Forum général.hors-sujets Changer de formation en informatique en cours d’année?

Posté par (page perso) . Licence CC by-sa
9
21
nov.
2014

Bonjour,

J’ai fait deux ans d’études pour obtenir mon DUT Informatique, et depuis le début de cette année scolaire je suis en troisième année d’école d’ingénieur (située à Paris). Au début, ça m’avait beaucoup attiré: langues et international, cours d’informatique plus diversifiés, projets, et bonnes perspectives de carrière.

Alors les TP sont intéressants, j’adore les cours de langue (à la base l’école m’avait intéressé car elle permettait de faire trois langues vivantes), le projet qu’on est en train de faire ne me déplait pas…

Le problème, c’est que mon temps d’amphi est partagé entre profond ennui en informatique (pas très grave, je m’occupe autrement), et ennui en maths et de physique parce que je ne comprends rien, j’ai l’impression que ça ne sert à rien (quand je relis mes cours je ne comprends toujours rien et honnêtement je vois difficilement comment ça peut s’arranger), à ce train-là je vais pas passer l’année à cause de mes notes.

Je revis l’horreur de la fin de ma terminale où les maths et la physique, matières que j’aimais bien, sont devenues des matières que je détestais, et où j’espérais malgré mes mauvaises notes que ça allais s’arranger. Sauf que là ça n’est pas le BAC dans quelques mois mais trois années qui se profilent devant moi.

Cet après-midi, je sèche un contrôle de physique, parce que vu l’état dans lequel je suis, la dernière chose dont j’ai besoin c’est de perdre mon après-midi dans les transports en commun pour rendre une copie blanche. Il parait que je risque d’avoir des problèmes avec le conseil de classe, mais tant pis je n’ai vraiment pas envie d’y aller.

Ça fait des mois que je me dis qu’il faut que je bosse plus les maths et la physique pour surmonter les difficultés, mais j’y arrive pas, j’ai du mal à me mettre à bosser et quand je m’y mets je suis écrasé par la difficulté. C’est trop théorique, ça ne m’intéresse pas, c’est trop abstrait. À bien y réfléchir, les fois où j’ai abattu le plus de boulot c’était pour les projets informatique.

Donc voilà, ces deux derniers jours m’ont pas mal éclairés, jusqu’à maintenant je pensais que ça pouvait s’arranger mais ce n’est plus ce que je pense désormais. Je n’ai jamais été confronté à ce genre de situation, et l’école en elle-même coute très cher, d’où le blocage (entre autres) pour en parler à ma famille, ce qui fait que non content de me sentir assez mal je peux difficilement en parler autour de moi.

Je me dis que ça serait dommage d’arrêter les études si je peux continuer. Mais il me faut quelque chose de plus concret (et si possible continuer à faire du japonais), peut-être de l’alternance pourquoi pas (mais en cours d’année, c’est possible ça?). Il faut que je me réoriente le plus vite possible et ne pas laisser la situation empirer. Que me conseillez-vous?

Merci d’avance,

ÉDITION: j’ai écrit ça à chaud, mais après avoir lu toutes les réponses et avoir pris du recul par rapport à la situation, je vais essayer de m’accrocher et de revoir ma façon de travailler sans pour autant oublier les alternatives qui s’offrent à moi dans le cas où ça n’irait vraiment pas.

  • # Quelques pistes

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    C'est bien d'avoir conscience de ses problèmes et d'essayer de régler le plus tôt possible. Certains font des bac+5 sans remettre en question leurs choix alors que cela ne leur convient pas et ils le regrettent une fois qu'il faut commencer 40 ans de boulot dans un secteur qui ne leur va pas. ;)

    Pour les mathématiques et la physique, à ce niveau d'étude c'est forcément abstrait, si le prof est bon il peut essayer de se rapprocher au maximum de concrets mais ce n'est pas évident de séduire les élèves malgré ça. La mécanique quantique est, par exemple, abstraite pourtant le lien avec la physique des semi-conducteurs est évident. Mais quand le prof en parle (c'est pourtant du concret), ça n'intéresse pas forcément les élèves pour autant car là aussi "trop abstrait pour eux".

    Pourtant, ces matières sont bien utiles, il y a des secteurs d'activités où ces connaissances sont indispensables. Un ingénieur est, par définition, censé avoir une culture large pour notamment être plus transversale envers différents domaines et ainsi changer facilement de secteur d'activité. En général pour les personnes qui veulent faire de hautes études dans un domaine privilégient les master de l'université qui sont très réputés, des bases solides et souvent plus liés à un domaine (ici l'informatique, tu n'aurais pas de maths ni de la physique). Certes tu n'auras pas le diplôme CTI de la mort qui tue (mais à l'international, tout le monde s'en fout et les détenteurs d'un master informatique trouvent du travail facilement aussi).

    Le soucis du master pour toi est sans doute l'aspect cours en amphi et la très grande autonomie dans la gestion de ton temps. Mais ça devrait mieux te convenir je pense.

    Pour l'alternance comme le master, si ça t'intéresse d'y regarder, il peut y avoir des rentrées en décembre ou mars suivant les universités, peut être que tu pourrais rejoindre ces cours.

  • # te faire aider en maths et en physique ?

    Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 21/11/14 à 14:05.

    En fait je doute très fort qu'il soit possible de changer d'orientation en cours d'année comme ça. N'importe comment, tu devras attendre l'année prochaine.

    En attendant, profite des cours qui t'intéressent et pour lesquels tu n'as pas trop de mal. Pour les autres cours, je te conseille fortement d'essayer de trouver de l'aide : il n'est pas trop tard : et même si tu n'arrives pas à rattrapper ton année, tout ce que tu pourras apprendre et débloquer maintenant sera de l'aquis pour l'année prochaine.

    j’ai du mal à me mettre à bosser et quand je m’y mets je suis écrasé par la difficulté. C’est trop théorique, ça ne m’intéresse pas, c’est trop abstrait

    Personnellement j'ai été plus ou moins confronté à ce problème : les maths étaient trop abstraites pour moi à un cetain stade de mes études (j'ai compris pas mal de concepts de maths en physique parce que la physique c'est plus concret). Pourquoi ? Parce que les profs ont balancé des concepts abstraits sans nous apprendre réellement à faire abstraction. Je n'ai appris que plus tard (parce que j'ai eu un trou dans le programme de maths en 1ere et Terminale que je n'ai jamais pu rattrapper). Et c'est pour ça que je te recommande de l'aide : il te manque probablement ce que j'appellerai une "clé" : un accident dans tes années précédentes ( 1ere et Terminale d'après ce que je comprends après t'avoir lu), un trou dans ton apprentissage des maths qui ter permette de les comprendre aujourd'hui. C'est pour ça que je te recommande de chercher quelqu'un t'aide à penser "abstrait" : une fois que ce sera fait, le reste passera tout seul. Essaie de voir aussi dans ton environnement personnel (famille, etc …) s'il n'y aurait pas des situations perturbatrices. Personnellement si je devais refaire ma scolarité, je prendrais une piaule pour avoir la paix (contexte familial difficile à l'époque ).

    Sinon, il ne faut pas te leurrer : les maths sont très présents en informatique. D'ailleurs l'informatique est en quelque sorte une application des maths. Et quelle que soit le cursus que tu suivras après, si tu restes dans l'info, tu auras bvesoin des maths; Donc ne baisse surtout pas les bras.

    Celà étant dit, sache que je compatis, je sais par expérience que ce genre de situation peut être pénible à vivre, et je je te souhaite bon courage et bonne continuation quand même, quel que soit le choix que tu fais (et tiens-nous au courant : en tout cas moi, ça m'intéresse de connaitre la suite).

    • [^] # Re: te faire aider en maths et en physique ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Sinon, il ne faut pas te leurrer : les maths sont très présents en informatique. D'ailleurs l'informatique est en quelque sorte une application des maths. Et quelle que soit le cursus que tu suivras après, si tu restes dans l'info, tu auras bvesoin des maths; Donc ne baisse surtout pas les bras.

      Oui et non, cette phrase est aussi vrai que "l'anglais est omniprésent en informatique".*
      Oui car en effet les maths sont la base de l'informatique et de nombreux algorithmes reposent sur des propriétés mathématiques dont du bien velus, sans compter d'autres sciences annexes. Mais tu n'as pas non plus besoin de math niveau bac+X pour faire de l'informatique un métier, les applications de gestion ou de pilotes de périphériques utilisent des mathématiques de niveau très bas (quand il y en a). Tout dépend donc de ce qu'il aime faire en informatique et de ce qu'il fera en terme de métiers.

      Par conséquent, ce n'est pas forcément obligatoire, même si c'est mieux de bien comprendre.

      • : savoir lire, et un minimum écrire en anglais me semble en effet indispensable mais pour ce qui est de l'oral tu n'as clairement pas besoin d'être bilingue pour faire de l'informatique ton métier de manière convenable. Même si c'est bien sûr préférable de l'être.
      • [^] # Re: te faire aider en maths et en physique ?

        Posté par . Évalué à 2.

        Et quelle que soit le cursus que tu suivras après, si tu restes dans l'info, tu auras bvesoin des maths; Donc ne baisse surtout pas les bras.

        Je pense que je n'ai pas été clair : je parle d'avoir besoin des maths dans le cursus de formation, pas forcément dans la vie professionnelle. Celà dit, en info (notamment en développement) , on passe son temps à faire le même type d'abstraction que l'on fait en maths (je ne sais pas si je m'exprime correctement) et j'ai remarqué que les matheux (qui sont habitués à ce genre de façon de penser) ont moins de mal dans ce domaine que les non matheux. Donc il faut voir également les maths comme un exercice de pensée abstraite qui sera utile plus tard.

        • [^] # Re: te faire aider en maths et en physique ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          Là je suis plus d'accord avec toi, mais les maths ne sont pas une fin en soit mais la méthode l'est.
          J'ai eu beaucoup de mal avec les maths, non pas par manque d'abstraction mais par la quantité de formules / propriétés bizarres à retenir et dont il faut retrouver très vite un cheminement logique entre tout ceci. Donc avoir des bonnes notes en maths n'est pas la question, il faut juste savoir faire abstraction ce qui est selon moi autre chose que des maths.

      • [^] # Re: te faire aider en maths et en physique ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        Oui l’anglais, ça n’est honnêtement pas un problème pour moi, en tout cas pour l’écrit. Pour l’oral c’est plus difficile mais je me débrouille pas trop mal.

        Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

        • [^] # Re: te faire aider en maths et en physique ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          n'hésite pas trop à venir au Fosdem en février 2015 : par défaut on te parle anglais, bon on te parle français, si ton anglais semble français (moi, ça m'a vexé :/).

          La plupart des conf' sont en anglais et en plus c'est intéressant. Même le vendredi soir, le beer event est en anglais au bar pour commander une chimay triple, ça aide.

          • [^] # Re: te faire aider en maths et en physique ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Ah oui je voulais venir l’année dernière mais bon finalement je m’en suis pas trop occupé et c’était trop tard. :/

            Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

            • [^] # Re: te faire aider en maths et en physique ?

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              rho la la, j'ai indiqué le mardi à un collègue qu'il devait poser le vendredi un peu à la râche et bin ça s'est fait… c'est une question de motivation (et le chocolat est super bon ! ya aussi les bières qui motivent… la chimay bleue).

    • [^] # Re: te faire aider en maths et en physique ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      En fait je doute très fort qu'il soit possible de changer d'orientation en cours d'année comme ça. N'importe comment, tu devras attendre l'année prochaine.

      Bah y’a certaines écoles qui font des rentrées en février ou en mars.

      En attendant, profite des cours qui t'intéressent et pour lesquels tu n'as pas trop de mal. Pour les autres cours, je te conseille fortement d'essayer de trouver de l'aide : il n'est pas trop tard : et même si tu n'arrives pas à rattrapper ton année, tout ce que tu pourras apprendre et débloquer maintenant sera de l'aquis pour l'année prochaine.

      Clairement je ne compte pas arrêter d’aller à l’école du jour au lendemain, et je compte malgré tout profiter de tout ce que peut m’apporter l’école en terme de connaissance, mais pour les maths et la physique, j’ai l’impression que c’est un peu mort malheureusement.

      Dans les maths de DUT Informatique, je trouvais intéressant les matrices, les graphes, les arbres, le dénombrement, c’était très clair comment et à quoi ça fonctionnait. J’aime beaucoup concevoir des algorithmes d’ailleurs.

      Personnellement j'ai été plus ou moins confronté à ce problème : les maths étaient trop abstraites pour moi à un cetain stade de mes études (j'ai compris pas mal de concepts de maths en physique parce que la physique c'est plus concret).

      La physique ne m’a jamais vraiment aidé à comprendre les maths, j’ai toujours compris plus facilement les maths que la physique.

      Pourquoi ? Parce que les profs ont balancé des concepts abstraits sans nous apprendre réellement à faire abstraction. Je n'ai appris que plus tard (parce que j'ai eu un trou dans le programme de maths en 1ere et Terminale que je n'ai jamais pu rattrapper). Et c'est pour ça que je te recommande de l'aide : il te manque probablement ce que j'appellerai une "clé" : un accident dans tes années précédentes ( 1ere et Terminale d'après ce que je comprends après t'avoir lu), un trou dans ton apprentissage des maths qui ter permette de les comprendre aujourd'hui. C'est pour ça que je te recommande de chercher quelqu'un t'aide à penser "abstrait" : une fois que ce sera fait, le reste passera tout seul.

      Je ne pense pas avoir trop de difficultés à penser abstrait, par contre c’est vrai que s’il y a bien un truc que j’ai raté en terminale, ce sont les intégrales. Malgré le fait qu’on ne fasse pas trop de calculs compliqués avec, ça ne m’aide pas vraiment à comprendre.

      Essaie de voir aussi dans ton environnement personnel (famille, etc …) s'il n'y aurait pas des situations perturbatrices. Personnellement si je devais refaire ma scolarité, je prendrais une piaule pour avoir la paix (contexte familial difficile à l'époque ).

      Je n’ai pas vraiment de problèmes avec ma famille, disons qu’on se supporte jusqu’à ce que je déménage. :P

      Sinon, il ne faut pas te leurrer : les maths sont très présents en informatique. D'ailleurs l'informatique est en quelque sorte une application des maths. Et quelle que soit le cursus que tu suivras après, si tu restes dans l'info, tu auras bvesoin des maths; Donc ne baisse surtout pas les bras.

      Oui bien sûr, ça n’est pas que j’aime pas les maths de manière générale de toute façon.

      Celà étant dit, sache que je compatis, je sais par expérience que ce genre de situation peut être pénible à vivre, et je je te souhaite bon courage et bonne continuation quand même, quel que soit le choix que tu fais (et tiens-nous au courant : en tout cas moi, ça m'intéresse de connaitre la suite).

      Bah disons que ça vient de tomber sur le coin de la tronche, mais je prends ça plutôt calmement et j’essaie de voir les solutions qui s’offrent à moi. :)

      Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

      • [^] # Re: te faire aider en maths et en physique ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Oui bien sûr, ça n’est pas que j’aime pas les maths de manière générale de toute façon.

        L'impression que j'ai (mais j'ai jamais fait d'école d'ingé donc c'est juste un supposition), c'est qu'ils t'apprennent des maths, mais ils ne t'apprennent pas à faire des maths. Ce que je veux dire, c'est qu'ils te présentent des formules, des théorèmes, etc. font peut-être vite fait à toute allure des démonstrations pas très pédagogiques de théorèmes qui ne t'intéressent même pas, mais ils ne t'apprennent pas vraiment à faire des démonstrations ou des calculs : pour ça le mieux c'est de jouer avec les bases, sans s'encombrer de trop de nouvelles notions à la fois, qui n'aident pas à apprendre à faire des maths : plutôt que d'essayer d'apprendre ton cours exhaustivement, prend de temps en temps un exemple simple (du cours ou pas) et travaille-le un peu : c'est mieux comprendre bien quelques notions, que d'essayer de tout comprendre et ne pas y arriver.

        Ceci dit, je rejoins ce que d'autres ont dit : ne panique pas. C'est très bien que tu te poses des questions et que tu réfléchisses à d'autres possibilités, mais il n'y a pas de raisons non plus que tu ne t'en sorte pas bien si tu fais preuve de bonne volonté et travail dans les matières où tu sens que tu en es capable, et que tu essaies de ne pas laisser non plus totalement tomber les autres, car, qui sait, tu trouveras peut-être parfois en maths ou en physique certains trucs avec lesquels tu te débrouilles un peu. Tu dois juste te dire que ton objectif ce n'est pas d'avoir de bonnes notes en maths, mais d'en apprendre un peu à ton rythme, ça t'évitera de désespérer, et ça fera toujours quelques points de pris au final. Bref, si tu te sens motivé à un moment pour réviser des maths, fais-le, mais ne te prend pas trop la tête avec ça et concentre toi sur les matières qui te plaisent le plus, tout en allant à tous les examens quand même (ça ne peut pas faire de mal).

        • [^] # Re: te faire aider en maths et en physique ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 22/11/14 à 00:26.

          pour te rejoindre, le niveau en école d'ingé est très abordable : il ne te manque pas grand' chose.

          J'ai quitté les cours de maths dès le mois de janvier de 1è année et n'y suis jamais revenu : la prof' a engueulé les gens présents comme quoi il y avait de l'absentéisme… bin elle est passée de 40 personnes se levant pour 8 h du mat' à moins d'une vingtaine (les chargés de TD nous ont indiqué que ça s'était vu…).

          Je te recommande de demander des explications complémentaire à ton chargé de TD : il sera souvent plus pragmatique que le cours en amphi, en plus c'est lui qui te corrigera et il saura se rappeler que tu t'es montré motivé vu que tu l'as interpellé.
          Les maths en écolé d'ingé sont débilisants, ya pas mal de stats imbitables ou des cours de topo ne raccrochant même pas avec la physique à côté, voire des Intégrale_de_chemin dont je n'ai jamais compris la finalité. Une fois que tu comprends que l'on ne fait que tester ta capacité à répéter, tu as fait la première partie du chemin (tu auras les 10 points de cours), si en plus tu résous l'exo proposé en colle^W à l'oral, tu auras ton 12 au-dessus de la moyenne, pour avoir 16 faut le faire sans les indications du colleur qui te guide.

          N'hésite pas à aller parler à tes profs' et chargés de TD qui prendront en compte ta situation :
          les admis sur titre (venant de DUT ou FAC) ramaient en 2è A ou 3è A : c'est normal, il y a des pans entiers qu'ils n'avaient pas vus, mais que nous venant de prépa nous étions mangé auparavant…). Ce n'est pas une question de compétence, c'est une question de capacité à apprendre, si tu as le correcteur dans ta poche, tu aborderas les exams plus sereinement (il n'y a pas de piège en école d'ingé, simplement une validation de l'acquisition des compétences à raisonner et fournir un résultat cohérent).

          Cela sera plus facile que de parler à ta famille qui n'a pas forcément ton vécu actuel (j'ai rencontré le même souci tant en prépa qu'en école, mes parents n'ayant jamais été confronté à cette situation). Les chargés de TD sont souvent des thésards, à même de comprendre ta situation et pouvant te donner des repères, voire t'indiquer leurs critères d'évaluation (si tu participes en TD, cela peut t'aider, si tu ne leur rajoutes pas de boulot).
          Bon, les stats en école,j'ai eu la moyenne, même le chargé de TD ne m'y ayant motivé :/ (limite la thermo me motivait plus et pour la méca, bin j'ai sauvé les meubles avec un 11).

          Ce qui me semble important pour toi est surtout de ne pas baisser les bras : demande à passer le rattrapage (vu que tu as loupé un exam'). Se faire septembriser n'est jamais agréable, en allant voir les profs, responsables de TD, voire le directeur des études, tu montreras que tu es motivé mais a du mal, que tu fais ton possible et fera reconnaître non pas une situation d'échec mais une volonté de s'en sortir (que tu m'as bien démontré en rédaction, envers et contre tous et toutes au besoin).

          Je ne crois peu en une réorientation, tu as fais un choix d'étude, à toi de l'assumer. Je me suis mangé un 3 en tronik au 1er trimestre, j'ai eu 18 au second trimestre, ça a rattrappé l'histoire pour mon UV, rien n'est jamais perdu…

          • [^] # Re: te faire aider en maths et en physique ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 2.

            Je te recommande de demander des explications complémentaire à ton chargé de TD : il sera souvent plus pragmatique que le cours en amphi, en plus c'est lui qui te corrigera et il saura se rappeler que tu t'es montré motivé vu que tu l'as interpellé.

            En général c’est le même professeur pour les cours en amphi et le TD.

            Les maths en écolé d'ingé sont débilisants, ya pas mal de stats imbitables ou des cours de topo ne raccrochant même pas avec la physique à côté, voire des Intégrale_de_chemin dont je n'ai jamais compris la finalité. Une fois que tu comprends que l'on ne fait que tester ta capacité à répéter, tu as fait la première partie du chemin (tu auras les 10 points de cours), si en plus tu résous l'exo proposé en colleW à l'oral, tu auras ton 12 au-dessus de la moyenne, pour avoir 16 faut le faire sans les indications du colleur qui te guide.

            Oui, j’avais remarqué que les exercices se ressemblaient fortement (pas jusqu’au point d’y arriver vraiment, je le crains).

            N'hésite pas à aller parler à tes profs' et chargés de TD qui prendront en compte ta situation :
            les admis sur titre (venant de DUT ou FAC) ramaient en 2è A ou 3è A : c'est normal, il y a des pans entiers qu'ils n'avaient pas vus, mais que nous venant de prépa nous étions mangé auparavant…). Ce n'est pas une question de compétence, c'est une question de capacité à apprendre, si tu as le correcteur dans ta poche, tu aborderas les exams plus sereinement (il n'y a pas de piège en école d'ingé, simplement une validation de l'acquisition des compétences à raisonner et fournir un résultat cohérent).

            Je vois.

            Ce qui me semble important pour toi est surtout de ne pas baisser les bras : demande à passer le rattrapage (vu que tu as loupé un exam'). Se faire septembriser n'est jamais agréable, en allant voir les profs, responsables de TD, voire le directeur des études, tu montreras que tu es motivé mais a du mal, que tu fais ton possible et fera reconnaître non pas une situation d'échec mais une volonté de s'en sortir (que tu m'as bien démontré en rédaction, envers et contre tous et toutes au besoin).

            Je ne demanderais pas à passer à un rattrapage car je n’ai vraiment rien compris de chez compris aux exercices, même si je passais tout mon temps à travailler entre maintenant et le moment et la date où je passerais potentiellement mon rattrapage je ne pourrais pas avoir plus que 5 si j’ai de la chance…

            Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

  • # Se détendre et se rassurer ?

    Posté par . Évalué à 8.

    Bon, je vais aller à contre courant des autres commentaires et vraisemblablement de la pensée majoritaire. Je m'attends donc à un moinssage sévère, mais j'assume. J'assume grave.

    En France, les écoles d'ingénieurs sont classées en trois catégories, A (les bonnes), B (les mauvaises) et C (celles qui ne devraient même pas avoir le droit de délivrer des diplomes d'ingénieurs). Je ne sais pas trop exactement dans quel type d'école tu es, et ce que je vais dire ne s'applique qu'aux mauvaises (grosso modo le classement B), parce que c'est ce que je connais :) J'ai en effet traîné mes guêtres dans ce genre d'école pendant 5 ans (en admission post-bac) et j'imagine que t'es vraisemblablement dans cette catégorie également vu que la plupart des écoles payantes en font partie.

    Pour commencer faut savoir que le personnel encadrant (profs, administration etc.) adore les rond de jambes, et adore en faire des tonnes sur le niveau de l'école, sur les exigences du métier d'ingénieur, la position de l'ingénieur dans l'entreprise, la nécessité de maîtriser les fondamentaux pour être un ingénieur généraliste (le saint graal), la qualité des ingénieurs de leur école qui comprennent tout sur tout et sont tous dirigeants de multinationales etc.

    Tout ça peut amener à vivre son 3 en analyse et son 6 en électromagnétisme comme des échecs cuisants et à remettre en cause sa capacité à devenir ingénieur. Je pensais aussi sincèrement me faire virer dans ma première année, résultat je suis sorti 4 ans après… mais avec le diplôme. Regarde les moyennes de promo, discute avec les autres élèves et tu verras que t'es pas si à la ramasse que ça. Les élèves qui comprennent tout à tous les cours sont assez rares, et si tu n'ambitionnes pas de te classer dans les 10 premiers, tout devrait bien se passer.

    Plus précisément, concernant la méthodologie, j'ai jamais vu personne comprendre quoi que ce soit en amphi et c'est pas vraiment le but. Sans compter que certains profs en jouent et font des amphis "TGV" pour impressionner les élèves. J'avais un prof qui positionnait des craies à intervalles réguliers de 1.5m le long des tableaux pour surtout pas être ralenti dans son écriture quand il arrivait au bout d'une craie ou qu'elle cassait. Il faisait ça à 7h55 et le cours commençait à 8:00:00:000.0 alors que la moitié des étudiants n'avait pas encore pénétré dans l'amphi… Mais vraiment, ne te casse pas la tête avec ça, c'est impossible de suivre en amphi (à moins d'avoir de grosses facilités). Tout d'abord parce que c'est difficile d'à la fois recopier et truc et le suivre, ensuite parce que rester concentrer 2h d'affilée c'est humainement compliqué, et enfin parce qu'il suffit de louper un petit quelquechose au beau milieu de l'amphi pour ne plus rien suivre jusqu'à la fin (alors que sur papier tu peux relire jusqu'à ce que ce soit plus clair).

    Je te conseillerait de te concentrer sur les TD, car ils portent en général sur un spectre plus restreint que le cours (et en général c'est l'essentiel) et aussi parce que les exercices vus en TD retombent assez souvent aux DS. Fais également les annales des années précédentes, les DS ne varient pas tant que ça d'une année sur l'autre. Éventuellement, tu peux également réviser/travailler à plusieurs, ça permet de voir que t'es pas le seul à ne rien avoir compris et de s'entraider (pis ça aide aussi un peu pour la motivation).

    Quand à ceux qui disent que l'informatique s'appuie sur les mathématiques, ça me fait toujours beaucoup sourire… Parmi toutes les diciplines d'ingénierie, c'est surement celle qui s'appuie le moins sur les maths. Ben oui, on y fait jamais d'analyse (ou presque jamais) et l'utilisation de l'algèbre est très limitée. En informatique, un des trucs les plus compliqués qu'on peut te demander est de résoudre des équations de récurrence tordues pour trouver la complexité d'un algorithme (et en général, c'est pas bien compliqué). Le reste est très très bateau, tant que tu joues pas trop avec le machine learning/data mining. En comparaison en mécanique et en électronique (par exemple), t'es constamment en train de résoudre analytiquement des équation bien tordues… Donc détends toi avec les maths, assume ton 3, et essaye de compenser avec autre chose (un 20 en structures de données, conception orientée objet ?)

    Sur une note plus personnelle, fais attention à toi, j'ai l'impression que tu es dans une situation toxique psychologiquement : d'un côté tu sens que c'est compliqué pour toi de continuer, de l'autre tu ne peux pas en parler, c'est un peu la situation idéale pour exploser. Tu as bien fait de venir t'exprimer ici, mais essaye d'en parler aussi autour de toi (prof sympa, psy de ton école ?).

    Bon courage à toi

    • [^] # Re: Se détendre et se rassurer ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      En France, les écoles d'ingénieurs sont classées en trois catégories, A (les bonnes), B (les mauvaises) et C (celles qui ne devraient même pas avoir le droit de délivrer des diplomes d'ingénieurs).

      J'ai toujours pensé que ceux qui classent aussi grossièrement des écolues / universités étaient dans l'erreur mais bon.
      De toute façon ce n'est pas l'école qui rend l'élève professionnel, c'est l'élève lui même. Tu as des élèves qui sortent d'école classes A diplômés mais qui sont totalement incompétents alors que d'autres de type C vont être des génies.

      Bref, la généralisation, tout ça…

      j'ai jamais vu personne comprendre quoi que ce soit en amphi et c'est pas vraiment le but.

      Ça dépend de la matière, du prof, du volume… Pas tous les profs font du TGV (dans mon cas ça a été rare hors prépa) et si ce n'est pas du TGV comprendre en cours est possible si tu écoutes, un peu de travail à la maison pour bien le garder en tête et ça passe.
      Mais c'est sûr que si tu es sur Facebook en cours, c'est plus dur de comprendre. (je ne dis aps que c'est ton cas, mais certains collègues de promo se plaignent de la difficulté en faisant ça).

      Je te conseillerait de te concentrer sur les TD

      Et les TPs quand il y en a, notamment en physique.

      Ben oui, on y fait jamais d'analyse (ou presque jamais) et l'utilisation de l'algèbre est très limitée. En informatique, un des trucs les plus compliqués qu'on peut te demander est de résoudre des équations de récurrence tordues pour trouver la complexité d'un algorithme (et en général, c'est pas bien compliqué). Le reste est très très bateau, tant que tu joues pas trop avec le machine learning/data mining. En comparaison en mécanique et en électronique (par exemple), t'es constamment en train de résoudre analytiquement des équation bien tordues…

      Oui et non. Fais un peu de cryptographie et de simulation numérique ou de traitement de données complexes. Tu verras s'il n'y a pas des maths.
      C'est sûr qu'un site web classique ou l'informatique de gestion consomme moins de maths de haut niveau, mais l'informatique ne se limite pas à ces domaines.

      • [^] # Re: Se détendre et se rassurer ?

        Posté par . Évalué à 1.

        J'ai toujours pensé que ceux qui classent aussi grossièrement des écolues / universités étaient dans l'erreur mais bon.
        De toute façon ce n'est pas l'école qui rend l'élève professionnel, c'est l'élève lui même. Tu as des élèves qui sortent d'école classes A diplômés mais qui sont totalement incompétents alors que d'autres de type C vont être des génies.

        Oui. Mais c'est un peu du blabla. Y'a toujours des exceptions, le major de promo de telle école B peut être meilleur que le dernier de promo de Centrale. Certes. Reste qu'en général, les meilleurs élèves vont dans les meilleures écoles, les mauvais dans les mauvaises. Donc le niveau des cours est meilleurs/augmente dans les meilleures écoles (les élèves sont meilleurs donc on peut faire de meilleurs cours), ce qui rend les élèves encore meilleurs, ce qui attire d'encore meilleurs élèves etc.

        Et les TPs quand il y en a, notamment en physique.

        Tu as totalement raison, j'avais zappé ça mais c'est important.

        Oui et non. Fais un peu de cryptographie et de simulation numérique ou de traitement de données complexes. Tu verras s'il n'y a pas des maths.
        C'est sûr qu'un site web classique ou l'informatique de gestion consomme moins de maths de haut niveau, mais l'informatique ne se limite pas à ces domaines.

        Encore moui. Encore un peu du blabla. Évidemment, c'est possible de se retrouver à avoir besoin de maths en faisant de l'informatique, mais ce n'est pas au cœur de la discipline. Par cœur de la discipline, j'entends structures de données, programmation orienté objet, fonctionnelle, programmation parallèle, parsing, réseau, architecture des processeurs, système d'exploitation, etc. Peu de maths la dedans. Dans mon école la moitié de la promo est déversée par camion benne dans la SSII du coin, alors… la crypto, la simu…

        • [^] # Re: Se détendre et se rassurer ?

          Posté par . Évalué à 2.

          Par cœur de la discipline, j'entends structures de données, programmation orienté objet, fonctionnelle, programmation parallèle, parsing, réseau, architecture des processeurs, système d'exploitation, etc. Peu de maths la dedans.

          Ce qui est absolument faux. Un exemple tout bête : la haute disponibilité : ile faut savoir manier les probabilités. Tu as aussi un certain nombre de concepts dans les OS qui peuvent être modélisés mathématiquement (de mémoire c'est ce que fait Tanenbaum dans son bouquin sur les systèmes d'exploitation) Et il me semble aussi avoir vu des maths dans des bouquins sur la programmation parallèle. J'essaierai de retrouver mes sources, mais ce ne serait pas forcément évident.

          • [^] # Re: Se détendre et se rassurer ?

            Posté par . Évalué à 2.

            Wow manipuler des probas, faire des sommes (pour calculer des complexités) et des divisions, ou la loi d'amdhal en programmation paralllèle… Ça c'est des maths avancées aucun doute.

            Quand quelqu'un dit qu'il comprend rien en maths en école d'ingénieur, c'est qu'il n'arrive pas à calculer des développées de courbes paramétriques ou qu'il galère avec les 36 changements de variables nécessaires au calcul d'une intégrale un peu tordue etc. Calculer des probas, et le reste, c'est du niveau première S. Et ça suffit pour faire une grosse partie du cursus en informatique.

            Et redescendez sur terre, y'a pas besoin d'avoir compris 100% y-compris-LA-partie-avec-des-maths-tordues de Tanenbaum pour être ingénieur en informatique.

            • [^] # Re: Se détendre et se rassurer ?

              Posté par . Évalué à 1. Dernière modification le 21/11/14 à 19:45.

              manipuler des probas

              Une proba se manipule avec une loi derrière qui la sous-tend et qui permet d'aller faire d'autres calculs par ailleurs pour estimer son risque d'erreur, par exemple. C'est bien loin d'être aussi simple que prévu.

              Savoir cela permet éventuellement de trouver des défauts dans les RNGs.

              C'est pas du tout aussi simple de jeter une pièce à pile ou face quelques fois et des milliards de fois. Pour autant, les conséquences en informatique peuvent être lourdes.

            • [^] # Re: Se détendre et se rassurer ?

              Posté par . Évalué à 2.

              Et redescendez sur terre, y'a pas besoin d'avoir compris 100% y-compris-LA-partie-avec-des-maths-tordues de Tanenbaum pour être ingénieur en informatique.

              Je n'ai jamais dit ça : j'ai simplement dit que l'on trouve des maths en informatique dans les domaines que tu cites et que ça aide d'en connaitre un minimum. Je répondais juste à ce que tu avais dit : "Par cœur de la discipline, j'entends structures de données, programmation orienté objet, fonctionnelle, programmation parallèle, parsing, réseau, architecture des processeurs, système d'exploitation, etc", et je t'ai simplement dit qu'on retrouvait des maths dans ces domaines (sans précision de niveau).

    • [^] # Re: Se détendre et se rassurer ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Bon, je vais aller à contre courant des autres commentaires et vraisemblablement de la pensée majoritaire. Je m'attends donc à un moinssage sévère, mais j'assume. J'assume grave.

      Non, c’est bien d’avoir des avis différents. :)

      En France, les écoles d'ingénieurs sont classées en trois catégories, A (les bonnes), B (les mauvaises) et C (celles qui ne devraient même pas avoir le droit de délivrer des diplomes d'ingénieurs). Je ne sais pas trop exactement dans quel type d'école tu es, et ce que je vais dire ne s'applique qu'aux mauvaises (grosso modo le classement B), parce que c'est ce que je connais :) J'ai en effet traîné mes guêtres dans ce genre d'école pendant 5 ans (en admission post-bac) et j'imagine que t'es vraisemblablement dans cette catégorie également vu que la plupart des écoles payantes en font partie.

      Pour commencer faut savoir que le personnel encadrant (profs, administration etc.) adore les rond de jambes, et adore en faire des tonnes sur le niveau de l'école, sur les exigences du métier d'ingénieur, la position de l'ingénieur dans l'entreprise, la nécessité de maîtriser les fondamentaux pour être un ingénieur généraliste (le saint graal), la qualité des ingénieurs de leur école qui comprennent tout sur tout et sont tous dirigeants de multinationales etc.

      Tout ça peut amener à vivre son 3 en analyse et son 6 en électromagnétisme comme des échecs cuisants et à remettre en cause sa capacité à devenir ingénieur. Je pensais aussi sincèrement me faire virer dans ma première année, résultat je suis sorti 4 ans après… mais avec le diplôme. Regarde les moyennes de promo, discute avec les autres élèves et tu verras que t'es pas si à la ramasse que ça. Les élèves qui comprennent tout à tous les cours sont assez rares, et si tu n'ambitionnes pas de te classer dans les 10 premiers, tout devrait bien se passer.

      Plus précisément, concernant la méthodologie, j'ai jamais vu personne comprendre quoi que ce soit en amphi et c'est pas vraiment le but. Sans compter que certains profs en jouent et font des amphis "TGV" pour impressionner les élèves. J'avais un prof qui positionnait des craies à intervalles réguliers de 1.5m le long des tableaux pour surtout pas être ralenti dans son écriture quand il arrivait au bout d'une craie ou qu'elle cassait. Il faisait ça à 7h55 et le cours commençait à 8:00:00:000.0 alors que la moitié des étudiants n'avait pas encore pénétré dans l'amphi… Mais vraiment, ne te casse pas la tête avec ça, c'est impossible de suivre en amphi (à moins d'avoir de grosses facilités). Tout d'abord parce que c'est difficile d'à la fois recopier et truc et le suivre, ensuite parce que rester concentrer 2h d'affilée c'est humainement compliqué, et enfin parce qu'il suffit de louper un petit quelquechose au beau milieu de l'amphi pour ne plus rien suivre jusqu'à la fin (alors que sur papier tu peux relire jusqu'à ce que ce soit plus clair).

      Je vois.

      Je te conseillerait de te concentrer sur les TD, car ils portent en général sur un spectre plus restreint que le cours (et en général c'est l'essentiel) et aussi parce que les exercices vus en TD retombent assez souvent aux DS. Fais également les annales des années précédentes, les DS ne varient pas tant que ça d'une année sur l'autre. Éventuellement, tu peux également réviser/travailler à plusieurs, ça permet de voir que t'es pas le seul à ne rien avoir compris et de s'entraider (pis ça aide aussi un peu pour la motivation).

      Ouais, j’ai déjà essayé, peut-être qu’il faut que je persévère.

      Quand à ceux qui disent que l'informatique s'appuie sur les mathématiques, ça me fait toujours beaucoup sourire… Parmi toutes les diciplines d'ingénierie, c'est surement celle qui s'appuie le moins sur les maths. Ben oui, on y fait jamais d'analyse (ou presque jamais) et l'utilisation de l'algèbre est très limitée. En informatique, un des trucs les plus compliqués qu'on peut te demander est de résoudre des équations de récurrence tordues pour trouver la complexité d'un algorithme (et en général, c'est pas bien compliqué). Le reste est très très bateau, tant que tu joues pas trop avec le machine learning/data mining. En comparaison en mécanique et en électronique (par exemple), t'es constamment en train de résoudre analytiquement des équation bien tordues… Donc détends toi avec les maths, assume ton 3, et essaye de compenser avec autre chose (un 20 en structures de données, conception orientée objet ?)

      Un des problèmes étant l’organisation en blocs, avec toutes les matières de maths et de physique ensemble évidemment. Un autre étant que j’ai déjà eu un contrôle de maths auquel je vais probablement avoir un truc avoisinant les 5, et un contrôle de physique auquel je vais avoir zéro.

      Sur une note plus personnelle, fais attention à toi, j'ai l'impression que tu es dans une situation toxique psychologiquement : d'un côté tu sens que c'est compliqué pour toi de continuer, de l'autre tu ne peux pas en parler, c'est un peu la situation idéale pour exploser.

      Ah oui, le pire c’est que ça m’est déjà arrivé une fois dans des circonstances différentes.

      Tu as bien fait de venir t'exprimer ici, mais essaye d'en parler aussi autour de toi (prof sympa, psy de ton école ?).

      Oui, j’en ai déjà parlé à quelques amis. Faut que je vois à l’école à qui je pourrais en parler, mais à priori je vois pas trop…

      Bon courage à toi

      Merci :)

      Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

      • [^] # Re: Se détendre et se rassurer ?

        Posté par . Évalué à 2.

        quelques autres idées pour désamorcer la "bombe" : grands-parents, amis de tes parents, médecin traitant, psy (certains, mais rares sont remboursés pour les étudiants, tu peux peut-être voir avec le SUMPPS).

        essaie de faire le bon choix, ça prend parfois du temps, tant pis si tu perds une année et du fric, ça arrive.

  • # ha les maths ...

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    Je suis passé par le même chemin que toi, DUT info puis enchainement vers école d'Ingé.
    Donc un dieu en info (les prépas nous recherchaient pour les TPs info),
    et on est à la ramasse totale sur les maths, les dieus des maths bah c'est les prépas… (donc les laisser jouer avec mathlab et compagnie)

    Résultat : j'ai foiré toutes mes UVs de maths, mais j'ai eu 6 mentions dans les autres UVs, (chinois, veille, microprocesseurs, …). Je t’assure qu'ils ne m'ont pas inquiété du tout lol, vu mon niveau dans les autres matières, à peine un petit rappel dissimulé, ce serait bien de faire un peu de maths… Avec du recul j'en rigole, mais à l'époque un stress incroyable.
    Au bout du chemin, diplôme d'ingé en poche, 15 ans d'expérience plus tard, cela ne m'a jamais manqué sur le terrain…, donc bon !!!

    A+

    Nicolas

    • [^] # Re: ha les maths ...

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Bah je vais essayer de m’accrocher alors, mais bon, ça rassure pas de se faire bouffer dans certaines matières.

      Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

    • [^] # Re: ha les maths ...

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      Je vois, ça semble moins grave que ce que je pensais dans ce cas.

      Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

      • [^] # Re: ha les maths ...

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        En prépa ils font de 8 à 12 heures de math par semaine,
        l'équation est simple lol : avec un DUT c'est quasiment impossible à rattraper (sauf à ne faire que cela…). Donc concentre toi à fond sur le reste et fait des étincelles,
        par contre j'avais fait l'impasse sur une seule matière, là si tu as les maths+la physique,
        ca fait peut être un peu trop… ;)

  • # retour d'expérience

    Posté par . Évalué à 3.

    Hello,

    un modeste partage à mon niveau.

    j'ai connu une situation à peu différente, mais pas si lointaine.
    Après une prépa généraliste, j'ai intégré une bonne école d'ingénieur de telecom .
    mais la vie en école étant ce qu'elle est, je me suis dispersé en associations/ activités fun, et je me suis planté.
    l'école m'a organisé un redoublement, mais j'ai enchainé sur ma seconde première année avec une phase de dépression (pour diverses raisons), où ça n'allait pas bien fort.
    l'école m'a proposé une année sabatique et une ultime reprise de ma première année à la rentrée suivante, ce qui était une opportunité incroyable.

    malheureusement,à la rentrée après avoir stoppé pendant un moment, j'ai laché tout intérêt pour le travail scolaire. impossible de se remettre à réviser le soir. je me suis donc retrouvé dos au mur, avec des notes catastrophiques et un conseil de scolarité qui se rapprochait, exclusion à la clé.

    donc j'avais 2 solutions :
    - reprendre une autre formation
    - ou tout lacher et chercher du travail.

    J'ai tout de suite écarté la solution 1 : une autre formation ou celle ci, dans la mesure où je n'avais plus la motivation du scolaire, c'était foncer vers un autre échec.

    D'où la solution 2.
    dans la mesure où j'étais impliqué dans l'association gérant le réseau étudiant de l'école et que je me débrouillais sous linux, j'ai cherché du boulot en tant qu'administrateur système.
    et j'ai eu de la chance, j'ai été recruté par une boite qui m'a donné ma chance en se basant sur ma motivation.

    aujourd'hui, ça fait 8 ans que j'y suis. j'ai évolué d'un poste d'admin junior vers un poste d'ingénieur maison, puis vers un poste d'avant-vente. ma rémunération a presque doublé dans l'intervalle, et j'ai aujourd'hui un salaire supérieur de plus de 50% au salaire de sortie moyen de mon école.

    ça ne fait pas de moi un modèle à suivre. j'ai eu beaucoup de chance de trouver le poste qui m'a ouvert une possibilité de carrière particulièrement riche. j'ai eu de la chance de trouver une société qui regardait plus la passion pour linux que les diplomes. c'est loin d'être une généralité sur le marché.
    Mais je pense que c'est une preuve qu'il ne faut pas non plus s'enfermer dans une voie sans issue. Avec de la curiosité et de la motivation, on peut trouver sa voie quel que soit son niveau d'étude.

    je ne sais pas si je suis bien placé pour donner des conseils, mais je pense que la personne qui a dit plus haut que tu peux échouer dans certaines matières dit vrai, si tu te montres sérieux dans ton attitude globale et des les projets/stages, l'école trouvera le moyen de te permettre d'avoir ton diplome.

    si toutefois tu devais arriver à un point de non retour vers un échec global, je te dirais ceci : tu as déjà un DUT, tu n'es pas sans rien. donc la meilleur chose que tu auras à faire, c'est entrer dans la vie professionnelle, et y évoluer naturellement.
    après quelques années, le CV vaut plus que les diplomes ;)

    Bon courage et ne baisse pas les bras, les possibilités sont encore larges.

  • # Mais les coefficients ?

    Posté par . Évalué à 2.

    Bonjour,

    Tu devrais jeter un oeil aux coefficients des matières. Pas sur que les math ou la physique soient si importants que ca. Pas sur non plus que tous les cours de math seront de la même difficulté.

    J'ai fait une école qui recrutaient des DUT et des prepa, en première année il y avait un gros écart entre ceux de DUT et de prépa en informatique et en math. Mais avec le temps les écarts diminuent.

    • [^] # Re: Mais les coefficients ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Oui, les coefficients sont pas énormes non plus mais toutes les matières de maths et de physique sont dans le même bloc. Je vais voir ce que je peux faire pour sauver les meubles. :)

      Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

    • [^] # Re: Mais les coefficients ?

      Posté par . Évalué à 2.

      Ca doit dépendre des écoles mais je me souviens qu'en plus des coefficients, une mauvaise note dans une matière clé de ta branche était bloquant.
      Et d'un côté ça ma paraît assez logique. Etre diplomé ingénieur dans un domaine en ayant de grosses lacunes dans des domaines fondamentaux mais en ayant des super notes dans des matières annexes serait plutôt dérangeant.

      • [^] # Re: Mais les coefficients ?

        Posté par . Évalué à 1.

        Ca semble effectivement le cas vu les blocs dont il est question. Cependant, avec des difficultés en math, il peut être possible de limiter les dégâts entre les différents composants.

        Certaines matières ne sont enseignées que pour avoir des notions et éventuellement creuser si l'on en a envie. On peut s'en passer par la suite. Je pense à des cours qui portaient sur des problèmes comme l'optimisation des tournées. C'est très bien d'en avoir entendu parler, mais peu probable de s'en resservir.

        Le plus important, c'est qu'il doit y avoir des sujets en math fort différents qui ne seront pas tous du même niveau de difficulté en fonction de chacun. Il faudra faire le max lorsque l'occasion se présentera pour compenser.

        Pour finir, les écoles ont l'habitude de faire la sélection de leurs élèves, s'ils t'ont pris, c'est que tu peux le faire. Les cas d'échec sont rare et plus le fait d'un désir de travailler plus rapidement (pour les DUT) ou de choisir un autre domaine (prépa).

  • # Quelques remarques en vrac

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Je revis l’horreur de la fin de ma terminale où les maths et la physique, matières que j’aimais bien, sont devenues des matières que je détestais, et où j’espérais malgré mes mauvaises notes que ça allais s’arranger. Sauf que là ça n’est pas le BAC dans quelques mois mais trois années qui se profilent devant moi.

    Est-ce que tu as essayé d'analyser l'origine de ce changement? Ça me semble une question importante pour adapter ta position.

    Il parait que je risque d’avoir des problèmes avec le conseil de classe […]

    Ça ce n'est pas super du tout! Ce qui serait très mauvais, c'est que tu te mettes dans la situation où les enseignants pensent que tu as décrochés alors que tu n'en ramasses pas une alors que le problème semble être d'une autre nature. Un conseil: n'attend pas que le conseil vienne te chercher pour aborder ton absence et demande toi-même à rencontrer les enseignants ou le personnel adapté. Tout le monde a des problèmes, les assumer et essayer de les surmonter fait partie de ce qu'on attend d'un adulte. En faisant la démarche, tu passes d'une situation passive à une situation active, c'est bien meilleur pour l'image de toi (et celle que tu as de toi, et celle qu'ont les enseignants de toi).

    Ça fait des mois que je me dis qu’il faut que je bosse plus les maths et la physique pour surmonter les difficultés, mais j’y arrive pas, j’ai du mal à me mettre à bosser et quand je m’y mets je suis écrasé par la difficulté. C’est trop théorique, ça ne m’intéresse pas, c’est trop abstrait. À bien y réfléchir, les fois où j’ai abattu le plus de boulot c’était pour les projets informatique.

    Ça m'étonnerait bien que les maths que tu fais soient vraiment beaucoup plus abstraites que l'info. Si tu fais des études d'info tu as certainement assez d'abstraction pour étudier ce qu'on te propose. Si tu n'as pas réussi à te mettre au travail tu peux essayer de montre un groupe de travail avec d'autres étudiants pour te stimuler. Un problème plus important est que peut-être les objectifs des cours ne sont pas bien définis pour toi: si tu n'as pas une idée claire des compétences que tu dois acquérir, tu n'as aucune chance de mettre au point une stratégie pour les acquérir. Si les attentes ne sont pas claires, parles-en à tes enseignants et n'hésite pas à y aller franco “Bon voilà, j'ai du mal avec le cours de maths… j'ai un peu du mal à hiérarchiser les contenus et à comprendre quelles compétences sont attendues de moi. Sur quoi dois-je me concentrer pour sauver les meubles à l'exam sans forcément briller.”

    Je n’ai jamais été confronté à ce genre de situation, et l’école en elle-même coute très cher, d’où le blocage (entre autres) pour en parler à ma famille, ce qui fait que non content de me sentir assez mal je peux difficilement en parler autour de moi.

    Un jour ou l'autre il faudra bien en parler… c'est normal que tu ne sois pas très à l'aise pour aborder le sujet directement avec tes parents. Peut-être que tu peux aborder plus facilement ce sujet avec un oncle ou tante qui pourrait t'aider à préparer la conversation avec tes parents, ou qui pourrait même t'aider à engager cette conversation.

    Je me dis que ça serait dommage d’arrêter les études si je peux continuer.

    Effectivement. On rencontre des difficultés tout au long de la vie, et c'est normal. Mais si on ne peut pas espérer échapper toujours aux difficultés, on peut apprendre à les surmonter.

    • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Est-ce que tu as essayé d'analyser l'origine de ce changement? Ça me semble une question importante pour adapter ta position.

      Des trucs de plus en plus difficile (genre les équations différentielles que j’ai mis du temps à comprendre puis les intégrales que j’ai compris de manière superficielle). Sans doute une démotivation face à la charge de travail, un ras-le-bol avant la fin de l’année.

      Ça ce n'est pas super du tout! Ce qui serait très mauvais, c'est que tu te mettes dans la situation où les enseignants pensent que tu as décrochés alors que tu n'en ramasses pas une alors que le problème semble être d'une autre nature. Un conseil: n'attend pas que le conseil vienne te chercher pour aborder ton absence et demande toi-même à rencontrer les enseignants ou le personnel adapté. Tout le monde a des problèmes, les assumer et essayer de les surmonter fait partie de ce qu'on attend d'un adulte. En faisant la démarche, tu passes d'une situation passive à une situation active, c'est bien meilleur pour l'image de toi (et celle que tu as de toi, et celle qu'ont les enseignants de toi).

      Oui, tu as raison, c’est une bonne idée.

      Ça m'étonnerait bien que les maths que tu fais soient vraiment beaucoup plus abstraites que l'info. Si tu fais des études d'info tu as certainement assez d'abstraction pour étudier ce qu'on te propose. Si tu n'as pas réussi à te mettre au travail tu peux essayer de montre un groupe de travail avec d'autres étudiants pour te stimuler. Un problème plus important est que peut-être les objectifs des cours ne sont pas bien définis pour toi: si tu n'as pas une idée claire des compétences que tu dois acquérir, tu n'as aucune chance de mettre au point une stratégie pour les acquérir. Si les attentes ne sont pas claires, parles-en à tes enseignants et n'hésite pas à y aller franco “Bon voilà, j'ai du mal avec le cours de maths… j'ai un peu du mal à hiérarchiser les contenus et à comprendre quelles compétences sont attendues de moi. Sur quoi dois-je me concentrer pour sauver les meubles à l'exam sans forcément briller.”

      J’ai surtout pas la moindre idée de ce qu’on calcule ou trouve dans les réponses aux question en cours. L’algo c’est quand même plus relié à des données et résultats dans l’ordinateur. Je vais essayer de suivre à partir du nouveau chapitre qu’on vient juste de commencer, mais j’ai l’impression que ça se base sur ce qu’on a vu avant.

      Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

      • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        les intégrales que j’ai compris de manière superficielle

        Ça m'étonnerait qu'on t'en demande beaucoup plus que ça.

        J’ai surtout pas la moindre idée de ce qu’on calcule ou trouve dans les réponses aux question en cours.

        Alors ne te prend pas trop la tête à chercher la raison de ce que tu calcules : prend les calculs et manipulations symboliques comme un jeu, comme si c'était de la réécriture de code, tu as des tactiques et des stratégies de calcul pour le réduire et le mener à son bout, c'est tout ce qu'il faut savoir. Les applications des maths ça vient quand on a finit les études en pratique :)

        Et je rejoins Michaël totalement sur la communication : communique avec tes enseignants. Peut-être même qu'ils auront des conseils à te donner dans le cas où tu décides de quitter ton école finalement, ce qui n'aurait aucune raison d'être forcément une mauvaise chose comme d'autres t'ont dit, mais ce n'est peut-être pas idéal de le faire sous le coup de l'émotion à un moment où tu te sens débordé.

        En tous cas, bon courage !

      • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

        Posté par . Évalué à 2.

        Je dois avouer qu'il y a une chose qui me choque dans ce que tu nous annonce. D'un coté, tu es conscient que tu as du mal à te motiver lorsque la charge de travail devient conséquente, et d'un autre coté, tu as choisi de faire une école d'ingé « pour être tranquille, car le diplôme a de la valeur ». Il y a une chose qui est sûre, c'est que si tu le veux ce diplôme, quel que soit le tarif de ton école, on ne va pas te le donner. Tu vas devoir le mériter ! Et question charge de travail, là tu es encore dans une période relativement tranquille (j'ai d'assez mauvais souvenirs de ma seconde année, des nuits très chargées et très courtes).

        Je ne sais pas vers quoi tu souhaites t'orienter à la suite de tes études. Il y a en effet pas mal de domaines dans lesquels des connaissances avancées en maths ou en physiques ne te serviront pas à grand chose. Du coup, il faut un peu voir les maths et la physique comme un chemin de croix, un passage obligatoire qui permettra de rassurer des futurs employeurs sur ta capacité à te fader des tâches compliquées et/ou pas directement liées à ton métier « d'informaticien ». C'est aussi ça un diplôme d'ingé.

        Mais il y a bien entendu des domaines ou de telles connaissances te seront utiles. Pour ma part, je voulais faire du développement, mais pas de l'informatique de gestion. Je me suis donc orienté vers des domaines avec des composantes scientifiques. Et là, les matrices et les équations aux dérivées partielles (pour ne citer que ça), ça sert. Elles peuvent également te servir dans des domaines moins scientifiques (j'ai un vague souvenir d'avoir intégré des notions de décroissance radioactive dans l'algo de ranking d'un moteur de recherche). Et au pire des cas, ça sert à ne pas être ridicule lorsque le prof te demande de faire une règle de trois et que tu en chie (dédicace à mes anciens étudiants).

        Aujourd'hui, voilà ce que tu dois faire.

        1. Vas voir tes profs et explique leur tes états d'âmes. T'es pas le premier étudiant à se poser des questions sur son orientation en cours de route, et ils savent quoi faire (il n'y a aucune honte à prendre conscience de ça durant le premier semestre, après, ça devient plus problématique).
        2. Réduis ton absentéisme au minimum. Pour un prof, il n'y a rien de plus pénible d'un étudiant qui ne vient pas en cours, se plante, et demande un peu de clémence/une seconde chance.
        3. Réfléchis au domaine vers lequel tu veux t'orienter (les personnes citées au premier point pourront également t'être utiles). Ça peut aider à faire passer une pilule dans des matières « moins essentielles » (qu'il ne faut pas négliger pour autant).
        • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

          Posté par . Évalué à 3.

          Sans vouloir, troller je suis pas du tout d'accord avec ton commentaire

          […] lorsque la charge de travail devient conséquente […] que si tu le veux ce diplôme […] Tu vas devoir le mériter ! Et question charge de travail, là tu es encore dans une période relativement tranquille […] un chemin de croix […] C'est aussi ça un diplôme d'ingé.

          Ah ce fameux discours sur le travail. Le travail, le mérite. Travail, Famille, Patrie (je m'égare…). Ma bonne dame, il faut souffrir pour être belle pour être ingénieur.
          J'ai entendu ce discours des dizaines de fois pendant mais études, et même deux ans après, il me donne toujours autant envie de gerber. Eh bien, non, la réussite n'est pas uniquement liée au travail. Certaines personnes ont des facilités (pour comprendre les maths, notamment), tu en fais surement partie, et quand ils bossent, paf, ça marche, il comprennent, ils ont 18 au DS. On peut que dire bravo, mais ça ne marche pas comme ça pour tout le monde.

          D'autres personnes comprennent moins facilement et galèrent un peu plus, et en fournissant la même quantité d'effort, ils se tapent un 5. J'essayait au contraire de lui dire que c'est pas grave d'avoir des 5 en maths et en physique, puisqu'il veut faire de l'informatique, ça l'empêchera pas d'être un bon ingénieur (pas excellent, mais si on était tous excellents…). Faut essayer de grapiller des points (entre 5 et 8, la marche est pas si haute que ça…) pour ne pas se classer dans la queue de la promo et le conseil de classe lui fouttra la paix.

          Vas voir tes profs et explique leur tes états d'âmes.

          Je dirais aussi de faire attention avec ce conseil, tous les profs ne sont pas conciliants et ouverts à ce genre d'états d'ame. Aller voir un prof OK (c'est surement une très bonne idée), mais pas n'importe lequel.

          • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

            Posté par . Évalué à 2.

            Oui, enfin quand tu as moins de facilités qu'un autre, en théorie, tu es sensé fournir plus d'efforts, pas « autant » (même si depuis quelques années, on voit de plus en plus d'étudiants qui font le strict minimum pour avoir leur diplôme).

            Je n'ai pas dis qu'il fallait obligatoirement être bon en maths pour être un bon ingé en informatique. Je voulais surtout répondre à tous ceux qui disent « ne t'en fais pas pour les maths, ça te servira à rien ». C'est possible que ça ne lui serve à rien. En attendant, bosser ses maths, ça lui servira à avoir son diplôme. Parce qu'aux dernières nouvelles, il y a de notes éliminatoires sur les UE, donc il faut quand même en faire un minimum.

            Du coup, je ne vois pas avec quoi tu n'es pas d'accord ? Le fait qu'un diplôme ça se mérite ? Le fait qu'il faille bosser pour avoir son diplôme ? Personnellement, je ne pense pas faire partie de ceux qui ont des facilités. Mes diplômes, je les ai mérités. J'ai bossé pour les avoir, et vu le poste que l'on vient de m'offrir il y a quelques jours, je pense que mes efforts ont payé.

            • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

              Posté par . Évalué à 1.

              Oui, enfin quand tu as moins de facilités qu'un autre, en théorie, tu es sensé fournir plus d'efforts, pas « autant » (même si depuis quelques années, on voit de plus en plus d'étudiants qui font le strict minimum pour avoir leur diplôme).

              Ahah, t'as vraiment la même mentalité qu'un prof d'école d'ingé. Tout ça n'est que la faute aux étudiants feignants qui font le minimum, bien sur. Il ne t'es pas venu à l'idée que même en fournissant tous les efforts dont ils sont capables, certains n'y arrivent pas. Non ? Ça dépasse le champ de ta pensée et de ton raisonnement ? Enfin, c'est un monde bien élitiste tout ça. Marche ou crève. Je n'ose même pas parler de remettre en cause les méthodes pédagogiques parce que là, on frise la traîtrise à la couronne.

              Parce qu'aux dernières nouvelles, il y a de notes éliminatoires sur les UE, donc il faut quand même en faire un minimum.

              Il n'y pas de notes éliminatoires, il y a un classement éliminatoire. L'école ne va pas virer plus de 50% de sa promo, donc si t'es dans la première moitié t'as les fesses au chaud. Je dirais même que tant que t'évite le dernier quart…

              Du coup, je ne vois pas avec quoi tu n'es pas d'accord ? Le fait qu'un diplôme ça se mérite ?

              Oui, je ne suis pas d'accord avec ça. Un diplôme, ça sanctionne un niveau (enfin, c'est sensé sanctionner). Pour atteindre ce niveau, certains n'auront que peu d'efforts à fournir. D'autres devront s'arracher les cheveux. Les seconds ont plus de mérite que les autres, pourtant ils ont le même diplôme. D'autres s'arracheront encore plus les cheveux, et n'auront pas le diplôme parce qu'ils n'ont pas les capacités intellectuelles. Il auront encore plus de mérite, mais pas de diplôme. Nous ne sommes pas égaux, ni en taille, ni en force, ni en intelligence.

              Si je voulais faire une métaphore, avoir son diplôme c'est comme courir le 100m en 11"8 [1]. Pour certains, ça demande de l'entraînement. Pour d'autres, ça demande beaucoup d'entraînement. Pour d'autres c'est impossible parce que leur corps ne leur permet pas.

              Mes diplômes, je les ai mérités. J'ai bossé pour les avoir, et vu le poste que l'on vient de m'offrir il y a quelques jours, je pense que mes efforts ont payé.

              [Soupir…] Tes diplômes sont le produit de ton travail et de tes capacités personnelles. C'est très bien de réussir dans ce qu'on fait, et on ne peut que te féliciter si tu fais une carrière brillante. C'est pas une raison pour marcher sur la tête (oui, dire taka bosser, c'est marcher sur la tête) de ceux qui réussissent un peu moins bien. La réussite, ça rend pas très humain apparemment.

              [1] Toute ressemblance avec http://www.admission.polytechnique.edu/accueil/concours-cycle-polytechnicien/bareme-masculin-8620.kjsp est purement fortuite

              • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

                Posté par . Évalué à 1.

                Tu m'as percé à jour, j'ai en effet été prof en école d'ingé pendant quelques années. Je sais donc de source sûre que certaines écoles pratiquent les moyennes éliminatoires sur les UE.

                Bien sûr que certains étudiants, même en faisant tout leur possible, n'y arrivent pas. J'ai participé à quelques jurys, des cas comme ça, j'en ai croisé quelques uns. Mais tu veux quoi, qu'on leur donne leur diplôme parce qu'ils essaient et y mettent de la bonne volonté ? On pourrait. Et on se ferait démonter par les étudiants eux mêmes (ceux qui réussissent leurs années, que ce soit parce qu'ils ont des facilités ou parce qu'ils ont bossé). Du coup, on le fait pas. Au mieux, on fait preuve d'un peu de clémence (autoriser un redoublement, accorder des points de jury…), mais ça reste des mesures exceptionnelles, qui ne s'appliquent qu'une fois dans le cursus d'un étudiant. Mais avec des étudiants qui font le strict minimum, le corps enseignant a beaucoup moins de latitude pour gérer ce genre d'aléa.

                Un diplôme, ça sanctionne un niveau (enfin, c'est sensé sanctionner). Pour atteindre ce niveau, certains n'auront que peu d'efforts à fournir. D'autres devront s'arracher les cheveux. Les seconds ont plus de mérite que les autres, pourtant ils ont le même diplôme.

                À t'entendre, on pourrait croire que c'est un défaut d'avoir des facilités !

                C'est pas une raison pour marcher sur la tête (oui, dire taka bosser, c'est marcher sur la tête) de ceux qui réussissent un peu moins bien.

                Là encore, ceux qui réussissent devraient se sentir mal vis à vis de ceux qui réussissent un peu moins bien (d'ailleurs, je te laisse quantifier la notion de « réussir » sans avoir recours aux notions élitistes que tu méprise tant) ? Je ne dénigre absolument pas ceux qui « réussiraient moins bien » que moi, car au final, on réussit tous « moins bien » que quelqu'un d'autre.

                La réussite, ça rend pas très humain apparemment.

                Crois le ou non, mais ma réponse initiale visait à aider l'auteur du sujet initial. Ou en tout cas, à l'avertir sur la façon dont les choses allaient logiquement évoluer.

              • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

                Posté par (page perso) . Évalué à 3. Dernière modification le 24/11/14 à 09:38.

                Oui, je ne suis pas d'accord avec ça. Un diplôme, ça sanctionne un niveau (enfin, c'est sensé sanctionner). Pour atteindre ce niveau, certains n'auront que peu d'efforts à fournir. D'autres devront s'arracher les cheveux. Les seconds ont plus de mérite que les autres, pourtant ils ont le même diplôme. D'autres s'arracheront encore plus les cheveux, et n'auront pas le diplôme parce qu'ils n'ont pas les capacités intellectuelles. Il auront encore plus de mérite, mais pas de diplôme. Nous ne sommes pas égaux, ni en taille, ni en force, ni en intelligence.

                Dans ta vie professionnelle on va attendre des résultats, pas des cheveux en moins sur la tête.
                On peut remettre en question les notations en eux même, mais donner le diplôme suivant l'effort fourni n'est pas pertinent (dans ton travail ce n'est pas comme ça que tu es gardé ou primé, c'est lié au résultat).

                Imagine un peu, des ingénieurs vont concevoir des appareils qui vont avoir un impact sur des vies (architecture, aéronautique ou médecine), tu penses qu'on doit envoyer des mauvais éléments dans ces secteurs ? Tu imagines si en médecine on donnait le diplôme car il a cravaché même s'il est mauvais ?

                Je n'ai rien contre le fait de changer la méthode d'évaluation, mais l'effort fournit ne doit pas être la composante première (notamment car ça se mesure difficilement).

                EDIT : Puis en général les facilités viennent d'un entrainement provenant de ton éducation, c'est rarement inné. La plupart des étudiants qui sont très bons en informatique en école d'ingés sont ceux qui en faisaient chez eux bien avant les premiers cours (ils ont donc une logique adaptée, un temps d'entrainement bien plus important, etc.), de même que tout ceux qui avaient un environnement favorable dans leurs jeunesses ont développé des aptitudes favorables à la réussite scolaire.
                Du coup c'est comme comparer Usain Bolt au 100m après 20 ans d'entrainement pour lui et d'autres qui vont débuter l'entrainement sur 3 ans, il est peu probable qu'ils atteignent son niveau en si peu de temps. Ce n'est pas parce qu'Usain Bolt a une génétique adaptée mais un entrainement dilué dans le temps.

                • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

                  Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                  EDIT : Puis en général les facilités viennent d'un entrainement provenant de ton éducation, c'est rarement inné.

                  Par exemple Grothendieck se décrit dans Récoltes et semailles comme une personne n'ayant aucune facilité particulière et ayant même l'impression d'avoir besoin de beaucoup plus de temps que les autres (par exemple ses camarades d'études) pour assimiler de nouvelles notions! Il avoue par contre sans pudeur avoir beaucoup travaillé!

                  C'est néanmoins une question très difficile de distinguer l'inné et l'acquis, mais même si on accepte que chacun ait des facilités dans un domaine ou l'autre, devenir bon demande du travail.

                • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

                  Posté par . Évalué à 2.

                  Je réponds à Renault et cfx en même temps, il semble que je me sois mal exprimé et qu'on se soit mal compris.

                  mais donner le diplôme suivant l'effort fourni n'est pas pertinent (dans ton travail ce n'est pas comme ça que tu es gardé ou primé, c'est lié au résultat).

                  Évidemment, il ne faut pas donner le diplôme en fonction de la quantité d'effort fourni par les élèves mais bien en fonction du niveau atteint, et ce pour toutes les bonnes raisons que vous listez. Je voulais juste dire que le niveau atteint n'avait n'était pas lié uniquement au mérite.

                  Je répondais à la base à cfx qui disait que les étudiants qui n'y arrivent pas sont ceux qui ne font pas assez d'efforts (donc ceux qui ne méritent pas). C'est faux, ce qui n'y arrivent pas c'est souvent ceux qui n'ont pas les capacités.

                  Pour revenir au cas de sinma, franchement se taper des taules en arrivant en école d'ingé, c'est normal, et c'est arrivé à beaucoup de gens.

                  des ingénieurs vont concevoir des appareils qui vont avoir un impact sur des vies (architecture, aéronautique ou médecine)

                  Effectivement, tu as raison. Mais faut garder à l'esprit que la majorité des ingés qui sortent des écoles bas de gamme vont être jetés dans la SSII du coin où l'impact de leur travail sera très limité. Inutile d'exiger que ce soit des cadors en physique et en maths pour faire ce genre d'activités.

                  • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

                    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                    Effectivement, tu as raison. Mais faut garder à l'esprit que la majorité des ingés qui sortent des écoles bas de gamme vont être jetés dans la SSII du coin où l'impact de leur travail sera très limité. Inutile d'exiger que ce soit des cadors en physique et en maths pour faire ce genre d'activités.

                    Si tu veux vraiment faire que de l'informatique, donc sans maths ou physique, la faculté est je pense plus adapté. Un master en informatique trouve aussi facilement de travail qu'un ingénieur mais comme ils ont moins de matières transversales, ils seront moins aptes à changer de voies au cours de leur carrière.
                    En France la condition du diplôme d'ingénieur impose un niveau minimum en langue et en sciences générales par la CTI. Ok c'est une définition franco-française qui n'a de valeur qu'ici. Mais il n'empêche que si les ingénieurs français ont une réputation plutôt bonne je pense que ce n'est pas étranger à ça. Si cette définition ne convient pas études à l'étranger ou une autre formation me semble plus approprié.

                    Car là on dirait que tu suis une formation de médecin généraliste alors que tu veux être cardiologue, forcément à un moment ça coince niveau choix d'orientation. Il n'y a pas de honte à privilégier l'université si ça correspond mieux à ce que l'on veut.

                    • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

                      Posté par . Évalué à 2.

                      Si tu veux vraiment faire que de l'informatique, donc sans maths ou physique, la faculté est je pense plus adapté. Un master en informatique trouve aussi facilement de travail qu'un ingénieur

                      C'est peut-être vrai pour certains master, mais en général, vaut vraiment mieux avoir fait une mauvaise école d'ingénieur en France que la fac pour trouver du travail. Les grilles de salaires sont plus élevées pour les gens qui sortent d'école d'ingé également.

                      En France la condition du diplôme d'ingénieur impose un niveau minimum en langue et en sciences générales par la CTI.

                      Oui, c'est vrai… En théorie. Mais je pense qu'en pratique, il y a énormément d'école d'ingénieurs en France qui sortent beaucoup beaucoup d'ingénieurs tous les ans, et c'est impossible de trouver autant de personnes qui ont les capacités d'atteindre le fameux niveau en maths et en physique voulu par la CTI. Et puis bon, comme je le disais plus haut, vu le travail qu'on file aux ingés, c'est un peu se ficher du monde que d'exiger un bon niveau en maths ou physique (i.e. on exige un diplome d'ingé alors qu'une personne avec diplome moins prestigieux serait amplement capable de tenir le poste).

                      Mais il n'empêche que si les ingénieurs français ont une réputation plutôt bonne

                      Bof… Ça dépend d'où tu sors. Les grandes écoles (Centrale, Polytechnique, Les Mines, certaines ENSI, Télécom, Supélec etc.) ont très bonne réputation mais le reste (les fameuses écoles B et C dont je parlais plus haut) ça n'a pas une réputation mirobolante non plus, faut redescendre sur terre. Ça ne veut pas dire grand chose ingénieur de nos jours, y'en a des très bons, des moyens (la grosse majorité dont je fais partie) et des mauvais. C'est une erreur de croire que le titre garantit que la personne soit "bonne". C'était sûrement vrai y'a 20 ou 30 ans, mais plus maintenant. Ça reste vrai uniquement pour les polytechniciens, centraliens etc. Mais bon comme il faut que tout le monde soit ingénieur, et qu'on exige ce diplôme pour n'importe quel poste…

                  • [^] # Re: Quelques remarques en vrac

                    Posté par . Évalué à 2.

                    Je répondais à la base à cfx qui disait que les étudiants qui n'y arrivent pas sont ceux qui ne font pas assez d'efforts (donc ceux qui ne méritent pas). C'est faux, ce qui n'y arrivent pas c'est souvent ceux qui n'ont pas les capacités.

                    Bah c'est vrai, il y a dans chaque promo une ou deux feignasses (disposant ou non de facilités) qui n'en branle volontairement pas une et qui plantent leur année. Et à moins qu'ils se reprennent en main (via un éventuel redoublement), non, ils ne méritent pas le titre d'ingénieur diplômé.

                    Pour les autre qui n'arriveraient pas à obtenir leur diplôme d'ingé, c'est en effet parce qu'ils n'ont pas les capacités pour être un ingé (on approche la tautologie). Je n'ai jamais dis le contraire. Au mieux, ils ont le mérite de tout essayer pour avoir leur diplôme. Sauf que parfois ce n'est pas assez, la bonne volonté ne fait pas tout…

  • # Tout a été dit ou presque je poserais donc une seule question

    Posté par . Évalué à 3.

    Je n’ai jamais été confronté à ce genre de situation, et l’école en elle-même coute très cher, d’où le blocage (entre autres) pour en parler à ma famille, ce qui fait que non content de me sentir assez mal je peux difficilement en parler autour de moi.

    pourquoi avoir voulu faire une ecole d'ingenieur ?
    - pour faire plaisir aux parents (ca semble etre ta source principale de pression) ?
    - parce qu'il faut avoir un diplome d'ingenieur pour bosser dans l'informatique (ah bon, serieux? ) ?

    le BTS/DUT suffit dans pas mal de domaine informatique, tu aurais trouvé un boulot,
    et tu n'aurais pas la pression des parents.

    Perso j'ai un DUT info des systemes industriels (ISI en 1998), on avait des maths, de l'electronique, de la robotique…
    et finalement je n'ai jamais travaillé dans les domaines pour lesquels j'ai etudié :

    • j'ai demarré assistant DSI dans une PME en 2000 (serveur linux, base de donnée mysql, connexion internet RTC multisite puis arrivée des premieres ADSL),
    • puis je suis passé par technicien superieur dans la fonction publique (bac+2 oblige) pendant 5 ans,
    • DSI dans une startup pendant 2 ans,
    • à mon compte (services infos pour entreprise) pendant 2 ans,
    • DSI dans une PME pendant 3 ans

    et je suis maintenant Ingenieur Systeme et Reseau Niveau3 je bosse dans une PME mais mes clients sont des grands groupes, des mairies, des conseils generaux, je gagne correctement ma vie, et mon boulot me plait.

    • [^] # Re: Tout a été dit ou presque je poserais donc une seule question

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      C’est une volonté de ma part de continuer mes études tant que je peux, comme ça je suis tranquille, car je sais que malgré tout le diplôme a de la valeur…

      Écrit en Bépo selon l’orthographe de 1990

      • [^] # Re: Tout a été dit ou presque je poserais donc une seule question

        Posté par . Évalué à 3.

        C’est une volonté de ma part de continuer mes études tant que je peux, comme ça je suis tranquille

        tu es tranquille par rapport à quoi ?
        parce que là visiblement tu n'es pas serein, tu es en situation de stress car :

        • certaines matieres ne te conviennent pas,
        • tu as "peur" du conseil de classe
        • et tu as meme "peur" d'en parler à tes parents

        ne vaut-il mieux pa avouer que ces etudes ne sont pas faites pour toi,
        prendre un job jusqu'a septembre prochain, et tenter un autre cursus, plus technique et informatique, moins mathematique/physique..

        apres un DUT, tu peux :
        - refaire une 2e année de DUT dans un autre domaine pour acquerir une 2e specialité.
        - tu peux partir etudier à l'etranger pour ameliorer une langue

    • [^] # Re: Tout a été dit ou presque je poserais donc une seule question

      Posté par . Évalué à 8.

      • parce qu'il faut avoir un diplome d'ingenieur pour bosser dans l'informatique (ah bon, serieux? ) ?

      La moindre annonce exige un Bac +5 en ingénierie info… et 5 ans d'expérience aux débutants….

      "Quand certains râlent contre systemd, d'autres s'attaquent aux vrais problèmes." (merci Sinma !)

      • [^] # Re: Tout a été dit ou presque je poserais donc une seule question

        Posté par . Évalué à 5.

        Complètement d'accord. Un diplome d'ingé en 2014, c'est surement à peu près l'équivalent d'un DUT en 1998…

        • [^] # Re: Tout a été dit ou presque je poserais donc une seule question

          Posté par . Évalué à -1.

          Complètement d'accord. Un diplome d'ingé en 2014, c'est surement à peu près l'équivalent d'un DUT en 1998…

          Mais de quoi parlez-vous ? (sans vouloir m'immiscer dans la recherche du posteur initial.) Même en 2014, un DUT peut suffir. Bien au contraire !

          Les formations DUT sont faites pour que les gens soient "opérationnels" au bout de deux ans d'études, sur le terrain, pour un boulot. Beaucoup font effectivement une année supplémentaire en faculté (bac +3, donc, pas bac +5), mais ce n'est pas obligé. Et aussi, beaucoup ont des réseaux alternatifs pour trouver des emplois. Car une entreprise qui aime un type qui sort d'un DUT pour son besoin va pas poster son annonce comme une bouteille à la mer. Elle revient vers sa source et va en redemander, directement là où c'est pertinent.

          • [^] # Re: Tout a été dit ou presque je poserais donc une seule question

            Posté par (page perso) . Évalué à 5.

            Complètement d'accord. Un diplome d'ingé en 2014, c'est surement à peu près l'équivalent d'un DUT en 1998…

            Mais de quoi parlez-vous ? (sans vouloir m'immiscer dans la recherche du posteur initial.) Même en 2014, un DUT peut >>>suffir. Bien au contraire !

            Ca dépend. Pour travailler, ça peut suffire.

            Pour évoluer, non. Les RH (Ressources Humaines) vont considérer que si tu as fait un bac+2, c'est que tu étais incapable de faire un bac+3 ou bac+5. Et quand un poste va se libérer, le bac+2 verra peut-être un bac+5 moins bon que lui avoir le poste.

            Je ne dénigre pas les bac+2, je bosse depuis 1982, la personne la plus brillante que j'ai croisée était un bac+2.

            If you choose open source because you don't have to pay, but depend on it anyway, you're part of the problem.evloper) February 17, 2014

            • [^] # Re: Tout a été dit ou presque je poserais donc une seule question

              Posté par . Évalué à 0.

              D'un côté, on a donc une formation professionalisante en cycle court, et de l'autre une formation en cycle long. Si on est ok sur ça, ça me va.

              Le "pas" pour passer de l'une à l'autre est effectivement énorme, le décalage des deux ans prédispose au pire.

              Pour évoluer, non. Les RH (Ressources Humaines) vont considérer que si tu as fait un bac+2, c'est que tu étais incapable de faire un bac+3 ou bac+5. Et quand un poste va se libérer, le bac+2 verra peut-être un bac+5 moins bon que lui avoir le poste.

              Là, on parle d'évolution, c'est bien cela ? Donc chose post premier emploi.

              Si on est toujours bien d'accord sur ce dont on discute, les DUT, s'ils ne sont pas allés un an à la fac pour faire un bac+3 ont 3 ans d'expérience "in situ" de plus au départ qu'un bac+5. Et ça, présenté à un RH un minimum sérieux, ça compte, ces 3 ans.

              Après, oui, il y a des RH qui demandent bac+12, 10 ans d'expérience, 4 langues parlées et écrites, pour 20k€/an. Suffit d'aller voir ailleurs.

              • [^] # Re: Tout a été dit ou presque je poserais donc une seule question

                Posté par . Évalué à 5.

                Si on est toujours bien d'accord sur ce dont on discute, les DUT, s'ils ne sont pas allés un an à la fac pour faire un bac+3 ont 3 ans d'expérience "in situ" de plus au départ qu'un bac+5. Et ça, présenté à un RH un minimum sérieux, ça compte, ces 3 ans.

                En France, je dis bien en France, on paiera bien plus cher (genre ~32k€ bruts) un ingénieur fraîchement sorti d'une mauvaise école qu'un DUT avec 5 ans d'expérience (genre ~28k€ bruts). Sans compter qu'il est bien plus facile de se faire embaucher avec un diplome d'ingé. J'ai pas dit que c'était intelligent comme pratique, mais en France, c'est comme ça, on est o-b-s-é-d-é-s par les diplomes. Même au bout de 20 ans de métier, on va te demander quelle école tu as fait…

                Après, oui, il y a des RH qui demandent bac+12, 10 ans d'expérience, 4 langues parlées et écrites, pour 20k€/an. Suffit d'aller voir ailleurs.

                Suffit, suffit… Ça va, on souffre pas trop en informatique, mais le marché de l'emploi est pas mirobolant en France donc bon, faut aussi s'efforcer d'avoir un profil "sexy".

  • # des études au Japon ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    As-tu envisagé de continuer tes études au Japon ?

    Tu améliorerais ton japonais à bon compte, et ton anglais.

    Tu devrais te renseigner, et peut-être que des personnes de linuxfr actuellement au Japon ont des infos (axioplase ashi ?)

    If you choose open source because you don't have to pay, but depend on it anyway, you're part of the problem.evloper) February 17, 2014

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