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Au cours de sa séance du 18 octobre 2005, la CNIL a refusé d’autoriser quatre sociétés d’auteurs et de producteurs de musique à mettre en oeuvre des dispositifs permettant la détection automatisée des infractions au code de la propriété intellectuelle et l’envoi de messages de sensibilisation aux internautes.

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La CNIL ne souhaite pas céder aux pressions exercées par le lobby des sociétés d'auteurs et producteurs de musique et rend un avis négatif à la demande de quatre d'entre eux concernant la surveillance automatisée des réseaux P2P.
Sans être partisan du téléchargement illégal, on peut reconnaître que le débat que ce phénomène génère a le mérite de poser des questions intéressantes sur la propriété intellectuelle et les droits d'auteur.

Les sociétés d'auteurs et de producteurs souhaitaient mettre en oeuvre des mesures de surveillance jugées a priori trop intrusives et peu respectueuses des libertés individuelles par la CNIL. On peut se réjouir que cette commission pousse à un débat de fond avant d'autoriser la mise en place de mesures hâtives et manifestement abusives pour "fliquer" les internautes.

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Une fois n'est pas coutume...

Posté par sobek () le 25/10/2005 à 11:23. (lien). Évalué à 7.

La CNIL nous avait habitué à être... disons moins enclin à protéger les libertés individuelles.

C'est bien, merci la CNIL ! Continuez comme ça !

Le problème

Posté par Ymage (Jabber id, ) le 25/10/2005 à 13:11. (lien). Évalué à 8.

Les différents et successifs gouvernements déchargent beaucoup de résponsabilité de cet ordre à la CNIL tout en sucrant ou en faisant stagner les moyens alloués à cette tâche.
Par ailleurs, pour beaucoup de points, l'avis de la CNIL n'est malheureusement que consultatif et elle ne peut aucunement empêcher des infractions ou légiférer.

Bref, c'est le moyen d'opposer une fin de non recevoir à tous ceux qui s'inquiètent des atteintes aux libertés individuelles dans le domaine de l'informatique.
Voyez avec la CNIL, c'est son rôle
La CNIL veille à votre vie privée informatique
La CNIL ne voit pas d'objection à cette atteinte, donc c'est bon ...
etc..

Concrètement, elle peut donner son avis et avec le peu de moyen qu'elle a, éventuellement diligenter des enquêtes superficielles qui finiront dans le tiroir des gouvernants qui s'en inquièteront peut-être ....

Au fait, qui est représenté à la CNIL ? Qui la dirige ?

Ah ok .... Pas d'illusion à avoir alors.

Patience et longueur de temps ...

Posté par tekool (page perso, ) le 25/10/2005 à 15:21. (lien). Évalué à 6.

7 février 2003 : EUCD.INFO est invité à exprimer son point de vue devant la Commission spécialisée portant sur le thème PLA et Libertés Individuelles ( http://eucd.info/64.shtml )

27 avril 2004 : Milices ! Ouvrez ! ( http://eucd.info/94.shtml )

7 mars 2005 : Le groupe Article 29 rappelle un évidence : pas de e-milices sur les réseaux publics d'échange ( http://eucd.info/14.shtml )

24 mars 2005 : Bonjour, je suis de la CNIL et on vous protège (compte rendu d'une interpellation publique d'un membre de la CNIL : http://eucd.info/121.shtml )

19 avril 2005 : Mais que cache la CNIL ? Des milices, un alinéa douteux, un point noir constitutionnel ? ( http://eucd.info/11.shtml )

12 octobre 2005 : Riposte graduée ou escalade de la violence ? (Fausse dépêche AFP utilisé pour créer un choc chez certains ( http://couchet.org/blog/index.php?2005/10/12/74-riposte-grad(...) )

Tout ceci n'est-il pas illégal ?

Posté par Nikoo () le 26/10/2005 à 00:44. (lien). Évalué à 2.

Il me semble que de toute façon, l'interception et la lecture des échanges P2P est totalement illégal : cela revient à lire le courrier ou les emails de quelqu'un.

J'ai le droit d'échanger ce que je veux avec qui je veux de manière totalement privée : c'est la base des communications. Personne n'a le droit d'analyser ce que j'envoie et ensuite de me reprocher que ceci est un contenu protégé.

S'il veulent prouver que ce qui est échangé est un contenu protégé, diffusé illégalement, ils doivent le faire autrement.

C'est comme l'analyse des communications téléphoniques : c'est contre la liberté individuelle, et devrait être illégal : la raison d'état ne tient pas selon moi.

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http://nikoolinux.zeblog.com/

et le ministère de la Culture se moque de son avis

Posté par Gniarf () le 26/10/2005 à 20:53. (lien). Évalué à 2.

"le ministère de la Culture a affirmé mercredi sa volonté de "faire évoluer la législation" en la matière."

"La Cnil ayant précisé que les messages de prévention ne sont pas possibles dans l'état actuel des textes, l'examen de la transposition de la directive (européenne) sur le droit d'auteur pourrait être l'occasion de faire évoluer le cadre juridique et de l'adapter à ce nouvel environnement", a indiqué le ministère

http://news.tf1.fr/news/multimedia/0,,3257758,00.html

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