La version 1.3.0 de G'MIC (GREYC's Magic Image Converter) est sortie.
G'MIC est un interpréteur de macros de traitements d'images : il permet de charger, convertir, visualiser, traiter des données images 2D, 3D et multi-spectrales. Un de ses principaux attraits est sa grande flexibilité dans l'enchaînement de commandes, permettant d'élaborer des pipelines de traitements divers et complexes sur des données images génériques. G'MIC est développé dans l'équipe IMAGE du laboratoire GREYC (CNRS UMR 6072) de Caen en France.
La grande nouveauté de cette version 1.3.0 est l'intégration de G'MIC dans un greffon pour le logiciel de retouche d'images GIMP. Les fonctionnalités de G'MIC s'ouvrent donc à un public plus large, pas forcément adepte de la ligne de commande.
Ce greffon permet non seulement d'appliquer divers effets et filtres sur des images, mais il est surtout extensible : chacun peut très facilement créer ses propres filtres comme des enchaînements de macros G'MIC, et les ajouter à la liste des filtres disponibles. L'écriture de tels filtres G'MIC se réalise en général en quelques lignes seulement.
G'MIC est multi plate-forme, et distribué sous licence libre CeCILL.
Rétrospective LinuxFR 2008 du logiciel libre
2008 a encore vu les lignes sacrément bouger pour le monde du logiciel libre ou bien de l'Open Source. Nous vous proposons ici, comme chaque début d'année, une petite rétrospective de l'année passée. Les commentaires sont à votre disposition si vous souhaitez ajouter des précisions ou combler un oubli. Nous ne nous hasarderons pas aux pronostics pour 2009, mais libre à vous de le faire.
Côté « business », des entreprises toujours plus grandes continuent d'investir dans le libre, démontrant sa viabilité sur le long terme. Sun a acheté MySQL A.B., éditrice du SGBD libre éponyme ainsi que Innotek, éditrice de VirtualBox et Nokia s'est emparé de Trolltech, éditeur de la célèbre bibliothèque Qt, sur laquelle repose KDE. Et Mozilla a créé la société Mozilla Messaging qui se concentrera sur Thunderbird afin de le libérer de l'ombre trop imposante de Firefox.
La direction de grandes entreprises liées au libre a aussi évolué. Jim Whitehurst, John Lilly et Hervé Yahi ont été nommés à la tête de respectivement RedHat, Mozilla Corp et Mandriva. Au passage, cette dernière a d'ailleurs perdu un des principaux liens avec sa communauté, Adam Williamson. La communauté Mandriva s'est structurée autour de l'association francophone des utilisateurs de Mandriva Linux (mandrivafr) et est toujours mobilisée pour trouver une solution.
Indépendamment des affaires (et c'est ce qui fait sa force), les logiciels libres ont continué à évoluer, en suivant pour la plupart la devise « release early, release often ». On a ainsi pu voir débarquer en 2008 de nombreuses versions majeures de logiciels incontournables : PostgreSQL 8.3, Schrödinger 1.0 (codec Dirac), GNOME 2.22 et 2.24, KDE 4.0 et 4.1, GCC 4.3.0, Mercurial 1.0 et 1.1, OpenOffice.org 2.4 et 3.0 (passé sous LGPLv3), Wine 1.0, Firefox 3, Samba 3.2.0 (GPLv3), X.org 7.4, GIMP 2.6, Python 2.6 et 3.0, Theora 1.0, MySQL 5.1, etc.
Le noyau Linux a vu lui aussi un certain nombre d'incréments, en passant du 2.6.24 au 2.6.28 et apportant un grand nombre d'améliorations. Nous ne saurions trop vous suggérer de vous reporter aux dépêches de patrick_g (2.6.24, 2.6.25, 2.6.26, 2.6.27, 2.6.28).
Afin d'amener le tout à l'utilisateur final, l'important travail d'intégration des distributions GNU/Linux et des BSD est indispensable. Ces dernières sont plutôt bien rodées désormais et ont sorti une à deux versions dans l'année, chacune selon un rythme qui leur est propre :
Du côté des faits marquants, on retiendra de manière partiale et non exhaustive :
Côté « business », des entreprises toujours plus grandes continuent d'investir dans le libre, démontrant sa viabilité sur le long terme. Sun a acheté MySQL A.B., éditrice du SGBD libre éponyme ainsi que Innotek, éditrice de VirtualBox et Nokia s'est emparé de Trolltech, éditeur de la célèbre bibliothèque Qt, sur laquelle repose KDE. Et Mozilla a créé la société Mozilla Messaging qui se concentrera sur Thunderbird afin de le libérer de l'ombre trop imposante de Firefox.
La direction de grandes entreprises liées au libre a aussi évolué. Jim Whitehurst, John Lilly et Hervé Yahi ont été nommés à la tête de respectivement RedHat, Mozilla Corp et Mandriva. Au passage, cette dernière a d'ailleurs perdu un des principaux liens avec sa communauté, Adam Williamson. La communauté Mandriva s'est structurée autour de l'association francophone des utilisateurs de Mandriva Linux (mandrivafr) et est toujours mobilisée pour trouver une solution.
Indépendamment des affaires (et c'est ce qui fait sa force), les logiciels libres ont continué à évoluer, en suivant pour la plupart la devise « release early, release often ». On a ainsi pu voir débarquer en 2008 de nombreuses versions majeures de logiciels incontournables : PostgreSQL 8.3, Schrödinger 1.0 (codec Dirac), GNOME 2.22 et 2.24, KDE 4.0 et 4.1, GCC 4.3.0, Mercurial 1.0 et 1.1, OpenOffice.org 2.4 et 3.0 (passé sous LGPLv3), Wine 1.0, Firefox 3, Samba 3.2.0 (GPLv3), X.org 7.4, GIMP 2.6, Python 2.6 et 3.0, Theora 1.0, MySQL 5.1, etc.
Le noyau Linux a vu lui aussi un certain nombre d'incréments, en passant du 2.6.24 au 2.6.28 et apportant un grand nombre d'améliorations. Nous ne saurions trop vous suggérer de vous reporter aux dépêches de patrick_g (2.6.24, 2.6.25, 2.6.26, 2.6.27, 2.6.28).
Afin d'amener le tout à l'utilisateur final, l'important travail d'intégration des distributions GNU/Linux et des BSD est indispensable. Ces dernières sont plutôt bien rodées désormais et ont sorti une à deux versions dans l'année, chacune selon un rythme qui leur est propre :
- FreeBSD : 7.0 ;
- OpenBSD : 4.3 et 4.4 ;
- Mandriva Linux : Spring 2008.1 et 2009.0 ;
- Ubuntu : 8.04 LTS Hardy Heron et 8.10 Intrepid Ibex ;
- Slackware : 12.1 et 12.2 ;
- Fedora : 9 et 10 ;
- OpenSUSE : 11.0 et 11.1 ;
- Gentoo Linux : 2008.0 ;
- OpenSolaris 2008.05 et 2008.11.
Du côté des faits marquants, on retiendra de manière partiale et non exhaustive :
- En tout premier lieu, l'explosion des événements liés au libre, qui rencontrent de plus en plus de succès, dont Solutions Linux, les RMLL, Paris Capitale du Libre, le premier Forum Mondial du Libre, et toutes les manifestations locales que vous organisez. L'augmentation du contenu de l'Agenda du Libre (AdL) est là pour en témoigner ;
- La grande bataille au sein de l'ISO pour la (non) approbation du format OOXML issu de Microsoft ;
- La téléphonie mobile qui se libère progressivement : OpenMoko vend le Neo Freerunner, LiMo et LiPS fusionnent et Google libère Android qui est accessible au grand public via le HTC Dream G1, qui semble le premier d'une longue série au vu de la liste des entreprises qui ont rejoint l'Open Handset Alliance ;
- Les ultraportables, petits ordinateurs sous GNU/Linux à faible prix, souvent équipés de clefs 3G et subventionnés par des opérateurs. Ils ont forcé Microsoft à réagir en prolongeant la durée de vie de Windows XP et surtout en mettant plus cruellement en valeur les défauts de Windows Vista ;
- Les premiers projets labellisés par le groupe thématique Logiciel Libre (présidé par Roberto Di Cosmo) du pôle de compétitivité System@TIC ont été financés par le Fond Unique Interministériel ;
- Nokia rachète Symbian et promet d'unifier les interfaces et de libérer le tout (Symbian OS, S60, UIQ et MOAP(S)), de nombreux acteurs rejoignent l'initiative ;
- Wikipedia lance un appel aux dons à hauteur de six millions de dollars, les contributeurs (vous sans doute) atteignent les objectifs, ceci devrait permettre de faire fonctionner les infrastructures de l'encyclopédie libre sur l'exercice 2008-2009 ;
- L'opération « Give One, Get One », qui consiste à vendre deux OLPC (XO) dont un est envoyé à un enfant d'un pays en voie de développement, est relancée, cette fois-ci pas seulement aux États-Unis d'Amérique, mais étendu à l'Europe avec Amazon à la logistique ;
- L'April qui prend de l'importance en tant qu'« advocacy », augmente son indépendance et s'arrange de plus en plus pour être au cœur du débat et de la promotion du libre, notamment auprès des politiques par exemple, avec l'initiative Candidats.fr, le paquet Telecom, Hadopi, etc.
Sortie de la version initiale de Foswiki - fork de TWiki
La version 1.0 de Foswiki a été rendue publique le 9 Janvier 2009. Foswiki (Free and Open Source Wiki) est une plateforme wiki essentiellement destinée au travail collaboratif, à la conduite de projets ou à la gestion de bases de connaissances.
Fin octobre 2008, les contributeurs clés et actifs de TWiki ont créé le projet Foswiki afin de poursuivre les buts premiers de la communauté. Les causes du fork sont détaillées sur une page en lien ci-après. En résumé, TWiki est né il y a dix ans lorsque Peter Thoeny a décidé de procéder à un fork de JosWiki. Depuis, TWiki s'est imposé comme un puissant moteur de wikis structurés, principalement grâce à une communauté nombreuse et active... jusqu'à ce que la société TWiki.net, fondée mi 2007 par Peter Thoeny, ne manifeste, courant 2008, sa volonté de mainmise sur le développement du logiciel et l'usage de la marque TWiki.
En novembre et décembre, l'équipe de Foswiki a travaillé dur en révisant le logiciel pour en améliorer la stabilité, les performances, la robustesse et la maintenance ; et au final livrer cette version initiale.
Fin octobre 2008, les contributeurs clés et actifs de TWiki ont créé le projet Foswiki afin de poursuivre les buts premiers de la communauté. Les causes du fork sont détaillées sur une page en lien ci-après. En résumé, TWiki est né il y a dix ans lorsque Peter Thoeny a décidé de procéder à un fork de JosWiki. Depuis, TWiki s'est imposé comme un puissant moteur de wikis structurés, principalement grâce à une communauté nombreuse et active... jusqu'à ce que la société TWiki.net, fondée mi 2007 par Peter Thoeny, ne manifeste, courant 2008, sa volonté de mainmise sur le développement du logiciel et l'usage de la marque TWiki.
En novembre et décembre, l'équipe de Foswiki a travaillé dur en révisant le logiciel pour en améliorer la stabilité, les performances, la robustesse et la maintenance ; et au final livrer cette version initiale.


