Journal Méritocratie et topocratie sont dans un bateau...

Posté par . Licence CC by-sa
10
8
déc.
2014

Hop, journal boookmark.

Double bookmark, même, cet article de Slate, et surtout celui-ci de Nature.

En gros, le degré de connectivité d'un réseau social, au dessus d'un certain seuil, permet à ce réseau de fonctionner sur une base méritocratique. En dessous d'un certain seuil, certains nœuds du réseau tirent avantage de leur position au point de le faire passer d'une méritocratie à une topocratie.

Gnous de tous les pays, parlons-nous… ou pas, suivant où vous êtes et l'avantage que vous en tirez :-/

Aurel.

  • # Oui mais non

    Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 08/12/14 à 16:39.

    Est-ce que les articles parlent des choix, attention je vais dire un gros mot, politiques, qui sont faits ?

    Parce que je vois en lisant en diagonale que ça parle d’universités. Or c’est sciemment organisé en France, voir tous les *ex (pour machin-chose d’excellence).

    Sur les “réseaux”, idem, de l’algorithme de recherche de Google, aux « suggestions » organisées par Youtube, Amazon, etc. Tous favorisent la concentration.

    • [^] # Re: Oui mais non

      Posté par . Évalué à 7.

      J'ai rien compris à ton commentaire. Tu peux être un peu plus précis ?

      (je dis ça avant de lire les articles, sinon c'est pas drôle).

      • [^] # Re: Oui mais non

        Posté par (page perso) . Évalué à 7.

        L'ai lu les articles et je n'ai pas compris non plus le sens du commentaire.

        • [^] # Re: Oui mais non

          Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 08/12/14 à 17:38.

          Moi j'ai pas compris ni les articles, ni le commentaire. Je dois être un nœud-nœud des réseaux sociaux.

          Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.

      • [^] # Re: Oui mais non

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        J'ai lu l'article en diagonale (comprendre j'ai regardé les dessins :))

        Dans l'article tous les liens sont considérés égaux (i.e. toutes les contributions seront regardés de la même manières)
        Mais dans un vrai projet, les choix politiques font que certaines contributions seront plus importantes que d'autres, et du coup favoriseront certaines personnes (et donc on s'éloignera encore plus de la méritocratie)

        Cependant cette situation peut se modéliser par le nombre de noeuds sortant du "rockstar" (noeud emettant la contribution). Je n'ai pas suffisament de connaissances pour savoir si ce modèle représente vraiment ce qu'il est censé représenter. Mais il me semble que la conclusion est relativement intuitive, pour qu'un système soit méritocratique il faut que tout le monde ait une chance de contribuer de la même façon…

        • [^] # Re: Oui mais non

          Posté par . Évalué à 3.

          Alors j'aurai tendance à dire que de ce point de vue là effectivement, les politiques sont considérées, mais elles sont aussi considérées comme limitées :

          Yet, when the density of the network is bounded–due for instance to the high cost of links– differences between link formation mechanisms

          On peut interpréter ça comme le fait que les politiques peuvent influencer la topologie du réseau (exemple, le service militaire et le brassage qui peut t'amener à connaître des personnes d'endroits et de milieux social différents), et donc influencer d'une certaine manière sur la variable qu'ils considèrent critiques, la densité du réseau.

          Donc ils en ont conscience, mais ils ne modélisent pas les effets des politiques. Une politique qui mélange les gens pourraient avoir tendance à densifier le réseau, et donc à tendre vers plus de méritocratie. Mais ils notent que la densité du réseau est sans doute par essence limitée, on peut pas connaître plus d'un certain nombre de personne par exemple.

      • [^] # Re: Oui mais non

        Posté par . Évalué à 9.

        Déjà qu’avant d’aller zyeuter dans les articles je ne savais pas ce qu’était une “topocratie”, je me doute bien que sans aller lire les liens, ça aide pas.

        L’idée, si j’ai bien tout compris comme il faut (lu vraiment en diagonale) c’est de savoir si les réseaux sociaux, ça permet, ben… de faire un réseau social, ou si au contraire, il y a juste une star, avec tout plein de fans.

        On a d’un côté un réseau où le mérite de chacun est évalué par ses pairs à sa juste valeur, et de l’autre où le ou les premiers raflent tout le mérite et vampirisent les autres.

        À cela s’ajoute la question de la chance : s’agit-il d’un réel mérite, ou plutôt d’avoir été là ou bon endroit au bon moment ?

        Et moi, avec mes petites mimines toutes boursouflées, je me dis qu’il faudrait aussi voir un peu du côté des algo utilisés par tous ces rézo-socio, parce que leur conception va avoir un impact sur la nature des relations qui vont se mettre en place.

        Forcément si on prime toujours celui qui a reçu le plus d’avis favorable, si on lui donne encore plus de visibilité, ça s’emballe. Pour un hébergeur de contenu quelconque. Si on prime les vidéos les plus vues, les vidéos les plus vues obtiendront une place en première page, elles recevrons donc une chance supplémentaire d’être visitées. Au final on se retrouve avec des contenus vus des millions de fois, tandis que d’autres de qualité à peine inférieure auront été regardées par 3 clampins (ok je caricature un peu…). C’était bien la peine de troquer notre télé pour le net…

        D’un autre côté, prend un site comme http://500px.com et on a quelque chose comme 10k vues d’un côté, et de l’autre de parfaits amateurs peuvent s’en sortir avec du 100/1k vues. Le site autorise une plus grande transversalité à mon goût. Mais au final, pour les photo populaires, on se retrouve avec des photos qui flattent l’œil, qui claquent, mais question style y’a pas trop de variété sauf à se construire une liste d’abonnement sur mesure.

        Et là depuis la semaine dernière je m’intéresse à http://1x.com qui repose sur un système complexe (comprendre : j’y ai rien compris) de notation pour accepter ou rejeter une photographie. Ça m’a l’air très sélectif, mais paradoxalement plus ouvert, plus varié dans les styles abordés.

        Note que ce dernier site repose sur l’idée d’un jugement par les pairs (et pas par le grand public), ça change pas mal de chose dans la manière d’évaluer un travail : le grand public aime le paysage, mais l’amateur/pro ça peut le gonfler très vite. beaucoup de paysages grand-angle aux couleurs chatoyantes, saturées en post-process, sur 500px, peu sur 1x (ceci dit il faut que je creuse).

        Je ne sais pas si mon commentaire aura servi à être plus clair, mais au moins je suis certain que plein de gens auront deux bookmarks de plus dans leur navigateur après l’avoir lu :)

  • # à mon humble avis...

    Posté par . Évalué à 10.

    Pas grand intérêt.
    On essai de nous faire croire qu'internet serait la raison de cet état de fait, alors que c'est sociologique ton histoire.
    On a décidé que les meilleurs auraient la part du lion et que les autres aller courirent comme de damnés.
    Bon bah c'est ce qu'on obtient, ni plus ni moins. Tu noteras qu'IRL c'est tout pareil.

    Internet n'étant qu'un énième défouloir de nos pulsions dans cette histoire.

    • [^] # Re: à mon humble avis...

      Posté par . Évalué à 2.

      L'article ne dit pas qu'internet serait la raison de cet état de fait :

      Cette nouvelle règle du jeu a été identifiée et théorisée en 1981 dans un article intitulé «L’économie des superstars» par l’économiste Sherwin Rosen, qui commence ainsi:
      «Le phénomène des Superstars, dans lequel un nombre relativement petit de gens gagnent d’énormes sommes d’argent et dominent les activités dans lesquels ils sont engagés, semble gagner en importance dans le monde moderne.»

      • [^] # Re: à mon humble avis...

        Posté par . Évalué à 1.

        D'un point de vue local, oui tu as raison. En dirais tu autant d'un point de vue global de l'article ?

        • [^] # Re: à mon humble avis...

          Posté par . Évalué à 2.

          Du point de vue global, l'article présente ce fait sociologique sur internet oui. C'est le sujet. Mais je ne vois pas où il est dit qu'internet en est la cause.
          Et nous, sur DLFP, sommes globalement conscients de la réalité et des dangers de la centralisation. C'est de ça dont parle l'article.

          A l’heure ou le modèle de la start-up et la célébrité numérique font rêver une partie de la jeunesse, on peut se poser la question de la viabilité d’un tel système de concentration entre quelques mains –et des nécessaires très nombreuses déceptions qui l’accompagnent.

  • # Internet comme espace clos ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 8.

    Salut,

    Si je comprends bien la démarche des auteurs, le réseau est étudié comme un « en soi » dont on analyse alors les propriétés de manière pure. Ce n'est évidemment pas illégitime comme approche (les physiciens comme les économistes le font également…) mais ça limite nécessairement la portée des conclusions. Ou au moins, ça appelle à une certaine prudence.

    Par exemple, lorsque je lis sur Slate «  Cette approche remet en perspective notre conception du web comme un espace nécessairement plus méritocratique », je me dis qu'il y a beaucoup de naïveté dans un tel commentaire. Internet n'est pas déconnecté du reste du monde. Internet ne remet pas « à plat » les capitaux (symbolique, sociaux, médiatique…) accumulés (plus ou moins facilement) par les individus avant même leur inscription dans un réseau informatique. Internet ne remet pas les compteurs à zéro : si Mme Michu et M. Obama s'inscrivent le même jour sur/dans un réseau social, j'ai à peine besoin de connaître la place − toute fraîche − qu'ils occupent dans ce réseau pour deviner lequel des deux va avoir du « pouvoir » au sein du dit réseau.

  • # Internet grand méchant loup

    Posté par . Évalué à -1.

    Dans le même genre ce matin j'ai relevé cette news sur un autre site.

    http://www.developpez.com/actu/78832/Internet-quels-sont-les-inconvenients-de-l-utilisation-de-HTTPS-Une-etude-decele-cinq-faiblesses-du-protocole/

    Faut lire les arguments plus indéfendable les uns que les autres pour nous expliquer que trouer httpS serait quand même vachement super pratique pour lire son feed.
    Allant même jusqu'à émettre l'idée qu'un internet des proxys de confiance qui lisent les flux chiffrées, ce serait pas dégueulasse….

    Pour être tout à fait honnête à un moment donné je me suis demandé qui était ce guilloux qui relayait ce genre de papiers. Un genre de Udo Ulfkotte bis ? jenesaispas.

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