Journal Chroniques de l'automatisation : l'assemblage

1
26
août
2016

À l'heure ou l'uberisation ne s'avère pas forcément si miraculeuse qua ça du point de vue financier y compris chez la firme qui a donné son nom au phénomène, il parait que le MIT met au point d'autres technos à même de bouleverser l'industrie

Il y a des milliards de téléphones en circulation, il est bien évident que ça fait vivre un certain nombre de personnes qui prêtent leurs mains contre rémunérations pour le fabriquer. Vont-ils se faire eux aussi remplacer ? Quelles conséquences sur l'emploi sur le marché mondial ?

On pourrait pas profiter de ces crises multiples - chomage, environnement, tout ça - pour remettre un peu à plat le système environnemento-économique ?

  • # correction à faire

    Posté par . Évalué à 2.

    On me signale sur la tribune, d'ou vient l'url au passage, que le l'url bookmark principale du journal https://linuxfr.org/users/thoasm/journaux/chroniques-de-l-automatisation-l-assemblage a été malencontreusement insérée par l'auteur de ces lignes en utilisant la syntaxe d'une image. Par conséquent on comprend rien /o\

    Merci à un modérateur de corriger :)

    • [^] # Re: correction à faire

      Posté par . Évalué à 4.

      Très intéressant. Le journal, même bookmark, mériterait d'être plus explicite. Là, il va tomber dans les oubliettes c'est sûr. En résumé : le MIT auto-assemble des téléphones dans une machine à laver en s'inspirant des brins d'ADN qui s'assemblent tout seuls par paires.

      Cette signature est publiée sous licence WTFPL

  • # Uber, classique du capitalisme…

    Posté par . Évalué à 1.

    On vend à perte pour pouvoir tuer la concurrence.

    L’article sur lequel j’étais tombé expliquait qu’Uber payait plus ses chauffeurs que le prix de la course.

    • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

      Posté par . Évalué à 2.

      Et du coup ils vont réajuster en payant moins leurs chauffeurs ou en faisant payer plus le prix de la course ?

      Dans les deux cas ils risquent soit de perdre leurs chauffeurs, qui peuvent par construction facilement changer de plate-forme vu que c'est ultra simple de remonter un site équivalent, soit de perdre leur clients parce qu'ils auront une autre plate-forme qui pourra pendant un temps jouer le jeu du dumping.

      Bref, non, ça me semble beaucoup plus compliqué qu'une histoire de tuer la concurrence. Il est où le coût de migration de plate-forme ? Ça coûte combien de monter un site web ? C'est peut-être juste le business model qui est bien moins miraculeux qu'espéré.

      • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

        Posté par . Évalué à 1.

        Parce que c’est le premier qui rafle la mise pour tout ce qui touche au social, au réseaux, à la mise en relation.

        Des PdM dans ce secteur ça vaut de l’or.

        • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

          Posté par . Évalué à 3.

          Oui mais c'est pas du tout facebook ou t'as des tonnes de photos à migrer potentiellement ou une liste de contacts à migrer si tu veux changer de réseau, c'est totalement différent en l'occurence. Il s'agit de monter dans une voiture et toutes les courses que t'as fait avant, tu les auras oubliées.

          Ou pire : tu connais bien un chauffeur, et tu n'as même plus besoin de la plateforme. Ou il te dit "j'ai changé de plateforme", et tu le retrouvera.

          • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

            Posté par . Évalué à 0.

            — Qu’est-ce qu’il dit ?
            — Hein ?
            — Quoi ?
            — J’t’entend pas ?
            — Au revoir.

          • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

            Posté par . Évalué à 2.

            Je pense qu'il a raison.

            Migrer de google à un autre moteur de recherche (par exemple duckduckgo) reste difficile, même on a des motivations personnelles de le faire.
            Le fait que duckduckgo soit moins performant est l'équivalent au fait qu'un petit réseau sera moins performant (trouver un taxi dans une certaine ville à une certaine heure est beaucoup moins efficace quand peu de taxi sont disponibles pour ce service).
            Pourtant, il n'y a aucune photos ou contacts à migrer.

            De plus, même si une migration s'opère, Uber aura largement le temps de voir venir, d'accumuler de l'argent et puis de recommencer à faire des prix cassés, ce qui conduira à la faillite du concurrent (vu qu'il n'aura plus aucun avantage sur Uber, mais conservera des inconvénients).
            Donc, on a aussi le fait que essayer de concurrencer Uber est très très risqué financièrement.

            • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

              Posté par . Évalué à 2.

              On s'est pas entendu. La condition pour qu'ils puissent faire ce genre de cycles c'est évidemment que Uber soit rentable sur un temps suffisamment long. Ce qui n'est pas encore démontré.

              • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

                Posté par . Évalué à 2.

                Je suis d'accord avec ça.
                - il se peut que ce soit une stratégie d'Uber pour empêcher la concurrence d'émerger au moment où c'est le plus important
                - il se peut que ce soit le résultat d'un calcul d'Uber qui ne s'est pas révélé réaliste

                Tes deux commentaires avant le mien semblaient dire que le premier tiret est à peu probable.
                Je trouve que le premier tiret est très vraisemblable.
                Personnellement, je pense même que la situation est probablement un mélange des deux.

            • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              Migrer de google à un autre moteur de recherche (par exemple duckduckgo) reste difficile, même on a des motivations personnelles de le faire.

              Difficile? J'ai mis une ddg en moteur par défaut dans mon broteur et je l'ai gardé des années. J'ai fait la même avec qwant au début de l'année.

              De la même façon je passe change régulièrement de sites pour la cartographie, la météo, l'actualité…

              Quand on n'a ni donnée, ni personne sur un service, c'est très facile et tentant d'en changer.

              http://devnewton.bci.im

              • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

                Posté par . Évalué à 0.

                Je ne vois pas vraiment l'intérêt d'un tel commentaire.
                Le fait que tu changes facilement de moteur de recherche n'est ni vraiment une qualité ni vraiment le signe d'une tendance.
                Et le fait que je change difficilement de moteur de recherche est suffisant pour supporter ma thèse
                (c'est comme si je disais "les nombres premiers ne sont pas toujours supérieurs à 10, 5 est un nombre premier par exemple" et que tu me répondais "oui mais 17 est premier et est supérieur à 10")

                • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

                  Posté par . Évalué à 3.

                  Moi je crois (sais) que quand une installation d'un logiciel quelconque sur la machine d'un utilisateur lambda change le moteur de recherche par défaut ou la page d'acceuil du navigateur de google à bing, l'utilisateur ne s'en rend pas toujours compte. Je pense que c'est le cas pour une partie très significative de la population.

                  • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

                    Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 27/08/16 à 17:07.

                    Attention, ici, on parle de l'utilisateur qui change consciemment de système.

                    L'utilisateur qui utilisait l'application ou le site d'Uber va consciemment devoir installer l'application du concurrent ou aller sur le site du concurrent.
                    En aucun cas l'application ou le site d'Uber ne va le rediriger sans qu'il s'en rende compte vers le site du concurrent.
                    C'est encore moins le cas s'il fait une recherche du mot clé "taxi" (soit dans un moteur de recherche, soit dans un appstore): le site d'Uber restera en tête tant qu'Uber dominera le marché (et il le dominera d'autant plus que l'utilisateur choisit le site en tête).

                    D'ailleurs, plus l'utilisateur ne remarque pas la différence, plus cela signifie que l'utilisateur n'a aucun intérêt à changer.

                    • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

                      Posté par . Évalué à 2.

                      D'ailleurs, plus l'utilisateur ne remarque pas la différence, plus cela signifie que l'utilisateur n'a aucun intérêt à changer.

                      Il n'a non plus aucun intérêt à ne pas changer. Il n'est pas du tout captif donc. Si son meilleur ami lui dit "tiens, tu devrais essayer ça, c'est moins cher/plus blablabla", il le fera en une installation d'application.

                      • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

                        Posté par . Évalué à 4.

                        Mais s'il n'a pas d'intérêt à changer, cela contredit ton hypothèse de départ que le client va changer de système parce qu'il existe un concurrent moins cher.

                        Cet argument allait dans ton sens, mais soulignait que même dans ton cas, la comparaison dans le cas de figure "changement inconscient" est incorrecte.

                        Au final, je pense que personne n'a jamais parlé de client captif dans le cas de Uber.
                        Simplement, dans un premier temps, Uber se montre très compétitif pour faire en sorte de gagner le maximum de part de marché et de tuer dans l'œuf les concurrents qui émergeraient maintenant.
                        Ensuite, Uber peut se permettre de faire une plus grande marge, car:
                        - le changement inconscient est en sa faveur (si le client prend un service au hasard, il a plus de chance de tomber sur celui qui a la plus grande part de marché)
                        - le gain en prix est compensé par le désagrément de changer consciemment + le fait que le service concurrent est moins fourni
                        - la possibilité de voir des concurrents essayer de détrôner Uber est faible, car si Uber remarque un concurrent (et Uber le remarquera avant la majorité des clients, car la courbe d'adoption, qui commence avec les early-adopters, est étalée), il peut retourner à ses prix cassés juste pour mettre le concurrent en faillite (d'autant plus facilement que le concurrent est endetté par les coûts de mise en route).

                        C'est en gros un problème de math: une fois qu'on a la plus grande part de marché, on est rentré dans la stratégie gagnante: on a toujours un coup d'avance face à son concurrent. Voilà pourquoi il est raisonnable de penser qu'Uber a adopté une stratégie qui lui donne la plus grande part de marché le plus rapidement possible.

                        (À ça, on peut ajouter d'autres éléments. Par exemple, plus la part de marché est grande, plus on obtient un grand gain pour une petite augmentation du prix. Si l'entreprise A gère 100 taxis, que le cout par taxi est de X euros et qu'elle fait payer X+1 euros par taxi, elle fait un gain de 100 euros, si l'entreprise B gère 1000 taxis et qu'elle fait payer X+0.5 euros par taxi, elle fait un plus grand gain (500 euros) tout en restant MOINS CHÈRE que l'entreprise A)

                        • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

                          Posté par . Évalué à 2.

                          J'y croirais si on avait pas présenté dés le début Uber comme le gros disrupteur qui a eu une publicité monstre et un succès d'entrée de jeu. On commence à en parler depuis un moment. Ils ont même eu un bad buzz avec Uber Pop qui remonte.

                          On peut au contraire penser que cette phase d'introduction est terminée et qu'ils devraient commencer à engranger non ? Surtout que le coût de la plateforme en elle même ne doit pas être monstrueux.

                          Au contraire, on peut penser que ses coûts ne peuvent qu'augmenter vu qu'ils ont tirés la main d'oeuvre vers le bas au maximum des possibilités et que à la fois leurs salariés et les états vont chercher à y regarder de plus près et à légiférer sur tout ce qui est économie collaborative, vu que c'est tout nouveau et que les failles de la législations vont être comblées.

                          • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

                            Posté par . Évalué à 1.

                            De nouveau, je réponds à tes premiers commentaires qui sous-entendent que la stratégie qui est décrite n'est pas réaliste.
                            Si c'était cela ton argument pour penser ce que tu penses, tu aurais pu le dire lors de ton premier ou deuxième commentaire.
                            Mais dans ton premier et deuxième commentaire, tu as donné des arguments qui s'attaquent à la stratégie qui est décrite, de manière générale, indépendamment de la situation et l'historique d'Uber.

                            Juste pour info, je pense que cette stratégie n'a du sens que lors de la phase de popularité et un peu après, pas forcément lors de l'introduction (pourquoi casser les prix alors qu'il y a un marché et 0 concurrent ? d'autant plus que réduire les prix ensuite sera de la publicité gratuite, ce qu'a d'ailleurs fait Uber), et la phase de popularité d'Uber a l'air d'avoir eu lieu il y a 1 an ou 2.

                            Pour le reste, c'est plus de la spéculation qu'autre chose, et à vrai dire, cela ne m'intéresse pas plus que ça. Ce qui m'intéressait surtout, c'est de souligner que la stratégie décrite au début est bel et bien quelque chose de réel (qu'elle ait été employée par Uber ou non, d'ailleurs).

                            • [^] # Re: Uber, classique du capitalisme…

                              Posté par . Évalué à 2.

                              Je crois que personne ne conteste l'existence des stratégies de dumping ??? Ce qui était intéressant c'était surtout de savoir si les pertes d'uber sont uniquement le fait de stratégies de dumping ou le fait que le modèle est en train de s'effondrer en parti - j'ai lu la page wikipédia par curiosité, et il semble bien que les interdictions ou les autres condamnations doivent entraîner qu'une partie des investissements soient à pertes. D'autres commentaires signalent que les investissements colossaux sont dus en parti à la situation du taux d'intérêt qui permet d'emprunter pour presque rien, ce qui ferait d'uber une potentielle très grosse bulle spéculative, potentiellement engagée dans une stratégie de fuite en avant sur terrain miné.

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