• # texte de la pétition

    Posté par  . Évalué à 10.

    L'article du monde est réservé aux abonnés, mais le texte de la pétition révélant le mal-être des personnels est là:
    https://framaforms.org/petition-sauver-linria-1674128639

    En gros, on prend un institut de recherche, on le vide de ses missions originelles et on en fait une sorte de gros incubateur à start-ups qu'on arrose tous azimuths, sans trop vérifier si ce qu'elles font a un sens scientifiquement ou un intérêt pour la société.

    Sinon, pour faire bonne mesure on apprend aujourd'hui qu'un autre établissement, le CNRS, est contraint de céder du patrimoine immobilier historique à Meudon, et dégager dans la précipitation des personnels (service des concours, division technique de l'institut des Sciences de l'Univers, instruments, machines, outils et tout le toutim bien lourd à déménager avant le 15 mars).
    Cerise sur le gâteau de merde, l'état force le CNRS à vendre les terrains au prix du promoteur (Vinci), prix inférieur à l'expertise (38 millions contre 45 expertisés), avec travaux d'assainissements à la charge du CNRS, et servitudes de passage et d'entreposition de matériel sur les terrains et installations restantes à proximité du futur chantier.
    Quand un ancien premier ministre disait "l'Etat ne peut pas tout…" ben en fait ça dépend pour qui.

    • [^] # Re: texte de la pétition

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 9.

      La signature de la pétition est réservée aux personnels de l'INRIA, mais le texte de la pétition est très intéressant, édifiant.

      • [^] # Re: texte de la pétition

        Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 8.

        J'ai vu passer des vœux (parodiques ?) qui ressemblaient très très fort au texte de la pétition. On voudrait tuer l'INRIA qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

        « Tak ne veut pas quʼon pense à lui, il veut quʼon pense », Terry Pratchett, Déraillé.

      • [^] # Re: texte de la pétition

        Posté par  . Évalué à 9.

        Parmi les nombreux points soulignés par la pépite, je vais retenir ces trois pépites qui ont des implications judiciaires certaines:

        1. La direction de l’institut n’a pas présenté le rapport social unique 2021, ce qui est pourtant une obligation légale, privant le CA de tout état des lieux avant le vote du budget 2023 et privant les tutelles d’un bilan essentiel avant de choisir un nouveau PDG début 2023.

        2. De nombreux collègues, y compris des invités et des doctorants, attendent depuis des mois le remboursement de leurs frais de mission (se comptant parfois en milliers d’euros). Face à ces situations et en l’absence de perspectives d’amélioration, un DCR a évoqué la possibilité de contracter des prêts à taux zéro auprès de l’AGOS; dans un autre centre, un secrétaire général a simplement conseillé de ne plus partir en mission ! Des personnes en fin de CDD ne se voient pas remettre de certificat de travail le jour de leur départ, les privant ainsi de leurs droits à l’allocation chômage pendant plusieurs mois.

        3. Bien d’autres retards sont à signaler dans le paiement des indemnités des membres des jurys de concours chercheurs, dans la revalorisation du point d’indice, dans l’envoi des bulletins de paie, interrompu pendant 5 mois, ainsi que des erreurs de calcul faites sur la paie. Ces dysfonctionnements comme les précédents sont imputables non pas aux collègues dévoués et courageux des services concernés, mais à la pression qui leur est imposée, à la priorisation discutable de certaines missions par rapport à d’autres, et à la négation des problèmes induits par les évolutions à marche forcée.

        Cette autre pépite est hors-concours pour la grand'classe à l'international:

        Les experts internationaux ayant participé aux évaluations des équipes à l’automne 2021 et au printemps 2022 (plus d’une centaine) sont toujours en attente du versement de leurs indemnités. Les coordinateurs de la CE et les responsables des équipes concernées reçoivent des courriers oscillant entre incrédulité et virulence, créant une situation qui nuit à l’image et à la réputation de l’institut.

        Conclusion: quand on a des gestionnaires pareils à la tête des institutions de prestige, pas besoin des corsaires du Russkiy Mir pour mettre à mal la souveraineté numérique de la Nation.

        • [^] # Re: texte de la pétition

          Posté par  . Évalué à 2. Dernière modification le 01 février 2023 à 11:23.

          Bon…

          s/soulignés par la pépite,/soulignés par la pétition,/

          Ça, c'est fait.

    • [^] # Re: texte de la pétition

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10.

      Avec une lettre en moins, le CNRS aurait eu plus de budget et un régime de retraite dérogatoire tout en ayant un collier d'immunité. Fallait mieux choisir l'acronyme !

    • [^] # Re: texte de la pétition

      Posté par  . Évalué à 5.

      je dirais que c'est dans la parfaite ligne du gouvernement depuis 5 à 10 ans et en particulier sur l'inria, faut pas s’étonner comme cela. Le pouvoir appartient au président et sa majorité, pas à une pétition ou à une manifestation

      la destruction de la France que nos grand parents on connue et presque arrivé à son terme. je dirais encore 10 ans et c'est parfait.

      je suis presque surpris que les personnes de l’Inria espère que cela s’améliore (LOL).

      entre la peste et le choléra, j'avais choisi la peste mais peut être que le choléra se soigne mieux.

      seul le choix du président et de sa majorité peut changer les choses, faut attendre encore un peu, mon petit doigts me dit que dans 4 ans la guerre élargie en Ukraine ne permettra pas d'organiser une élection en France.

      • [^] # Re: texte de la pétition

        Posté par  . Évalué à 2. Dernière modification le 02 février 2023 à 10:37.

        20 ans plus tard…

        _ C'est joli, papa. C'est quoi ?
        _ Ça, c'est ce qu'on appelait une "carte d'identité". Chaque administré de l'ARCH se devait en avoir une pour faire ses papiers de la vie courante.
        _ Les papiers… Quels papiers ?
        _ Eh bien, les factures pour l'eau, l'électricité, la maison, plein de chose. Et, j'oubliais, c'est aussi fait pour montrer qui tu es.
        _ Ça, ce bout de plastique ? Les 5 référents de la Toile de Confiance, ça suffit pas ?
        _ La Toile de Confiance n'existait pas à cette époque pour la majorité des gens. C'est une administration centrale qui décidait de notre identité.

        La petite fille de 8 ans frémit d'effroi. La vie de son père a dû être très sinistre avant la GGI, la Glorieuse Guerre d'Indépendance. Ce qu'on lui dit à l'école est donc vrai…

        _ Oh, le bus arrive !
        _ Je ne vais pas te retarder plus, ma chérie.
        _ Attends ! C'est quoi, déjà, les mots derrière l'ARCH ?
        _ C'est un acronyme de "Ancien Régime Colonial de l'Hexagone".
        _ Merciii !

        Pendant le trajet, l'écolière observe plus attentivement les bâtiments encore meurtris par les balles et les bombes de la GGI. Elle espère de ne jamais être confrontée de sa vie aux dilemmes cornéliens qu'avait dû avoir son père entre rejoindre les forces loyalistes, maintenant disparues, et la FAER, la Fédération des Armées d'Émancipation Révolutionnaire, où il vient d'être promu Ingénieur-Général.

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