ArianeBeldi a écrit 6 commentaires

  • [^] # Re: Arte

    Posté par . En réponse au journal Un monde sans humain ?. Évalué à 1.

    Je pense qu'en tant que nouvelle sur linuxfr, commencer avec "Linux s'utilise avec beaucoup de difficultés" pour te paraphraser c'est poilu :)

    Ah bon? Les "bleus" sont interdits?

  • [^] # Re: Arte

    Posté par . En réponse au journal Un monde sans humain ?. Évalué à 2.

    C'est vrai, j'ai un peu marché dedans, parce que je suis arrivée un peu au hasard des liens pointant vers mon blog! ;-) Il faut dire que je suis une "noob" complète en matière de Linux, même si j'ai déjà essayé d'utiliser ce système une ou deux fois, mais avec beaucoup de difficultés.

    L'autre chose, c'est que la concision est presque mon antithèse! Et pourtant, je fais de gros efforts, si, si! Mais, je n'aime pas trop avoir recourt tout de suite aux "termes plus forts", parce qu'en général, ça passe plutôt mal et ça finit en eau de boudin….

    Enfin, c'est vrai, j'évite d'accuser les gens immédiatement de "mauvaise foi", même si c'est souvent ce que je pense (parfois suffisamment fort pour qu'on puisse me lire entre les lignes)! Je leur laisse initialement le bénéfice du doute!

    Ah oui, désolée pour le vouvoiement, mais les règles sur ce point étant en plein chamboulement, aussi bien en-ligne qu'hors-ligne, c'est parfois un peu difficile de s'y retrouver!

    Merci pour la bienvenue! J'essaierai de revenir de temps à autres, même si je suis un peu accaparée par ma thèse.

  • [^] # Re: Arte

    Posté par . En réponse au journal Un monde sans humain ?. Évalué à 4.

    Je n'attaque pas la personne, mais son attitude. Je n'ai nulle part mis en cause sa dignité, ni même sa légitimité à participer au débat. Qualifier l'attitude d'une personne et critiquer son comportement n'a rien d'une attaque ad personam, qui elle, concerne justement une attaque de la personne dans ce qu'elle est et non pas dans ce qu'elle fait. Si j'avais laissé entendre qu'elle n'était pas habilitée à s'exprimer ou qu'il ne vaut pas la peine de l'écouter parce qu'elle-même n'en vaudrait pas la peine, alors oui, on aurait pu parler d'attaque ad personam. Mais, ce n'est pas ce que j'ai fait. Et contrairement à ce que vous avez essayé de faire croire en me citant de manière tronquée, je n'ai pas traitée Marie-Monique Robin de "grande intellectuelle parisienne bardée de prix", mais j'ai dit qu'elle s'était drapée "dans le costume de la grande intellectuelle parisienne bardée de prix et de titres de reconnaissance publique à qui on ne la fait pas" au point de se retrouver à "confirmer , à son corps défendant, les reproches que lui adressent les deux scientifiques qui ont traité de son documentaire sur Monsanto." Ce qui est évidemment totalement différent des propos que vous avez essayé de m'attribuer. Au mieux, si vous voulez vraiment entrer dans la logique de Schopenhauer, vous pourriez dire que j'ai fait une attaque ad hominem, puisque j'ai critiqué son comportement, mais en rapport avec l'objet de la discussion, à savoir la possibilité d'avoir un échange entre scientifiques et citoyens. Néanmoins, ma remarque se justifie parfaitement dans la mesure où je démontre plus loin qu'une bonne partie de la stratégie discursive de MMR consiste à se poser en victime et à tenter de clouer le bec de ses contradicteurs en les accusant de toute sortes de maux. Certaines accusations étant à la limite de la calomnie.

    Mais, soit dit en passant, si j'avais voulu me livrer à des attaques ad personam à son égard, je peux vous dire qu'il y avait matière dans son texte adressé à l'AFIS (et je ne parle pas du reste de son blog). On peut le dire, elle tend parfois vraiment le bâton pour se faire battre. Si je ne l'ai pas fait, c'est que mon but n'est justement pas de partir en guerre contre elle, mais plutôt d'utiliser cet échange qu'elle a eu avec ces contradicteurs-là comme illustration de la manière dont "certains journalistes militants, particulièrement assidûs, abordent le débat public".

    Ensuite, je le répète, mon billet NE porte PAS sur le film "Le monde selon Monsanto", mais sur la REPONSE que MMR a fait aux reproches que lui adressent Michel Naud et Marcel Kuntz à propos de ce film!! De plus, comme je l'explique dans ce texte, je m'intéresse à un élément spécifique de sa réponse, soit la manière dont elle a embrigadé des scientifiques plus ou moins volontaires dans ses arguments contre des gens qu'elle traite de "scientistes" purs et durs (et pour le coup, là, on a véritablement une attaque ad personam….et il faut le dire, elle démarre presque systématiquement ses réponses à ses contradicteurs sérieux par ce genre d'attaques.). Une bonne partie de sa réponse se fondant sur des ouvrages qu'elle a écrits et sur des articles qu'elle utilisent comme référence, pas sur son film, je pouvais donc parfaitement analyser le texte de sa réponse sans avoir vu le "Monde selon Monsanto". Lequel est peut-être facilement disponible pour un habitant du centre-ville à Paris ou dans une autre grande ville française, mais pas pour une personne qui vit à la campagne en Suisse. Pour l'instant, je n'ai trouvé son DVD nulle part près de chez moi et je n'ai pas l'intention de l'acheter. J'attends donc qu'il soit diffusé à la télévision sur une chaîne à laquelle j'ai accès.

  • [^] # Re: Arte

    Posté par . En réponse au journal Un monde sans humain ?. Évalué à 9.

    Si pour vous, caractériser une attitude sur la base de citations et d'exemples correctement référencés est une attaque ad hominem, alors, dans votre schéma, il devient impossible de critiquer une personne sans que cela devienne une attaque ad hominem. Parce que le bout de phrase que vous citez (en le sortant complètement de son contexte) est largement justifié plus bas dans mon billet.

    Je ne sais d'ailleurs pas comment vous l'avez lu ou même si vous l'avez lu au-delà des deux premiers paragraphes, parce que je ne me préoccupe pas du tout du fait que des journalistes (alter-, militants ou simplement engagés) critiquent des industries. En effet, ma problématique porte sur l'instrumentalisation de la science et de certains scientifiques dans un but purement militant et idéologique.

    Ensuite, de nouveau, mon billet ne concerne pas les documentaires de MM Robin, mais sa réponse aux deux scientifiques de l'AFIS qui ont critiqué son film "Le monde selon Monsanto". Je ne cherche pas "_des trucs objectifs, sans partis pris_", mais je pense que le public était en droit d'attendre d'elle autre-chose, comme réponse à Marcel Kuntz et à Michel Naud, qu'un torrent d'insinuations douteuses et d'accusations grotesques. En tant que journaliste expérimentée, elle aurait dû répondre directement à leurs reproches et arguments par des analyses de leurs propos et des contre-arguments basés sur des faits avérés. Au lieu de quoi, elle s'est ingéniée à tenter de les discréditer, notamment en leur opposant d'autres "scientifiques" soi-disant "vraiment" indépendants (tellement indépendants que certains ne viennent même pas des biotechnologies….), histoire de clore une fois pour toute le débat. Et c'est précisément cette manière de faire que j'ai dénoncée dans ce billet.

    Finalement, soit dit en passant, il est tout à fait possible de convaincre un public sans verser dans la propagande. Mais, c'est évidemment plus long, fastidieux et, de manière générale, plus compliqué.

  • [^] # Re: Arte

    Posté par . En réponse au journal Un monde sans humain ?. Évalué à 9.

    Qu'appelez-vous des attaques ad hominem dans mon billet? Le fait que j'estime que dans sa réponse aux reproches qui lui sont adressés par Marcel Kuntz et Michel Naud à propos de son film "Le monde selon Monsanto", elle fasse preuve de ce que j'appelle de l'alterjournalisme? Je crois que je le démontre assez bien, citations et références à l'appui, pour que mes qualifications ne puissent plus être considérées comme de simples attaques ad hominem. Marie-Monique Robin étant une personnalité publique de par sa profession et son militantisme, elle s'expose automatiquement aux critiques. Mais, critique ne signifie pas forcément tentatives de l'atteindre dans sa personne et sa dignité. Mon billet dénonce seulement sa méthode de défense et sa manière d'argumenter à l'égard de ses contradicteurs. A aucun moment, je ne mets en cause sa réputation ou ne la menace d'une quelconque manière, ni ne démontre une intention de la réduire au silence. Je ne fais que souligner certains manquements, qui me semblent parfois rédhibitoires de la part de quelqu'un qui se présente comme une journaliste expérimentée, et expliquer un certain nombre de choses sur le fonctionnement des communautés scientifiques ainsi que sur le monde institutionnel qui les hébergent.

    Ma conclusion est certes un peu acrimonieuse, mais elle reflète une certaine irritation causée par le fait que je suis moi-même chercheuse (quoique pas en science "dure" ou en science de la nature) et que de voir ressasser de pareils stéréotypes éculés sur le monde de la science par quelqu'un qui prétend l'avoir fréquenté pendant des années et qui pose en porte-parole auto-proclamé du grand public m'agace passablement. Comme cela agace nombre d'autres chercheurs qui doivent lutter au quotidien pour pouvoir continuer dans une profession souvent ingrate!

  • [^] # Re: Arte

    Posté par . En réponse au journal Un monde sans humain ?. Évalué à 8.

    Bonjour,

    Je voudrais juste spécifier que ce billet que vous citez ne critique pas l'ensemble du travail de Marie-Monique Robin, mais uniquement la réponse qu'elle a faite aux reproches que lui adressaient Michel Naud et Marcel Kuntz de l'AFIS à propos de son film documentaire "Le Monde Selon Monsanto", en 2007. Jusqu'à maintenant, je n'ai vu qu'un seul de ses documentaires, le tout dernier, intitulé "Les moissons du futur". Il me semble que l'introduction de mon billet le dit assez clairement et j'ai donné toutes les références nécessaires pour comprendre ce qui a motivé sa rédaction. Il est assez long, c'est vrai, mais mon but n'est pas de partir en guerre contre cette journaliste, bien qu'après avoir lu une bonne partie de son blog et vu "Les Moissons du futur", je pense qu'elle fait plus du militantisme que du journalisme, même engagé. Ma problématique est ailleurs. C'est la manière dont l'activisme politique peut instrumentaliser la science, essentiellement en tant que corpus de connaissances, soit portées au pinacle, soit rejetées en bloc, qui me préoccupe. Dans les débats mettant en cause la science et les chercheurs, la plupart des gens semblent ignorer que la science est avant tout une méthode et une approche du monde qui se veut rationnelle, pour se focaliser sur le fait qu'effectivement, l'univers institutionnel qui l'héberge est un milieu où le meilleur peut côtoyer le pire. Du coup, on a droit à des jugements sur la communauté scientifique qui portent non pas sur ses travaux (trop compliqués à comprendre), mais sur les intentions supposées des chercheurs et leur vie socio-professionnelle (notamment au niveau des éventuels conflits d'intérêts).

    Et c'est là-dessus surtout que portait mon billet de blog. Mais, apparemment, Marie-Monique Robin polarise tellement le public, que la moindre critique à son égard est prise soit pour un dé-zingage en règle de l'ensemble de son travail…ou, au contraire, pour des attaques ad hominem de militants pro-industrie dans le cadre d'une cabale contre elle (non, je ne suis pas de la CIA)!

    Voilà, c'était juste une petite mise au point! Sinon, merci d'avoir cité mon billet de blog! Après tout, il m'a quand même fallu pas mal de temps pour le rédiger! Donc, ça fait plaisir de voir qu'il est apprécié (même si c'est diversement)!