit où je ne vais jamais. Leur avenir le plus probable est que je les supprime progressivement au fil des années, au fur et à mesure que je réoriente mes centres d'intérêt.
Mes 5 centimes : c'était davantage vrai avec les voitures anciennes, beaucoup moins depuis les années 90-2000 :
les moteurs modernes sont conçus pour atteindre leur température nominale en roulant ;
l'injection électronique ajuste automatiquement le mélange air-carburant à la température, donc pas de gain de ce côté là ;
Le ralenti fait chauffer moins vite le pot catalytique, qui a besoin d'être chaud pour bien fonctionner ;
Les huiles modernes sont formulées pour rester suffisamment fluides à basse température, en particulier si on prend de la 5W30 ;
La lubrification complète du moteur se fait en quelques secondes, pas plusieurs minutes ;
Quand on laisse tourner un moteur froid au ralenti, il y a des histoire de suie et d'encrassement qui entrent en jeu (mais là c'est trop technique pour moi).
Donc, quand il fait froid, faire chauffer le moteur 10 à 30 seconde et rouler tranquillement les 5 premières minutes, ça suffit. D'ailleurs, sur certaines voitures, il y a un indicateur qui est allumé lorsque le moteur n'est pas assez chaud pour une conduite plus dynamique.
Avec des photos extrêmement léchées, faites par un photographe travaillant pour Reworld Media, champion français du publi-rédactionnel et de l'uberisation des journalistes,
Sur un site dont 90% du contenu est rédigé par le directeur de publication et a le même style publi-rédactionnel.
Hop, je moinsse le lien, je souhaite que LinuxFr reste un site sans pub.
Le problème n'est pas quelle soit provisoire mais d'avoir le temps de trouver une autre solution.
Le problème, c'est surtout de croire qu'on trouvera nécessairement une autre solution, comme d'autres croient au retour du Messie. Oui, on trouvera peut-être une autre solution. Peut-être qu'elle sera mieux, peut-être qu'elle sera beaucoup plus contraignante, peut-être que que les seules solutions qu'on trouvera sont celles qu'on employait il y a quelques siècles.
Les réserves annoncés le sont pour un doublement du prix du marché, plus on augmente le prix, plus il y a de réserve et plus le recyclage devient rentable
Les analyses purement économiques sont à mon sens assez creuses, ce sont les flux physiques qu'il faut évaluer. Plutôt que de parler d'une coût d'accès à une ressource, ou du coût du recyclage, il vaut mieux s'intéresser au coût énergétique, par exemple, ça permet d'éviter les analyses économiques spéculatives en restant plus proche des réalités. Ca permet aussi de comprendre qu'à moins de développer une dizaine de technologies miraculeuses dans le siècle qui vient, les réserves ne gonfleront pas comme un ballon de baudruche et que le recyclage ne sera jamais une opération neutre. Sur ce dernier point, tu peux par exemple lire Philippe Bihouix.
On a 100 ans de réserve d'Uranium pour les réacteur actuels, si on passe en Gen 4 (surgenerateur) on fait presque x100. Une central nucléaire est toujours une machine à vapeur plus besoin de charbon.
100 ans de réserves d'uranium dans un contexte où le nucléaire fait 5% du mix énergétique mondial, ça fait 20 ans si on passe à 100 %… Quand aux surgénérateurs, ça reste une éventualité, mais il n'est pas raisonnable de miser l'avenir de l'humanité sur une éventualité.
Par définition, le traitement d'information n'utilise pas d'énergie.
Pas tout à fait : Principe de Landauer. Mais bon, là tu parles de techniques spéculatives, pas du monde concret. J'aime bien la SF, mais c'est là pas le sujet.
[la croissance] est la somme des factures des entreprises en gros.
Oui, et dans un monde un peu plus rationnel, les externalités négatives seraient facturées aux entreprises. Et on constaterait que le monde est en récession depuis au moins quelques décennies.
Si intelligence est le moteur de la croissance (IA, science,…) tout cela a besoin de très peu de ressource comparativement à l'industrie.
Là on peut commencer à trouver un terrain d'entente :) La manière la plus intelligente de faire, dans le contexte actuelle, consiste à ne pas s’accrocher à un mode de vie toxique, mais à engager des évolutions sociétales, culturelles et politiques. Une forme de "croissance" culturelle, quoi. Ça a effectivement besoin de peu de ressources par rapport à ce que l'on fait actuellement, et ça permet de diviser par 4 son empreinte sans diviser par 4 sa qualité de vie.
[^] # Re: Le sucre est une drogue dur
Posté par sobriquet . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 3 (+1/-0).
Ce qui est bien, quand on cite ses sources, c'est qu'on peut trouver l'origine des fake news. Cette image, dans sa traduction en français, ne vient pas du CIRC, mais de "la page des producteurs de lait", sur Facebook. Cela permet d'observer quelques erreurs :
* L'étude du CIRC n'a fait que reprendre (en page 12) le graphique de Soerjomataram et al. 2018
* La flèche "pesticides" n'est pas dans l'image originale
* Dans la dernière ligne, celle qui nous intéresse, "arsenic, benzène" a été curieusement traduite par "Substances chimiques de l'environnement"
Cela permet d'éclairer pourquoi on se retrouve à devoir débunker tant d'âneries dans ces colonnes : elles sont proférées avec une assurance éhontée par des personnes qui se renseignent principalement sur Facebook et ne se donnent pas la peine de recouper les informations qu'elles y pêchent.
Même avec le document manipulé sous les yeux, une personne un peu critique se demanderait pourquoi la flèche "pesticides" ne pointe pas vers les maladies professionnelles, les agriculteurs en étant tout de même les principales victimes. Pour en avoir le coeur net, j'ai vérifié l'article d'origine : les pesticides ne font tout simplement pas partie du périmètre de l'étude. Conclusion : vérifiez toujours vos sources.
[^] # Re: J'avais hésité
Posté par sobriquet . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 3 (+1/-0). Dernière modification le 15 février 2026 à 14:30.
Rhétorique séduisante mais déconnectée du réel.
En sciences expérimentales, on ne cherche pas à démontrer l’inexistence absolue d’une entité. On teste une hypothèse opérationnelle sous des conditions définies. Si des études suffisamment puissantes ne détectent aucun effet au-delà du seuil de détection, on conclut à l’absence d’effet dans ce domaine de validité.
C’est exactement ce qui se fait pour une autorisation de mise sur le marché : on ne prouve pas une absence métaphysique de risque, on établit qu’aucun effet délétère significatif n’a été observé malgré des protocoles conçus pour les détecter. Cette preuve d'absence est une obligation réglementaire.
L’argument de la licorne est un cas d'application de la [théière de Russell], qui concerne les entités non falsifiables. Si une hypothèse est formulée de manière à ne produire aucune conséquence testable, alors elle sort du champ scientifique. La [licorne rose invisible] en est une excellente illustration.
À l'inverse, lorsqu'une hypothèse est testable, par exemple l'existence d'un lien causal entre une exposition et une maladie, des outils comme les critères de Bradford Hill permettent d’évaluer si l’accumulation de données négatives justifie de conclure à l’absence d’un effet causal mesurable. C'est alors une preuve d'absence.
En science, la “preuve d’absence” signifie donc : absence d’un phénomène détectable dans des conditions spécifiées, avec un degré de confiance proportionné à la qualité et à la puissance des tests.
[^] # Re: J'avais hésité
Posté par sobriquet . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 6 (+4/-0).
Rhétorique séduisante mais déconnectée du réel.
En sciences expérimentales, on ne cherche pas à démontrer l’inexistence absolue d’une entité. On teste une hypothèse opérationnelle sous des conditions définies. Si des études suffisamment puissantes ne détectent aucun effet au-delà du seuil de détection, on conclut à l’absence d’effet dans ce domaine de validité.
C’est exactement ce qui se fait pour une autorisation de mise sur le marché : on ne prouve pas une absence métaphysique de risque, on établit qu’aucun effet délétère significatif n’a été observé malgré des protocoles conçus pour les détecter. Cette preuve d'absence est une obligation réglementaire.
L’argument de la licorne est un cas d'application de la [théière de Russell], qui concerne les entités non falsifiables. Si une hypothèse est formulée de manière à ne produire aucune conséquence testable, alors elle sort du champ scientifique. La [licorne rose invisible] en est une excellente illustration.
À l’inverse, lorsqu’une hypothèse est testable, par exemple l'existence d'un lien causal entre une exposition et une maladie, des outils comme les critères de Bradford Hill permettent d’évaluer si l’accumulation de données négatives justifie de conclure à l’absence d’un effet causal mesurable. C'est alors une preuve d'absence.
En science, la “preuve d’absence” signifie donc : absence d’un phénomène détectable dans des conditions spécifiées, avec un degré de confiance proportionné à la qualité et à la puissance des tests.
[^] # Re: Le sucre est une drogue dur
Posté par sobriquet . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 4 (+2/-0). Dernière modification le 14 février 2026 à 16:39.
Ça ne correspond pas à l’état actuel des connaissances scientifiques. Pour ne citer qu'une seule méta-analyse, sur des dizaines voire de centaines de milliers de personnes (agriculteurs, applicateurs, population générale, femmes enceintes, etc.) :
Les auteurs estiment que les données sont suffisantes pour justifier des politiques de réduction de l'exposition, on est donc très loin d’un phénomène marginal ou quasi nul. Dire qu’il n’y aurait "aucun cancer" dû aux pesticides n’est pas une position scientifique défendable : c'est une posture idéologique et politique.
[^] # Re: J'avais hésité
Posté par sobriquet . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 6 (+4/-0).
Mettre en tête de discussion une contrevérité réfutée plusieurs messages plus bas n'est pas très honnête, voire carrément manipulateur. Désolé pour l'ad hominem, ce n'est pas dans mes habitudes, mais là ça devient flagrant. Puisqu'il faut réfuter plusieurs fois le même mensonge, je me copie-colle :
Les demi-vies sont mesurées en laboratoire, dans des conditions contrôlées. Sur le terrain, elles varient fortement selon la température, l'humidité, l'oxygénation, la composition du sol et l’activité microbienne. Dans une mare ou dans le foie d'un mammifère, par exemple, ces conditions peuvent être très défavorables, ralentir considérablement la dégradation, et permettre une accumulation. De plus, la toxicité des métabolites doit être prise en compte. Certaines études parlent d'une demi-vie de plus d'un an dans certains milieux.
C'est vrai, à ce jour, on n'a pas de telles preuves. Cela dit, un avis éclairé doit savoir gérer l'incertitude ; absence de preuve n'est pas preuve d'absence. L'EFSA manifeste d'ailleurs cette prudence, qui semble te manquer, en précisant, juste après la phrase que tu cites : "En ce qui concerne les perturbateurs endocriniens, une évaluation des propriétés perturbatrices endocriniennes de l'acétamipride devrait être réalisée […]". D'autant plus que certaines études suggèrent qu'il pourrait y avoir un risque. Par exemple 1, 2, 3, 4.
Plutôt que de répéter les mêmes contrevérités sans nuance, on pourrait avoir une discussion constructive sur le fond, non ?
[^] # Re: 2025
Posté par sobriquet . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 4 (+2/-0).
D9/D1, c'est le ratio entre "le plus pauvre des plus riches" et "le plus riche des plus pauvres".
Le décile supérieur est généralement qualifié d'"aisé" ou très "aisé". Quand on parle des "riches" et "très riches", c'est souvent autour des 1%. Les "ultra-riches", c'est le top 0,1% ou moins.
Donc quand tu parles de D9/D1 tu ne dis quasiment rien sur les riches. Calculer le ratio entre la moyenne de D9 et la moyenne de D1, c'est déjà beaucoup plus significatif à ce sujet car ça prend davantage en compte les écarts extrêmes, où se situent les riches et ultra-riches.
[^] # Re: 2025
Posté par sobriquet . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 5 (+3/-0).
Et, d'après la même source, ce ratio suit une tendance croissante depuis 1996 (6,2 à l'époque).
[^] # Re: J'avais hésité
Posté par sobriquet . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 6 (+4/-0).
L’argument "sinon on importera" pourrait justifier de ne jamais interdire aucune substance risquée. On l’aurait dit pour le DDT ou l’amiante. La vraie question n’est pas de savoir si une régulation crée des tensions économiques (c’est toujours le cas) mais si le risque est acceptable. Et si le problème est l'absence d’harmonisation européenne, alors la réponse cohérente est d'aller vers plus de coordination, pas vers l’inaction.
Je ne pense pas que tu ais lu le papier que tu cites, ni que tu connaisses son contexte de publication. Il s'agit d'un avis de l'ECHA pour l'autorisation de mise sur le marché de l'acétamipride. Il a été publié dans la période où les dernières données scientifiques se traduisaient progressivement par des interdictions au niveau national et européen. Il se base quasiment exclusivement sur des études d'innocuité fournies par le candidat. Parfois, marginalement, une ou deux études académiques s'y glissent. Cela repose donc essentiellement sur la bonne volonté du marchand d'acétamipride.
L'avis de l'ECHA ne classe pas l'acétamipride comme CMR, c’est exact. Néanmoins, il mentionne des risques "inacceptables pour l'eau, les sédiments, les eaux souterraines, et le sol pour plusieurs catégories d'animaux". En page 11, il mentionne les critères que l'acétamipride ne satisfait pas et qui justifient d'en faire un candidat à la substitution. Il indique qu'il n'existe pas de consensus sur l'évaluation de la toxicité pour les abeilles, et qu'une évaluation révisée pourrait s'avérer nécessaire. Pour simplifier : l'ECHA ne fait qu'appliquer la loi, la loi est silencieuse, donc elle passe son tour. En synthèse, le document propose de reclasser l'acétamipiride :
Conclusion : tu as exhibé un document qui, malgré son ancienneté au regard de l'évolution des connaissances scientifiques, plaide assez nettement contre l'acétamipride.
C'est vrai, à ce jour, on n'a pas de telles preuves. Cela dit, un avis éclairé doit savoir gérer l'incertitude ; absence de preuve n'est pas preuve d'absence. L'EFSA manifeste d'ailleurs cette prudence, qui semble te manquer, en précisant, juste après la phrase que tu cites : "En ce qui concerne les perturbateurs endocriniens, une évaluation des propriétés perturbatrices endocriniennes de l'acétamipride devrait être réalisée […]". D'autant plus que certaines études suggèrent qu'il pourrait y avoir un risque. Par exemple 1, 2, 3, 4.
Et les collemboles. Et les acariens. Et les vers de terre. Et certains poissons. Et sans parler des effets sub-létaux sur les batraciens, oiseaux et mammifères.
Les demi-vies sont mesurées en laboratoire, dans des conditions contrôlées. Sur le terrain, elles varient fortement selon la température, l'humidité, l'oxygénation, la composition du sol et l’activité microbienne. Dans une mare ou dans le foie d'un mammifère, par exemple, ces conditions peuvent être très défavorables, ralentir considérablement la dégradation, et permettre une accumulation. De plus, la toxicité des métabolites doit être prise en compte.
[^] # Re: J'avais hésité
Posté par sobriquet . En réponse au lien [HS] Non c’est Non, Monsieur Duplomb !. Évalué à 10 (+13/-1). Dernière modification le 09 février 2026 à 13:51.
C'est vrai qu'il élimine le risque de diffusion aérienne du pesticide. Mais à quel prix environnemental ? Avec l'enrobage, le traitement qui était alors conditionnel devient systématique. Chaque hectare semé reçoit donc la molécule, y compris lorsque le ravageur est absent ou ne se développe pas cette année-là. Exit donc la lutte intégrée, qui repose sur l’observation, la hiérarchisation des moyens et l’usage parcimonieux des insecticides. Même si la dose par graine est faible, la diffusion environnementale peut ainsi être plus large et plus continue qu’un traitement ponctuel déclenché uniquement quand il est nécessaire.
Les pollinisateurs ne se réduisent pas à Apis mellifera. La pollinisation est assurée par plusieurs milliers d’espèces d’insectes : abeilles sauvages (osmies, andrènes, mégachiles), bourdons, syrphes, papillons, coléoptères… Beaucoup de ces espèces nichent dans le sol, ont des rayons de butinage plus courts, des cycles de vie plus fragmentés, et sont souvent plus sensibles aux contaminations diffuses du milieu. Un insecticide peut ainsi affecter directement les larves et les adultes de pollinisateurs, sans aucun lien avec une fleur.
Dans son avis de 2024, l’EFSA souligne des "incertitudes majeures" des risques de toxicité pour le neurodéveloppement et recommande de diviser par cinq la dose journalière admissible et la dose de référence aigüe de l’acétamipride. Elle souligne aussi la nécessité de données supplémentaires pour permettre "une évaluation appropriée des dangers et des risques".
L'ECHA, quant à elle, conclut que l'acétamipride est toxique et très persistant, en faisant un candidat pour la substitution (source) : c'est une incitation réglementaire forte à remplacer l'acétamipride par autre chose.
Fan de Margareth Thatcher ? Le débat réel n’est pas "acétamipride ou agriculture morte", mais "quel modèle agricole à moyen et long terme". Le recours massif aux insecticides peut stabiliser un rendement à court terme, tout en fragilisant les écosystèmes auxiliaires, ce qui accroît la vulnérabilité future des cultures. L'enjeu n'est pas idéologique : c'est une question de soutenabilité et de gestion du risque. Évitons les faux dilemmes qui nuisent au débat.
# solution de niche
Posté par sobriquet . En réponse au lien Je ne suis plus joignable par téléphone⁽¹⁾. Évalué à 10 (+12/-2).
C'est une solution de niche pour les personnes qui ne sont pas responsables d'êtres chers, qui ne sont pas à la recherche d'emploi ou de clientèle, qui ne pratiquent pas le travail en réseau etc.
[^] # Re: FUD partiel ?
Posté par sobriquet . En réponse au lien "Les ultra-riches brûlent la planète à une vitesse vertigineuse": Oxfam dénonce les inégalités.... Évalué à 2.
Alors tu vas sans doute m'apprendre de choses, parce qu'à ma connaissance, les experts utilisent essentiellement l'analyse basée sur la consommation, et Oxfam la seule organisation à proposer une analyse basée sur l'impact des revenus ajouté à l'impact de la consommation.
Mais vas-y, montre moi sur quelles normes internationales s'appuie Oxfam pour justifier son approche.
[^] # Re: FUD partiel ?
Posté par sobriquet . En réponse au lien "Les ultra-riches brûlent la planète à une vitesse vertigineuse": Oxfam dénonce les inégalités.... Évalué à 2.
Oui, je suis d'accord. Pour mesurer l'impact d'une personne, on peut regarder soit ses dépenses, soit ses revenus, dont les revenus du patrimoine. En général, on préfère regarder l'impact des dépenses, parce que c'est bien plus compliqué de calculer l'impact environnemental d'un salarié, et encore plus de donner du sens à ce calcul.
Mais les dépenses des uns étant les revenus des autres, si on additionne les dépenses aux revenus, l'impact global calculé est alors le double de l'impact réel. Cette addition n'a pas de sens.
Je partage l'analyse d'Oxfam sur la responsabilité disproportionnée des ultra-riches, mais cette méthodologie ne leur fait pas honneur. Par ailleurs, on oublie aussi un peu trop vite que les smicards français font partie des 20% les plus riches du monde. Les ultra-riches sont certainement ceux qui doivent faire le plus d'efforts, mais ça ne doit pas dispenser le "Français moyen" d'en faire aussi.
[^] # Re: Flemme de réfléchir
Posté par sobriquet . En réponse au lien Le prix d’un café, l’énigme maths du « Monde » nᵒ 74. Évalué à 3.
C'est possible sans force brute. J'ai trouvé en commençant par encadrer la valeur d'une des boîtes.
Techniquement, il y a une étape où je suis passé par un algorithme glouton, mais je ne considère pas ça comme de la force brute, car cette étape se fait rapidement de tête.
Curieusement, je n'ai pas eu besoin de l'info "Au moins l’une d’entre elles contient au moins 1 euro."
[^] # Re: lien obligatoire ?
Posté par sobriquet . En réponse au lien Les être humains ne sont plus utiles, une machine avec IA peut faire tout ce qu'iels font. Évalué à 10.
En effet, il manquerait une fonctionnalité de suggestion de titre, assistée par IA.
Oups ---> [ ]
[^] # Re: Prononçable
Posté par sobriquet . En réponse au journal Des chercheurs ont trouvé mieux que l'algo de Dijkstra pour la recherche de chemins. Évalué à 10.
C'est pourtant simple : un sac à dos multidimensionnel est un sac à dos qui est plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur. Le problème de ces sacs à dos, c'est qu'ils sont tellement grands à l'intérieur qu'il devient difficile d'y retrouver ses affaires, surtout si on ne veut pas y mettre plus que le bras.
Le sujet de l'organisation des fourmis est un domaine actif de l'entomologie. En particulier, on comprend mal comment les fourmis font pour toujours retrouver leurs affaires malgré un désordre apparent et le rejet de la propriété privée. De plus les colonies de fourmi sont connues pour très bien occuper l'espace dont elles disposent.
L'optimisation proposée consiste ainsi à installer une colonie de fourmis dans le sac à dos pour les laisser traiter le rangement des affaires qu'on y met. L'originalité de leur approche a consisté en un protocole d'échange humain-fourmi qui garantit d'une part la récupération des affaires qu'on confie aux fourmis, et d'autre part la viabilité de la colonie (théoriquement).
C'est une étude intéressante avec des débouchés prometteurs, mais j'ai des réserves sur l'applicabilité d'une telle solution pour stocker de la nourriture.
[^] # Re: Qui a le pouvoir ?
Posté par sobriquet . En réponse au lien Pour surveiller les Palestiniens, l’armée israélienne s’appuie largement sur Microsoft. Évalué à 9.
En France, on a l'article 121-7 du Code Pénal :
En droit international, il y a l'article 25 du Statut de Rome :
Mais les Etats-Unis sont hors de la juridiction de la Cour Pénale Internationale et ont même adopté des lois pour bloquer toute coopération avec elle. Je ne connais vraiment pas le droit américain, mais Microsoft pourrait être sous le coup du Genocid Accountability Act, du War Crimes Act de la doctrine Aiding and abetting. Si Les USA voulaient les sanctionner.
Pour en revenir au droit international, les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme exposent un principe de Diligence raisonnable (principe 17) :
Donc le statut légal des entreprises qui assure un service à un État dans ses crimes est incertain. Mais il est certain que Microsoft (et d'autres) ne peuvent pas plausiblement nier qu'ils savent qu'Israël se sert de leurs service pour commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'Humanité. Légalement, il ont certainement les meilleurs avocats du monde. Mais moralement, leur complicité est indiscutable.
# Racontards
Posté par sobriquet . En réponse au lien Microsoft a offert Azure aux militaires israéliens pour la surveillance de masse des palestiniens. Évalué à 8.
Quel est l’intrus ?
[^] # Re: Tout va bien, alors
Posté par sobriquet . En réponse au lien Loi Duplomb: nombreux fruits et légumes au-dessus des seuils d’intoxication à l’acétamipride "admis". Évalué à 7.
Et comme tout le monde va bien, on peut en profiter pour arrêter de faire toutes ces études épidémiologiques qui nous coûtent un pognon de dingue.
[^] # Re: Perso, j'y vois plus très clair
Posté par sobriquet . En réponse au lien Loi Duplomb : les études sur l'acétamipride "s'accumulent" et montrent des "toxicités chroniques trè. Évalué à 7. Dernière modification le 25 juillet 2025 à 15:14.
La persistance de 4 à 7 jours correspond à ce qui a été mesuré dans des conditions de laboratoires, idéales en terme d'aération, d'activité microbiotique, de pH, de température et de luminosité, entre autres. Ce sont des études qui sont faites pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché (AMM). Elles respectent les [Bonnes pratiques de laboratoire]] (BPL) et la réglementation, mais ne correspondent pas souvent à la réalité.
Les études dans des conditions plus réalistes sont plus complexes à réaliser. C'est pourquoi il est souvent trop coûteux de les faire en conformité avec les BPL. D'autant plus qu'elles ne sont pas exigées pour l'AMM, donc les industriels s'en passent et les laboratoires indépendants ont peu d'intérêt à les réaliser. Résultat : les agences règlementaires ne retiennent que les études BPL et donnent leur avis sans prendre en compte ce qui se passe dans des conditions réalistes.
C'est pourtant bien dans ces études que l'on peut prendre en compte la complexité et la diversité des écosystèmes, les effets cumulatifs des expositions répétées, les effets cocktail, ou l'activité biochimique en milieu dégradé.
Pourtant, l'EFSA recense effectivement des demi-vies supérieures à quelques semaines (ici, par exemple)
Les métabolites de l'acétamipride, comme l'IM-1-2 ou l'ACE-AM sont encore assez mal connus, mais des études montrent quand même leur toxicité environnementale. Là aussi, la réglementation est imparfaite, en n'exigeant pas toujours leur évaluation.
[^] # Re: Perso, j'y vois plus très clair
Posté par sobriquet . En réponse au lien Loi Duplomb : les études sur l'acétamipride "s'accumulent" et montrent des "toxicités chroniques trè. Évalué à 5.
Il faut bien distinguer le risque d'un pesticide sur les consommateurs, sur les utilisateurs, et sur l'environnement.
L'article a raison d'indiquer que le risque de l'acétamipride sur le consommateur est faible, voire très faible. Il semble également assez faible pour les agriculteurs et leur voisinage, hormis en cas de gros accident.
C'est le risque environnemental qui est important et qui a justifié l'interdiction globale des néonicotinoïdes. Là, on a bien repéré sa persistance dans les milieux (sol, eaux). Les risques sont bien identifiés et les preuves sont solides.
Par ailleurs, attention à ne pas confondre les avis des agences réglementaires comme l'ANSES ou l'EFSA avec les avis des organismes scientifiques comme l'INSERM ou, dans d'autres contexte, le CIRC. Les agences réglementaires ne représentent pas la science, elles représentent la loi.
# Assignation dans les if
Posté par sobriquet . En réponse au lien C'est parti pour la nouvelle version C2y du langage C. Évalué à 4.
Vous pensez que vous allez utiliser ça ? C'est une fonctionnalité dont j'ai souvent eu envie, mais les risques de confusion entre comparaison et assignation me paraissent assez importants.
J'ai souvenir d'une tentative d'introduction de backdoor dans le code de Linux, il y a bien longtemps :
Avec l'apparence d'une comparaison, l'user ID passait à 0, et l'utilisateur devenait root. C'est quand même difficile à détecter, sans doute suffisamment pour en décourager l'usage.
[^] # Re: Risque de confusion / surconsommation mémoire ?
Posté par sobriquet . En réponse au lien Firefox tab groups est déjà là, et smart tab group est à l'étude (auto-organisation par IA locale). Évalué à 2.
Je confirme ! Je suis à 1530 onglets onglet :( 95 % d'entre eux correspondent à une action que j'aimerais faire : lire l'article, faire une recherche sur une info trouvée sur la page, compléter mes notes, etc. Environ une fois par an, j'arrive à prendre les choses en main et à descendre à environ 700 onglets ouverts.
J'ai essayé de mettre les moins prioritaires dans des marque pages à consulter. Résultat : plusieurs centaines de marques pages classés qui moisissent à un endroit où je ne vais jamais. Leur avenir le plus probable est que je les supprime progressivement au fil des années, au fur et à mesure que je réoriente mes centres d'intérêt.
Procrastination, quand tu nous tiens…
[^] # Re: On peut le faire dans d'autres domaines :
Posté par sobriquet . En réponse au lien Sauvez le climat, arrêtez d'être poli avec les chatbots de l'IA. Évalué à 4.
Mes 5 centimes : c'était davantage vrai avec les voitures anciennes, beaucoup moins depuis les années 90-2000 :
Donc, quand il fait froid, faire chauffer le moteur 10 à 30 seconde et rouler tranquillement les 5 premières minutes, ça suffit. D'ailleurs, sur certaines voitures, il y a un indicateur qui est allumé lorsque le moteur n'est pas assez chaud pour une conduite plus dynamique.
[^] # Re: Mais on dirait bien un publireportage
Posté par sobriquet . En réponse au lien PoC d'un véhicule Renault: -90 % de CO2e sur tout le cycle de vie comparé à un modèle thermique 2019. Évalué à 5.
Hop, je moinsse le lien, je souhaite que LinuxFr reste un site sans pub.
[^] # Re: L'émission de CO2 n'est qu'un indicateur parmi d'autre
Posté par sobriquet . En réponse au journal 1 an en véhicule électrique uniquement. Évalué à 7.
Le problème, c'est surtout de croire qu'on trouvera nécessairement une autre solution, comme d'autres croient au retour du Messie. Oui, on trouvera peut-être une autre solution. Peut-être qu'elle sera mieux, peut-être qu'elle sera beaucoup plus contraignante, peut-être que que les seules solutions qu'on trouvera sont celles qu'on employait il y a quelques siècles.
Les analyses purement économiques sont à mon sens assez creuses, ce sont les flux physiques qu'il faut évaluer. Plutôt que de parler d'une coût d'accès à une ressource, ou du coût du recyclage, il vaut mieux s'intéresser au coût énergétique, par exemple, ça permet d'éviter les analyses économiques spéculatives en restant plus proche des réalités. Ca permet aussi de comprendre qu'à moins de développer une dizaine de technologies miraculeuses dans le siècle qui vient, les réserves ne gonfleront pas comme un ballon de baudruche et que le recyclage ne sera jamais une opération neutre. Sur ce dernier point, tu peux par exemple lire Philippe Bihouix.
100 ans de réserves d'uranium dans un contexte où le nucléaire fait 5% du mix énergétique mondial, ça fait 20 ans si on passe à 100 %… Quand aux surgénérateurs, ça reste une éventualité, mais il n'est pas raisonnable de miser l'avenir de l'humanité sur une éventualité.
Pas tout à fait : Principe de Landauer. Mais bon, là tu parles de techniques spéculatives, pas du monde concret. J'aime bien la SF, mais c'est là pas le sujet.
Oui, et dans un monde un peu plus rationnel, les externalités négatives seraient facturées aux entreprises. Et on constaterait que le monde est en récession depuis au moins quelques décennies.
Là on peut commencer à trouver un terrain d'entente :) La manière la plus intelligente de faire, dans le contexte actuelle, consiste à ne pas s’accrocher à un mode de vie toxique, mais à engager des évolutions sociétales, culturelles et politiques. Une forme de "croissance" culturelle, quoi. Ça a effectivement besoin de peu de ressources par rapport à ce que l'on fait actuellement, et ça permet de diviser par 4 son empreinte sans diviser par 4 sa qualité de vie.