Linux Planète répond à vos questions

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7
19
nov.
2008
Presse
Suite des entretiens avec les rédactions de la presse spécialisée francophone Linux et Logiciels Libres. Aujourd'hui, nous publions l'entretien d'Arnaud Faque de Linux Planète. Merci à lui pour son temps.

Située à Marseille, la rédaction fait partie des premières à avoir publié régulièrement un magazine sur Linux pour le grand public. Il est donc destiné principalement aux utilisateurs finaux, avec force tutoriels et découverte de logiciels, et généralement accompagné d'un CD-ROM contenant la distribution du moment. La rédaction édite aussi un certain nombre de hors-séries, généralement pour accompagner la sortie d'une distribution.

Place à l'entretien dans la seconde partie de l'article. Sur le contenu

DLFP : Vos articles sont-ils libres ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Non. Nous rémunérons les rédacteurs et les articles restent donc notre propriété. Par contre, nous allons déployer un nouveau site Internet sur lequel un certain nombre de nos articles seront disponibles.

DLFP : Publiez-vous des traductions ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Non. Tous nos articles sont des originaux. Mais c'est une piste que nous avions exploré pour augmenter le nombre de pages du magazine. Certains magazines étrangers spécialisés dans Linux sont disposés à vendre leur article.

DLFP : Vous inspirez vous d'un autre magazine en France ou à l'étranger ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Non pas vraiment. Nous lisons beaucoup de magazines sur divers sujets (sciences, musique, actualités, sports, voyages, etc.). Si certains nous plaisent pour leur maquette, le sujet Linux est assez difficile à mettre en page. Il est difficile de faire vraiment original. Nous aimerions bien avoir la maquette d'un PC Expert ou d'un Inrock, mais bon, on fait avec ce que l'on a. Parmi tous les magazines Linux que j'ai lus, toutes les mises en page sont assez proches. Il est difficile d'être original lorsque l'on met en page des lignes de commandes :)

DLFP : Privilégiez-vous un article léger sur des nouveautés ou un article étoffé sur des technologies dépassées ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Dans LINUX Planète nous essayons de produire des articles sur les nouveautés, plus ou moins long en fonction du temps que nous avons eu pour effectuer les tests et des articles étoffés sur divers sujets. Concernant la question, nous essayons de ne pas aborder les technologies dépassées puisque nous avons un magazine qui se destine aux utilisateurs.

DLFP : À quand un strip humoristique comme http://www.nojhan.net/geekscottes/ ou http://www.avezard.com/zevar.htm ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Bonne idée. Mais déjà que nous trouvons que notre magazine manque de pages... Ils travaillent gratuitement ces dessinateurs ? :)

Sur le poste de rédacteur en chef

DLFP : Qu'avez fait avant de passer rédacteur en chef ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Mon dernier emploi avant de devenir rédacteur en chef de LINUX Planète a été un poste d'administrateur système dans une entreprise de grande taille que j'ai occupé pendant plus de deux ans. Avec beaucoup trop de Windows :) J'occupe mon poste actuel depuis 7 ans, j'ai donc oublié Windows :). Avant cela, j'avais travaillé sur la mise en place d'un Intranet pour l'INSEE et encore avant j'étais à l'université. J'ai une « formation » en histoire et non en informatique.

DLFP : Quand et comment avez-vous découvert Linux ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Comment j'ai découvert Linux ? Bonne question. J'avoue avoir oublié le cheminement qui m'a poussé à installer ma première distribution en 97/98. Certainement un cheminement assez logique puisque j'utilise des ordinateurs depuis longtemps et que j'ai toujours été intéressé par l'alternatif dans tous les domaines. Le conventionnel, il faut le connaître, mais au bout d'un moment il faut être curieux et aller voir ailleurs. Sinon, la première distribution que j'ai installée était une Slackware qu'un copain avait récupéré dans son IUT informatique. Ensuite Internet est arrivé chez nous, dans le Sud.

DLFP : Avez-vous un compte sur Linuxfr ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Non. Mais je crois que je vais devoir en créer un pour répondre aux questions qui ne vont pas tarder :)

DLFP : Puisez-vous dans les dépêches de Linuxfr des sujets d'article ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Évidemment. Dire l'inverse serait mentir. Les contenus sont souvent intéressants et parfois il y a même des commentaires judicieux et constructifs :) Après, on n'est pas des moules, on ne passe pas non plus notre journée sur LinuxFR.

DLFP : Est-ce important d'être cité dans la revue de presse mensuelle du site ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Bien sûr. Ca rappelle que l'on existe aux utilisateurs Linux francophone et ça peut mettre en avant un ou deux articles qui intéresseraient les lecteurs de votre site.

Sur les auteurs

DLFP : Comment devenir auteur/rédacteur ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Envoyez-nous un texte de 2000 lignes pour que l'on puisse juger de vos compétences et on vous répondra :)
Pour devenir pigiste il suffit d'avoir quelques qualités rédactionnelles, quelques idées et un peu de temps libre. Il va de soi que pour rédiger un article, il convient de maîtriser son sujet.

DLFP : De votre point de vue, quelle est la différence entre un auteur « journaliste professionnel » et un « auteur technicien » professionnel sur l'article qu'ils vont écrire ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : La différence sera ce que l'on appelle la fluidité de lecture. Un journaliste pro utilisera un vocabulaire qui permettra à l'article de se lire plus facilement, qui peut tenir en alerte jusqu'au bout (encore que ?). Un auteur technicien mettra en avant ses connaissances et aura peut-être des difficultés à rédiger les transitions et à transmettre tout son savoir faire.
Le secrétaire de rédaction, la personne en charge de la relecture finale, essaye d'aplanir les défauts de style ou de donner un style homogène aux différents articles. Mais nous avons parmi nos pigistes des personnes qui ne sont pas journalistes et qui rédigent pourtant de fort belle manière.

DLFP : Qui peut participer à la rédaction, comment ? Quels sujets sont proposables/sélectionnés ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Cette question rejoint un peu les précédentes. Les pigistes peuvent venir de n'importe quel univers. Idem pour les sujets. On peut nous proposer des textes divers qui ont un lien direct avec Linux. Ensuite, il faut que ça colle avec le reste des articles. Je profite de cet espace pour pousser un coup de gueule concernant le prêt de matériel. Certes nous sommes en province et nous rédigeons des articles pour un magazine Linux, mais quelle galère pour se faire prêter du matériel. Par exemple, nous voulions faire un test des différents netbooks fonctionnant sous Linux et nous n'avons reçu aucun modèle. Le Gdium devrait arriver, le DELL Mini aussi, mais on ne voit rien venir. Ces sociétés vendent des ordinateurs qui fonctionnent avec Linux, mais ils préfèrent prêter le matériel à PC Expert ou SVM. C'est dommage.

Sur l'envers du décor

DLFP : Comment les articles sont-ils sélectionnés ? Qui les sélectionne ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : En général c'est moi qui les sélectionne, mais je suis ouvert à la discussion :) La sélection se fait en fonction de l'actualité et de sujets susceptibles d'intéresser un maximum de lecteurs. Nous sommes là pour vendre des magazines. Mais comme vous pouvez le constater, certains sujets sont quand même bien underground, même pour nos lecteurs.
Il faut préciser que nous sommes un tout petit groupe de presse et que nous travaillons régulièrement dans l'urgence avec peu de moyens techniques et humains. Il ne faut pas voir la rédaction de LINUX Planète comme quelque chose qui pourrait ressembler à la salle de rédaction du Monde ou de 01 Net.

DLFP : Combien y a-t-il de relecteurs ? Quelles sont leurs connaissances/compétences ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Nous demandons à chaque auteur de relire son article. Puis je relis tous les articles, et le correcteur fait son travail. Hélas ce n'est souvent pas suffisant pour éradiquer toutes les erreurs, mais on en retire déjà beaucoup. Le correcteur final doit avoir un minimum de connaissances en Linux pour « comprendre » le contenu de certains textes. Mais sa caractéristique première est de posséder un bon français pour être capable de « remonter » des phrases (rédigées par des techniciens parfois) incompréhensibles au non-initiés.

DLFP : La chaîne de publication est elle libre de la rédaction jusqu'à l'impression ? Si oui, quels sont les Logiciels Libres que vous utilisez ? Si non que vous manque-t-il ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Non la chaîne n'est pas libre. Il nous manque un imprimeur. Ses exigences en terme de colorimétrie ne sont, pour l'heure, pas compatible avec des PDF créés par Scribus. De la rédaction jusqu'à la relecture, c'est du libre. Ensuite, les PAOistes n'utilisent pas Linux.

Sur le prix et la publicité dans les magazines.

DLFP : Comment déterminez-vous le prix du magazine ? Que représente la part de la publicité par rapport au prix du magazine ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : La part de la publicité représente 0 EUR. Nos seuls revenus sont le produit de la vente des magazines. En écrivant cela, j'ai conscience que les éditeurs qui liraient ces lignes s'arracheraient les cheveux ou crieraient "ô miracle". Mais c'est ainsi. Nous sommes indépendants. Le prix du magazine est donc déterminé en fonction des revenus que nous avons besoin pour éditer. Il faut payer les rédacteurs, l'électricité, les locaux, l'impression, la fabrication des CD-ROM et tous les frais divers. Je peux vous assurer que l'on ne roule pas en Mercedes SLK et que nos maisons ne sont pas des splendides mas provençaux de 4 hectares :) Le prix est donc déterminé au plus juste pour vivre honnêtement et quand même manger du caviar une fois par an :) Si le coût de fabrication des CD-ROM a quelque peu diminué, celui du papier a fortement augmenté depuis 3/4 ans. Depuis que le magazine existe, son prix a augmenté de 15%, soit 1,5% par an. Moins que l'inflation dans notre pays sur cette même période.

DLFP : Quel serait le prix du magazine s'il n'y avait pas de publicité ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Le même :)

DLFP : Est-il facile de trouver des annonceurs pour votre magazine ? À quand la pub gillette ou de déodorant ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Nous avons cherché des annonceurs il y a quelques années, mais devant le faible volume de réponses par rapport au temps passé à démarcher, nous avons préféré laisser tomber. Je dirais donc qu'il est très difficile d'avoir des annonceurs dans une revue Linux. Il n'y a qu'à voir nos concurrents, ils n'ont guère de pub dans leurs magazines. Pour la pub Gillette ou Renault, c'est avec grand plaisir que nous facturerions 4000 EUR la page A4 ! Mais ils ne veulent pas ? Peut-être pensent-ils que les linuxiens ne se rasent pas ou qu'ils n'ont pas de voiture puisqu'ils passent leur temps devant leur PC :).

DLFP : Votre magazine se porte t-il bien ? et dans le contexte de la presse papier sur Linux et le libre en général ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Ben, j'aimerais bien avoir une villa avec piscine (surtout qu'à Marseille, il fait chaud l'été), mais bon, on va à la plage, comme tout le monde. Plus sérieusement, nous arrivons à vivre. Depuis que je m'occupe de ce magazine, les ventes restent stables, avec des pics (haut comme bas). On devrait donc encore être là pendant quelques années ! Hélas, nous sommes bien placés pour vous dire qu'il n'y a pas eu de boom des utilisateurs de Linux ces dernières années. C'est plutôt la stabilité.

DLFP : Comment voyez-vous le futur de votre magazine ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Des pages en plus et peut-être le CD-ROM moins. Quel intérêt de mettre un support si tous les lecteurs possèdent une connexion à Internet ? Pour l'instant, nous savons que ce n'est pas toujours le cas, mais à l'horizon 2012 notre gouvernement a promis le haut-débit pour tous. À ce moment là, nous changerons certainement. Les utilisateurs de Linux sont tous équipés du haut-débit si ce dernier est accessible chez eux. Les linuxiens sont pour la plupart des internautes avertis.

DLFP : Que pensez-vous de la concurrence ?

Arnaud Faque (Linux Planète) : Que c'est un mal nécessaire :) Qu'il nous empêche de rouler en Mercedes SLK :)
Tout d'abord nous ne lisons pas trop la concurrence pour ne pas prendre le risque d'être influencé. Mais parfois nous avons de mauvaises surprises. Par exemple, dans le numéro du mois d'août de Linux Pratique Essentiel, il y avait un dossier sur les widgets, les docks, etc. Dans notre numéro de septembre, il y a également un article sur les docks. On pourrait croire que nous avons délibérément copié. En réalité, notre article était rédigé avant la sortie de Linux Pratique Essentiel puisque nous sommes partis en vacances au mois d'août. Depuis le retour de Linux Pratique, disons que le problème est que nous avons un peu les mêmes idées, ce qui fait parfois doublon. Sinon, GNU/Linux Magazine France n'est pas un concurrent. Il s'adresse à une cible totalement différente de la nôtre. S'il y a dix ans, nous n'étions que tous les deux avec des thèmes proches, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Quant à nos amis polonais... disons qu'ils envahissent le rayonnage de manière exagérée. Linux+ DVD, OK, mais après sortir 6 ou 7 Hors Série en même temps, ça ne bénéficie à personne, ça crée la confusion chez l'acheteur.
  • # Pub pour gillette

    Posté par . Évalué à 2.

    Faire te la pub pour gillette dans un magazine linux ???? Faut pas déconner non plus ! Y'a qu'a voir la gueule de Stallman :)
  • # donc...

    Posté par . Évalué à 3.

    « Nous rémunérons les rédacteurs et les articles restent donc notre propriété. »

    Il n'y a aucune honte à écrire des articles sous licence propriétaire, il n'y a aucune honte à être rémunéré pour son travail de plume mais le donc ici fait un peu bizarre.

    Les articles ne sont pas libres parce qu'ils veulent vendre des journaux. Il ne faut pas inventer des excuses débiles, il faut assumer et expliquer ses choix, c'est tout...
    • [^] # Re: donc...

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      bin classiquement, en tant qu'auteur tu fournis une version dérivée de ton travail et tu gardes l'original sous licence libre pour le publier quand tu veux sous la licence (libre) qui te convient.
      • [^] # Re: donc...

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        En fait, ça dépend du contrat, mais il n'y a pas forcément de lien entre la rémunération et le transfert de propriété du droit d'auteur.
        Tout d'abord, certains aspects de la propriété dans le droit d'auteur sont inaliénables et intransférables. Notamment le droit au respect de l'oeuvre.
        Bien sur on peut transférer les droits pécuniers, mais ça n'a rien d'obligatoire.

        On peut très bien concevoir que ce qui est rémunéré c'est l'acte de création lui même, pas le résultat. D'autant plus que l'on est dans le service.
        Même si habituellement les contrats prévoient le transfert de propriété, pour des motifs plus ou moins réels (éviter la multiplicité des personnes à contacter...).
        Il y a également de nombreuses possibilités entre les deux, comme par exemple la cession non-exclusive de droits (souvent utilisés dans les CLUF).
        Par contre il faut bien éviter autant que dans les jobs en info les contrats "work for hire", qui avec des clauses abusives assignent la propriété de tout ce que l'employé produira même pendant son temps libre, parfois même sur sa machine à lui, à l'employeur.

        Mais je ne suis pas légiste...
      • [^] # Re: donc...

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        Mais visiblement les droits de l'auteur sont cédés au magazine :
        « Nous rémunérons les rédacteurs et les articles restent donc notre propriété. »

        Parcontre ceci n'exclue pas de mettre ces articles sous une licence libre, non ?
        • [^] # Re: donc...

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Si en tant que rédacteur, tu cèdes tes droits au magazine alors c'est lui qui est propriétaire des droits, plus toi. L'auteur ne peut plus le diffuser à quiconque puisque son travail ne lui appartient plus. Il a été rémunéré pour cela et la contre partie est la cession des droits.

          Donc pour mettre une licence libre sur cet article ou simplement le diffuser, seul le magazine peut le faire.

          Maintenant, certains magazines proposent une autre formule. L'auteur choisit de céder ou non la totalité de ses droits. Le montant de la rémunération est en fonction de la formule choisie. Si l'auteur conserve une partie des droits (avec en limitation qui interdira l'utilisation commerciale de l'article par un tiers), sa rémunération sera fortement réduite. Si l'auteur cède les droits, il recevra une rémunération complète.
  • # travailler gratuitement

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Pour la remarque sur les geekscottes, http://www.nojhan.net/geekscottes/ la licence étant la GFDL il est de bon ton de les reprendre vu que c'est du libre, en citant la licence ou tout simplement de demander à l'auteur si une CC-by-sa 3.0 (ne nécessitant que de donner un lien plus simple dans une revue) suffirait, cela fait une bonne illustration et contribue au libre et au magazine qui promeut ainsi le libre (et ses acteurs).

    Le volet gratuit peut être déterminant, quelque part àmha, le volet libre est un peu plus important, c'est l'occasion de le faire comprendre à chacun.

    D'ailleurs une question que je me pose par rapport à une rubrique habituelle de planet Linux : pourquoi ne pas s'inscrire sur http://jeuxlibres.net pour systématiquement donner un lien vers la description appropriée vers un site de référence ? Cela prendrait 10mn de plus à soumettre et permet de bénéficier immédiatement d'une publication sur internet pour les jeux avérés libres (du gagnant gagnant, un site qui vit avec des annonces régulières et un journal en écho d'une promotion du libre, bien sûr il y a de la modération pour avérer que c'est effectivement libre selon une définition simple qui peut se trouver sur [http://faq.tuxfamily.org/JeuLibre/Fr]).
  • # Scribus

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Est-ce qu'on pourrait avoir le détail de ce qui manque à Scribus pour être imprimeur-friendly ?
    • [^] # Re: Scribus

      Posté par (page perso) . Évalué à 0.

      Moi, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les imprimeurs veulent à tout prix de la quadrichromie ou je ne sais quoi. Ça se convertit, justement, de RVB en CMJN, non ? En plus, ça dépend de l'imprimante, donc c'est typiquement à l'imprimeur de faire ce travail-là…
      • [^] # Re: Scribus

        Posté par . Évalué à 3.

        "alors c'est imprimé mes 10.000 tracts ?"
        "oui mais il est dégueulasse votre rouge, je vous avais prévenu"
        "gné... (...) on peut ressayer ? j'ai changé les rouges"
        "ok, si vous y tenez... même tarif, repassez tout à l'heure"
        "mais c'est vous qui avez imprimé de la merde, je vais pas repayer hein !"
        • [^] # Re: Scribus

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Ça n'explique rien du tout. J'arrive avec du RVB impeccable sur n'importe quel écran standard (avec éventuellement un profil d'affichage pour l'écran, mais ça devrait être le boulot du fabriquant de l'écran de corriger ses problèmes). L'imprimeur est sensé connaître ses imprimantes, donc convertir mon RVB nickel en CMJN nickel pour avoir un rendu identique à l'impression.

          La preuve, dans ton exemple, l'imprimeur a l'air de prévoir que le rouge sera dégueulasse, alors qu'il est joli sur l'écran. Et bien, pourquoi il ne corrige pas, c'est son boulot, pas celui de son client, qui travaille avec des écrans, pas avec des imprimeries. Pire, ça pourrait et devrait être automatique, et si ça ne l'est pas, c'est qu'il y a quelque chose qui cloche dans ses outils.
          • [^] # Re: Scribus

            Posté par (page perso) . Évalué à 3.

            ptetre parce que les encres ne sont pas en rgb par exemple
            et que dans CMJN il y a N qui n'est pas présent dans RGB... (car le noir n'est d'une part pas toujours utilisé tel quel - addition de bleu par exemple - qu'il est plus difficile de rendre de beaux gris en rgb et que le noir est ajouté aux autres pour les contraster)
            En contre partie les couleurs sont parfois plus fadasses.
            Maintenant certains tentent de changer ceci, comme Pantone qui utilise 14 couleurs primaires différentes + des teintes fluo
            Pantone_Inc. et CMJN sont assez intéressant
          • [^] # Re: Scribus

            Posté par . Évalué à 4.

            Il n'y a pas de bijection entre RVB et CMJN. Quelques exemples :
            - beaucoup de couleurs RVB ne sont pas imprimables car impossibles à créer en CMJN. Les logiciels approximent souvent à la couleur imprimable la plus proche, mais le rendu est souvent décevant ;
            - on peut avoir envie de mélanger du noir avec une autre couleur, pour faire du noir soutenu (ajouter du bleu quand le noir est trop pâle), éviter les zones blanches en cas de décalage ou autre. Dans d'autres cas c'est à éviter. Il est impossible de représenter cette information en RVB (noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir) ;
            - on utilise souvent des encres Pantone, ou tons directs au lieu de mélanger des couleurs de base. Le CMJN + profil gère ces couleurs supplémentaires, pas le RVB ;

            De plus, si le client ne connaît pas le CMJN, il est probable qu'il ne connaisse pas la notion de profil de couleurs et se plaigne que le rendu final ne soit pas le même que sur son écran non calibré. C'est une assurance pour l'imprimeur.

            Quand tu signes un contrat, il est évident d'employer une langue connue des deux parties et de lever le maximum d'ambiguïtés ? Ici c'est pareil, le CMJN + profil permet à l'imprimeur de savoir que le client commande vraiment ce qui est dans le fichier et pas un rendu parmi la centaine possible selon l'algorithme employé.
            L'imprimerie est assez complexe à la base, inutile de rajouter encore de l'aléatoire.
  • # Quant à nos amis polonais...

    Posté par . Évalué à 2.

    Quant à nos amis polonais... disons qu'ils envahissent le rayonnage de manière exagérée. Linux+ DVD, OK, mais après sortir 6 ou 7 Hors Série en même temps, ça ne bénéficie à personne, ça crée la confusion chez l'acheteur.

    je trouve ça très gonflé. si on considère les Planète Linux il doit y avoir quelque chose du style un Hors Série par trimestre. c'est gentil mais ça devient une série très vite. ils doivent en être au trentième, là.

    quand à "6 ou 7 Hors Série en même temps" (dans mes souvenirs j'ai vu monter à 3) ils essayent sûrement de coller à une certaine actualité (tout en refilant des beta et autres RCs au lieu des versions finales, mais bref, tout le monde fait ça, j'ai des noms etc etc). leur reprocher ça c'est se plaindre que d'une part il y a une demi-douzaine de distributions majeures ou importantes, et que d'autre part elles ont le culot de sortir en même temps. salauds de linuxiens !

    le bénéfice je le vois pour la personne qui cherche une autre distribution que celles que les autres magazines proposent à un temps T. oui, en général, elles ont déjà une distribution XYZ en version n et veulent passer à la n+1 ou n+2, ou en fait elles veulent avoir les CDs d'installation de leur distribution à portée de la main, même si elles mettront à jour en ligne et sans réinstaller. dans un autre style je prenais des fois un "magazine Linux avec DVD en couverture" quand c'est un livecd (typiquement Knoppix) vu comment ca dépannait parfois. là j'avoue que je me foutais complet de savoir quel nom était marqué sur le morceau de papier derriere la galette en plastique.

    (qui aime bien chatie bien toussa kikoo marseille cong)
  • # Pour correction

    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

    "utilisateurs finals" > "utilisateurs finaux"

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