pulkomandy a écrit 2459 commentaires

  • [^] # Re: C'est du vol

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Anthropic écrit son propre système de gestion de code. Évalué à 9 (+6/-0).

    Dans le cas qui nous concerne ici, c'est du plagiat, aved des paragraphes recopiés tels quels et sans attribution. C'est illégal et irrespectueux du travail original. Que ça soit fait par un humain ou un LLM ne change rien au problème.

    La grosse nouvelle précédente était sur un clone de photoshop qui, s'il n'y a pas plagiat, pourrait au moins être qualifié de parasitisme.

    Pourquoi c'est à chaque fois comme ça? Pourquoi personne ne parle des projets innovants et révolutionnaires qui vont là ou aucun humain n'est jamais allé? Logiquement il devrait y en avoir plein?

  • [^] # Re: Calcul économique ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Prix multipliés par 30, clients captifs : la fronde s'organise contre l'éditeur PC Soft. Évalué à 3 (+0/-0).

    Il y a plein de choses qui peuvent être faites avec un ordinateur sans avoir besoin d'un analyste programmeur professionnel.

    Ça va de la simhle utilisation de traitement de texte à du développement python. Quelque part entre les deux il y a Excel et les tableurs, qu'on peut agrémenter de macros, les bases de données access ou similaire, et il y a aussi des solutions comme windev.

    De ce point de vue là ça ne me semble pas délirant, et c'est même assez cohérent avec ma vision du logiciel libre (partager mes connaissances et le résultat de mon travail au plus grand nombre et donner à chacun la possibilité de s'en emparer).

    Là où ça diverge, c'est dans le choix d'une techno fermée avec une license restrictive et qui peut changer. Pour autant, je ne pense pas qu'il faut se moquer ou dévaloriser ces utilisations d'outils informatiques. Pas besoin de faire de l'élitisme.

  • # C'est du vol

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Anthropic écrit son propre système de gestion de code. Évalué à 10 (+12/-0).

    En fait leur "propre" système est (au moins en partie) un plagiat de celui développé depuis une dizaine d'années chez Meta. Comme d'habitude, les LLM n'inventent rien et piochent dans leurs données d'entraînement ou ailleurs.

  • [^] # Re: Ah si si c'est un problème

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Linus Torvalds a utilisé Claude pour une modification sur le noyau Linux… et ce n'est pas un problème. Évalué à 6 (+3/-0).

    s’il n’aime pas utiliser github pour linux, il n’a aucun problème pour s’en servir pour ces petits projets

    historiquement Linux était hébergé sur bitkeeper, un système de gestion de versions très propriétaire. Le projet avait un accès gratuit tant qu'il ne tentait pas de développer un client libre, ce qu'un autre développeur a tout de même commencé à faire.

    Les relations se sont gâtées et Linus a fini par démarrer le développement de Git pour remplacer bitkeeper.

    Sans toute cette histoire, Github n'existerait pas. Peut-être que tous les projets seraient toujours chez Sourceforge ou chez Google Code Project Hosting.

  • [^] # Re: inatteignables

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal C'est historique, le développement logiciel est entièrement automatisable. Évalué à 10 (+10/-0).

    une acceptation du suicide collectif, en repoussant juste très légèrement la date de fin.

    si ça repousse assez loin pour que ça tombe sur la génération suivante, c'est plus du suicide mais du meurtre.

    Mais je crois qu'on est bien partis pour le suicide.

  • [^] # Re: APL

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Kateryna Iouchtchenko, fondatrice de la programmation théorique en Ukraine. Évalué à 4 (+1/-0).

    Puisqu'on parle d'APL (l'autre, l'américain) et d'Unicode, on peut signaler la particularité de ce langage d'avoir obstinément refusé de se conformer aux limitations de l'ASCII, et de se fait, d'avoir un ensemble de caractères Unicode définis rien que pour son usage, de 2336 jusqu'à 237A dans la catégorie "Miscellaneous Technical Symbols", juste avant RIGHT ANGLE WITH DOWNWARDS ZIGZAG ARROW, Angzarr de son petit nom, le symbole dont personne ne se souvient pourquoi il a été ajouté dans Unicode.

  • [^] # Re: ça peut étre utile

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Vers la fin du logiciel propriétaire?. Évalué à 7 (+4/-0).

    Même facilité pa un LLM, le reverse engineering ou la réimplémentation d'un logiciel demande du temps et des compétences. C'est pas un truc où on clique sur un bouton et pouf, on a un logiciel qui fait tout comme on veut.

    Peut-être que, oui, patcher un logiciel existant (même sans les sources) est moins cher que d'en réécrire un, et c'est sûrement plus facile de le faire avec l'aide d'un LLM si on a pas l'habitude de manipuler un désassembleur (compétence relativement rare).

    Le problème, c'est que patcher un logiciel existant sans l'accord de l'auteur, c'est illégal.

    J'ai travaillé dans une entreprise qui était de l'autre côté de ce problème: impossible de vendre notre solution à des gens qui n'avait pas confiance dans la perrenité de l'entreprise (bien que convaincus sur le plan technique). La solution était un dépôt régulier des sources à l'agence pour la protection des programmes, avec une garantie que nos clients pourraient en récupérer une copie en cas de faillite (ça s'appelle apparament en français un entiercement.

    Si vous êtes inquiets de la santé de vos fournisseurs, faites ça plutôt que de compter sur un LLM pour rattraper votre insouciance?

  • [^] # Re: Redox et haiku

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien NetBSD s'est peut-être trouvé un nouveau rôle : l'OS libre sans IA. Évalué à 10 (+8/-1).

    Bonjour, dans Haiku les contributions contenant du code généré par IA sont interdites en raison de risques au niveau du copyright. On est particulièrement inquiet sur ce sujet car les LLM ont été entraînés par exemple sur le code de linux qui est sous GPL, et si on demande d'écrire un driver pour du matériel spécifique, il y a d'assez fortes chances que le code ressemble beaucoup à celui de Linux.

    Par ailleurs nous avons tout plein d'autres raisons de détester et de vouloir interdire l'utilisation de LLM une fois que ce problème aura une réponse.

    Les contributions où les gens demandent de l'aide à un LLM mais rédigent le code eux-même sont autorisées, mais mal vues, surtout si cela a causé une déconnexion avec la réalité (c'est malheureusement le cas de plusieurs de nos utilisateurs, ça l'était déjà avant l'arrivée des LLM mais le phénomène est renforcé). C'est difficile d'être plus restrictif que ça là dessus, car on ne peut pas vraiment savoir ce que les gens ont fait et aussi parce que l'argument du copyright ne s'applique pas. Pour l'instant un rejet pour des raisons perçues comme politiques par une partie de la communauté n'est pas envisageable. Personellement je prévois de continuer à me battre pour que le projet se politise un peu plus.

    Au niveau de Haikuports, on rejette les paquets de logiciels vibe codés, mais on ne va pas faire la chasse à la moindre contribution assistée par LLM dans chaque logiciel. Les recettes doivent être écrites et envoyées par des humains (sinon nous étions exposés à une avalanche de trucs faits par des robots).

    S'agit-il d'une politique laxiste? Que faudrait-il faire de plus?

    Nous avons également un gros travail à faire pour mettre à jour notre documentation afin de faciliter les contributions par des humains, afin de rester constructifs et de ne pas juste se lamenter sur la fin du monde.

  • [^] # Re: Objets connectés, IoT et stupidité de ce système

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Les frigos de plus de 200 supermarchés visés par une cyberattaque. Évalué à 4 (+1/-0).

    On a une source qui dit que ces frigos étaient exposés directement sur internet? Parce que c'est aussi tout à fait possible qu'il y avait un VPN mais que le hacker a réussi à s'infiltrer dedans, non?

  • [^] # Re: Quels choix de programmation, aucun retour d'expérience... et la doc?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien “Mec, je sais coder” : après Photoshop, il recrée Word, Excel et PowerPoint, gratuits et sans abonnement. Évalué à 8 (+5/-0).

    les logiciels libres sont gratuits, c'est pas pour autant qu'on en est le produit

    Peut-être pas les utilisateurs, mais les développeurs qui travaillent sans être rémunérés et qui produisent du logiciel de qualité utilisé par des giga-entreprises, je crois que si, c'est un sacré bon produit.

  • [^] # Re: Le monde du logiciel libre va-t-il se scinder en deux ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Vers la fin du logiciel propriétaire?. Évalué à 4 (+1/-0).

    Je comprends pas ces arguments qu'on voit régulièrement passer et qui ne correspondent à rien à mon expérience quotidienne avec de l'IA, y compris en équipe.

    Je répondais à un commentaire qui se termine comme ça:

    Ou est-ce qu'on est en train de voir émerger le développement entièrement automatisés de logiciel dont les spécifications sont connues (car on a une implémentation de référence) ?

    J'imagine que ce n'est pas ce que tu pratiques (puisque il y a une équipe d'humain qui font des trucs).

    Donc oui, c'est une question un peu hypothétique ou éventuellement pour les gens pratiquant le "vibe coding" le plus extrême. Ce n'est certainement (et à mon avis, heureusement) pas le cas de tous les gens qui utilisent de l'IA, dont certains font sûrement des choses très bien en gardant la main (ou au moins un œuil) sur le code produit.

  • [^] # Re: Le monde du logiciel libre va-t-il se scinder en deux ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Vers la fin du logiciel propriétaire?. Évalué à 6 (+3/-0).

    En fait ça dépend comment on interprète les 4 libertés et même la notion de "liberté" elle même.

    Prenons un autre exemple. Je développe un logiciel. Je le compile. Je distribue le binaire (sans les sources) avec une autorisation d'étudier, redistribuer, modifier et utiliser le programme.

    Du point de vue des 4 libertés, c'est un logiciel libre.

    Mais si tu prends par exemple la licence GPL, elle va un peu plus loin dans la façon dont la liberté de modifier un programme doit s'appliquer.

    The “source code” for a work means the preferred form of the work for making modifications to it. “Object code” means any non-source form of a work.

    The “Corresponding Source” for a work in object code form means all the source code needed to generate, install, and (for an executable work) run the object code and to modify the work, including scripts to control those activities.

    The Corresponding Source need not include anything that users can regenerate automatically from other parts of the Corresponding Source.

    Et toute la section 6 est très claire sur le fait que je ne peux pas me contenter de distribuer le binaire en disant "c'est bon vous avez qu'à le désassembler vous-même". Ce n'est pas "the preferred form of the work for making modifications to it".

    Maintenant prenons le cas d'un logiciel généré par un troupeau de LLMs agentiques. Est-ce qu'on peut se contenter de diffuser le code "source" généré? Ou bien est-ce qu'il faut publier tous les prompts, toute l'infrastructure, et les LLMs utilisés, pour pouvoir redéployer tout ça et regénérer le code "source" à partir de là? Puisque, après tout, le code généré est inutilisable.

    Et donc, plus généralement, la liberté, est-ce que c'est juste "tu as le droit de modifier le logiciel mais démerde toi, et on va tout faire pour que ça soit très compliqué", ou est-ce qu'il y a un minimum d'équité pour donner vraiment les moyens aux gens de faire des modifications?

  • # 72ème lien sur le même sujet

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien “Mec, je sais coder” : après Photoshop, il recrée Word, Excel et PowerPoint, gratuits et sans abonnement. Évalué à 9 (+7/-1).

    C'est bon, on a vu, merci, y'a déjà 2 liens et un journal.

  • [^] # Re: Le monde du logiciel libre va-t-il se scinder en deux ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Vers la fin du logiciel propriétaire?. Évalué à 6 (+3/-0).

    Gimp ne fait pas tout ce que fait Photoshop, et il a un fonctionnement très différent sur pas mal de points.

    C'est un peu comme dire "Si les gens veulent un truc qui ressemble à Windows, opensource et gratuit mais fiable, pourquoi n'utilisent-ils pas tout simplement Linux?"

    Oui certes ça ressemble, mais il y a plein de trucs que tu ne peux pas faire, ou que tu dois faire différemment, ou alors tu ne peux pas importer tes fichiers existants.

    Bref, une migration comme ça, ça s'improvise pas. Sinon ça ferait bien longtemps que plus personne n'achèterait de logiciel payant.

  • [^] # Re: Le monde du logiciel libre va-t-il se scinder en deux ?

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Vers la fin du logiciel propriétaire?. Évalué à 7 (+5/-1).

    Regarde le nombre de logiciels propriétaires qui sont mal codés, sans doute plein de code spaghetti, avec plein de dette technique etc. et les gens les utilisent quand même.

    Les nogiciels générés par llm sont 100 à 1000 fois pire à ce niveau là. Avec la même conclusion qui arrive 100 à 1000 fois plus vite: si on ne prend pas le temps de traiter la dette technique, à la fin, on finit par tout jeter et tout recommencer.

    Alors, c'est toujours la mode de faire des emballages plastique jetables utilisables une seule fois. Est-ce que c'est une raison pour faire la même chose avec du logiciel? Personellement, je pense pas.

    Et à un moment, il va bien falloir payer tous ces LLMs. Comment ces logiciels vont se financer? Si le code est illisible par des humains, est-ce que c'est vraiment du logiciel libre?

    Donc oui, ok, ça va plus vite. Je pense pas que c'était ça le hroblème qu'on avait. Je voudrais du logiciel plus fiable, mieux sécurisé, plus léger et plus accessible. Pas grave si ça prend quelques années pour le faire.

  • [^] # Re: Standard Cocorico

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un peu de fun polyglotte. Évalué à 4 (+1/-0).

    Pour Logo, est-ce que ce n’est pas par hasard la disponibilité sur les Thomson du plan calcul…? LSE aurait peut-être eu le même essor s’il avait bénéficié de la même diffusion facilitée ?

    Les deux langages étaient disponibles sur les machines Thomson (ainsi que le BASIC bien sûr).

    https://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b45p170.pdf

    Lettre d'un professeur se plaignant que le LSE est ignoré: https://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b45p064.pdf

    La cartouche LSE pour MO5 et TO7 avec sa documentation: https://dcmoto.pages-perso.free.fr/programmes/lseg-edl/index.html

  • [^] # Re: Intéressant !

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Un peu de fun C++esque. Évalué à 10 (+10/-0).

    Historiquement, le C (et le C++ en a hérité) spécifie très peu de choses, le moins possible. À chaque compilateur de choisir comment il implémente le standard.

    Dans le cas présenté ici, pour passer des arguments à une fonction, le compilateur va en général les pousser sur la pile avant d'appeler la fonction.

    Généralement en C cela se fait de la droite vers la gauche, car c'est la solution la plus simple pour gérer les fonctions à nombre d'arguments variables. La fonction appelée peut accéder à arguments[0] pour le premier argument, arguments[-1] pour le second, etc. Cela étant situé sur la pile, les index positifs sont réservés pour le contexte de la fonction elle-même (variables locales, préparation de l'appel d'autres fonctions, …). Il faut donc commencer par pousser le dernier argument, puis l'avant dernier, puis… jusqu'au premier.

    Ainsi la fonction appelée a besoin d'un seul pointeur sur la pile pour accéder à la fois à ses variables locales et à ses arguments.

    Cependant, il existe des architectures ou des compilateurs pour lesquels tous les arguments ne sont pas passés sur la pile. Par exemple, les 2 ou 4 premiers (en partant de la gauche cette fois-ci, vous suivez?) arguments peuvent être passés dans des registres.

    Il peut arriver qu'un compilateur décide de préparer d'abord ces 2 ou 4 premiers arguments avant de pousser les autres.

    Il peut aussi arriver qu'un compilateur soit obligé de traiter les arguments de gauche à droite, par exemple pour assurer la compatiblité avec une convention d'appel d'un autre langage utilisée par le système d'exploitation. C'est typiquement le cas pour Windows, où les APIs utilisent plutôt la convention d'appel de Pascal. Voire, encore pire, sur Amiga, ou des extensions au langage C permettent de spécifier manuellement quels arguments doivent être passés dans quels registres.

    Le langage pourrait imposer un ordre d'évaluation, mais dans ce cas, certains compilateurs devraient évaluer les arguments puis ensuite réordonner les résultats pour préparer l'appel de la fonction.

    La façon dont les arguments sont disposés en mémoire ou dans les registres peut être définie par une documentation d'ABI spécifique à un compilateur, une architecture ou un système d'exploitation. On pourra indirectement en déduire l'ordre probable d'évaluation des arguments, mais sans garantie. Cela laisse un peu de liberté à l'optimiseur s'il décide de réordonner les choses.

  • # J'ai pas regardé

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal 100 100 itérations : ce que le vol des coffres LastPass dit du choix d'un gestionnaire. Évalué à 6 (+4/-1).

    Ma question pour le fil : combien d'entre vous ont réellement regardé les paramètres de dérivation de leur gestionnaire plutôt que de garder les valeurs par défaut, et lesquels utilisez-vous ?

    J'ai pas regardé la config de mon KeepassXC.

    Pour Vaultwarden il me semble avoir vu des alertes dans l'interface web indiquant que la configuration en place n'était plus conforme aux recommandations actuelles et qu'il fallait faire des modifications (mais c'est sur un truc ou je n'ai pas la main pour faire ce genre de config).

    Pour moi la conclusion est: si jamais votre coffre de mots de passe a été volé, même s'il est chiffré, tout ce que ça vous apporte, c'est du temps pour renouveller tous les mots de passe avant que le chiffreemnt du coffre puisse être cassé. Quelques mois ou années si le coffre est bien chiffré avec des bons paramètres, peut-être seulement quelques jours ou quelques heures dans le cas contraire. Mais dans tous les cas, un jour le coffre sera cassé.

  • [^] # Re: Le problème est en aval

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Le vibe coding, linuxfr, et moi. Évalué à 4 (+1/-0).

    La "definition of ready" fait partie de scrum, c'est assez bien expliqué ici par exemple: https://www.scrum.org/resources/blog/walking-through-definition-ready

    En gros: tu as une "definition of done" pour savoir quand une user story est finie et prête à déployer en prod (avec toutes les phases de test, relecture, validation, etc que cela nécessite).

    C'est une bonne idée de valider les choses au fil de la réalisation de l'US plutôt que tout à la fin (exemple avec la fabrication d'une voiture: tu fais des contrôle qualité tout le nong de la chaîne d'assemblage, pas une fois que toute la voiture est assemblée).

    Du coup, logiquement, tu peux repousser une partie de cette validation avant même l'entrée de la user story dans un sprint pour sa réalisation. Tu peux t'assurer par exemple que toutes les infos nécessaires sont disponibles, que les grandes lignes de l'architecture à mettre en place sont définies, peut-être même une définition des scénarios de test qu'il faudra jouer.

    Oui ça demande du temps de préparer tout ça. Mais d'un autre côté ça augmente la fiabilité du chiffrage et ça permet donc à l'équipe de s'engager avec une bonne confiance sur ce qu'elle va pouvoir réaliser dans un sprint.

    Selon les projets, ça peut être nécessaire ou pas. Dans certains cas, l'incertitude sur le chiffrage n'est pas importante, et livrer une version avec un ou deux sprints de retard sur ce qui était annoncé ne pose aucun problème (juste les utilisateurs attendront un peu). Par contre si il y a des deadlines critiques (publier un jeu vidéo avant noel, mettre à jour un logiciel de compta avant l'entrée en application d'une loi, installer le code dans un satellite avant sa mise en orbite), tu as intérêt à être très fiable sur ce genre de choses, et là, avoir une bonne definition of ready va au moins permettre d'anticiper les problèmes.

    Ça déPend aussi si les dévs de l'équipe sont autonomes pour concevoir l'architecture pendant la réalisation d'une user story, ou si tu as une équipe de débutants avec seulement quelques personnes capables de faire la conception d'architecture. Ou si ton PO est surbooké et risque de bloquer le développement si on a une question pour lui pendant la réalisation de la user story.

  • [^] # Re: Non

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Le vibe coding, linuxfr, et moi. Évalué à 8 (+5/-0).

    Est-ce au'on peut arrÊter de propager cette rumeur sans fondement?

    Détruire une copie d'un ouvrage ne dispense pas du droit d'auteur. Le seul truc qui s'approcherait vaguement de cette idée, c'est le droit à la copie privée en france qui n'oblige en aucun cas à détruire l'original. Et le droit d'auteur s'applique à l'oeuvre indépendament de son support.

    La rumeur vient d'une supposition d'un libraire allemand ayant levé l'alerte sur ces achats de livres par les entreprises d'IA. Il n'y connaît pas plus que nous en termes de droit d'auteur et en plus la citation n'a pas forcément été bien traduite à partir de la publication originale en allemand. Mais tout le monde la répète bêtement sans vérifier.

    Les entreprises procèdent comme ça parce que c'est la solution la moins chère et la plus rapide pour scanner un livre. C'est tout.

    Le droit d'auteur ils en ont rien à faire.

  • [^] # Re: Le problème est en aval

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Le vibe coding, linuxfr, et moi. Évalué à 5 (+2/-0). Dernière modification le 08 octobre 2026 à 23:52.

    On trouve de tout dans les méthodes agiles.

    Le principe de base est simple: ces méthodes sont adaptées quand ce n'est pas possible d'écrire une spécification complète dès le départ. Les besoins ne sont pas complètement identifiés, ou alors on sait déjà qu'on voudra étendre le projet plus tard ou qu'il va devoir évoluer pour d'autres raisons.

    La mise en pratique est donc de démarrer assez rapidement le développement, et de réaliser la spécification au fur et à mesure, en présentant des versions du travail en cours et en s'en servant pour identifier ce qui ne marche pas, les points à améliorer, etc.

    Ça ne dispense pas de faire de la documentation, bien au contraire. Tout au long du projet, l'architecture évolue, et mintenir des documents à jour coûte plus cher que de les écrire une bonne fois pour toutes au début.

    Ensuite, on peut pousser ces méthodes beaucoup plus loin: puisque la spécification et l'architecture du code sont modifiaples tout au long du projet, la même idée peut s'appliquer à toute l'organisation du projet. On peut donc décider d'ajouter ou de supprimer des réunions récurrentes, d'attribuer un rôle spécifique à une personne (archiect, product owner, scrum master), choisir quand on fait des livraisons, etc.

    La méthode scrum est le résultat auquel est arrivé une équipe oe développeurs après plusieurs années de pratique et d'expérimentation. Elle met en place tout un tas de choses plutôt oien pensées: oes sprints de durée courte avec un périmètre de travail fixé à l'avance, ce qui fait que les urgences peuvent être reportées au sprint suivant la plupart du temps. La séparation des rôles entre scrum master et product owner pour que l'un puisse rappeler les règles à l'autre s'il était tenté d'y faire une entorse. Le chiffrage des user stories en "points" qui ne sont pas directement une estimation de temps mais permettent tout de même d'équilibrer la charge des sprints.

    Souvent, ce modèle est appliqué bêtement sans être compris. Il n'est pas forcément adapté à toutes les situations. Il faudrait donc l'adapter en pratiquant l'agile. Mans pour cela, il faut d'abord bien le comprendre, sans quoi, des modifications qui semblent anodines peuvent complètement déséquilibrer l'ensemble (et comme on est en entreprise, ce sera au profit du management et au détriment des gens qui font le travail).

  • [^] # Re: Chambre blanche

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien AI Makes "Open-Source, Clean Room" Implementations Of Adobe Photoshop & Premier In Rust. Évalué à 7 (+4/-0). Dernière modification le 08 octobre 2026 à 21:21.

    Il y a au moins un exemplaire des sources de la version 1.0 sur le site du Computer History Museum (avec une license n'autorisant ni l'exploitation commerciale ni la redistribution). Pas certain que ça aide.

  • [^] # Re: Je suis un Amish!

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Debian, IA, vibe coding & rsync : la croisée des chemins ?. Évalué à 6 (+3/-0).

    D'ailleurs, petite boutade, que faut-il faire d'un rapport de sécurité soumis par un nazi reconnu ? Ou est la limite ?

    Si tu as bien mis tous les répulsifs à nazis dans ton projet (écriture inclusive, drapeaux arc en ciel, code de conduite…), normalement, tu ne devrais pas avoir ce problème :D

    J'ai l'impression qu'une partie de l'écosystème est en mode "tant que c'est open source c'est tout bon", ou qui a à cœur de produire de l'open source, mais sans vision plus large autour.

    Oui, il y en a, et il y en a même beaucoup, mais ne leur concédons pas la victoire trop vite. C'est pour ça que j'ai été embêté par la généralisation.

    Il y a deux écoles là dedans:

    • Ceux qui choisissent de rester dans un cadre strictement open source avec les licenses habituelles, mais qui vont ajouter des règles au niveau de la communauté autour du projet via par exemple un code de conduite. Dans ce cas, un nazi peut toujours forker le code mais il ne peux pas renvoyer ses modifications dans le projet original
    • Ceux qui pensent que cette approche n'est pas suffisante, et incluent des contraintes directement dans la license. Quelques exemples sur le site de l'organisation ethical source.

    Ce deuxième cas pose "problème" car de telles licenses rentrent souvent en conflit avec les définitions du libre de la FSF ou encode la définition du logiciel libre que Debian utilise pour déterminer si un logiciel peut être inclus dans la distribution ou si il doit être placé dans les dépôts non-free. Je ne sais pas s'il existe une distribution Linux (ou d'un autre système UNIX) qui serait plus ouverte à l'idée de ce nouveau type de license.

    On voit que ces licenses sont assez variées dans ce qu'elles autorisent ou non. La license hippocratique va même jusqu'à proposer un outil sur son site web permettant de choisir soi-même ce qu'on veut interdire ou pas.

    Il y a enfin une troisième catégorie intermédiaire: l'utilisation de licenses légalement mal fichues, soit l'AGPLv3, soit la license JSON qui dit simplement "The software should be used for Good, not Evil" sans définir ces deux derniers termes. IBM a demandé et obtenu une exception (pour elle-même et ses sous-fiffres) pour avoir le droit de faire le Mal en utilisant un logiciel distribué sous cette license. C'était la solution la plus simple pour apaiser ses services juridiques. (ça n'arrêtera peut-être pas les nazis, cela dit).

  • [^] # Re: Architecture de l'AGC

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Margaret Hamilton (1936-2026). Évalué à 4 (+1/-0).

    Oui, j'avais mis le lien dans mon premier commentaire?

  • [^] # Re: Je suis un Amish!

    Posté par  (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Debian, IA, vibe coding & rsync : la croisée des chemins ?. Évalué à 5 (+2/-0).

    Il y a des projets open source qui rejettent les contributeurs fascistes, agresseurs sexuels, racistes, ou pour plein d'autres raisons. Il y a des projets qui ne le font pas.

    Ou que le monde de l'open source a globalement une vision tunnel plus ou moins concentrée sur le code, les questions de licences et les modèles de développement…

    ça me semble un peu exagéré. Les licenses libres effectivement sont concentrées exclusivement sur cet aspect, mais de là à généraliser au "monde de l'open source", ça me semble aller un peu vite tout de même. Ou alors on peut aussi bien généraliser au monde de l'informatique, qui ne fait pas forcément mieux ni moins bien à ce sujet.