Indefero 1.0 est disponible après 21 mois de travail

Posté par (page perso) . Modéré par baud123.
38
19
avr.
2010
PHP
Après environ 21 mois de développement et 31 versions préliminaires, Indefero 1.0 est disponible. Ce qui a démarré pendant l'été 2008 en réaction épidermique à l'impossibilité d'exporter ses données de l'offre GoogleCode est devenu maintenant un joli projet soutenu par une communauté fort sympathique.

Indefero est une forge logicielle écrite en PHP sous licence GPL et vous permet de gérer de multiples projets avec le gestionnaire de révisions de code de votre choix comme Subversion, Git ou Mercurial. Chaque projet peut être marqué comme public ou privé et dispose des outils habituels pour être bien géré avec :
  • une documentation au format Wiki,
  • un gestionnaire de défauts et requêtes,
  • un navigateur pour voir le code,
  • un fil de l'évolution du projet
  • mais aussi un module de revues de code.

Simplicité, liberté et efficacité sont les maîtres mots d'Indefero. N'hésitez pas à l'essayer, une version hébergée vous permet de le faire en quelques clics. D'ailleurs, dans la suite de cette dépêche, je vous raconte un peu le pourquoi de cette version hébergée. Si Indefero est disponible sous licence GPL, il est aussi disponible en version hébergée avec aujourd'hui presque 2000 forges actives. Cette version hébergée est un superbe moyen d'améliorer le code en continu, mais est aussi devenu un projet à but lucratif. Eh oui, une tentative de gagner sa vie avec du logiciel libre.

Je me permets de faire ici un petit historique du projet, particulièrement la partie « payante », cela peut en effet intéresser les développeurs qui veulent se lancer dans le business du logiciel sans pour autant renier leur désir de faire du libre.

L'offre d'Indefero hébergée a commencé comme une manière de tester et faire connaître le logiciel. Je n'avais au départ aucune prétention financière, en effet, mon travail de consultant me permet de vivre correctement. Au fil du temps, j'ai pu constater une demande plus professionnelle pour l'offre et j'ai donc mis en place une offre payante. Ayant déjà mon entreprise, il était assez facile d'accepter les paiements par carte bancaire et l'intégration logicielle est simple. C'est resté ainsi de janvier à octobre/novembre 2009, sans grande prétention et sans chercher vraiment à lancer plus activement cette offre. En décembre, crise oblige, et ayant reçu un bon contrat assurant mon financement pour un an, j'ai repensé à tout cela. J'ai alors pris la décision de passer de consultant à fournisseur/développeur de logiciels et devenir « ramen profitable » pour fin 2010. Le choix est dur (même si naturel) car je décidais en gros de passer d'une facturation à 150 € de l'heure vers un service à 60 € à l'année.

Se fixer des objectifs petits, mais travailler régulièrement pour les atteindre car ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Mi-janvier, avec les bonnes résolutions, j'ai pris mon calendrier format A1 qui est sur le mur de mon bureau et j'ai écrit mes objectifs de vente. Objectifs tous simples, 3 ventes en janvier, 6 en février, 9 en mars et arriver à 30 en octobre. Simple mais dur. À l'heure où j'écris ces lignes, j'ai fait 5, 6, 7 et 6 ventes en avril.

Vendre son code cela permet d'apprendre beaucoup, d'ailleurs j'ai appris malheureusement qu'entre GPL et gratuit, c'est toujours le mot « gratuit » qui est retenu. Surtout, on apprend que la qualité du code, si elle permet d'attirer les contributeurs au projet (merci à vous), elle n'a par contre strictement aucune influence sur les ventes. Le seul point de contact entre qualité et vente est qu'avec un code de qualité, on peut développer plus rapidement de nouvelles fonctionnalités ou les améliorer et cela, combiné avec de la publicité efficace permet de vendre. C'est dur, c'est très dur de se dire pour un ingénieur que la supériorité technique n'est finalement que la 5ème roue du carrosse. Mais l'avantage, quand c'est votre code (et pas un travail de consultant payé à l'heure) c'est que vous avez le droit et la possibilité de faire vos choix pour favoriser la qualité à tous les niveaux. De la qualité du contact avec le client, jusqu'à la qualité du réseau qui héberge votre service. Vous pouvez faire l'ensemble de votre travail en accord avec vos principes. Pour moi, c'est le point le plus appréciable.

Les effets de mes principes sur l'offre sont ainsi :
  • export complet de toutes vos données pour facilement passer de l'offre hébergée vers votre propre installation d'Indefero sans effet sur vos visiteurs (vous pouvez avoir votre propre domaine avec l'offre hébergée) ;
  • versement de 1% du chiffre d'affaire à des associations écologiques, Céondo étant membre du collectif 1% pour la planète ;
  • réinvestissement maximal du chiffre d'affaire dans l'infrastructure. Pour le moment c'est presque 100%, mais le but est d'être au minimum à 10% (c'est considéré dans le domaine du SaaS comme étant la valeur permettant de fournir un excellent service).

Est-ce qu'il est possible de reproduire ce que j'ai fait et ce que j'essaye de faire ? Assurément, mais n'oubliez pas les implications :
  • vous n'allez pas gagner beaucoup d'argent, mais vous pourrez en vivre ;
  • vous devez quand même faire de la publicité pour votre produit, si personne ne vous connaît, personne ne vous trouvera ;
  • le SaaS cela veut dire un service qui tourne 24h/24, donc vous lever à 4h quand votre téléphone vous dit « serveur non disponible » et pas de réelles vacances.

Pour le futur, je pense que la valeur ajoutée de la double offre GPL + SaaS va payer quand des prestataires importants issus du monde des startups de la Silicon Valley (GitHub est un bon exemple) vont faire la pirouette et se faire racheter. Les gens pourront toujours récupérer leurs données via des APIs et un pull du code, mais du jour au lendemain, pour garder leurs habitudes de travail, il leur faudra accepter les conditions du nouveau propriétaire. Avec l'offre GPL+SaaS, comme chaque forge peut avoir son propre domaine, les clients peuvent rentrer et sortir comme ils le désirent. La liberté est totale.

Est-ce-que la combinaison GPL + SaaS a toujours du sens ? Oui, quand vous utilisez vraiment un logiciel et qu'il n'y a pas de frein technique à disposer de ce logiciel sur votre serveur. Non, quand le logiciel est plus un moyen d'accès à l'information. De ce dernier cas, c'est plus la liberté de réutiliser l'information l'important et maintenir une version libre peut sincèrement limiter le développement du service.

Maintenant, il y a une chose que je regrette dans le paysage Internet francophone, c'est le faible nombre de ressources sur le développement d'un business de petit vendeur de logiciels. Si cela vous intéresse, j'ai un petit projet pour partager mon expérience, alors n'hésitez pas à me contacter en privé ou ici via les commentaires.

Dans tous les cas, merci d'avoir lu cette dépêche non conventionnelle et merci à tous les utilisateurs/contributeurs d'Indefero.
  • # Forme

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Sympathique dépêche sous un format inhabituel mais mais forcément déplaisant. Même si j'aurait aimé un peu plus de news sur cette version 1.0.

    Sinon le logiciel semble sympa et très épuré... un peu trop? à tester...
    • [^] # Re: Forme

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      oui, c'est une dépêche qui ne suit pas le format standard. J'ai hésité entre mettre toutes les fonctionnalités ou mettre des choses non habituelles. Je me suis dit qu'au final, les visiteurs de Linuxfr lisent des listes de fonctionnalités à longueur de journée en passant ici...

      L'épuration a pour but d'aller à l'essentiel pour rendre l'utilisation quotidienne légère et agréable. Sur le coup, les gens se plaignent un peu c'est vrai mais à la longue les utilisateurs sont très heureux. Nous ajoutons très doucement les fonctionnalités pour ne jamais charger l'interface. La simplicité bien pensée est dure.
    • [^] # Re: Forme

      Posté par . Évalué à 4.

      "Sympathique dépêche sous un format inhabituel mais mais forcément déplaisant."

      Il manque un "pas" ou bien ?
  • # Bienvenue au club!

    Posté par (page perso) . Évalué à 7.

    A peu près le même parcours (même si pour moi c'était plus une volonté de changement géographique qui m'a fait passer d'une bonne paye de salarié et 9 semaines de vacances par an à indépendant avec moins de sous, pas de vacances et levé à 4h du matin quand il le faut), et je ne le regrette toujours pas : on n'a certes plus nos horaires de travail bien calés, peinard, mais ça vaut le coup d'essayer, il faut surtout se bouger, et dans le libre, il y a des choses à faire sans renier la base du libre.

    Et je ne peux que confirmer ce que tu dis : de "libre", le client s'en fout, et je le comprend : le libre est surtout un moyen d'avoir la meilleure offre, et le libre gagne souvent à ce jeu car il n'emprisonne pas le client, et il aime ça. Ah ces clients qui demandent si ils auront accès au source si on fait faillite (contrat classique dans le proprio) alors qu'on fait du GPL!

    Maintenant, il y a une chose que je regrette dans le paysage Internet francophone, c'est le faible nombre de ressources sur le développement d'un business de petit vendeur de logiciels

    C'est aussi ce que j'ai regretté : on doit se démerder seul, il y a bien quelques sites d'aide mais toufus et très incomplets, et il faut lire, lire et lire pour savoir comment se sortir de tout ce bordel, que ce soit en développement d'un business ou toute la paperasse administrative. Par contre, je ne sais pas comment faire pour partager mon expérience de façon plus grande que répondre aux mails que certains lecteurs de LinuxFr m'ont envoyé à propos de mon entreprenariat, donc je suis curieux de savoir l'idée de projet que tu as à ce sujet, même si je ne suis pas sûr de pouvoir aider beaucoup dessus.

    Dans tous les cas, merci d'avoir lu cette dépêche non conventionnelle et merci à tous les utilisateurs/contributeurs d'Indefero.

    C'est agréable, ça change des gens qui veulent changer le monde en demandant aux autres de faire du libre, de demander aux autre de fairer des choix techniques qui leur plaisent même si financièrement débile, mais qui ne risquent rien de leur petite vie peinarde de salarié avec une paye à la fin du mois tranquille!
    • [^] # Re: Bienvenue au club!

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Maintenant, il y a une chose que je regrette dans le paysage Internet francophone, c'est le faible nombre de ressources sur le développement d'un business de petit vendeur de logiciels

      C'est-à-dire ? Le volet organisation de l'activité en TPE ? Je crois me rappeler qu'il y a des groupes de travail soit de l'april, soit de l'aful (voire de system@tic) ? J'ai retrouvé :
      http://www.april.org/groupes/ dont
      http://www.april.org/groupes/entreprises peut-être un peu trop vaste et général ?
      http://www.april.org/groupes/comptabilite/ avec une page wiki relativement complète http://wiki.april.org/w/Comptabilite (l'aspect wiki peut permettre de consolider la documentation disponible)

      et sinon
      http://aful.org/gdt/ section Pros Un groupe de travail, fédéré par une une liste de diffusion, est concerné par les activités économiques qui existent ou peuvent se créer autour des logiciels libres.

      Clairement, les retours d'expérience auraient leur place... Déjà un recensement des journaux fait sur l'auto-entreprise serait un bon début ;-)
      • [^] # Re: Bienvenue au club!

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        En fait je pensais plus à un site genre blog communautaire ou autre qui rassemble un certain nombre de petits développeurs indépendants pour échanger des expériences. Dans la veine de la liste de discussion "The Business of Software" de Joel Spolsky[1].

        En gros, plus quelque chose d'informel.

        [1] http://discuss.joelonsoftware.com/?biz
      • [^] # Re: Bienvenue au club!

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Tu donnes des liens vers des associations... Qui militent pour le libre. C'est bien, mais c'est un problème plus général que le libre, pas sûr que des associations militantes soient adaptées.

        Par exemple, tu donnes un lien vers la partie Comptabilité de l'April, qui parle de... Logiciels libre de comptabilité, et pas de comptabilité! Mais je m'en fou de ça, ça ne m'aide en rien pour mon entreprise (surtout que la liste des logiciels, c'est un bon début, mais allez hop faut qu'on teste pour savoir si ça remplit bien la déclaration TVA française, bref comme dit avant : il y a des infos, mais c'est léger, très léger), c'est mon comptable qui s'en occupe (déléguons ce qu'on peut déléguer... La compta n'est pas mon coeur de métier). A la limite, pour un site militant pour le libre, ce qui m'aurait aidé est une liste des comptables qui utilisent des logiciels libres, inter-opérables, qui ont une fibre libre, que se soit alors un critère de sélection du comptable. En attendant, mon comptable actuel m'envoie tous les documents en PDF, et c'est déjà bien, à défaut d'avoir une liste de comptable utilisant des logiciels libres.

        Et ensuite, c'est des conseils dans les TPE logicielles (libre ou pas), genre structure adaptée (EI, EURL, SARL... Que choisir? il y a des site comme APCE mais c'est un beau foutoir), un comparatif des banques qui ouvrent des comptes "pros" (la mienne, je la juge hors de prix par rapport au service fourni, mais je n'ai pas le choix, je n'ai pas trouvé de banque correcte qui accepte des comptes pro), comment créer et/ou garder une communauté active, comment facturer sans trop de frais en Europe et hors Europe (quelle TVA appliquer à la vente de logiciels, c'est pas des plus simple), bref des questions "TPE", pas "libre". Après, je ne sais pas ce que Loic a en tête, c'est peut-être plus axé "libre", à lui de nous en dire plus...
  • # De l'intérêt du cloud

    Posté par (page perso) . Évalué à 5.

    Bonjour,

    Personnellement j'avoue que les applications "cloud", en particulier celles ou l'on met en ligne ses données me mettent mal à l'aise, malgré le coté pratique.

    Je suis particulièrement sensible aux problématiques actuelles liés aux données personnelles, mais surtout lié au fait des pertes:

    De plus en plus souvent je constate que des liens que j'avais mis en bookmarks, des scripts que j'avais fait pour aller chercher des fichiers finissent en 404 ou en serveur introuvable.
    On trouve aussi beaucoup d'informations qui se réfèrent à des URL qui disparaissent.

    Tout ca pour dire que je pense que je n'aurais jamais utilisé inDefero si je n'avais pas eu la possibilité de l'installer chez moi. Et c'est le fait que les données soient exportables qui me donne vraiment l'envie de ne pas "me faire chier" a monter une forge: Je sais que si j'ai la sauvegarde & le code, je met 15mn a tout casser pour remonter ça chez moi.

    2 liens pour la forme:

    http://www.framablog.org/index.php/post/2010/04/11/moglen-fr(...)

    Une conf que je trouve TRES intéressante (même si je suis sur que bien des gens l'ont vu ici). Ce mec est l'un des meilleurs orateurs que j'ai entendu.

    http://www.amahi.org/

    Ce projet vise à faire de l'auto-hébergement. et fourni (sur la base d'une distrib standard)
    ce qu'il faut pour installer en 1 clic toute application web que l'on veux, mais surtout met en place ce qui est nécessaire en terme d'accès depuis le Net.
    C'est encore un petit projet, et certaines choses ne me vont pas (par exemple, le fait que la machine requiert de devenir serveur DHCP, ou d'utiliser des domaines en amahi.org) , mais l'idée est là: Remplacer chez le maximum de personnes un blog chez overblog par un Sheevaplug qui fait tourner ça.

    (Oh et oui, je suis adhérent à FDN... :-) )
  • # Front de libération des données

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    «Ce qui a démarré pendant l'été 2008 en réaction épidermique à l'impossibilité d'exporter ses données de l'offre GoogleCode est devenu [...]»

    Pour ceux qui ne connaîtraient, il faut saluer l'initiative d'un groupe de personnes au sein de Google qui ont monté le projet de libération des données : le http://www.dataliberation.org .
    Pour résumer, (je vous invite à lire la FAQ sur le site), ils ont pris au pied de la lettre les déclarations de leur PDG sur le fait qu'il ne faut pas emprisonner l'utilisateur. Le principe est de donner à l'utilisateur le mode d'emploi d'export (et d'import par la même occasion ;) de ses données sur les services de Google. Au départ, ce qui n'était qu'un petit projet où ils étaient obligés d'aller embêter les autres projet pour savoir comment exporter les données, ce sont maintenant les autres équipes projet qui viennent parfois les voir pour savoir la meilleure manière de le faire.

    Ce n'est pas encore la panacée, mais les efforts sont faits dans la bonne direction sur ce point là. La liste des projets listés et couverts augmente très régulièrement. L'hébergement de projets en fait désormais partie : http://www.dataliberation.org/google/code-project-hosting . Maintenant, je n'utilise pas ce service, je ne saurais dire si ce qui est proposé pour récupérer ses données projets est satisfaisant.
    • [^] # Re: Front de libération des données

      Posté par . Évalué à 1.

      Moais, exporter ses données c'est bien, mais encore faut-il pouvoir en faire quelquechose.

      Est-ce que les données exportées sont utilisables sans les outils Google? Au moins avec l'approche de Indefero, on est sûr de pouvoir les utiliser de la même façon puisqu'on peut installer le même logiciel.
  • # Cadre de vie

    Posté par . Évalué à 1.

    Bonjour,
    j'avoue avoir du mal à m'imaginer quand vous parlez de passer d'une facturation à 150 € de l'heure vers un service à 60 € à l'année. ainsi que vous lever à 4h quand votre téléphone vous dit « serveur non disponible » et pas de réelles vacances. (Zenitram l'a aussi marqué).

    Je comprends qu'il y a une grosse motivation à se dire que la paye n'arrive que grâce à soi-même, mais comment peut-on passer d'un extrême à l'autre ? Est-ce que c'est par (une forte) conviction pour le logiciel libre, l'ennui de la routine dans le précédent travail ?

    Merci de bien vouloir m'éclairer.
    • [^] # Re: Cadre de vie

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      Il y a d'autres avantages :
      - Je peux aller faire les magasins, divers achats, quand il n'y a pas foule.
      - Je peux dormir (sauf quand urgence) très tard le matin (un bonheur :) )
      - Je suis à la maison pour travailler. J'évite des frais (transport, garde d'enfant...)
      - Je suis avec mon enfant plus souvent
      - Je choisis mon lieu géographique (j'ai perdu en salaire. En niveau de vie? Non, car la où je suis, c'est bien moins cher qu'avant)
      - Je suis mon propre chef
      - J'aime ce que je fais
      - A terme, ça va rapporter autant en passif (création de valeur : je n'ai pas les sous aujourd'hui, mais si je m'arrête de travailler, j'ai toujours des sous qui rentrent comme "rente" : publicité qui fonctionne toujours etc...) qu'en salaire (montée en charge : il y a un an, dur de trouver un contrat, salaire qui était dur. Maintenant, j'ai plus un problème de planning), mais je ne suis pas passé d'un extrême à l'autre comme Loic (si je facture 200 jours par an, je gagnerai bien plus qu'avant)

      Il n'y a pas que le salaire brut qui compte, mais déjà le niveau de vie (gagner 2000€ à Paris, tu es pauvre, gagner 2000 € en province, c'est déjà nettement plus agréable) et d'autres libertés (organisationnelles etc...)

      l'ennui de la routine dans le précédent travail ?

      Il est clair que si mon ancienne boite m'avait laissé le poste que j'avais précédemment, un peu "hors processus", qui me plaisait, plutôt que de me faire "rentrer dans les rangs", je n'aurai probablement pas sauté le pas (quoique, la liberté géographique...)
    • [^] # Re: Cadre de vie

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      En fait, dans mon cas, je fais toujours du travail de consultant cher. Mais ma dynamique aujourd'hui est de sortir de cette logique de consultant où au final, on gagne bien, mais on court toujours vers le contrat suivant (en dehors des quelques contrats réguliers).

      Avec un travail de consultant on construit un savoir faire sur le long terme, une clientèle sur le moyen/court terme et la course tous les jours. Regardez les SSII, c'est la même chose mais avec plus de personnel.

      Donc pour le moment, je profite d'un nombre réduit de très bons clients avec qui je peux faire du bon boulot sans contrainte financière (indice, ils sont dans le pétrole) pour passer d'une logique de consultant vers une logique de vendeur de produit et j'essaye de faire ces produits en respectant mes convictions.

      Et comme dit Zenitram, aujourd'hui on peut avec internet coder de n'importe où. On peut donc vivre là où la vie ne coûte pas chère. Pour info, je suis en ce moment dans une petite ville du fond de l'ex Allemagne de l'Est, proche de la frontière Tchèque. Je vis avec ma femme et deux enfants avec tout le confort moderne, un appartement superbe avec 2 balcons, 100m2, vue à 20km sur 3 expositions, le tout pour presque autant que ma chambre d'étudiant à Copenhague et 5 fois moins qu'à Paris (700 par mois avec chauffage, eau, garage et électricité).

      Si vous avez besoin de peu pour vivre, si vous acceptez de ne pas considérer la masse d'argent accumulée comme l'un indicateur de réussite ultime, vous avez alors une liberté énorme, car la majorité des "règles" que le système nous impose aujourd'hui dérivent non de lois mais de cette logique de "plus". Travailler plus pour gagner plus, avoir sa Rolex à 50 ans, etc. Une fois que vous sortez de cette logique vous pouvez suivre non pas le plus mais le mieux et jouer selon vos règles et idées. C'est pas facile tous les jours et vous devrez supporter la pression d'être en dehors de la logique de tout le monde, mais cela vaut la peine (du moins, si c'est cela qu'on veut faire).
      • [^] # Re: Cadre de vie

        Posté par . Évalué à 1.

        Merci beaucoup pour vos réponses, je ne pensais pas qu'un tel projet pouvait se faire par télétravail - je suis toujours étudiant et je ne voyais ces aspects.
  • # Authentification ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    J'ai une question technique sur les fonctionnalités :

    Comment peut s'intégrer Indefero dans un système d'information existant où les utilisateurs sont gérés dans un annuaire LDAP, ou par un système de SSO ?

    En tout cas merci pour le retour d'expérience très enrichissant.
    • [^] # Re: Authentification ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 1.

      L'authentification LDAP (ou ce que vous voulez) arrive dans les 3 prochains mois. Les 3 prochains moins vont être consacrés aux développements de fonctionnalités attendues par des entreprises. Cela inclut aussi la gestion des étapes de développement, le suivi du temps passé sur le tickets et le plan de développement.
  • # « Open Source Edition » vs ... ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    Bonjour,

    Sur la page d'accueil du site http://www.indefero.net/, on peut lire :

    « Code browser with git, Subversion and Mercurial. Mercurial only in the Open Source edition. »

    Il existe donc deux versions d'Indefero. Puis-je connaître les différences entre la version « Open Source Edition » et l'autre ? Sauf erreur de ma part, rien n'est dit à ce sujet sur le site.
    • [^] # Re: « Open Source Edition » vs ... ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Il n'y a qu'une seule version d'Indefero. Simplement le plugin pour utiliser les dépôts Mercurial n'est pas activé dans la version hébergée. Cela viendra et alors cette petite note disparaîtra.
      • [^] # Re: « Open Source Edition » vs ... ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Merci, pour cette précision.

        Je comprends maintenant que vous opposez sur votre site « Open Source Edition » à « Hosted version » mais sans le mentionner explicitement. La formulation est maladroite parce que les éditeurs étant nombreux à proposer deux versions de leur outil, l'une étant dite libre, l'autre pas, toute référence à une « Open Source Edition » suggère immédiatement l'existence d'une « Closed Source Edition » (que lesdits éditeurs préfèrent évasivement nommer « Pro Edition »).
  • # J'utilise indefero depuis plus d'un mois

    Posté par . Évalué à 2.

    J'utilise indefero depuis plus d'un mois, et voici mon retour :
    - actuellement il est assez dur de faire de la gestion de temps (évaluation d'un ticket, temps passé, charge de quelqu'un ..etc)
    - à l'inverse son point fort est sa simplicité, rapide prise en main.
    - c'est le seul outil couplant revu de code à partir d'un diff lié à un système de ticket à ma connaissance.
    - l'outil de revue de code ne vaut pas review board (mais bon la terre ne s'est pas faite en un jour :))
    - la documentation à la google code est vraiment très agréable à utiliser.
    - l'utilisation avec git fonctionne bien (non pas que le reste fonctionne mal, mais j'utilise git, pas le reste)
    - c'est du php (et pas du rails, je pense à redmine), c'est donc plus facile à installer (cette remarque est très subjective, étant moi même développeur PHP.
    - le serveur (je suis en mode hébergé sur indefero.net) n'a jamais été en rade durant mon utilisation.
    • [^] # Re: J'utilise indefero depuis plus d'un mois

      Posté par . Évalué à 2.

      c'est le seul outil couplant revu de code à partir d'un diff lié à un système de ticket à ma connaissance.

      Il me semble que Kiln (+ Fogbuz) fait exactement ca. C'est base sur Mercurial. Tu peux attacher des tickets et changesets a une review (c'est vu sous forme de branche et donc tout est tracke) et merger sur la branche principale lorsque la review est acceptee.

      http://www.fogcreek.com/Kiln/learnmore.html

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