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Le buzz autour de l'article du monde sur le téléchargement
Posté le 07 août 2008
0
Ce journal fait suite au journal qui parlait du téléchargement. L'idée m'a pris de creuser un peu.Et finalement cette histoire est intéressante à plus d'un titre.Or donc, il était une fois un article du monde indiquant qu'un étude tend à montrer que le piratage augmente, que c'est une catastrophe, linuxfr reprend l'info, scandale, hurlements dans les chaumières etc..
Redéroulons le fil de l'histoire et démarrons par le Monde.
L'article est là:
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/08/05/en-fra(...)
L'article mentionne l'ALPA association de la lutte contre la piraterie audiovisuelle. Rien que le nom permet d'imaginer la direction que vont prendre les études qu'ils vont pondre.
Deuxième point, quel est ce document? Le monde pointe vers:
http://www.lemonde.fr/web/document/0,0-0,50-1080558,0.html
qui est un powerpoint de 11 pages. Pas très intéressant à première vue. Parlons un peu de la forme:
-graphiques qui débordent des diapos
-date d'étude qui démarre en "Octobre 2008" !!!
Ce manque de sérieux et/ou de relecture ne semble choquer personne à l'ALPA, mais bah, passons.
Sur le fond, on retrouve les chiffres que l'on retrouve dans l'article du Monde et les autres communiqués sur d'autres sites web. Ce document semble donc être l'unique source journalistique du Monde et des autres sites web ayant relayé l'information. Ca me parait léger.
Creusons du côté de l'ALPA.
Google, alpa, rien de bien percutant. A croire qu'ils n'existent pas.
Ah si, finalement, je tombe sur leur site web: http://www.alpa.asso.fr/
Une page d'accueil parking. Peu de publicité de leur part. Une adresse mail. Je leur écris pour leur demander plus d'infos sur leur powerpoint.
Néanmoins, mes recherches me mènent vers une autre étude qui m'a l'air plus fournie, du site du CNC, faite par l'ALPA:
http://www.cnc.fr/CNC_GALLERY_CONTENT/DOCUMENTS/publications(...)
Ce document voulait mesurer l'évolution du piratage en 2004, 2005 et 2006. Globalement, ce qu'il en ressort c'est que le piratage est stable sur ces trois années. Mais les conclusions n'en sont pas vraiment tout comme l'analyse des statistiques fournies. Je m'attendais à un graphique abscisse : piratage, ordonnée temps, et voir une courbe croissante. Il n'y a pas.
Je me suis alors interrogé sur la méthodologie employé par l'ALPA pour récolter ses statistiques. Le powerpoint, en bas de chaque diapo affiche 'thomson" et "advestigo".
Je laisse tomber thomson. (Détail au passage, l'auteur du powerpoint s'appelle Thomson STS, l'ALPA à fait quoi réellement?)
Advestigo, www.advestigo.com , j'en parlais déjà il y a quelque temps: http://linuxfr.org/~octane/26394.html
Globalement, ils disent avoir une techno qui permet de retrouver les flux audio et vidéos de partout, sur n'importe quel P2P, même après réencodage ou compression.
Bref, je renavigue un peu sur leur site web (tiens, ils ont corrigé leur CSS au passage), et je tombe sur un nouveau service
whatsonp2p : http://www.whatsonp2p.com
qui n'est autre qu'un sous site d'advestigo encore une fois.
http://213.41.44.133/whatsonp2p/legal_information.php (et oui oui, l'IP est codée en dur, c'est crade, je sais).
Et qui fournit les graphes:
http://www.whatsonp2p.com/whatsonp2p/sample.php
Je pense fortement que le powerpoint à été créé à partir de ces graphes.
J'arrête l'investigation ici.
En conclusion:
-tout ce buzz a démarré pour un powerpoint de 11pages (!)
-Les journalistes croisent ils leurs sources ou bien reprennent ils aveuglément des infos qui viennent un peu de n'importe ou?
-ce powerpoint est in fine généré de manière totalement opaque par advestigo.
Je repose ma question, si quelqu'un a la réponse, ça m'interesse toujours:
-comment fonctionne la techno d'advestigo? Sur quels critères se basent ils? Est il possible de faire une plainte RIAA contre l'IP ci-dessus (non je déconne, le faites pas, c'est mal)
Update: L'ALPA m'a répondu! L'étude n'est pas disponible publiquement. Cela confirmerais donc que seuls ces 11 pages de powerpoint sont bien à l'origine de tout ce buzz.
> Lire le journal (27 commentaires, moyenne: 4,9).
Société de recherche de contenu protégé sur internet
Posté le 31 mars 2008
0
Je lisais le monde, et je suis tombé la dessus:http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0,50-1028807(...)
Et un entrefilet attire mon attention:
Ce "Big Brother" au service de la loi est un logiciel nommé Advestisearch, l'un des produits phares développés par la société francilienne Advestigo, "spécialiste de la protection des actifs numériques". Advestisearch est un moteur de recherches susceptible de reconnaître tout élément numérique multimédia.
je me renseigne sur la société, et les informations récoltées sont maigres. Ils utilisent un mécanisme de reconnaissance automatique de vidéo, malgré des modifications, recadrages, ou recompression (??!!). La technologie s'appelle ThéraographieTM, un résultat google sur ce mot-clé montre ... 5 résultats (!!)
Est-ce quelqu'un a une bribe d'information technique la dessus? Je m'interroge vraiment sur la manière dont ça fonctionne.
En farfouillant un peu le web, je tombe sur leur techno inconnue. Ca leur permet donc de filtrer les entrées des sites proposant de "l'user generated content".
En gros, leur société propose une machine qui se place en frontal de youtube (ou équivalent), et qui scanne toutes les vidéos proposées car il est capable de les reconnaitre. D'ou interdiction des vidéos protégées par les droits d'auteur, contrafacteur en prison, etc.. Ok.
Ca fait bien évidemment frémir d'aise les patrons des majors, mais ça n'est pas le propos.
Mais ils se vantent de pouvoir scanner également les réseaux P2P. Et là, de nouveau une question, comment font ils? Ils téléchargent la moitié d'emule et regardent si les vidéos correspondent? Ils fonctionnent comment, encore une fois? En tapant au hasard?
Je vous rappelle que les lois actuelles sont dans l'optique de la répression, et que ce genre d'initiative va pouvoir mener à une condamnation. Aujourd'hui, les milices privées ont le pouvoir de se substituer à la justice, et ça, c'est grave.
PS: n'allez pas voir le site web, il n'y a aucune information, si ce n'est du pipomarketing et le fait que internet c'est rempli de vilains contrefacteurs au droit d'auteur, ce qui fait perdre tout pleins de sous aux majors, pauvres, pauvres majors.
PS2: c'est bien une volonté technique de connaissance qui m'anime et non une quelconque flamewar de plus concernant le téléchargement sur internet.
> Lire le journal (20 commentaires, moyenne: 4,2).
EEEPC pour ma petite soeur
Posté le 24 mars 2008
0
Bonjour,j'ai une petite soeur de 27 ans qui souhaite se connecter à la toile mondiale. (eh vi, il y en a qui y ont échappé jusque là)
Je suis plutôt branché linux, aussi pour lui éviter toutes les misères des antivirus, firewall et autres tracasseries, je suis prêt à lui installer un linux sur le PC qu'elle s'achètera (mac, ça serait bien si ça n'était pas si cher)
Il se trouve de plus qu'elle n'a plus de ligne de téléphone chez elle.
Je me suis dit qu'après tout le EEEPC + SFR pourrait être intéressant pour elle; le EEEPC est pas cher, ça coute après 30 euros par mois comme une machin-box quelconque, et ça lui évite de devoir repayer une ligne FT.
Si des gens ici en ont un j'ai quelques questions:
-est-ce que le clavier n'est pas trop petit?
-c'est quoi cette histoire d'illimité limité? Elle devra payer si elle dépasse un quota? (c'est pas clair chez sfr). Et comme elle risque d'essayer de voir toutes les vidéos de youtube, ou qu'elle l'oublie allumé sur internet, je voudrais pas qu'elle ait x millions à payer à SFR à la fin du mois.
-Est-ce que c'est simple de se connecter sur internet. Elle risque d'avoir à le faire via sa clé SFR chez elle, éventuellement via wifi ou ethernet au boulot (parceque au début mis à part de cliquer sur google, elle aura du mal)
Et concernant le journal et l'esprit de ce site:
-j'ai vu qu'il existe un remote root à l'install (samba) est-ce que ça se désactive?
-est ce que je pourrais l'assister à distance via ssh? vnc?
-je suppose, mais j'ai pas vérifié qu'il est possible de lui créer un compte thunderbird
Merci
link pour le remote root:
http://www.risesecurity.org/blog/entry/6/
> Lire le journal (50 commentaires, moyenne: 2,4).
Soekris sous linux
Posté le 31 décembre 2007
0
L'acharnement est au bout du chemin,ou Ma soekris sous slackware: passeport pour l'enfer
On m'a donné une carte soekris, http://www.soekris.com/net4801.htm ,
avec un splendide boîtier chromé, deux cartes flash et un disque dur de 20Go.
Je me suis dit que ça jouerait parfaitement le rôle de mon firewall en remplaçant un PC vieillissant et vrombissant de ses ventilos grinçants.
Et par un bel après-midi d'hiver j'ai pris mon câble série, un autre PC sous slackware et en avant, je pensais vite en finir.
Que nenni! L'enfer pavé des pires intentions n'est que doux plaisirs face à ce que j'ai du endurer pour installer linux sur cette carte, et seule mon expérience blanchie sous le harnais m'a permis de ne pas aborder les rivages de la folie que j'ai pourtant touché du doigt. Eloignez les enfants de l'écran, je m'en voudrais de leur donner de quoi produire des cauchemards pour le restant de leur vie qu'ils voudront abréger avant terme. Mais assez de paroles et place à l'horreur, l'horreur.
0- L'acces serie.
Sous linux, tout le monde utilise minicom pour se connecter sur le port serie, mais avec mon minicom, je ne vois absolument rien. J'essaie avec gtkterm, je vois le boot de la soekris, je me dis que ça va être simple, hahaha j'en ris d'aise et c'est parti..
I- le boot.
Le but pour installer une distro, c'est déjà de lancer un noyau et l'initrd associé. Les cartes soekris peuvent booter par le réseau, mais je préfère encore utiliser la carte flash. J'ai une 3e carte flash, je m'essaie a installer lilo dessus: zéro.
La carte passe de hdc sur mon portable en hda sur la soekris.
--> Echec.
Après tout, pourquoi ne pas essayer un autre bootloader. Je n'ai pas grub, j'ai syslinux. J'installe syslinux. Sauf que... rien, le néant intégral, ca ne boote tout simplement pas.
--> Echec.
Apres quelques googlages et beaucoup de reboot, je me souviens que j'avais eu le même souci pour rendre bootable une clé USB. Le bootloader syslinux s'installe très bien depuis windows mais pas depuis linux. Pas de bol.
--> Echec.
Avant de sombrer dans la folie furieuse et de jeter la soekris par la fenêtre, je regarde une carte flash qui m'était donnée avec, et coup de bol incoryable qu'on se croirait dans des mauvais films américains pour imaginer des coïncidences pareilles, grub est installé. Il y a 4 partitions, seule la 4e est montable, je mets le noyau dessus et l'initrd. Pas de menu.lst. Pour toute la suite de l'install, je suis obligé de retaper sous le shell grub l'ensemble des lignes me permettant de booter mon noyau. Premier essai, je change le noyal par
kernel (hd0,3)/bzImage et ... RIEN!
--> Echec.
Une fois de plus le néant total. Après quelques coups de pieds sur le hardware qui defoule un peu, je me donne un temps de réflexion et je me rends compte que les messages ne sont pas renvoyés vers le port série (eh oui, une soekris n'a ni clavier ni écran). Lecture du fichier Documentation/serial-console.txt. J'ajoute à la ligne de
commande grub après pas mal de tatonnements:
console=ttyS0,38400n8. Ah, je vois mon noyau booter, c'est cool, et ... kernel panic
--> Echec.
De retour vers la lecture de doc. Et c'est ma faute dans les paramètres de grub. La ligne initrd ne doit pas être sur la même ligne que la ligne kernel. Je mets les bonnes lignes, et enfin j'arrive au prompt root de l'installeur slack.
II-L'installeur.
Je fdisk le disque dur de la soekris, je lance fièrement 'setup', le programme chargé de l'installation, je choisis le menu ADDSWAP, et... boum, je retombe sur le menu initial.
--> Echec.
Comme la sortie dialog est abominable sous gtkterm, je relis des docs sur minicom pour utiliser minicom. Il y a du mieux, mais ca ne fonctionne toujours pas. Retour au menu initial. Et pour tous les autres choix, c'est identique. Tiens? Y aurait il un bug? Le programme setup est un script shell basé sur dialog. Je le n'hack tranquillement pour me rendre compte qu'il y a bien un bug.
--> Echec.
Apres étude, il se trouve que dialog envoie les choix sur la sortie 2, et que la sortie 2 est polluée par le message d'erreur
libgpm: zero screen dimension, assuming 80x25
ce qui fait que la comparaison qui est faite sur la sortie 2 n'est pas bonne... Hélas et trois fois hélas. Je n'ai pas trop moyen de débugger l'integralité du script, donc je laisse tomber.
--> Echec
III-La solution alternative.
Puisque je ne peux pas l'installer, je dégaine la solution réseau. Je zappe l'installeur, je vais me décapsuler une bière, et j'installe une slack dans un qemu, je monte le disque:
mount -t ext2 -o loop,offset=32256 slack12.img /mnt/hd
cd /mnt/hd
tar cvf - . | nc 192.168.1.12 12000
Et sur la soekris, depuis l'initrd d'install qui a la bonne idée d'avoir netcat également, je lance un
nc -l -p 12000 | tar xvf -
Mais, lorsque je tape:
ifconfig eth0 192.168.1.12, la soekris me lance d'une voix diabolique:
eth0 device not found.
--> Echec
Je commence a me dire que je peux recapsuler ma bière. Aucun module supplementaire n'est fourni dans l'initrd. Le chipset réseau s'appelle DP83816SVC. Je google, rien. (d'ailleurs, msieur google, le pic de charge de vos serveurs d'hier, c'etait moi, hein, pas d'inquietude). Je greppe dans les sources du noyau, rien. Le desespoir me taraude, tel le ver dans le vieux meuble. Heureusement, la voix de Linus T. traverse les nuages, et me parle en ces termes: "Les familles de chipset, petit, n'oublie pas les familles de chipset". Et effectivement, un grep sur DP8381 me montre que c'est la famille DP8381x et le module natsemi. Je recopie le module sur la carte flash, je reboute pour au moins la 3000e fois depuis le debut de l'après-midi, je copie l'ensemble de la slack12 sur le disque de la soekris, et zou.
IV-Le boot post install
Premier boot. kernel-panic.
--> Echec
Je corrige le root=/dev/hdb1 qui va bien. Puis ca boote, et paf. /dev/hda1 ne peux pas etre lu (vous vous souvenez, il y a 4 partitions et seule la 4e est lisible...). Donc mot de passe root, check de la partoche (elle est HS) et reboot... donc re-check, etc... Rhaaah!
--> Echec.
Je formatte les 3 premières partitions de la carte flash sur le portable, et reboot de la soekris. Le message est limpide, alors que je me liquéfie litteralement: GRUB stage2 not found, et donc pas de boot.
--> Echec.
Coup de bol incroyable, la seconde carte flash qu'on m'a donné avec la soekris a aussi grub d'installé, et les partitions sont lisibles. Reboot. Je pense a corriger la fstab et la bonne ligne root=.
Et... udev braille avec des messages qui ressemblent à du kernel oops.
--> Echec.
Je reboote encore une fois dans l'initrd, je désactive udev, et je reboote. Le boot progresse, progresse, puis tout reste figé sur starting sshd. Le ping ne passe pas. Rien.
--> Echec.
Je désactive sshd. Je reboote. Le boîtier reste fige sur la ligne precedente: starting syslogd klogd. Toujours pas de ping.
--> Echec
V-J'y vais a la bourrin.
Je démonte tout le boitier, je récupère un pont USB-IDE, et je boote un qemu de cette manière:
qemu -m 64 -kernel huge.s -append "root=/dev/hdb1 console
=ttyS0,38400n8" -hda /dev/hdc -hdb /dev/sda
vous voyez l'astuce, qemu va simuler les bons periphs (le hdc c'est ma carte flash, et le sda le disque dur).
Et... Ca boote!
En fait, j'avais oublie de relancer la console serie pour se loguer dans l'/etc/inittab.
Et donc le boot ne bloquait pas, il etait fini. Et pour les pings, c'est que sans udev, il faut charger les modules réseaux a la main. Je corrige ce qu'il faut dans les scripts de démarrage. Je remonte tout dans le boitier. Ma bière est éventée.
--> Réussite
En conclusion, j'aurais rarement autant galéré pour installer une machine (parceque je vous ai epargne en plus pas mal de bugs tiers, d'erreurs et les recherches annexes qui n'ont pas abouti sinon j'ecrivais douze pages).
J'aurais appris pas mal de choses sur la gestion des ports séries.
Tout n'est pas encore reglé, entre autre le lilo que j'ai installé et qui a un affichage très curieux.
A part ca, la soekris ronronne aujourd'hui, et ca a l'air vraiment bien comme petit firewall silencieux.
Encore une slack d'installée qui roulaize.
> Lire le journal (24 commentaires, moyenne: 1,3).
javabean != réseau ?
Posté le 04 décembre 2007
0
Cher journal,c'est un coup de gueule que je veux pousser là.
Je suis un admin unix de la vieille école. Un dur, un tatoué, un gars qui connait par coeur le man bash, et qui utilise vi. Je dégaine tcpdump dès le moindre problème réseau, et transformer un linux par défaut en uber-config qui tue, ça me plaît. Je navigue dans le /proc comme un bateau sur l'eau et je me passe la lecture du code source en fond sonore pour m'endormir.
Bref.
Je prends des cours du soir pour passer un diplome d'ingénieur (je suis autodidacte à la base).
J'ai choisi un module intitulé "Système et applications répartis" par gourmandise. Rhah, le bon linux tuné à mort, du Kerrighed, du torque, du cluster, des analyses de flux, du réseau à donf, du myrinet, du gigabit, des rhaaah, des rhaaaaaââââah, je peux jeter tous mes mails me vantant le v4gri4 je n'en ai plus besoin, oh oui, rhah, c'est bon!
A tort. Plus cruelle est la chute lorsque nous naviguons sur les falaises de l'insouciance, bercés d'une ignorance doucereuse. (ça chie à l'oreille ce genre de phrase, hein?).
Le programme complet du module est basé uniquement sur, devinez quoi, java.
Premier cours : "n'ayez pas peur, java gomme le réseau, vous n'avez pas à vous en soucier".
Oh, mais ho, là! c'est quoi ce bronx?!! Applications réparties. Ca veut dire java chez vous ou c'est moi qui ferait mieux de retourner pleurer dans les jupes de ma nana et il vaut mieux que je retourne lire la RFC 1149 pour me consoler?
De plus, java fonctionne n'importe comment. Premier exercice. RMI (remote message invocation ou un truc du genre). Je me base sur localhost pour lancer mon serveur rmi. Ma machine uber-tunee firewallee avec des regles iptables que meme le pentagone m'appelle tout les deux jours pour pouvoir jeter un oeil dessus ne fonctionne pas. Pourtant tout est ouvert pour localhost sur le port concerné. Nib, que dalle, que pouic, rien, nada, tipota, le serveur ne veut pas s'enregistrer sur rmiregistry. Ce grand couillon de rmiregistry veut accéder à toutes mes interfaces (j'ai 5 eth, plus un plip) malgré le "localhost" demandé. Quand j'utilise le bon vieux netcat, lui il écoute comme il faut. Groumpf (enfin ca m'aura permis de sortir tcpdump). Bref, poubellization, rmi zéro, ça gomme tellement le réseau que tu ne peux plus firewaller honnetement ta machine. C'est à ta machine de s'adapter a java. C'est du n'importe quoi.
Deuxieme sujet, les Bean. Et c'est la ou je me tourne vers vous, chers lecteurs et cheres lecteuses car je ne comprends strictement rien a cette chose hideuse.
Le but est de faire un pauvre serveur de e-commerce qui permettra a un client de choisir des trucs accessibles depuis une base de données (mySQL ouf), puis connaitre le prix de sa commande et passer son ordre, puis recevoir un mail (c'est facultatif).
Je sais que parmi vous résident certains virtuoses mozartiens qui écrivent du java avec la fluidité d'un constipé qui aurait pris une double dose de dragées fuca!
Donc, connaissez vous des pointeurs de doc qui expliquent ce qu'est un Bean, comment ça marche, et surtout comment utiliser NetBeans (le prof tient absolument à ce que nous utilisions NetBeans, j'ai pas le choix, je voulais utiliser un vrai éditeur comme vi, et eclipse est absolument prohibé). De plus, il faut utiliser Jonas comme serveur. (Peuvent pas utiliser apache comme tout le monde, ces gens là? PHP+apache+MySQL, c'est du gâteau tellement millefeuillesques que ça te rend un grand sourire béat aux lèvres que même ta voisine appelle les flics parcequ'elle s'imagine que tu fumes des pétards de drogue prohibées).
Je suis allé voir chez développez.com, mais il n'y a me semble t'il que des tutoriaux eclipse.
Donc, wé, à votre bon coeur, msieur dame, si vous connaissez une doc qui me permette d'arriver au but, même en faisant du Quick'n Dirty, ca ne me dérange pas. Merci, le bon dieu vous le rendra, votre noyau linux se compilera plus vite, stallman te parlera dans ton sommeil, et vas en paix, ta voisine te regarde en souriant, pense plutôt à aller lui parler que lire mes conneries
> Lire le journal (35 commentaires, moyenne: 3,9).
Discours de Mr Zykosar, président de la Rance.
Posté le 25 novembre 2007
0
Le Président de la République Narquois Zykosar prononçait ce matin devant le beau monde des marchands de culture et des télécommunications un discours à l'occasion de la remise par un des PDG d'une société de vente de culture de ses conclusions sur la mission contre les pertes estimées de ces sociétés. Voici l'intégralité verbatim du discours de Mr Zykosar:Mesdames, Messieurs,
La protection des grandes sociétés, la préservation de mes amis, la
reconnaissance de l'argent, de chaque riche, de chaque fils de
riche, de voir ses richesses augmentées, c'était un engagement
important de ma campagne présidentielle.
Depuis trois ans, j'ai répondu présent chaque fois qu'il a fallu
faire prévaloir le droit de quelqu'uns et de l'argent qui en
découle, sur le reste de la population, sur l'illusion et meme
sur le mensonge de la démocratie.
Musique, cinéma, édition, presse, arts graphiques et visuels, tout
est aujourd'hui disponible et accessible de partout, sur la toile de
l'internet, chez soi, au bureau, en voyage. C'est bien sur une
richesse, une chance pour la diffusion de la culture. Pour autant,
jamais nous n'avons été, mes amis et moi, aussi proche d'un trou
noir capable d'engloutir et d'assécher cette richesse nous
revenant de droit.
Le clonage et la dissémination de fichiers à l'infini ont entraîné
depuis cinq ans la ruine progressive de quelques grands groupes de
mes amis, en déconnectant les oeuvres de leur coût de fabrication
et en donnant cette impression que le consommateur achetait très
cher des biens qui ne les valaient pas.
Avec le très haut débit, le cinéma risque de subir le même sort
que la musique. D'ores et déjà, près de la moitié des films sortis
en salle en France sont disponibles en version pirate sur les réseaux
P2P, et les fabuleux bénéfices promis par la VOD risquent de ne
pas être aussi juteux que prévus pour les compagnies de médias
traditionnels.
C'est à une véritable destruction des marchands de culture que nous
risquons d'assister. C'est également à une négation de reconnaissance
du fric, cette valeur capitale qui est au coeur de vos problèmes, vous
de la France d'en bas, et dans les poches de mes amis.
Aujourd'hui un accord est signé, et je veux saluer ce moment décisif
pour l'avènement d'un internet soumis à ma loi du fric. Internet,
c'est une nouvelle frontière, un territoire marchand à conquérir.
Mais internet ne doit pas être un far-ouest high-tech une zone de
non droit ou certains arrivants peuvent faire vaciller les anciens
acteurs de l'économie de la culture. D'un côté, des réseaux flambants
neuf, des équipements high tech, et de l'autre, la vieille
économie, ou sous prétexte qu'ils sont dépassés, elle devrait
se remettre en cause.
On dit parfois que quand une compagnie est attaquée sur sa part de
marché, le plus simple est de légiférer. Bien entendu certains de mes
amis ont facilement accès à mes services.
Si tout le monde est capable de faire et vendre de la musique, on ne va
surtout pas l'autoriser. Et en même temps, nous savons tous que
ce que cherchent mes amis, c'est à maximiser leurs profits.
Il nous fallait chercher des moyens intelligents et astucieux pour
enfumer la conscience du citoyen, lui donner l'obligation de
rentrer dans le droit chemin des allées de galeries marchandes. Il fallait
aussi empêcher que le citoyen ordinaire, habituellement
respectueux de mes lois, s'ouvre le goût vers d'autres artistes que
ceux qui sont vendus au prix fort. N'est-ce pas aussi un problème
de la fade soupe qui leur est vendue cher?
Il y a deux mois et demi, Madame la Ministre, vous avez demandé à
un marchand de musique de conduire une mission permettant de déboucher
rapidement sur des solutions opérationnelles visant à lutter
fermement contre le piratage tout en tenant compte des potentialités
marchandes d'internet et du portefeuille des consommateurs.
Vous y êtes parvenus. Je veux vous en féliciter, vous chère Madame,
vous Monsieur, qui avez été juge et parti dans cet accord, et qui
êtes là aujourd'hui, acteurs de la marchandisation stricte de la
sous-culture du cinéma, de le musique, de l'audiovisuel, de
l'internet tel que nous le revons, pompe inépuisable à fric. Sans
vos parti-pris, rien n'aurait été possible.
Le contenu de cet accord est entièrement partial et de notre coté. Il
comporte des stipulations nouvelles et fortes.
D'un côté, il prévoit l'envoi de mails d'avertissements aux internautes
qui ne dépensent pas assez de fric dans vos entreprises, des
avertissements gradués en cas de non-achat, voire la possibilité de
suspendre son accès à internet. Pour arriver à mettre en place, cette
solution retoquée une première fois par le conseil constitutionnel,
il a fallu, je le sais, fournir des montagnes de pots-de-vin,
tellement les appétits sont grands dans notre pays dès qu'il
s'agit de faire du fric en méprisant les citoyens, et de proposer
une solution qui ne tombe pas tout droit dans la logique
de l'enrichissement au nom de quelques un.
Cette démarche pédagogique sera bien sur reservée aux internautes de
bonne foi pour reprendre une expression propre à la politique fiscale.
Les autres internautes, ceux qui ne veulent pas acheter cher l'offre
réduite chez les étals de mes amis, resteront soumis au droit commun
de la contrefaçon, et traités au sein de juridictions spécialisées.
De plus, j'oblige au mépris de la loi les fournisseurs d'accès à
s'engager à mettre en oeuvre des dispositifs de filtrage, peu
importe lesquels, tant qu'on peut s'en servir pour condamner. Le
filtrage consiste à surveiller le réseau pour vérifier qu'aucun
comportement déviant n'apparaissent, et à supprimer ces comportements,
c'est à dire acheter cher chez mes amis, un point c'est tout.
D'un autre côté, cet effort des fournisseurs d'accès s'accompagnera
d'un effort tout aussi importants des ayants droits. Les professionnels
de la musique, du cinéma et de l'audiovisuel s'engagent à fournir
gracieusement aux sociétés commerciales leurs oeuvres pour
que ces sociétés puissent les vendre, rapidement et au prix fort.
Ce sont deux améliorations majeures qui profiteront pleinement
aux vendeurs.
Finie, les musiques achetées sur une plateforme A et qu'on arrive
pas à lire sur un lecteur B ou sur son téléphone portable. Il
faudra payer à chaque fois.
Fini, les septs mois et demis d'attente entre le film qui sort
en salle et son exploitation commerciale en VOD. Avec cet accord, six
mois sépareront les recettes du passage au grand écran des recettes
VOD! C'est encore beaucoup quant on sait que la masse des
consommateurs oublie un film seulement trois semaines après son
passage en salle. Mais c'est déjà mieux. Et des discussions
s'engagent pour adapter l'ensemble de la chronologie des médias
aux règles du marché, comme préconisé par mon ami.
Je sais que les exploitants de cinéma sont attentifs et soucieux de
ces discussions. Aussi, je souhaite être clair. Le cinéma, ce n'est
plus une émotion, une relation entre un public et un auteur, c'est du
fric, ce sont des salles 3DFx à amortir, c'est des tonnes de pop corn
vendues. Le cinéma, c'est un grand écran, un bon son, et du pop corn.
Dans le même temps, la carrière des films en salle s'est fortement
raccourcie, le home cinéma est devenue une réalité et il faut tenir compte
de ces nouvelles habitudes de consommation. Ce serait absurde que
le spectateur français réflechisse sur le contenu qu'on lui donne,
simplement parceque des auteurs innoveraient! Je sais compter sur
le bon sens pour que des films carrés, étudiés, simples, en un
mot 'bankable' soient l'emblême du XXIe Siècle. Halte à la réflection.
Regardez la taille de l'écran, ne cherchez pas un message dans les
images qui sont projetées.
Chère Madame, Cher Monsieur, grâce à votre appât du lucre, vos
réseaux d'amis, grâce à la bonne estime en laquelle je vous tiens,
vous tous ici présents, vous avez permis la conclusion d'un accord
qui marque le début d'une nouvelle alliance qui marque l'arrivée
du fric sur internet, et du maintien de vos vieilles sociétés
vacillantes, grâce à la collusion entre le pouvoir que je
représente et vous, PDG de grandes sociétés.
Partout, dans les pays qui parlent anglais et ailleurs, les
professionnels et les gouvernements essaient depuis des années,
non sans mal, de cacher les liens étroits qui les relient.
Nous sommes les premiers en France, à oser le dire et le montrer
tous les jours, autour de propositions visant moins à sauver une
industrie défaillant, que ses PDG qui sont nos amis.
Grâce à vous et à cet accord, la France va se retrouver
précurseur dans le flicage des réseaux à des buts purement
mercantiles. La musique, le cinéma, mais aussi la presse et
l'édition redeviendront des pompes à fric qui cracheront comme
avant.
La mise en oeuvre de cet accord épuise t'elle le sujet de la création
et de l'avenir de nos industries culturelles? Franchement, tant
que ça fait du fric, on s'en fout, mais parlons en un peu.
Nous sommes obligés de réformer un système de régulation et de
financement de l'audiovisuel dont les fondements reposent sur l'univers
de la télévision hertzienne, et mieux prendre en compte les
nouveaux réseaux. La nouvelle directive européenne sur les médias
audiovisuels, qui vient d'être adoptée à Bruxelles nous force à
modifier la place inamovible qui nous seillait si bien. La
transposition de notre règlementation audiovisuelle se fera plus
tard, nos interêts priment.
Il y a également des mesures d'urgence à prendre, pour permettre
aux industries musicales de mes amis de survivre et leur donner
le temps de s'adapter au nouveau modèle qui se dessine. Un crédit
d'impôt applicable aux productions phonographiques a été voté l'an
dernier, mais son affectation directe vers les industries de
mes amies serait tout de même un peu trop voyant. Je souhaite que
ce soit la Caisse de Depots qui prennent sur elle de financer les
artistes, mes amis ne souhaitant pas dépenser leur bel argent
pour des inconnus.
De la même façon, je souhaite que le crédit d'impôt en faveur des
jeux vidéos profite aussi à mes amis. Avec leurs bataillons de
scénaristes, graphistes et autres compositeurs, les entreprises du
jeu vidéo constituent déjà une économie prospère. Il serait
inexplicable de ne pas vouloir prendre la part de ce gateau.
Mesdames et Messieurs,
En signant cet accord historique, vous avez, vous les vendeurs de
culture, et vous les dindons de la farce (les opérateurs internet)
pris une responsabilité, et même un risque. Mais vous saviez que
j'étais là pour couvrir toutes vos envies, même les plus
anticonstitutionnelles pour assouvir votre besoin d'argent.
L'art est une chose fragile, et pour une fois qu'elle commençait
à se plier aux lois du marché sous la coupe reglée de quelqu'uns
de mes amis, il est hors de questions qu'il en soit aujourd'hui
autrement. Nous avons réussi, grâce à la perévérance de nos
aînés à monter ces empires financiers sur le dos à la fois, des
acteurs, de chanteurs et des consommateurs. Il n'y a pas de
raison qu'un nouveau média comme internet remette tout ceci
en cause. Je suis heureux que votre accord unilatéral soit
une étape décisive en ce sens.
Vive la Rance, vive Moi.
il est bien entendu qu'il ne s'agit que d'une oeuvre de l'esprit purement imaginaire et qu'ainsi, elle doit etre prise comme telle. Toute identification à des événements actuels ne doit être faite que sous la responsabilité du lecteur et ne saurait engager l'auteur.
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Test de la slackintosh 12
Posté le 25 octobre 2007
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Je suis utilisateur de slackware depuis plusieurs années, et on m'a prété pour quelques temps un apple ibook. Je me suis dit que cela pourrait etre l'occasion de tester la version mac de slackware, c'est a dire la http://workaround.ch/ slackintosh 12. Le but était double, d'une part découvrir l'architecture apple, et d'autre part de faire joujou avec une nouvelle machine.J'avais juste deux contraintes:
-ne pas toucher au disque dur local (pas de repartitionnement possible)
-faire l'installation sans CD
I) état des lieux:
ibook G3 PPC 600MHz, 384Mo de RAM, lecteur CD HS, 2 port USB1.1, un firewire, une carte reseau. Carte video radeon, carte son je sais pas.
J'ai a cote une machine PC sous linux (serveur nfs mon ami), et les deux images iso de la slackintosh.
J'ai un disque dur USB.
II) comment booter un mac?
Un mac n'a pas de BIOS comme un PC, il utilise open firmware. Lors du démarrage du mac, il faut appuyer sur alt-pomme-O-F jusqu'a arriver a une sorte de prompt. http://fr.wikipedia.org/wiki/Open_Firmware pour une intro sur l'openfirmware. J'ai appris qu'il existe des mac "old world", des mac "new world". J'ai un new world, il y a pas de mal de trucs a verifier si vous avez un old world. Pour un document un peu plus avancé, vous pouvez lire cet article http://www.gete.net/mac/article.php3?id_article=343 .
Concernant le point qui m'interesse, c'est la possibilité qu'un mac a de faire du netboot.
Il suffit de taper (attention, clavier qwerty..):
boot enet:192.168.1.45,yaboot,192.168.1.4
dans l'ordre, on boot, par le reseau (enet) on va chercher sur la machine 192.168.1.45 en tftp le programme yaboot et l'adresse IP du mac est 192.168.1.4.
Le programme yaboot est fourni sur le CD de la slackintosh.
Mon autre machine sous linux fait office de serveur DHCP et tftp.
Le programme yaboot va chercher au meme endroit un fichier yaboot.conf qui lui indique quoi faire (la doc de yaboot est super bien fait pour savoir comment ecrire le yaboot.conf, je ne peux que vous inviter à la lire).
Dans mon cas, je lui indique de chercher (toujours par tftp sur le meme serveur) le noyau linux d'installation et l'initrd d'installation (situé dans le répertoire isolinux du CD1) de ma slackintosh.
Et.... échec. Aucun moyen de charger l'initrd. Après beaucoup de tcpdump sauvages et de googlage, je me rends compte que yaboot ne sait pas télécharger plus de 6 ou 7Mo (environ) pour initrd, et celui d'installation de la slackintosh fait 20Mo.
III) ( ou chapitre II) le retour) une nouvelle tentative:
Puisque le boot réseau échoue, il faut booter depuis le dur. (oui c'est une entorse faite a ma regle de ne pas toucher au disque local, mais bah). Je copie yaboot, yaboot.conf, le noyau et l'initrd a la racine du disque du mac. je parametre yaboot.conf pour booter le noyau et l'initrd du disque.
Depuis l'openfirmware, il faut demarrer avec la commande:
boot hd:5,yaboot
5 est la partition racine. La commande signifie "va booter sur la 5e partition du disque local (le hd:) le fichier qui s'appelle yaboot". Ce numero ma été donné par l'utilitaire de disque Mac. Pourquoi 5, je ne sais pas. Les partitions mac ne sont pas les memes que les paritions PC, donc il peut arriver que même si le mac ne montre qu'une partition depuis macOS, il y en ait plusieurs.
L'installation peut démarrer.
IV) l'installation:
Bah rien a signaler , il faut utiliser mac-fdisk au lieu de fdisk pour découper le disque en partition, et sinon, c'est du slack, donc que du bon, et ça installe depuis le nfs finger-in-the-noze, pas besoin de bruler des CD pour ca. J'ai juste choisi /dev/sda comme disque d'installation.
Attention, je n'ai trouvé aucune map clavier qui corresponde au clavier de l'ibook francais. J'ai fait toute l'installation en map qwerty (dans mon cas, ca gène pas trop, j'ai longtemps utilisé du qwerty et c'est comme le vélo ca s'oublie pas).
V) le reboot
L'ibook ne sait pas booter de l'USB. Il faut donc booter par le disque dur (open-firmware, yaboot, etc, vous connaissez le topo). Mais le bus USB introduit une difficulté supplémentaire.
Un bus USB peut mettre plusieurs secondes a s'activer. Donc le noyau boote, et lorsqu'il cherche a monter la racine, le bus USB n'est pas actif, donc pas présent, donc pas de racine, donc kernel panic.
Pour éviter ce probleme il faut placer une temporisation. Très simplement, j'ai utilisé le mkinitrd slackintosh que j'ai juste modifié en ajoutant un
#on attend que le bus USB se réveille
echo "trente secondes de sommeil"
sleep 30
vers la fin du /linuxrc de l'initrd.
Pourquoi 30? Parceque je suis sur que le bus sera réveillé au bout des 30s. (il y a moyen de faire plus propre et moins long, je vous laisse lire les docs sur internet).
VI) la configuration
carte réseau, OK, c'est reconnu. Carte son OK. clavier problématique car il n'y a que le qwerty. carte video en fb 8bits, pas génial.
X windows que j'ai installé en deux fois a cafouillé un peu (problème de fonts). Avec les scripts slackintosh fourni, ca repart (pensez à lire les /var/log/scripts ).
VI)a) la vidéo.
Grosse galère. Aucun moyen de trouver une conf satisfaisante avec xorgconfig. Je google une éternité pour ne rien trouver (je ne suis quand même pas le premier a installer X sur un ibook avec une carte radeon ou bien?). En désespoir de cause, je cherche même à tester une ubuntu (oui vous pouvez me jeter des pierres) sur lecteur CD firewire qui ne boote pas pour un obscur bug (j'ai laissé tomber). je lis tous les man xorg.conf, X, radeon. Je télécharge et teste la moitié des confs xorg de l'internet. Je vais demander sur la mailing list slackintosh, je demande sur les http://groups.google.fr/group/fr.comp.os.unix.mac/browse_frm(...)
newsgroups pour finalement réussir a obtenir une conf en 16bits 1024x768, extension composite et DRI activé. Ouf.
VI)b) le clavier
Re-galère. Aucune map clavier ne correspond. Je tombe finalement sur une map qui correspond aux touches gravées, mais qui n'a pas le pipe, le backslash ou le tilde. Re-googlage énorme, pour tomber sur un lien de linuxfr (linuxfr, linuxfr, ce site me dit quelque chose.. http://linuxfr.org/~bersace/21249.html ) qui me donne enfin un lien vers une map fr avec tous les caractères pour xorg. Mais en console texte, la seule map utilisable reste le qwerty. Je laisse de coté.
VII) les trucs qui font whizz et wouhou.
Parcequebon, c'est sympa d'installer, mais si c'est pour montrer un machin en 80x25 N&B au possesseur du mac en lui disant "nunux c'est génial, r'gad eh r'gad", ca va pas le faire.
-mol. Mac on linux. Je ne peux dire que "whaou". Out of the box, il m'a
trouvé le mac installé sur le disque dur local, me l'a booté et j'ai pu l'utiliser. Splendide. Aucun ralentissement. J'ai teste une install de mac OS a partir de zéro, ca fonctionne impeccablement aussi. Bravo aux développeurs, ca m'a vraiment soufflé, et leur logo est vraiment super sympa. Allez voir http://mac-on-linux.sourceforge.net/ . C'est a dizaines de lieux de qemu, vmware etc car mol a l'énorme avantage de pouvoir démarrer le systeme deja installé sur la machine.
-mplayer. Compile et fonctionne out-of-the box. Superbe et pratique comme a son habitude. On m'a dit qu'il pouvait manquer des codecs, j'ai testé avec beaucoup de vidéos, pas de problèmes chez moi.
-xmame. Ca compile du premier coup. Ca marche vite, très vite même au vu de la petite machine (G3 600).
-compiz. Ca c'est whaou, mais ça manque de docs. Vraiment. Finalement, après des grands coups de strace, je crée les dossiers ~.compiz/options/ qui se peuplent un peu. Puis en lisant le general-allscreens.conf, j'ajoute au pifomètre les lib fournies avec le projet compiz. (grep lib /var/log/packages/compiz* ) J'ajoute cube pour la libcube, rotate pour librotate, etc... Et ca ne fonctionne pas. Pas de cube tournoyant, rien.
Au final, ca se résume encore a un probleme de map clavier. En qwerty, je peux lancer le cube tournoyant, c'est bô. Par contre, il n'est fourni que pour KDE. Si j'ai 5 minutes, je regarderai pour XFCE, je préfère vraiment cet environnement.
-firefox, RAS, en plus slackintosh fourni le plugin xine, donc ca fonctionne bien.
-qemu: plante a la compilation. Eventuellement du au compilo gcc4 selon le message d'erreur. Je n'ai pas creusé.
-les boutons de fonctions rapide (son, luminosité..) marchent out-of-the box.
VIII) conclusions:
-slackware, ca roxorize (mais on le savait déjà). Je retrouve sa légendaire simplicité qui permet de réflechir sur les vrais problèmes plutôt que sur le fonctionnement de la distro. J'ai encore une fois appris énormément de choses. Et bravo au développeur de la slackintosh.
-linux, sorti de x86, c'est pauvre. Il y a pleins de trucs qui ne fonctionnent pas sur PPC (flash entre autre). Tous les programmes sont testes sous x86, on voit rarement PPC.
-l'USB1.1, mais c'est atrocement lent. Systématiquement je me mange des lenteurs des qu'il y a des accès disque. Dès qu'on travaille un peu avec le cache mémoire, c'est parfait. Ca m'a permis de me rendre compte que linux est bien fichu a ce niveau la.
-l'ibook c'est vraiment une machine sympa. Si quelqu'un en donne une, je veux bien la prendre pour en faire ma machine principale.
-l'ibook m'a pas mal impressionné niveau rapidite. Ca décoiffe vraiment malgre la petite config.
-le possesseur de l'ibook a été stupéfait par compiz. Le cube et les fenêtres en gelée molle ça rend quand même très bien.
Donc si vous avez un Mac, y'a que du bon avec linux malgré l'info un peu dure à trouver de temps en temps.
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