The Island

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18
août
2005
Cinema
Le 17 août 2005 est sorti sur vos grands écrans le dernier film de Michael Bay : The Island. (ndla : L'île).

Disons le tout de suite, vous ne verrez pas vraiment une île paradisiaque avec plage de sable fin et cocotiers à perte de vue.
Non, car l'heure est grave : un cataclysme a ravagé la planète, qui se trouve maintenant contaminée.

Heureusement, certaines personnes survivent et sont ramenées dans une colonie fermée où vivent nos deux héros, incarnés respectivement par Ewan McGregor et Scarlett Johansson.
Pour illuminer une vie qui serait trop désespérante, chaque personne participe à une loterie, qui permet à son heureux gagnant de quitter la colonie pour une fabuleuse île (non contaminée), où la vie est plus douce.

Mais bientôt, notre cher Ewan commence à se poser des questions et va découvrir la réalité terrifiante de The Island ....

Solaris 10 : le point

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18
août
2005
Presse
Un long article de The Register revient sur le "Sun's Linux killer", à savoir Solaris 10. Le but de l'auteur est davantage de réaliser un compte-rendu d'utilisation qu'un comparatif, il n'y a notamment (et délibérément) pas de benchmark qui pourraient étayer les dires de l'auteur (Thomas C Green). Il faut donc garder en tête le côté parfaitement subjectif de l'article.

L'auteur souligne pour commencer que si, actuellement et sur la cible visée (les PC), GNU/Linux est loin devant, Sun peut se donner les moyens de rattraper son retard ... s'il en a le désir.

Pour résumer les points forts de Solaris sont :
  • la maturité d'Unix, le système est tout particulièrement stable et il est difficile de le faire s'écrouler.
  • la rapidité (subjectif)
  • la qualité de DTrace
  • les zones virtuelles (containers) qui permettent de gérer plus finement les ressources allouées aux programmes
  • c'est Sun, entendre par là que ça passera toujours mieux auprès d'un DSI de savoir qu'il y a le support de Sun derrière

Les points faibles sont :
  • la phase d'installation n'est pas meilleure qu'une bonne distribution GNU/Linux
  • le support du matériel limité, l'exemple de la très répandue SBLive est parlant.
  • les choix dans les logiciels proposés (subjectif on vous a dit)
  • la jeunesse globale du projet et le côté commercial qui rebute encore la communauté

Pour conclure, Solaris 10 est plus un bon concurrent en devenir plutôt qu'un "GNU/Linux killer" cependant il y a de bonnes idées dans le système qu'il conviendrait d'étudier de près.

Du respect de la vie privée et secrète du geek en milieu urbain

Posté par  (site web personnel) . Modéré par Sylvain Rampacek.
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18
août
2005
Justice
J'avais décidé de ne plus utiliser mon téléphone et surtout pas mon mobile qui peut fournir ma position en continu. J'avais banni les cartes de fidélité des supermarchés qui permettaient de collecter les informations sur mes goûts et de les revendre. J'évitais de même les sondages divers commerciaux. Je me disais qu'en payant en liquide (avec un risque de contrefaçon sur les billets certes) et en n'utilisant pas de pass dans le métro, je préserverais un peu de ma liberté. Poussant le raisonnement au bout, j'avais décidé d'organiser régulièrement des brèves rencontres avec des inconnus pour mettre dans un pot commun mes billets et mes tickets de métro, les mélanger et repartir ainsi avec des numéros de série anonymisés, par peur d'être suivi, et puis cela me permettait d'échanger des empreintes GnuPG.

Bien sûr j'utilisais des logiciels libres, car pourquoi ferais-je confiance à des logiciels propriétaires boîtes noires, contenant potentiellement des portes dérobées ou des espiogiciels. Je ne communiquais qu'en https, mes courriels étaient tous chiffrés, mes partitions aussi, et de toute façon mes remarques sur la météo et le sexe opposé ne circulaient que dans des images de gnous en utilisant de la stéganographie. Et je me croyais tranquille.

C'était sans compter sur le déploiement de nouveaux ordinateurs équipés en standard de TPM (oui l'informatique dite « de confiance », TCPA/Palladium, ayez confiance, tout ça) qui étaient déjà sur le marché. Et les imprimantes qui se mettaient à bavasser aussi. Sans compter aussi que certains aimeraient bien collecter toutes les données de trafic internet et téléphonique (le courrier postal n'intéresse personne...), en évoquant des questions de sécurité, voire créer des e-milices sur les réseaux (de toute façon on me proposait déjà de confier mes clés de chiffrement aux forces de police, sachant qu'ils savaient s'en passer si besoin). Ceci dit les débats sur la nouvelle carte d'identité électronique en France avaient laissé perplexe (identifiant unique, données biométriques, mélange de l'officiel et du commercial, etc.).

De son côté l'industrie de la musique et du cinéma promettait des mesures techniques de protection pour décider si et quand et combien de fois je pourrais lire le DVD que j'avais acheté, et avec quel matériel et quel logiciel, en arguant des cataclysmes apocalyptiques et tentaculaires causés par des lycéens de 12 ans ; on me promettait même des identifiants uniques sur chaque disque et un blocage de la copie privée pourtant légale. Finalement on me proposait de bénéficier des puces d'identification par radio-fréquences RFID aux usages multiples : traçage des étrangers, contrôle des papiers d'identité, implantation sous-cutanée...

Bah il ne me restait plus qu'à aller poser devant les caméras dans la rue (Paris, Londres, etc.), et à reprendre des pilules. Enfin ça ou essayer d'améliorer les choses.

« Nous avons neuf mois de vie privée avant de naître, ça devrait nous suffire. » (Heathcote Williams)

« Même les paranoïaques ont des ennemis. » (Albert Einstein)