Libre Accès. Loi Internet et Création : Est-il encore permis de réfléchir et discuter ? une contribution

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11
6
mar.
2009
Internet
Enregistrement intégral des conférences débat de Libre Accès, juin 2008 - février 2009

À l'approche du débat de la loi Olivennes, non Hadopi, non Internet et Création à l'Assemblée nationale, projet sur lequel l'urgence a été déclarée, les esprits s'échauffent, la colère et l'incompréhension généralisée montent devant cette "mauvaise réponse faite par des gens désemparés".

Libre Accès a fourni depuis juin 2008 un travail de fond, organisant plusieurs tables rondes constituant un dossier complet.
Ces tables rondes permettent de cerner la complexité des débats à venir, de leurs enjeux et de leur impact sur nos libertés, l'avenir d'Internet, l'avenir de la production et la diffusion des oeuvres culturelles, ainsi que la transformation radicale de l'univers culturel, passé définitivement d'un mode de distribution verticale à des modes de découverte et de partage. Hors les industries culturelles quémandant cette loi et leurs habituels supplétifs aux arguments approximatifs comme cette fois-ci Luc Besson, hors l'Élysée et le ministère de la Culture, enfermés dans un autisme jusqu'au-boutiste donnant lieu à des surenchères absurdes et dangereuses comme le projet de liste blanche pour les accès wifi publics, forme de censure radicale qui n'est pratiquée nulle part dans le monde, si tous sont d'accords sur l'objectif affiché de soutenir la création, personne n'est en faveur de ce texte.

Que ce soient les spécialistes techniques, des chercheurs étudiant les réseaux, le P2P et les usages numériques jusqu'aux fabricants de matériels de filtrage, que ce soient les FAI, les associations d'internautes, les nombreuses sociétés ou organismes officiels français ou étrangers, comme la CNIL, l'ISOC et son chapitre français, le Contrôleur européen des données, la Commissaire Vivianne Reding, le Parlement européen, des ministres britannique, suédois, allemand, ce texte est critiqué sur le fond et de toutes manières ; jusqu'à Matignon semble-t-il, qui se tait éloquemment, mais n'en penserait pas moins.

Pour tenter d'apporter un peu de recul, sérénité et profondeur au débat, Libre Accès propose les enregistrements de trois conférences débats qui se sont tenues à Paris, en juin 2008 lors du premier événement Libre Accès à la Mairie du IIe, en octobre 2008 pour le lancement du livre de Philippe Aigrain "Internet et Création - Comment reconnaître les échanges sur Internet en finançant la création ?", et enfin en février 2009 lors des Assises "Liberté Internet et Création", permettant de comprendre les enjeux autour de la loi HADOPI.

Ce qu'ont de remarquable ces trois documents, outre cette distance et longueur dans le temps, est de témoigner d'une tentative de dialogue entre toutes les parties : on peut y entendre les points de vues de députés de différentes familles politiques, d'acteurs de la filière musicale, d'artistes, d'auteurs, de représentants des ayant-droits de la SACEM à l'ADAMI et la SPEDIDAM, de chercheurs, de juristes, de prestataires techniques, d'un médiathécaire...

Deux de ces tables rondes ont été co-organisées avec la Quadrature du Net et le soutien de l'APRIL sur les questions liées aux libertés.
Voici l'intégralité des enregistrements de ces conférences débats : à vous de vous faire une opinion sur libreacces.org

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les fichiers des conférences sont soit en mp3, soit pour le moment en flv, mais aussi ogg
  • # Œuil arraché

    Posté par . Évalué à -7.

    Hors les industries culturelles quémandant cette loi [...]
    Or les industries culturelles quémandant cette loi [...]

    Dans un journal, ça peut à la rigueur passer, dans une dépêche censée avoir été relue ça arrache au moins un œuil.
    • [^] # Re: Œuil arraché

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      en fait, non, j'avais initialement corrigé puis j'ai relue la phrase construite selon la structure :
      hors, [...]
      hors, [...]
      si tous sont d'accords sur l'objectif affiché de soutenir la création, personne n'est en faveur de ce texte.

      j'avais failli reformulé tu me diras ;-)
      • [^] # Re: Œuil arraché

        Posté par . Évalué à 1.

        Oui, c'est moi qui ai trop rapidement lu, la formulation est un peu ampoulée, et la faute, quand c'en est une, est coutumière ici. Mon œuilœil est passé trop vite. En utilisant la formule en dehors de, cela eut été plus clair.

        Mais bon je suis un vieux ronchon qui passe son temps à corriger les autres et qui fait quand même des fautes, et pas toutes d'étourderie.

        Ceci dit l'important est le sujet de la dépêche :)
    • [^] # Re: Œuil arraché

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Si si, c'est bien hors, dans le sens de « à part » : hors les industrie […], personne n'est d'accord.

      Pour dissiper tout doute, je propose « hormis ».
    • [^] # Re: Œuil arraché

      Posté par . Évalué à -1.

      c'est un peu comme "Œuil" au lieu de "Œil".
      "Or" est une conjonction de coordination qui indique une légère démarquation de la proposition la précédant dans la proposition qu'elle introduit, comme "mais" mais en moins fort.
      "Hier, je voulais aller à la plage; or j'habite à Paris". :)
    • [^] # Re: Œuil arraché

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Un œuil ? Qu'est-ce que c'est ? C'est aussi utile qu'un œil ?
  • # Solution contre la violation du droit d'auteur ?

    Posté par . Évalué à 1.

    C'est bien de réfléchir et de discuter mais est ce que ca apporte une solution au problème ?
    Tant qu'il ne sera pas résolu il y aura des tentatives de DRM, loi liberticides, etc…

    Est il possible de faire respecter le droit d'auteur sans restreindre la liberté sur internet ?
    Si non, ne serait il pas raisonnable de proposer un compromis avant que l'on nous impose des solutions extrémistes ?
    • [^] # Re: Solution contre la violation du droit d'auteur ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Tout d'abord, faire passer le droit d'auteur de quelques un avant la liberté de tous ne me semble pas être une bonne solution au problème.

      Ensuite, je ne crois pas que ce soit le droit d'auteur qui motive cette succession de lois délirantes mais bien plutôt les intérêts de quelques multinationales du divertissement.

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