Journal Régulation d'internet et procéduralisation

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5
10
avr.
2010
Salut journal, je viens de parcourir un article qui retrace les enjeux de la régulation d'internet par une chercheuse en science sociale à l'ens Lyon. Il s'agit d'une participation à un séminaire. La dame décrit les cas yahoo! et ses objets nazis, et celui de la pédopornographie, pour voir comment les règles s'instituent. Je vous passe le résumé de l'article, que vous trouverez ici en pdf si vous voulez. Je ne fais que ressortir quelque phrases qui m'ont surpris.

Concernant l'affaire yahoo! où elle considère que personne n'a gagné ni perdu, elle la présente comme une bonne illustration d'une procéduralisation de la société accompagné d'une reféodalisation du lien social. En citant Alain Supiot : «Dire que la société se contractualise, c’est dire que la part des liens prescrits y régresse au profit des liens consentis. ... Les lois se vident des règles substantielles au profit de règles de négociation. Ce mouvement, dit de procéduralisation, transporte dans la sphère contractuelle les questions concrètes et qualitatives autrefois réglées par la loi ... L’affaiblissement des États ne peut que s’accompagner d’un démembrement de la figure du tiers garant des pactes. La relativité croissante du contrat laisse deviner ce que Pierre Legendre désigne par ailleurs comme une reféodalisation du lien social »
Le point important je trouve ici est que la miraculeuse disparition du poids de l'état, des contraintes législatives rigides, au lieu de vraiment favoriser la responsabilité des acteurs, en fait ruine cette responsabilité. Parce que c'est l'état et la loi qui permettent l'établissement et la pérennisation des contrats. Et que le fait que les contrats deviennent de plus en plus relatives aux contractants, parce que la loi ou l'état perdent leur autorité, entraîne que les règles de négociation des contrats deviennent elle-même l'objet de négociation, ce qui est la porte ouverte à la «loi du plus fort».

Cependant il existe des domaines où le processus même de responsabilisation des acteurs n'entraîne pas l'enthousiasme, typiquement la pédo-pornographie. Là la Convention sur la cybercriminalité obtient une sorte d'accord général, ce point a tendance à faire l'unanimité bien plus que que la nécessité de combattre l'incitation à la haine raciale par exemple (les états-unis refusent de signer tout traité dans ce sens, au nom de leur premier amendement). Au final c'est le moins normatif qui définit la norme de tous.

On se trouve donc dans une situation, au niveau de la morale, assez étrange, au sens où à l'échelle mondiale, les règles de chaque pays ne peuvent être efficaces que lorsqu'elles sont suivies unanimement, ce qui aboutit au fait que les règles morales qu'un état peut se permettre de mettre en place ne peuvent qu'être celles les moins restrictives possibles, jusqu'à la disparition complète de toute mesure dans le cas où la chine, par exemple, décide de ne pas bloquer la pédopornographie. Ça me semble être l'équivalent au niveau moral du dumping social.

Mais si, je pense qu'ici au niveau du dumping social, la tendance va être de déclarer cette pratique honteuse, car déloyale (les lois des pays d'accueil sont tellement laxistes), ou au moins pernicieuse, car cela a tendance à faire chuter dans l'immédiat le niveau de vie des Français, il me semble que dans le domaine moral, le fait que les normes qui puissent être appliquées soient celles du moins-disant peut être légitimé par un salvateur appel à l'américaine à la responsabilisation des acteurs (individus, entreprises).

Or, ce que pointe l'auteur, et qui m'intéresse, est que le désordre est tel que ce qu'il se passe pour l'instant n'est pas tant une responsabilisation de l'usager, l'utilisateur final, que la porte ouverte à des régulations plus ou moins arbitraires venant de chaque état ou puissance économique suffisamment forte, dans l'absence de cadre normatif commun qu'un tiers puisse faire respecter. D'où la sorte de thèse que l'on peut défendre selon laquelle Internet, tel qu'il est construit techniquement, ne mène pas tant à la responsabilisation généralisée des usagers qu'à de nouvelles formes de féodalisme. C'est le terrain idéal de la «gouvernance», autant d'un point de vue technique que moral, puisque les deux y sont complètement liées, avec le risque de l'arbitraire, du manque de délibération, de défense unilatérale d'intérêts particuliers qui en vont avec.

Pour caricaturer ce que j'ai dit: après le marché libéral mondialisé, qui laisse l'exploitation de la force de travail de certains par d'autres en paix, la libération sexuelle, qui laisse l'exploitation d'un partenaire par un autre en paix, voici venue l'ère de la libération de l'information, qui laisse l'exploitation des moyens de communication (sons, images, vidéos, textes) de certains par d'autres en paix.

Un exemple simple de décision technique arbitraire, qui aurait sans doute intérêt à être réglé par des conventions internationales ou bilatérales que par les acteurs eux-mêmes, pour les conséquences politiques qu'il peut avoir: http://linuxfr.org/~nh2/29333.html
  • # Etude biaisée ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    De l’autre c’est l’internet de toutes les menaces : fracture numérique, atteintes à la
    vie privée, cybercrime (mafias, terrorisme, pédophilie, néo-nazis, marchands d’enfants ou de
    pilules-miracles ...).

    Elle commence mal la petite dame, pourquoi elle classe "fracture numérique" dans une menace ?
    Ensuite, elle parle de pédophilie en tant que cybercrime alors ce n'est même pas un crime à l'heure actuelle (ça n'existe pas dans le droit français) puisque ça relève d'une orientation sexuelle et non d'un acte. Encore une bien renseignée...
    Si on avait eu internet il y a 50 ans, on aurait bloqué les sites homosexuels. Comment auraient-ils fait pour défendre leur orientation sexuelle si la censure sur le net bloquait l'accès à leur site pour motif de "site homosexuel" même si ceux-ci ne contenaient aucune image.
    On ne peut pas à la fois avoir de la censure et de la liberté d'expression, il faut choisir.
    Aujourd'hui, il est encore possible de s'informer sur le délicat sujet de la pédophilie ainsi que de la pédérastie en faisant quelques efforts de recherche ( http://www.ipce.org ). On cherche à les censurer parce qu'ils montrent une vision ne convenant pas à ces femmes inquisitrices qui cherchent à prendre le contrôle sur leurs enfants sans respecter leur liberté d'expression, d'accès à l'information (filtre parental).
    Donc pour moi, n'importe quel filtre que ce soit est une atteinte à la liberté d'expression et d'information. Chacun est libre de choisir de croire ce qu'il veut.
    • [^] # Re: Etude biaisée ?

      Posté par . Évalué à 2.

      En même temps, je suis très loin de partager tes opinions sur les pédophiles. Et si une société décide de condamner certaines croyances ou pratiques sexuelles, il paraît légitime qu'elle puisse le faire. Parce qu'à ce rythme, on peut absolument tout cautionner, du suicide à la torture, sous prétexte que certains ont décidé d'être sado-maso, et qu'ils y croient. Le propre d'une société, et particulièrement d'un état, est quand même d'établir un certain ordre moral. Et un ordre moral libéral est encore un ordre, une manière d'organiser les choses. Après, qu'à titre personnel, tu ne sois pas d'accord, très bien pour toi. Chacun peut tuer le roi (ou le président) sous son chapeau, parce qu'il y croit. Mais de fait, cela lui est interdit, et il sera condamné s'il le fait.
      • [^] # Re: Etude biaisée ?

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        En même temps, je suis très loin de partager tes opinions sur les pédophiles.
        Je n'ai pas donné d'opinion dans mon commentaire, je la laisse deviner effectivement.

        Et si une société décide de condamner certaines croyances ou pratiques sexuelles, il paraît légitime qu'elle puisse le faire.
        Cette idée me paraît inquiétante, de quel droit une société devrait-elle imposer un type de sexualité ou même une croyance sur les orientations sexuelles possibles ?

        Parce qu'à ce rythme, on peut absolument tout cautionner, du suicide à la torture, sous prétexte que certains ont décidé d'être sado-maso, et qu'ils y croient.
        Je ne vois pas le rapport, tu sembles confondre violence et sexe.

        Du moment qu'un relation se base sur la confiance et le respect mutuel, il n'y a pas à l'interdire. On pourra toujours se documenter sur des résultats d'analyse non encore censurés : http://www.shfri.net/dlr/dlr.cgi
        • [^] # Re: Etude biaisée ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Du moment qu'un relation se base sur la confiance et le respect mutuel, il n'y a pas à l'interdire.

          J'aimerai bien UNE méthode qui garantisse l'évaluation fiable de la confiance et du respect mutuel dans une relation.
          Ou encore, trouve moi UNE relation humaine qui n'est pas biaisée quelque-part. C'est très rare, en général il n'y a que quelques illuminés comme moi pour croire que ça pourrait être hypothétiquement possible, mais ils passent pour des fous.

          C'est un constat, l'homme aspire au bien mais en attendant c'est un salaud.
          Si on veut faire respecter un quelconque ordre moral, il faut des règles qui se basent sur autre chose que le pifométricopsychologicohumanosubjectivisme.

          La confiance et le respect mutuel, c'est ce qui visent les lois. On établit ou reconnaît des lois morales pour définir un cadre dans lequel on peut espérer une confiance et un respect mutuel basé sur ces lois. Après la pertinence de ces lois et leur efficacité dépend de la connaissance de l'homme et de son environnement sur le plan physique, biologique, moral, affectif, social, spirituel, que sais-je ?
          Ce n'est qu'une fois qu'on a cette confiance et ce respect mutuel qu'on peut imaginer un contrat basé dessus : exemple un contrat de licence libre est basé sur un droit d'auteur reconnu. :)
          La pertinence des lois est directement dépendante de sa compréhension de l'homme.

          Dans le cas de la pédophilie, ce n'est pas un problème de préférence sexuelle, de goût.
          L'être humain vit dans l'espace mais aussi dans le temps. Surtout l'homme a un développement progressif, son cerveau, ses os, ses muscles se forment, sa mémoire aussi. Il doit apprendre à marcher, à dire non, à dire oui, à se contrôler, à vivre en société, à communiquer. Aucun acte ne peut être dissocié de l'histoire d'un homme. Tout acte est le premier, le deuxième, avec ou sans, le précédent ou le dernier, ou au contraire c'est trop pour compter. Aucun acte ne peut être dissocié d'un environnement, de personnes, d'une histoire… Chaque acte posé ou subi construit un homme en changeant toujours l'arbre de ses possibles. On sait que l'homme vit un développement sexuel, qui pourrait nier la puberté par exemple ? L'homme vit aussi un développement social. On sait aussi que l'acte sexuel est une expérience très forte pour l'être humain, il est aisé de conclure que les précautions à prendre vis à vis de son initiation sont tout autant importantes pour garantir un développement sain de la personne. Comment réagira un être humain qui a d'abord vécu des relations sexuelles avant d'avoir commencé à vivre des relations sociales d'adultes ? Comment se comportera une personne qui a vécu la sexualité avant l'amitié, le respect, les contrats de confiance ? N'y a t'il pas le risque que ses relations sociales ne soient basées que sur sa sexualité finalement ?

          Une relation pédophile peut se faire malgré la confiance et malgré le respect mutuel.
          C'est naturel pour un enfant d'être confiant envers un adulte introduit dans le cercle familial (plus de 95% des cas de pédophilie sont subis de la part de membre de la famille). C'est normal aussi d'avoir confiance en sa victime. Pour le respect une simple ignorance suffit, même vincible. La victime respectera facilement l'adulte s'il est bien éduqué, et l'adulte
          pourra sincèrement croire respecter l'enfant si sa propre éducation ou son milieu social dans lequel il évolue ne le sensibilise pas au problème, ou pire le trompe. Et malgré la confiance et le respect, cela n'empêchera pas la relation pédophile de déséquilibrer le développement sensible, affectif, sexuel, psychique, relationnel et social de l'enfant.

          C'est un constat que l'être humain croît, a besoin d'être éduqué, initié… Ainsi c'est aussi un constat que la manière d'encadrer sa croissance, de l'éduquer et de l'initier est directement responsable de son équilibre. Les déséquilibres peuvent être plus ou moins anodins, les évènements de la vie, l'environnement et les relations humaines de la personne contribuent à sa personnalité et son caractère, ils peuvent aussi être responsables de graves déséquilibres. C'est un constat. La relation sexuelle est l'expérience la plus forte que peut vivre un être humain, cela demande autant de prudence.

          Se shooter à la coke peut se faire dans le respect et dans la confiance, ça reste destructeur. La pédophilie peut avoir les mêmes conséquences qu'une drogue dure sur le développement d'un enfant par les conséquences sensorielles, physiques, la dépendance, l'accoutumance… On peut le soutenir facilement en évaluant l'intensité des réactions hormonales que subissent les neurones, c'est chimique… En fait il a fallu inventer ces drogues pour rivaliser, avec les neurotransmetteurs opiacés et c'est parce qu'elles rivalisent qu'elles permettent autant de destruction.

          On se croirait en 1982 [http://www.youtube.com/watch?v=Q-J9m0omPVU].

          ce commentaire est sous licence cc by 4 et précédentes

          • [^] # Re: Etude biaisée ?

            Posté par . Évalué à 4.

            Non non et non. On ne peut pas interdire la pédophilie en soi qui n'est qu'une attirance.

            Comme la plupart des gens, tu confonds la pensée et l'acte. Ce n'est pas parce qu'une personne est pédophile qu'elle a déjà touché un mineur, et c'est bien de cela que fréquencebleue parlait : on ne peut pas interdire une attirance vu qu'on ne la choisit pas, et que le crime de pensée n'existe pas encore.

            Par contre, on peut la canaliser, par exemple en autorisant les mangas pédopornographique en France : ça reste de l'oeuvre de l'esprit qui ne n'implique ni crime ni victime.
            Ils sont parfaitement légaux au Japon (c'est même un marché très important là-bas), et il n'y a en proportion pas plus d'atteintes sur mineurs dans ce pays qu'ailleurs dans le monde (il y aurait même tendance à en avoir moins).

            Interdire de penser : on se croirait en 1984.

            Article Quarante-Deux : Toute personne dépassant un kilomètre de haut doit quitter le Tribunal. -- Le Roi de Cœur

          • [^] # Re: Etude biaisée ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            J'aimerai bien UNE méthode qui garantisse l'évaluation fiable de la confiance et du respect mutuel dans une relation.

            Est-ce que constater que les deux personnes soient heureuses ensemble ne serait pas une bonne méthode ?

            Ou encore, trouve moi UNE relation humaine qui n'est pas biaisée quelque-part. C'est très rare, en général il n'y a que quelques illuminés comme moi pour croire que ça pourrait être hypothétiquement possible, mais ils passent pour des fous.

            Les relations sont effectivement souvent biaisées, combien de femmes "trompées" dans la relation pour satisfaire le besoin de l'homme.

            Surtout l'homme a un développement progressif, son cerveau, ses os, ses muscles se forment, sa mémoire aussi.

            Ce n'est pas vrai, la capacité d'apprentissage du cerveau étant à son maximum à 14 ans et perd de ses capacités ensuite. La vision est à son maximum à 12 ans. Il y a peu de sportif au delà de la trentaine. La période d'âge de procréation idéale est l'adolescence, les enfants conçus vivent plus longtemps. Le contexte actuel le rend difficile voire illégal.

            On sait que l'homme vit un développement sexuel, qui pourrait nier la puberté par exemple ?

            Tu confonds peut-être procréation et sexualité. La sexualité démarre avant la naissance. La capacité d'orgasme a été observée chez les fœtus.
            La relation pédophile, pédéraste, homosexuelle n'a rien à voir avec la procréation. Et même, est-ce que les relations hétérosexuelles ne se font que dans un but de procréation ?
            Les relations, quelles qu'elles soient, doivent se limiter et respecter les capacités et les désirs du partenaire.

            plus de 95% des cas de pédophilie sont subis de la part de membre de la famille
            Ça me parait une mauvaise idée de déduire un abus ("sont subis") puisque c'est scientifiquement faux. La conséquence négative vient à la fois des vrais abus (commis aussi par des hétérosexuels) et l'effet psychologique de l'interdiction de ce type de relation avec tout ce qui se produit quand la relation est découverte : interrogatoire pour essayer de faire dire à l'enfant ce que les adultes veulent entendre.

            La pédophilie peut avoir les mêmes conséquences qu'une drogue dure sur le développement d'un enfant par les conséquences sensorielles, physiques, la dépendance, l'accoutumance…
            N'importe que quoi. Tu parles de l'orgasme ? Sache que la masturbation est encouragée par l'UNESCO pour les enfants. (Rapport de Juin 2009)
        • [^] # Re: Etude biaisée ?

          Posté par . Évalué à 2.

          Du moment qu'un relation se base sur la confiance et le respect mutuel, il n'y a pas à l'interdire.

          Alors la je dis tout de suite STOP. C'est le premier argument des pédophiles qui veulent défendre leur agression sur les gamins !

          La confiance pour être valable doit être accompagnée de plein libre arbitre qui nécessite une maturité que les enfants n'ont pas. C'est pour ça que la loi instaure une majorité sexuelle qui essaye de placer une limite de quand un individu est sensé être suffisamment mature pour prendre ses propres choix de relations.

          Énoncer ce genre de chose est tout bonnement honteux ! On doit pouvoir démontrer qu'un enfant de 4 ans a confiance et respecte son oncle, ca donne pas le droit à ce dernier d'en faire son objet sexuel.

          Faut arrêter les conneries et réfléchir avant de venir se prononcer sur ce genre de sujet. J'en viendrais presque à penser que tu es venu faire ta petite communication pro-pédophile.
          • [^] # Re: Etude biaisée ?

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Alors la je dis tout de suite STOP. C'est le premier argument des pédophiles qui veulent défendre leur agression sur les gamins !

            Tu as déjà parlé à des enfants qui ont eu des relations pédophiles ? Tu t'es renseigné sur le pourcentage des véritables abus ? Tu ne trouves pas ça étrange de "défendre une agression" ?

            La confiance pour être valable doit être accompagnée de plein libre arbitre qui nécessite une maturité que les enfants n'ont pas. C'est pour ça que la loi instaure une majorité sexuelle qui essaye de placer une limite de quand un individu est sensé être suffisamment mature pour prendre ses propres choix de relations.

            A force de cacher la sexualité aux enfants, on les garde immature et incapable de comprendre. Seulement aujourd'hui ils se renseignent d'eux-mêmes par internet et les copains. Ils comprennent de mieux en mieux la sexualité. Ce qu'on apprend, c'est la relation à l'autre et non la sexualité. Et pour apprendre, il faut essayer. Les expériences peuvent être négatives ou positives mais c'est ce qui permet de renforcer la capacité de décision par la suite.

            Énoncer ce genre de chose est tout bonnement honteux ! On doit pouvoir démontrer qu'un enfant de 4 ans a confiance et respecte son oncle, ca donne pas le droit à ce dernier d'en faire son objet sexuel.
            Les pédophiles sont rarement attirés par des enfants aussi jeunes, tu as cité le "4 ans" volontairement, ça te gêne de parler des 7/11 ans ?
            Tu places l'enfant comme un sous-être qui ne peut ressentir quoique ce soit, je trouve ça mauvais.

            Faut arrêter les conneries et réfléchir avant de venir se prononcer sur ce genre de sujet. J'en viendrais presque à penser que tu es venu faire ta petite communication pro-pédophile.

            Je suis contre la répression sexuelle des enfants, pour leur liberté d'être les seuls à décider ce qu'ils veulent faire de leur corps, à apprendre ce qui est bon ou mauvais pour eux par l'apprentissage.

            Vive l'amour libre :-)
            • [^] # Re: Etude biaisée ?

              Posté par . Évalué à 1.

              Je réponds à tes deux commentaires en même temps.

              Les relations sont effectivement souvent biaisées, combien de femmes "trompées" dans la relation pour satisfaire le besoin de l'homme.
              Et d'hommes trompés par des femmes qu'ils appellent putes après. Je pense que là-dessus on est d'accord, les relations sont très souvent biaisées et difficiles à évaluer dans leur solidité, si ce n'est impossible à évaluer. D'où l'utilité des contrats de mariage par ailleurs.

              Ce n'est pas vrai, la capacité d'apprentissage du cerveau étant à son maximum à 14 ans et perd de ses capacités ensuite. La vision est à son maximum à 12 ans. Il y a peu de sportif au delà de la trentaine. La période d'âge de procréation idéale est l'adolescence, les enfants conçus vivent plus longtemps. Le contexte actuel le rend difficile voire illégal.
              et
              Tu confonds peut-être procréation et sexualité. La sexualité démarre avant la naissance. La capacité d'orgasme a été observée chez les fœtus.
              La relation pédophile, pédéraste, homosexuelle n'a rien à voir avec la procréation. Et même, est-ce que les relations hétérosexuelles ne se font que dans un but de procréation ?

              Ok, le corps, d'un point de vue purement physiologique, vu comme une machine, tourne très bien dès le plus jeune âge. Encore heureux j'allais dire. Mais est-ce une raison pour ne considérer le corps que comme une machine qui tourne bien et l'utiliser comme une machine? Je te renvoie vers les films de Pasolini si tu ne vois pas de quoi je parle par exemple. Le corps humain est aussi modelé de part en part par la société, et la réflexion sur lui-même en fait partie, dès lors que tu cesses de le considérer comme un mécanisme perfectionné. D'où le fait que les formes de sexualité que tu donnes ne dépendent pas uniquement de ce qu'un corps peut physiquement faire. Et d'où le fait que pour parler de sexualité, tu dois aussi parler de ce que le corps pense, non pas de ce qu'il peut faire seulement. Tous les désirs physiologiques ne sont pas socialement bons. Te comporter comme une nympho peut nuire à tes relations sociales, que tu sois beau, moche, handicapé, infertile ou je ne sais quoi.

              En un mot, ça me paraît aberrant de fonder ce qu'un homme doit faire uniquement sur ce qu'il peut physiquement faire, ou de considérer que la réalisation des désirs physiologiques est une fin en soi.

              l'effet psychologique de l'interdiction de ce type de relation, avec tout ce qui se produit quand la relation est découverte : interrogatoire pour essayer de faire dire à l'enfant ce que les adultes veulent entendre.
              Et ce n'est pas forcément mauvais, parce que ça donne un apprentissage des règles sociales, règles qui permettent de vivre ensemble je rappelle, même si les corps comme machines ne sont pas toujours d'accord. Là, ce qui se passe, c'est qu'un enfant n'était pas au courant des règles, et en ce sens l'adulte qui a contrevenu aux règles avec lui l'a abusé, parce que le rôle de l'adulte n'est pas uniquement de satisfaire ses désirs ou ceux de l'enfant, mais aussi et surtout d'apprendre à l'enfant à vivre avec les autres. Et en détournant, bloquant cet apprentissage, le premier risque est d'empêcher cet enfant d'avoir des relations normales avec d'autres plus tard. Tu peux rejeter la normalité si tu veux au nom de ce que tu veux, certains sont heureux comme ça n'empêche. Et au fond si tu n'aimes pas les règles sociales, tu peux essayer de les changer, mais tu risques avant tout d'être condamné.

              La pédophilie peut avoir les mêmes conséquences qu'une drogue dure sur le développement d'un enfant par les conséquences sensorielles, physiques, la dépendance, l'accoutumance…
              N'importe que quoi. Tu parles de l'orgasme ? Sache que la masturbation est encouragée par l'UNESCO pour les enfants. (Rapport de Juin 2009)

              Oui enfin tu remarqueras quand même que physiologiquement parlant la sexualité est quelque chose de très fort. Que les gosses apprennent seuls à maîtriser un minimum leur corps, très bien, mais c'est différent d'apprendre aux gosses à tisser une relation saine avec d'autres. À mon avis, pour qu'ils ne deviennent pas des adultes qui ne pensent plus qu'à ça, il vaut mieux qu'ils apprennent doucement, et en commençant par des formes de sexualité douce comme les calins, et qu'ils apprennent aussi à gérer leur parole et leur rapport à l'autre de manière générale avant de s'engager de manière aussi forte que dans des relations sexuelles, qu'ils apprennent la tendresse et la dignité au lieu d'apprendre à baiser en un mot.

              A force de cacher la sexualité aux enfants, on les garde immature et incapable de comprendre. Seulement aujourd'hui ils se renseignent d'eux-mêmes par internet et les copains. Ils comprennent de mieux en mieux la sexualité. Ce qu'on apprend, c'est la relation à l'autre et non la sexualité. Et pour apprendre, il faut essayer. Les expériences peuvent être négatives ou positives mais c'est ce qui permet de renforcer la capacité de décision par la suite.
              Ce qu'on apprend, c'est maîtriser sa sexualité, ce qui passe par apprendre à savoir mettre des limites avec les autres, à savoir tisser des liens avec d'autres, à savoir faire confiance ou non. Plus fondamentalement, on apprend aussi à avoir plutôt certains désirs que d'autres. Et tout ça ne passe pas par l'apprentissage de la sexualité en elle-même, au niveau physique, mais est en soi un apprentissage de la sexualité sans rapports sexuels. En un mot, apprendre à avoir des relations avec les autres est une condition nécessaire et préliminaire pour moi à l'apprentissage du sexe proprement dit. D'ailleurs généralement, pour faire un jeu de mot pourri, lorsque tu as une relation saine avec quelqu'un, ça passe tout seul. Donc au lieu de se précipiter pour apprendre le sexe à tous les gamin(e)s dans une société où ça va totalement contre les règles établies (et pas forcément dans la loi), je pense que tu devrais revenir en arrière sur les bonnes raisons que peut avoir cette société de mettre les interdits là où elle les met.

              Par ailleurs, le porno sur internet et ses conséquences, je ne m'aventurerais pas trop là-dessus. Mais dire que mater du porno à 16 ans, c'est connaître la sexualité, il y a juste un gros pas que tu as franchi que je ne ferais pas, ne fut-ce que d'expérience personnelle.

              Je suis contre la répression sexuelle des enfants, pour leur liberté d'être les seuls à décider ce qu'ils veulent faire de leur corps, à apprendre ce qui est bon ou mauvais pour eux par l'apprentissage.
              Je pour suis pour l'éducation des enfants, et donc pour la répression de ces cerveaux non terminés pour éviter qu'ils ne prennent de mauvaises habitudes, ou pour leur inculquer des manières de vivre que je juge meilleures que d'autres. Si, concernant les rapports aux autres (ce qui constitue, je pense que tu seras d'accord avec moi, l'essentiel d'une vie) les enfants pouvaient tout apprendre d'eux-mêmes par leurs propres erreurs, et n'avaient qu'à choisir eux-mêmes les normes dans lesquelles ils devaient vivre sans en référer aux adultes, très bien, mais ça n'est juste pas le cas.
              Au demeurant, si tu veux vraiment vivre pleinement un amour avec des enfants, trouve-toi une femme, va sur une île déserte, fait des gosses, crée ton état, et apprend à tes gosses ou ceux des gens qui t'auront suivi la sexualité comme tu l'entends.

              Vive l'amour libre :-)
              Tu peux deviner ce que j'en dit. Quand la liberté permet l'abus, désocialise les individus et désolidarise la société, à mon avis c'est mauvais, mais bon..

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