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: LDAPcon07 : première conférence internationale sur LDAP

Posté par OUDOT Clément (Jabber id, page perso, ). Modéré le 08 octobre 2007.
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Les 6 et 7 septembre 2007 derniers se tenait à Cologne (Allemagne) la première conférence internationale sur LDAP, à l'initiative du GUUG (German Unix User Group). Elle rassemblé environ 70 personnes, conférenciers compris, autour de sujets suivants :
  • Rapport sur la standardisation par Kurt Zeilinga
  • OpenDS : pas seulement un nouveau serveur LDAP ! par Ludovic Poitou
  • Quelques éclairages sur OpenLDAP 2.3 par Howard Chu
  • Concevoir la renaissance moderne de LDAP : la vision de Apache Directory par Alex Karasulu
  • Un schéma de référence pour les systèmes de gestion des identités par Frank Trögger
  • L'élaboration des droits d'accès derrière la gestion décentralisée et déléguable des groupes dans IntegraTUM par Daniel Pluta
  • La conception d'un arbre d'annuaire par Giovanni Barruzzi
  • Apache Directory Studio, une nouvelle plate-forme Open Source LDAP d'outils d'annuaire par Stefan Seelmann et Pierre-Arnaud Marcelot
  • Les secrets d'une infrastructure d'annuaire sans coutures par Hilla Reynolds
  • Spring LDAP – la programmation LDAP facile par Matthias Arthursson
  • Mandataires LDAP et virtualisation – besoins et possibilités par Andre Posner et Cengiz Tuztas
  • Avantages et inconvénients de l'intégration de LDAP avec XML par Steven Legg
  • Procédures stockées et déclencheurs LDAP dans ApacheDS par Ersin Er
  • Considérations sur le dimensionnement, la conception et le déploiement d'annuaires par Abdi Mohammadi et Robert Polster
  • Le projet FederID par Clément OUDOT
  • Les écritures LDAP pour les Web Services par Kostas Kalevras
  • Comment écrire des applications LDAP efficaces et arrêter de submerger le serveur par Felxi Gaehtgens
  • Quelques leçons apprises du backend LDAP de Samba par Volker Lendecke
Ces conférences ont été l'occasion de faire un point de situation sur l'utilisation du protocole LDAP, tant au niveau des fonctionnalités attendues d'un serveur d'annuaire que du point de vue des développeurs d'applications interagissant avec ces annuaires.

> Lire la suite (10 commentaires, moyenne: 2,5).   [dépêche : 2578 caractères]

Le constat est assez unanime : LDAP souffre d'un manque de popularité certain dans le monde informatique, supplanté de loin par les bases de données souvent utilisées à tort comme des annuaires.

Quelles en sont les raisons ?

Tout d'abord le protocole LDAP est globalement absent de toute forme d'enseignement informatique, que ce soit au niveau des diplômes de techniciens comme au niveau des diplômes d'ingénieurs. Ainsi, seule une petite partie des informaticiens professionnels (développeurs, administrateurs, consultants) sont capables d'étudier et de mettre en place un annuaire d'entreprise, et cela souvent à des tarifs d'expertise, rendant le coût brut d'intégration d'un annuaire supérieur à celui d'une base de données, pour lesquelles les compétences sont bien plus répandues.

Ensuite, mais cela n'est pas partagé par tout le monde, le protocole LDAP est vieillissant (voire antique comme Alex Karalasu, fondateur d'ApacheDS, l'a dit lors de sa conférence). En effet, LDAP a été créé il y a dix ans déjà pour offrir une alternative plus légère à la norme X500 issue du monde industriel des télécommunications. C'était à l'époque une solution très élégante pour servir des pages blanches et créer un référentiel d'identités (identifiants, mots de passes, certificats). Aujourd'hui toutefois, devenu une pièce centrale des systèmes d'informations, d'autres fonctionnalités en sont attendues, comme par exemple la possibilité de faire des transactions, voire des procédures stockées et des déclencheurs (triggers). La présentation d'ApacheDS apportant quelques-unes de ces nouveautés, a fait réagir à la fois les personnes de Sun qui ont implémentés des équivalents dans OpenDS et les fondateurs d'OpenLDAP qui se posent la question du bien-fondé de ces fonctionnalités, et finalement de la possibilité d'en faire des standards.

On notera l'absence de la communauté RedHat/Fedora Directory Server dont le produit d'annuaire n'est jamais cité dans les conférences. Contrairement à un autre grand absent qui est Microsoft avec Active Directory : ce dernier donne du fil à retordre à l'ensemble des développeurs et administrateurs d'annuaires cherchant à se synchroniser avec ce produit d'annuaire LDAP non-standard.

En résumé, Open Source et LDAP sont désormais très liés, même si pour l'instant les produits propriétaires (Sun, Novell, Microsoft) représentent la plus grande part du marché des annuaires.

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...et LemonLDAP

Posté par Yves Bourguignon () le 08/10/2007 à 07:52. (lien). Évalué à 1.

On peut noter aussi l'absence de LemonLDAP qui représente pourtant en France 150000 utilisateurs et qui a reçu en 2006 le Lutèce d'or pour le meilleur projet libre réalisé pour une administration.
http://linuxfr.org/2005/01/21/18127.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/LemonLDAP

LDAP, c'est super

Posté par Benoît Bailleux (Jabber id, ) le 08/10/2007 à 08:11. (lien). Évalué à 3.

Je dois témoigner qu'utiliser LDAP, c'est assez chouette :
- c'est intéressant (si !)
- c'est bien normalisé, y compris les APIs, ce qui donne une excellente interchangeabilité
- c'est très souple
- le protocole possède des capacités d'auto-découverte très utiles et pratiques. C'est formidable de pouvoir connaitre la structure d'un annuaire (du moins la partie que l'administrateur permet) sans avoir eu besoin de réclamer des informations indispensables avant. Pour moi, c'est un très gros plus sur les bases de données.
- une partie des notions nécessaires à la répartition des données est également incluse dans le protocole. Très pratique pour une architecture complexe et/ou hétérogène
- avec un travail (intéressant; si, si !) d'optimisation, on peut obtenir des performances impressionnantes

Au final, c'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas plus que zéro ou juste quelques heures consacrées à ce protocole dans les cycles ingénieurs. J'ai eu l'occasion de faire des séances de sensibilisation à des élèves ingénieurs. Mais avec une seule séance de 3 heures, c'était difficile de ne pas terminer avec pas beaucoup mieux (les mauvaises années, un quart de l'amphi se vidait à la pause !) que des mines sceptiques. Dommage.

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BB

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