arnaudus a écrit 5541 commentaires

  • [^] # Re: Cocorico

    Posté par  . En réponse au lien Livres piratés et intelligence artificielle : le Français Mistral AI sous pression. Évalué à 5 (+3/-1).

    Encore une belle démonstration d'à quel point il est facile de lancer une belle rumeur de m***de, alors qu'il était à la portée de tous avec un minimum d'effort de vérifier que c'était faux. Merci de la rectification, et pas bravo à "antistress" d'importer sur Linuxfr les pratiques nauséabondes des réseaux sociaux.

  • [^] # Re: Toujours pas convaincu

    Posté par  . En réponse au journal Retour d'expérience sur le développement d'une application par l'utilisation d'IA. Évalué à 3 (+0/-0).

    Les annonces comme quoi "X est horrible, cela va détruire la planète, l'emploi, mon chat

    En philosophie des sciences, il existe une théorie assez intéressante, souvent appelée "théorie du monde vulnérable". J'ai aussi entendu parler de la théorie de la "boule noire", mais je pense que c'est plus confidentiel (ça doit faire référence au jeu "Lingo"—"Motus" en France).

    L'idée, c'est que chaque découverte scientifique ou technologique peut potentiellement détruire la terre (ou l'humanité, ou la vie sur Terre, mais vous voyez l'idée générale). Et on ne sait jamais à l'avance si une découverte a ce potentiel ou non. Donc on "tire" une boule, et jusqu'ici, on n'a tiré que des boules jaunes, donc on continue à jouer. On n'est pas passés loin avec l'énergie nucléaire, mais coup de bol, c'est suffisamment difficile de déclencher une réaction en chaine que c'est réservé à de très grosses organisations (États et multinationales) qui n'ont pas intérêt à détruire le monde. Mais c'est ça l'idée : jusqu'ici, on n'a pas détruit le monde, mais c'est un coup de bol, pas une propriété intrinsèque des découvertes technologiques.

    La théorie du monde vulnérable est évidemment spéculative, mais elle offre en tout cas une réponse très satisfaisante au paradoxe de Fermi.

    Donc voila, l'argument de "jusqu'ici tout va bien" ne tient pas du tout dans le cadre de la théorie du monde vulnérable.

  • [^] # Re: Toujours pas convaincu

    Posté par  . En réponse au journal Retour d'expérience sur le développement d'une application par l'utilisation d'IA. Évalué à 5 (+3/-1).

    Du coup je ne vois pas l'intérêt !

    Le nerf de la guerre, ça va être le rapport qualité-prix. Tu vas peut-être avoir une niche pour le développement à l'ancienne, un peu comme la culture bio de variétés anciennes de légumes, qui vont être servis dans les restos à 100€ le couvert. Et puis pour le macdo, bah de la vache aux hormones congelée, ça va très bien.

    Si avec une organisation à l'ancienne et une forme d'artisanat et de compagnonnage pour former les juniors, tu arrives à un niveau de qualité suffisant pour justifier d'un prix très supérieur, il y a peut-être un moyen de faire survivre ce métier, dans une forme plus confidentielle, mais avec un côté patrimonial.

    Ce qui me rend pessimiste, ça n'est pas que l'AI sait faire à bas coût, c'est que la qualité du code AI ne va pas cesser d'augmenter, et que beaucoup d'entre (nous/vous) me semblent excessivement optimistes sur la qualité du code produit par les humains. L'informatique des années 2020 est fondée sur du code écrit par des humains, et ce code est dans une très large mesure assez mauvais, voire médiocre, en termes de perfs, de conception, de lisibilité, et d'évolutivité. Donc évidemment, on peut toujours trouver que Copilot fournit de la bouse, mais quand cette bousitude va rencontrer le niveau de bousitude moyen du code du Google Play Store, paf, ça va faire des chocapics. En tout cas, l'argument du "fait à la main" n'a aucun sens commercial.

    En gros, il va aussi falloir beaucoup augmenter la qualité du code humain pour soutenir la différence.

    Il existe peut-être d'ailleurs un avenir un peu bizarre ou le code AI sera en effet moche et tout convolué, mais que les logiciels produits seront meilleurs parce que le code moche sera en réalité optimisé et testé beaucoup mieux que l'équivalent humain. C'est comme ça que sont "conçus" les organismes vivants et ça marche plutôt bien: bricolage sur bricolage, aucune étape de conception ou de refactoring, des commits random, mais des gros tests de non-régression à chaque étape.

  • [^] # Re: le passage le plus intéressant

    Posté par  . En réponse au lien L'Assemblée nationale adopte l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans en première lecture. Évalué à 3 (+1/-1).

    en tant que citoyen, je ne veux pas faire confiance à des tiers de confiance ;

    Celle-ci, elle est bizarre. Tu choisis un tiers de confiance justement parce que tu lui fais confiance… Personne ne t'oblige à accéder à un service pour lequel tu n'es pas d'accord avec les conditions.

    Il semble qu'avec Internet, certains se sont "inventé" des droits qui n'ont jamais existé. Le droit de publier quelque chose sans être identifiable par exemple, ça n'a jamais existé. Les pamphlets anonymes n'ont jamais été légaux; l'imprimeur doit s'identifier sur tous les documents et il doit être capable d'identifier les auteurs. Par extension, le droit de publier "Tartempion pue des fesses" et d'espérer ne pas être identifiable par la police si Tartempion porte plainte n'a jamais existé, ça n'est pas une "régression de la liberté" si on impose aux hébergeurs d'identifier les auteurs.

    De même, certains lieux sont interdits au mineurs, de même que l'accès à la pornographie, la vente de cigarettes ou d'alcool, etc. Un vendeur de clopes doit demander une carte d'identité (et il risque pas mal s'il se fait gauler à vendre des clopes à un mineur); j'ai connu l'époque où les chèques étaient annotés par les caissiers avec le numéro de la carte d'identité; les billets d'avion ont toujours été nominatifs et l'identité vérifiée, même pour les vols nationaux… Ce qui se passe actuellement, ça ressemble plus à un retour à la normale, où Internet est rattrappé par la "vraie vie" avec 20 années de retard.

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 3 (+0/-0).

    C'est bien pourtant les lois de la physique des matériaux qui interdisent d'imaginer des matériaux infiniment résistants aux ondes de choc ou à la température. Les lois de la thermodynamique permettent de calculer les températures supportées par les surfaces des objets hypersoniques, et quand ces températures sont supérieures à la limite de fusion de tous les matériaux connus, il faut un bouclier ablatif; et c'est aussi les lois de la physique qui mettent des limites à ce qu'un boucler ablatif peut faire. L'augmentation de la trainée avec le carré de la vitesse, c'est aussi une loi de la physique.

    De toutes manières, les lois de la physique n'interdisent pas la création d'une sphère de plutonium de 1000km de diamètre, ou d'imaginer un objet conçu pour traverser le soleil et ressortir de l'autre côté; et pourtant c'est physiquement impossible. Ça n'est pas la même chose que "pas pratique" ou "difficilement faisable".

    La seule différence, c'est que je refuse de postuler qu'il pourrait exister de manière virtuelle des technologies qu'on ne connait pas et qui rendraient de telles réalisations physiquement possibles.

    Encore une fois, contrairement à l'ascenseur spatial ou à la colonisation de Mars, jusqu'à preuve du contraire, il est juste impossible de faire se déplacer un objet physique à cette vitesse dans l'atmosphère sans qu'il ne soit détruit et/ou qu'il occasionne des dégats majeurs à son environnement. Ce n'est pas un problème de coût ou de technologie, toute matière a des limites à ce qu'elle peut encaisser (onde de choc, température…).

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 4 (+1/-0).

    Ça vient du calcul de la force de trainée (https://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%A9rodynamique) : F = rho v2 S C / 2.

    rho : masse volumique de l'air au niveau de la mer = 1.2 kg / m3
    v = 11 400 m / s (vitesse de libération)
    S = 0.78 m2 (1m de diamètre)
    C = 0.5 (coefficient de trainée, ~ 0.5 pour une sphère ou un cône)

    Donc on a F ~ 1.2 x 108 N. Pour une masse de 1000kg, ça fait une accélération de a = F/m = 1.2 x 105 m/s2, soit 1200g (oui, bon, OK, j'avais oublié le facteur 2 dans la force de trainée, et j'avais considéré qu'une sphère de 1m de diamètre faisait 1m2 de surface, on est dans l'ordre de grandeur, quoi :-) ).

    Tu perds donc 100m/s de vitesse (environ 1%) dans le premier 1/100 de seconde qui t'a permis de parcourir 100m. Avec un tel freinage, tu perds toute ta vitesse dans la première seconde de ton vol. Il faudrait intégrer tout ça pour avoir quelque chose de plus précis, mais ça me semble évident que la physique t'interdit de lancer avec un angle qui n'est pas proche de la verticale.

    J'admets que la trainée doit être différente pour les vols hypersoniques, que le coefficient aérodynamique doit être plus petit pour un truc en force de suppositoire (le minimum théorique est de 0.04), mais ça n'est pas grave : c'est connu depuis plus d'un siècle qu'il est virtuellement impossible de lancer le moindre objet depuis la surface de la terre: pour compenser les frottements il faut lancer beaucoup plus vite que pour une trajectoire ballistique, ce qui augmente les frottements, etc, et tu rencontres très vite les limites des résistances des matériaux.

    Je viens de voir sur la page Wikipédia: Spinlaunch a levé des fonds pour lancer une constellation de satellites. Avec des fusées classiques. CQFD.

    La seule chose qu'ils ont fait, c'est lancer une sorte de suppo à la vitesse du son en 2021. Même pas droit en plus, et sans faire le vide dans leur centrifugeuse. Du 100% foutage de tronche.

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 4 (+1/-0).

    Ça n'est pas qu'une question de précision oratoire : si un processus nécessite des matériaux dont les propriétés ne peuvent pas exister d'après les connaissances actuelles en physique, alors je considère que c'est "physiquement impossible".

    Par exemple, l'ascenseur spatial est physiquement possible, et je le mettrais dans ta catégorie "pas pratique" : on a des pistes pour produire les matériaux (nanotubes de carbone), mais on n'a ni la technologie ni les finances pour un tel projet pharaonique.

    Pour le spinLaunch, on est un cran au-dessus en terme de débilité technique. Déja, ça ne résoud aucun problème; ça permettrait potentiellement de se passer d'un premier étage, mais avec les lanceurs réutilisables, le premier étage n'est plus vraiment un point clé. Par exemple, un satellite starlink coûte dans les 500k$, et son lancement (total, 1er + 2e étage) dans les 1M$. Avec la technologie actuelle, on a donc un coût de lancement du même ordre de grandeur que le coût du satellite; lancer des 2e étages dans un matériau exotique ne va absolument rien t'apporter, sans compter le coût du développement de satellites qui encaissent des milliers de g.

    Par ailleurs, ce qui est à peine abordé par l'article mentionné, le principe du spinLaunch se heurte à un phénomène physique inévitable: le frottement sur l'air augmente avec le carré de la vitesse, et la vitesse est maximale au lancement, donc à l'altitude la plus faible. C'est comme une rentrée atmosphérique inversée, puisque tu vas rencontrer les couches denses de l'atmosphère à une vitesse supérieure à la vitesse de libération (puisqu'il faudra compenser ces frottements gigantesques). Or, sortir de l'atmosphère verticalement, on sait faire (les "hypercanons" des militaires en sont capables), mais là, l'objectif est de sortir tangentiellement, ce qui augmente la longueur de la trajectoire dans l'atmosphère. Bref, quand tu te rapproches d'un tir horizontal (c'est ton objectif), il y a un moment où ton apogée diminue. Tu vas donc finir par lancer assez verticalement, ce qui t'éloigne de la mise en orbite, ce qui réduit d'autant plus l'intérêt du truc. Il y a donc un paradoxe fondamental, puisque l'idée de lancer d'un point élevé n'est pas très intéressant (c'est l'idée de tous les lancements à partir d'un avion); sur un Falcon 9, seuls 30 à 40% du carburant du 1er étage est dépensé pour l'accélération verticale, la majorité de l'énergie du 1er étage sert donc déja à l'accélération horizontale. Si avec ton spinlaunch tu ne peut pas donner une accélération horizontale significative, il te faudra embarquer une énorme fusée.

    Et ça, évidemment, c'est sans considérer le problème des accélérations à supporter dans les deux axes (radiaux et longitudinaux), ni à la secousse que va prendre le machin quand il va percer la membrane: dans l'axe de la trajectoire, tu vas passer de 0 à environ 3000g en 1/1000 de seconde (en faisant l'hypothèse que tu lances à environ 10 km/sec; et oui, au niveau de la mer, une sphère de 1m de diamètre et de 1 tonne lancée à 11 km/s se prend 3000g de freinage aérodynamique, d'après mon LLM préféré). Et à cette vitesse, la moindre membrane risque de pulvériser tes boucliers thermiques ou n'importe quoi que tu as prévu pour protéger ta charge utile du plasma qui va te précéder.

    Bon, bref, non seulement balancer un objet sans vitesse horizontale substantielle à 100km de haut ne sert absolument à rien, mais en plus il n'est pas du tout dit qu'il existe des matériaux capables d'y survivre. En pratique, un tir spinlanuch sur une trajectoire utile, ça va te faire une ligne de plasma de quelques km de long, au bout de laquelle ta charge utile sera réduite à l'état moléculaire. Les spectateurs seront devenus aveugles et sourds, et ça sera miraculeux si ton site n'a pas été détruit par le contrepoids ou par l'énergie de l'air qui va s'engouffrer dans ta centrifugeuse.

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 5 (+2/-0).

    On pourrait discuter de la définition de "destination" (en général, quand on dit "X n'était pas le destinaraire de quelque chose", c'est qu'il l'a reçu mais qu'on n'a pas fait exprès de l'envoyer vers lui), mais c'est plus intéressant de faire un petit calcul de probabilités.

    • La distance moyenne entre les étoiles dans la voie lactée est d'environ 5 al.
    • À très long terme, la trajectoire des sondes traverse la voie lactée aléatoirement.
    • Les sondes vont à peu près à 60.000 km/h, soit 5.10-5 al/an.
    • En première approximation, tous les 100,000 ans, un sonde Voyager passera au hasard entre deux étoiles distantes de 5 années-lumière.
    • On peut considérer que cibler une étoile revient à passer dans son système planétaire, en prenant l'orbite de Neptune en référence, ça fait 0.0005 année-lumière
    • La sonde passera donc au hasard dans le système d'une étoile toutes les 5,000 étoiles, donc tous les demi-milliards d'années

    Donc techniquement, elles vont probablement "visiter" une étoile plusieurs fois. Si on restreint le truc à l'orbite de la Terre (histoire de voir un peu l'étoile quand même), alors c'est plus douteux, puisque ça fait tous les 15 milliards d'années (la collision avec la galaxie d'Andromède sera dans 4 milliards d'années, et notre galaxie n'y survivra pas en tant que telle, par exemple). Si on parle d'entrer en collision avec une étoile, alors c'est tous les 3600 milliards d'années (il n'y aura plus d'étoiles à ce moment là).

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 3 (+0/-0).

    Sur les 100 millions de dollars promis au projet de recherche, moins de 5 auraient été dépensés.

    Il faut avoir les moyens de ses ambitions. C'est un programme qui n'est techniquement pas impossible, mais il y a de multiples obstacles scientifiques et technologiques à franchir, et ce n'est pas en saupoudrant quelques piécettes que ça va avancer.

    Pour comparaison, le coût du programme Apollo était d'environ 160 Mrds de $ actuels, donc presque 2000 fois plus que la somme prévue pour Breakthrough Starshot.

    En tout cas, ces petites sondes m'ont l'air moins farfelues que ces programmes pseudo-scientifiques de lancement inertiel de satellites (style SpinLaunch) qui sont physiquement impossibles.

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 3 (+0/-0).

    Le programme Voyager n'a aucune étoile en destination. Les deux sondes ont suivi une trajectoire les rapprochant des planètes du système solaire, puis elles ont continué sans but dans l'espace interstellaire.

    Voyager 1 passera à 1.6 années lumières de Gliese 445 dans 40000 ans, c'est très très loin de l'étoile. Et Voyager 2 passera à 1.7 a-l de Ross 248, donc encore plus loin.

    Bref, ces sondes ne sont pas du tout à destination d'autres étoiles.

  • [^] # Re: A voir

    Posté par  . En réponse au lien Sculptures électroniques de l'espace. Évalué à 3 (+0/-0).

    j'ai un petit doute que cela résiste dans l'espace ;-)

    C'est juste une question de temps, non? Ça va probablement marcher un peu (quelques minutes? quelques heures?) avant de tomber en panne; l'espace n'est pas forcément un milieu hostile pour les machins non-vivants. J'ai l'impression que ça va dépendre de la survie des composants aux chocs thermiques, mais comme le truc est tout petit, ça ne va peut-être pas chauffer tant que ça quand ça sera éclairé, surtout que ça risque de tourner tout seul. Les soudures vont probablement fondre mais elles vont rester en place, et quand ça passera dans l'ombre tout va geler.

  • [^] # Re: C'est même prouvé

    Posté par  . En réponse au journal [Hors sujet] Des tablettes lave-vaisselle tout-en-un. Évalué à 5 (+2/-0).

    Si le gain l'était, je ne vois pas pourquoi les constructeurs ne le feraient pas, ça serait sans doute moins cher pour eux.

    Cette discussion est bizarre : normalement, les lave-vaisselles qu'on achète dans le commerce peuvent être branchés sur le réseau d'eau chaude; ils n'ont pas besoin d'eau froide.

    Pour ma part, j'ai un ballon électrique, donc ça ne fait aucune différence en théorie, aucun intérêt de brancher sur l'eau chaude. Mais si tu as de l'eau chaude pas chère, par un réseau urbain par exemple, pourquoi t'en priver?

  • # Instructions d'emploi

    Posté par  . En réponse au journal [Hors sujet] Des tablettes lave-vaisselle tout-en-un. Évalué à 6 (+3/-0).

    Quand on y réfléchit, le principe des 3-en-1 est absurde : l'eau du réseau passe dans l'adoucisseur avant d'arriver dans le lave-vaisselle, au contact du produit. Autrement dit, le produit de la pastille entre au contact de l'eau déja adoucie. La résine va donc devoir être régénérée de la même manière avec ou sans 3-en-1.

    Il faut vérifier le manuel du lave-vaisselle, mais tous les lave-vaisselle que j'ai eus interdisaient de le faire tourner sans sel. J'ai eu une fois un lave-vaisselle disposant d'un programme "3-en-1", j'imagine qu'il est possible qu'avec ce programme l'eau qui arrive passe à côté de l'adoucisseur, et donc que la pastille puisse empêcher le dépot du calcaire. Mais dès qu'on passe à un autre programme (rapide, éco, etc), ça n'est plus le cas, et l'eau va donc passer par l'adoucisseur. La seule option serait donc d'arrêter de remplir le réservoir de sel, l'adoucisseur va saturer rapidement, sans pouvoir être régénéré, l'eau calcaire va donc arriver dans la machine où la 3-en-1 va pouvoir avoir un effet. C'est pourtant interdit par la notice du lave vaisselle, et il ne me semble pas très clair que ce traitement ne dégrade pas à long terme la résine (est-il possible de la récupérer après des années d'encrassement?).

    Pour ma part, avec aucun des lave-vaisselle que j'ai eus, je n'ai pas observé de changement dans la consommation de sel, avec ou sans pastilles 3 en 1. J'en déduis donc que les 3 en 1 ne servent à rien, soit parce que mon eau est tellement calcaire que l'effet des pastilles est négligeable, soit parce que le lave-vaisselle s'en fiche et régénère quand même (ce qui est complètement logique vu que l'eau passe dans la résine avant d'arriver dans la machine).

    Je suis comme tout le monde ici : je doute fortement que les 3 en 1 fonctionnent. Il semble impossible de détecter le début du cycle de rinçage, et le produit est donc libéré trop tôt ou trop tard, ou bien à dose bien plus forte que pour un cycle classique, et d'autre part l'adoucissement de l'eau ne revient pas au même que l'ajout d'acide. Bref, le lave-vaisselle est doté de deux systèmes efficaces (dosage du liquide de rinçage, qui est réglable d'ailleurs, et adoucisseur d'eau), qui sont réglés de manière à optimiser son fonctionnement, il est donc complètement inutile et sous-optimal (et potentiellement dangereux pour la machine) d'essayer de les remplacer par des trucs mélangés au produit de lavage.

  • [^] # Re: Prisonnier du dogme

    Posté par  . En réponse à la dépêche Appel à commentaire de la Commission "Vers des écosystèmes numériques ouverts européens". Évalué à 7 (+4/-0).

    Du coup, je ne comprends pas trop ce que tu veux dire. Le "dogme" de la concurrence libre et non-faussée, ça n'est pas que la concurrence est libre et non-faussée, c'est qu'elle doit l'être. Autrement dit, ça justifie les lois anti-trust, ça justifie les amendes aux grosses multinationales US pour entrave à la concurrence, et c'est la base juridique pour empêcher ce que tu décris.

    Dit autrement, il serait contraire aux règlements européens de mettre en place des protocoles pour empêcher l'accès du marché EU aux entreprises US, ou d'empêcher les entreprises de grossir. Par contre, il est conforme aux règlements de mettre en place des dispositifs pour garantir que la concurrence puisse être aussi libre et non-faussée que possible. Donc c'est ça le levier juridique pour contourner les monopoles.

    Après, en effet, les histoires de protectionnisme c'est une confrontation de différents cadres théoriques en économie. Si tu mettais une surtaxe de 25% sur les licences Windows, est-ce que les entreprises changeraient d'OS? Probablement pas, elles payeraient leurs licences 25% plus cher, ce qui augmenterait leurs coûts de fonctionnement et diminuerait leur compétitivité. Actuellement, le problème n'est pas que l'offre européenne en produits et services numériques n'est pas compétitive, c'est plutôt qu'elle est plus ou moins absente; le protectionnisme ne va pas apporter grand chose dans une telle situation.

  • # Requête pas très claire

    Posté par  . En réponse au message Configuration droits compte linux. Évalué à 4 (+1/-0).

    Je ne suis pas sûr de comprendre le coup de "si impossible : mot de passe administratrice(teur) requis", puisqu'il est évident qu'il faut que l'administrateur puisse mettre à jour la machine.

    J'ai l'impression que si l'objectif est de lancer l'image d'une distribution, le plus simple est de faire exactement ça: créer l'image d'une distribution, et se débrouiller pour la lancer en lecture seule (le "live CD" évoque n'est qu'une déclinaison matérielle de cette solution). Le problème que je vois, c'est qu'il va falloir se coltiner la création d'une nouvelle image à chaque mise à jour de sécurité.

    La requête de la non-modification des icones semble être liée à l'idée d'un compte unique, type "guest". De nombreuses distributions proposent l'ouverture de comptes "guest", dont toutes les modifications du home sont réinitialisées à la fermeture de la session. Une alternative pourrait être de configurer le home de l'utilisateur de manière à ce qu'aucun fichier de configuration ne soit modifiable (chmod -R u-w $HOME/.* est un proxy crado pour cette idée).

    Sous Linux, le concept d'extension n'existe pas, et celui d'application ou programme non plus (dans la mesure où un script bash est un "programme"). C'est difficile d'empêcher un utilisateur de lancer bash ou python, donc on ne peut pas lui interdire d'exécuter une série d'instructions, ce qui semble être la définition d'un programme. Je ne pense pas qu'une session utilisateur puisse être lancée sans les droits pour exécuter le moindre script.

  • [^] # Re: déprécié dans libreoffice et claws

    Posté par  . En réponse au lien GNOME voudrait désactiver le collage du texte sélectionné par clic du milieu de la souris . Évalué à 6 (+3/-0).

    Par contre, pour reprendre tes exemples, tout marche parfaitement (avec XFCE, basé sur GTK) dans geany et firefox

    C'est possible, sur mon système geany tourne sous X alors que firefox est sous Wayland, j'imagine que c'est ça qui bloque vis-à-vis de la zone de transfert primaire.

    Dans l'absolu, les dysfonctionnements sont dûs à des interactions à plusieurs niveaux:
    - Deux niveaux de buffer, qui peuvent être parfois utilisés comme une fonctionnalité, mais c'est geekesque, non-documenté, et pas fiable
    - Un tampon primaire non-fiable: parfois il n'y a rien mis dedans, parfois la volatilité du tampon dépend du gestionnaire de fenêtre ou du développeur de l'application
    - Des raccourcis clavier incompatibles
    - Une compatibilité X-Wayland douteuse (au mieux)
    - Une incertitude globale sur ce qui est réellement présent dans le tampon (texte? texte formatté? texte avec images?). Il n'y a qu'à voir les options de "collage spécial" dans certains logiciels pour imaginer le bordel de ce qui est embarqué dans la mémoire tampon
    - Des problèmes profonds liés au copier-coller à partir et vers des application dans le navigateur (type Google docs par exemple).

    Certains de ces problèmes ne sont pas liés à Linux, mais le chantier et l'hétérogénéité des bureaux Linux ne facilite pas la donne. Et je reste sur l'idée qu'il est impossible de prédire à l'avance si un copier-coller un peu complexe fonctionne. Par exemple, de Libre Office vers Firefox -> Google docs, qu'est-ce que qui va marcher? Sélection/clic milieu, CtrlC-CtrlV, rien? Il me semble absolument impossible de le dire sans faire un test.

  • [^] # Re: To gnome or not to gnome

    Posté par  . En réponse au lien GNOME voudrait désactiver le collage du texte sélectionné par clic du milieu de la souris . Évalué à 5 (+2/-0).

    CTRL-V c'est pour faire un paste de ce qui est dans le presse-papier. Clic-milieu c'est pour coller ce qui est actuellement sélectionner sans passer par le presse-papier.

    Non, ça n'est pas correct. Ctrl-C remplit le presse-papier du bureau, alors que la sélection remplit le presse-papier de X, il y a bien plusieurs presse-papiers qui coexistent. C'est apparemment ce que freedesktop appelle les sélection CLIPBOARD et PRIMARY (https://www.freedesktop.org/wiki/Specifications/ClipboardsWiki/).

    Si ton bureau suit les préconisations de Freedesktop, il devrait mettre le truc copié activement (Ctrl C) dans CLIPBOARD. Au contraire, PRIMARY est rempli "passivement" par X. Mais ce comportement n'est pas normalisé, c'est juste ce que semblent faire la plupart des applications.

    Avec la transition X -> Wayland, ça n'est pas étonnant que le PRIMARY ne soit pas systématiquement rempli ni vidé par le clic-milieu. Sur mon système, geany est une application X, alors que gedit est Wayland. Sur une distro un peu ancienne tout sera X, et ça sera mieux intégré (mais de toutes manières il y aura forcément une transition un jour ou d'autre).

  • [^] # Re: To gnome or not to gnome

    Posté par  . En réponse au lien GNOME voudrait désactiver le collage du texte sélectionné par clic du milieu de la souris . Évalué à 5 (+2/-0).

    Regarde, je viens de faire un essai avec 3 applications GTK sous Ubuntu, gedit, geany, et gnome terminal.

    • À partir de Gnome terminal

    Déja, sans "surprise", Gnome terminal ne supporte pas les raccourcis clavier (CtrlC CtrlV) qui sont préemptés par le shell.

    Sélectionner dans gnome terminal -> clic milieu fonctionne dans les deux autres. Par contre CtrlV ne fonctionne pas, ni dans gedit ni dans geany.

    Clic droit / copier dans Gnome terminal -> CtrlV fonctionne dans gedit et geany.

    • À partir de geany

    Sélection -> clic milieu fonctionne vers geany, mais pas vers gedit ni gnome term

    CtrlC -> CtrlV fonctionne dans geany, clic droit/coller fonctionne dans Gnome term

    Clic droit / copier fonctionne comme CtrlC

    • À partir de gedit

    Selection -> clic milieu ne fonctionne pas vers gedit, mais il fonctionne vers gnome term et vers geany

    CtrlC -> CtrlV fonctionne vers geany, clic-droit Coller fonctionne dans Gnome term.

    • Mega combo rigolo

    Je sélectionne mot1 dans gedit, CtrlC, puis je sélectionne mot2. Je vais dans geany, je fais CtrlV -> ça colle "mot1". Je fais clic milieu -> ça colle "mot2". Geany sait donc récupérer à partir des deux presse papiers.

    Et là, on ne parle que de 3 applications GTK! Si on met Firefox, LibreOffice, et des trucs KDE dans l'affaire, ça devient ingérable. Apparemment LibreOffice sait gérer les deux tampons, quand on sélectionne il remplit un tampon, quand on CtrlC il en remplit un autre. Firefox sait gérer le sélection-clic milieu, mais seulement à partir de certains logiciels (pas à partir de geany par exemple).

    Si vous ne trouvez pas ça hyper-confus, je ne sais pas ce qu'il vous faut. Bien entendu, plus le système est ancien, pas très homogène, mélange des snap, des tar.gz et des paquets système, plus ça a de chances d'arriver. Je ne doute pas qu'avec une installation propre et un bureau homogène ça arrive moins. Mais ça dénote quand même que c'est le bordel en arrière-plan.

  • [^] # Re: To gnome or not to gnome

    Posté par  . En réponse au lien GNOME voudrait désactiver le collage du texte sélectionné par clic du milieu de la souris . Évalué à 9 (+6/-0).

    De toutes manières, l'intégration du copier-coller sur un bureau Linux est déja très largement dégradée à l'heure actuelle : la multiplicité des framework, le passage à Wayland, la pré-emption des raccourcis clavier à des niveaux multiples, et l'existence de plusieurs buffers de copier-coller, tout ça rend déja le copier-coller merdissime actuellement. Pour faire simple, je n'ai aucun moyen de savoir à l'avance ce qui va marcher entre deux fenêtres. Parfois c'est sélection-clic-milieu; parfois c'est Ctrl-C Ctrl-V, parfois c'est sélection->clic droit->copier, Ctrl-V. Parfois Ctrl-C remplace le buffer du clic du milieu, et parfois non. Et pour faire encore plus simple, dans Firefox, ce comportement change en fonction de si je suis dans une fenêtre d'édition et hors de la fenêtre d'édition.

    Du coup, je ne vois pas ce que va fondamentalement changer la décision de Gnome. Ça va juste encore rajouter une couche de chaos supplémentaire dans une situation déja atroce, à un moment on va toucher le fond.

    Bref, le copier-coller sous Linux est vraiment quelque chose qui a énormément regressé depuis 20 ans.

  • [^] # Re: Quel rapport ?

    Posté par  . En réponse au lien Piratage pour le libre ? . Évalué à 6 (+4/-1). Dernière modification le 29 décembre 2025 à 19:20.

    Si il y a un rapport. D'après l'article (est-ce vrai) , les gens qui ont fait ça seraient contre les droits d'auteur.

    La mouvance du logiciel libre est très polymorphe, on y trouve toutes les tendances politiques, et chacun prétend régulièrement "mieux" comprendre le libre que les autres.

    La mouvance "parti pirate", qui a l'air d'être proche de l'idéologie dont on parle, est loin de représenter le mouvement libre dans son ensemble. La FSF est centrée autour des licences "copyleft", qui sont profondément enracinées dans le droit d'auteur. C'est le droit d'auteur qui permet à l'auteur d'un logiciel d'y apposer une licence et de contraindre les utilisateurs du logiciel à en respecter les termes. Pas de droit d'auteur = pas de GPL, les logiciels libres seraient tous sous une licence BSD-like / WTFPL / CC0, et donc plus de copyleft; les entreprises pourraient publier les logiciels libres sous forme de "freewares" sans en redistribuer les sources. On est donc assez loin du logiciel libre tel qu'on l'entend habituellement (les 4 libertés, etc).

    Je trouve personnellement dommage de se cacher derrière le logiciel libre pour justifier le rejet de la propriété intellectuelle. Pour moi les deux notions sont indépendantes. Le logiciel libre est quelque chose de trop important pour laisser ternir son image par des activistes dont l'activité ne relève en rien du logiciel libre.

  • [^] # Re: Premisse problématique

    Posté par  . En réponse au journal Dermatose nodulaire bovine. Évalué à 2 (+0/-1).

    Si on admet que les sciences sociales étaient capables d'être opérationnelles (ce qui est à mon avis loin d'être le cas pour la plupart d'entre elles), alors tu peux reformuler ma remarque autour du fait qu'on puisse privilégier une solution techniquement sous-optimale parce qu'elle est politiquement plus acceptable. Du coup ça devient "rationnel" quand tu intègres le processus d'exécution de la décision dans le processus.

    Ça semble rassurant, mais ça revient quand même à admettre que corriger un bug ou contourner un bug, c'est la même chose.

  • [^] # Re: ia routeur

    Posté par  . En réponse au lien Une IA conçoit un ordinateur Linux fonctionnel en une semaine. Évalué à 3 (+0/-0). Dernière modification le 18 décembre 2025 à 16:06.

    C'est en continuant de répéter ce genre de poncifs éculés que les gens n'essayent même pas; j'en ai fait en IUT, et c'était pas sorcier.

    Voici la regexp qui permet de récupérer une adresse IP valide:

    (\b25[0-5]|\b2[0-4][0-9]|\b[01]?[0-9][0-9]?)(\.(25[0-5]|2[0-4][0-9]|[01]?[0-9][0-9]?)){3}

    Et voici celle pour une adresse email valide:

    (([^<>()\[\]\\.,;:\s@"]+(\.[^<>()\[\]\\.,;:\s@"]+)*)|(".+"))@((\[[0-9]{1,3}\.[0-9]{1,3}\.[0-9]{1,3}\.[0-9]{1,3}])|(([a-zA-Z\-0-9]+\.)+[a-zA-Z]{2,}))

    Et pour un mot de passe pseudo-fort (minuscule,majuscule,chiffre):

    ^(?=.*[a-z])(?=.*[A-Z])(?=.*\d)(?=.*[@!%*?&])[A-Za-z\d@!%*?&]{8,}$

    (sans les $ qui ne passent pas dans markdown, on s'en fiche c'est illustratif). On est d'accord que ce genre de choses c'est des besoins de base en informatique? Il ne s'agit pas de données exotiques ou de choses dont on n'a jamais entendu parler. Ce que j'écrivais, c'est juste qu'il fallait une longue formation et une longue expérience pour écrire ce genre de choses du premier coup (disons, en quelques minutes). Est-ce que tu es toujours en désaccord? Tu penses réellement qu'en te rappelant un peu ce que tu as appris en IUT, sans avoir pratiqué tous les jours, tu serais capable de produire une regexp de ce genre dans un temps proportionnel à la complexité de la tâche?

    En pratique, la regexp n'est probablement pas le meilleur algo pour le premier cas; pour le password c'est discutable, pour l'email je ne vois pas comment faire autrement. Mais ce n'est pas la question, puisque si l'argument est que les regexp sont trop compliquées pour les utiliser hors des cas triviaux, ça revient au même que de dire qu'elles sont inaccessibles au non-spécialiste.

    Donc je maintiens que je trouve mon exemple assez pertinent: les LLM se débrouillent bien pour assister les humains à mettre en place des regexp complexes, ils peuvent aider au premier jet, aux tests, au débuggage. Ils remplacent efficacement quelqu'un qui maitrise cette pratique, maitrise qui lui a probablement pris des centaines ou des milliers d'heures.

  • [^] # Re: ia routeur

    Posté par  . En réponse au lien Une IA conçoit un ordinateur Linux fonctionnel en une semaine. Évalué à 3 (+0/-0).

    J'ai juste eu le doit a la vérification qu'il y'avait un résultat, mais le résultat en lui même n'était pas validé.

    De l'extérieur, ça ressemble à "j'ai essayé votre nouvel outil qui s'appelle marteau, j'ai tapé, le clou s'est tordu, ça n'est pas au point".

    Les LLM disponibles pour le grand public sont généralistes et les ressources pour les faire tourner sont limitées, ils sont parfois très loin des performances des outils utilisés par les professionnels. C'est sûr que si tu ouvres une nouvelle session dans chatGPT et tu lui dis "fais moi un test unitaire" sans contexte, tu ne vas pas avoir un truc terrible. Par contre si tu utilisés un modèle optimisé pour le code, instruit par des exemples (par exemple la base de code existante), et que le prompt démarre avec quelque chose comme "Vous êtes programmeur dans une entreprise, votre tâche est d'écrire des tests unitaires similaires à ce qui se trouve dans le dossier /test du projet.", tu vas avoir quelque chose de bien plus intéressant.

    Et de toutes manières, "autonome" n'a rien à voir avec "passer en prod sans relire". Ne serait-ce que parce que tu as donné tes consignes en langage naturel, et que le langage naturel est ambigü; ça peut arriver avec les humains également.

  • # Premisse problématique

    Posté par  . En réponse au journal Dermatose nodulaire bovine. Évalué à 6 (+3/-0).

    En ce qui nous concerne, dans la mesure où nous sommes plutôt intéressés par les faits scientifiques et la compréhension des événements

    Le problème, c'est qu'avec ce point de vue, tu as perdu : les politiques, les agriculteurs, les syndicats, les banques, l'administration de l'État, les ministères, les complotistes, les journalistes, l'indstrie agro-alimentaire, l'industrie pharmaceutique, et puis tous ceux qui croient savoir.

    Avec le Covid, on a pu réaliser à quel point la société n'accorde pas un crédit particulier aux faits scientifiques. La science est par définition un équilibre entre ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas, et les sociétés modernes n'admettent pas la possibilité qu'on ne sache pas. Du coup, on remplace ce qu'on ne sait pas par n'importe quoi, et on peut en déduire ce qu'on veut. Vous voyez les syndicats des agriculteurs consulter les études scientifiques et conclure "en effet, vous avez raison, peut-être que l'abattage reste la meilleure solution"? Ils se foutent totalement des faits scientifiques, ils sont partis de la conclusion, et comme des avocats, essayent de réinterpréter les faits pour coller avec leur conclusion. Ça ne veut pas dire que c'est nécessairement faux, mais ça veut juste dire que ça n'est pas la démarche correcte pour maximiser les chances d'accéder à une meilleure compréhension du monde.

    Il faut malheureusement admettre que dès qu'on parle d'un sujet politique, la paix sociale impose une dose substantielle d'irrationalité. C'est aussi pour ça que le scientisme est en général refusé comme modèle de société; la démocratie est fondée sur le débat d'idées, et pas sur le consensus scientifique.

  • [^] # Re: ia routeur

    Posté par  . En réponse au lien Une IA conçoit un ordinateur Linux fonctionnel en une semaine. Évalué à 2 (+0/-1).

    je n'ai jamais "pissé" du code.

    Tu n'as jamais du écrire un wrapper pour utiliser une API qui n'était pas conçue selon la logique de ton code? Tu n'as jamais dû convertir un format de fichier dans un autre, coder de manière sous optimale des trucs triviaux (calcul de moyenne, de variance, de distance enclidienne entre des vecteurs…) pour ne pas embarquer une dépendance? Tu parles de C par exemple, tu n'as jamais dû gérer des entrées à partir d'un fichier non-standardisé (espaces vs. tabulations, virgules ou point virgules, etc)?

    ça fait très longtemps que les IDEs (genre Eclipse) génèrent ces trucs là tout seul.

    Bah dis-toi que les LLM font ça mieux et de manière plus autonome.

    c'est intéressant, en tout cas, pour certains cerveaux ;)

    Ah mais j'en suis tout à fait conscient, c'est juste que j'ai du mal à imaginer comment un patron peut vouloir payer quelqu'un à résoudre des puzzles accessibles en quelques secondes à un ordinateur.

    Tu parlais de awk, je trouve que les regexp sont un bon exemple. Il faut une longue formation et une longue expérience pour en sortir une du premier coup, il y a énormément de subtilités, de différences en fonction du langage ou de la bibliothèque qu'on utilise, c'est très dur à débugger… Si un LLM te sort un truc exploitable à partir d'une description succinte et de quelques exemples, ça fait gagner du temps et de l'énergie à tout le monde, non? Bien sûr, il reste le côté social, "Machin est un spécialiste des regexp", etc. Mais c'est un peu comme connaitre le numéro des départements, non?