La fin du verrou global dans le noyau Linux ?

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18
mai
2008
Linux
Connu sous le nom de "Big Kernel Lock" (BKL) ou encore de "Giant Lock", le verrou global du noyau est une technique permettant de rendre un système d'exploitation compatible avec l'emploi de machines multiprocesseurs.
Récemment un problème de régression de performances est venu remettre en lumière le BKL et raviver l'intérêt dans la difficile tâche consistant à le supprimer entièrement du noyau Linux.
Les discussions sur la liste de diffusion ont été vives avant que Linus ne choisisse une orientation. Maintenant c'est un travail de longue haleine qui va commencer afin d'en finir une bonne fois pour toute avec le verrou géant du noyau.

Riposte graduée et spyware au menu du Parlement européen

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mai
2008
Justice
Le 2 juin, la commission Culture du Parlement européen examinera une série d'amendements concernant deux projets de directives-cadres, connues sous le nom de Paquet Télécom. Dans un communiqué du 13 mai 2008, le collectif La Quadrature du Net s'alarme de plusieurs de ces amendements, notamment de leurs répercussions sur la protection de notre vie privée. Pour illustrer son propos la Quadrature a publié une analyse juridique de douze pages mettant en évidence que l'un des objectifs est d'injecter la riposte graduée dans le Paquet Télécom, en cassant une décision de la Cour de Justice des Communautés Européennes.

Cette volonté des industriels du film d'abaisser la protection de la vie privée en Europe apparaît d'ailleurs clairement dans une note de la SACD (Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques) envoyée aux euro-députés.

Les inquiétudes de La Quadrature sont partagées par l'euro-député Guy BONO, à l'origine de la condamnation de la riposte graduée par le Parlement européen le 10 avril dernier. Faisant référence à 1984, l'euro-député s'est insurgé dans un communiqué d'un amendement visant à légaliser les spywares de l'industrie du divertissement et du transfert de pouvoirs de l'autorité judiciaire à des acteurs privés.

À noter : un autre amendement proposé vise à retirer de la directive la reconnaissance du droit du public de diffuser du contenu libre. En niant notre liberté à créer et à diffuser du contenu indépendamment des circuits de distributions des majors, celles-ci cherchent à nier l'existence d'une culture libre qui les met en péril.