Journal Dévoiler la «libre» politique,

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-3
22
oct.
2015

Cet article se veut agressif et j’espère qu’il sera perçu comme tel. En revanche, j’espère que toute la critique élaborée ici ne sera pas prise de travers, je ne nie pas ce que la communauté du libre peut avoir d’humain, d’enrichissant, et de recherche de choses bénéfiques. Mais j’aimerais parler de ses torts. Je parlerai de ceux qui ont adhéré au principe du logiciel libre, et par là à une maniére de vivre, et donc à une politique s’étendant bien au-delà des simples questions de l’informatique.(je confondrais volontairement l’open source et le libre n’y voyant pas dans ce contexte une différence significative.)

Pour moi la première faute est la croyance en l’associatif, la croyance que l’on peut changer les choses de l’intérieur, qu’il n’y a au fond pas d’ennemi, mais seulement des systèmes ennemis qu’il faudrait améliorer pour les faire gentils.
On voit bien aujourd’hui qu’une grande part du monde associatif ne fait qu’adoucir une violence d’état, et alimenter une inconscience qui ne fait que grandir. Cette première faute on la trouve dès le début dans la philosophie de Stalman dans ses 4 libertés fétiches : le partage avec tous comme obligation sous des abords bienveillants est une ignore ce qu’il peut y avoir de conflictuel dans les relations des uns et des autres.
«Je» n'ai pas forcément envie de partager mon travail avec tout le monde. Quand je vois la communauté mettre en avant l’utilisation et la participation de Microsoft, la NSA, Elf et tant d’autres, je suis en désaccord total. Je ne veux pas contribuer à ce genre d’entreprise ou de régime politique, même si cela sauve des bébés phoques, ou sous prétexte que cela consomme moins d’énergie ou que cela bug moins.

Selon moi, cela mène à une deuxième faute : celle de croire que les technologies sont neutres. Comprenons-nous bien, pour moi il n’y pas de bonne bombe atomique, ni de bonne centrale atomique, ni de bon drone, etc.
Ce serait détacher les choses les unes des autres de croire que quand on améliore un programme cela ne fait pas bénéfice sur tout le système. On sait pourtant bien que tout est connecté non ? Ne pas voir que les différents dispositifs informatiques sont en train de grignoter le monde (bourse, surveillance, armement, optimisation de la vie) est pour moi faire preuve d’une grande stupidité. Là encore on va me trouver dur, mais qui tire une réelle puissance de toute l’énérgie qui a pu être générée par les différentes communautés du libre ? Qui a pu bénéficier du vernis d’humanité en parrainant divers structures libres…? Faut-il rappeler que la NSA est sous red hat (sytème linux) ?
Donc en étant un activiste du libre je contribue aussi au pire, à ce que l’on pourrait tout de même qualifier d’ennemi de la liberté. (Surtout que si GNU/Linux permet certaines choses, les infrastructures sont loin de nous appartenir…)

Bien sûr l’informatique est là, et vraisemblablement pour un moment. Peut-être même nous survivra-t-elle. Mais aujourd’hui toute l’informatique est bâtie sur des structures mortifères, qu’elles soient des infrastructures industrielles fabriquées dans les conditions que l’on sait, ou dans les réseaux de consommation à outrance de nos pays, ou encore dans les infrastructures bâties pour mieux relier les machines entre elles (et non les individus, comme on nous l’assène).
Quant aux conséquences des déchets de tout cela… Certains me diront «oui, mais il y a des ordinateurs «équitables»!». Certes, il y a quelques exceptions pour confirmer la règle… Mais quand bien même l’ordinateur serait vert et écolo l’idéologie que trimballe la cybernétique est nourrie par l’économie et n’échappe pas à un monde géré, calculé optimisé, qui à mon sens ne fait que desservir l’humain quant aux vraies questions que l’existence lui pose.

Donc ma posture n’est pas celle de déserter le monde, ni celui de l’informatique ni aucun autre, car il n’y en un qu’un seul.
Il suffit déjà de reconnaitre que ce monde est un champ de bataille et qu’il faut y prendre parti. Ce que le «libre» n’a finalement jamais fait en optant bien trop souvent pour un entre-deux, un consensus. Un petit «fuck Nvidia» de certains, un «windaube» d’autres.
Mais prendre parti contre tout cela peut vouloir dire apprendre à détruire et perturber tous les systèmes de sécurité confondus, apprendre à fabriquer des faux papiers avec des RFID, attaquer systématiquement tout ce qui ressemble de près ou de loin à des bases de données sur des individus, détruire même parfois des dispositifs hyper centrés comme des data-center. Mais cela pourrait aussi vouloir dire créer de « l’inumérique » (quelque chose qui serait non-numérisable), travailler à des formes de communication incompréhensibles pour une machine, travailler nos manières de vivre sans ces machines sans pour autant tomber dans le mythe du beau sauvage. Dans tous les cas pour moi cela veut surtout dire ne plus participer à un quelconque ouvrage qui finirait entre les mains d’un GAFAM - qui aujourd’hui a parfaitement compris ce qu’il y avait de bon à ne pas nous attaquer.

Et ainsi on peut voir que le libre n’est en guerre contre personne, mis-à-part quelques troubles de chapelle personne n’est contre le libre, car au fond il s’inscrit parfaitement dans l’ordre actuel. Le problème est que finalement la «philosophie» du «libre» n’est pas habitée. Elle n’évolue pas et n’a jamais pris en compte ce dans quoi elle évoluait si ce n’est pour survivre. La philosophie du libre est une idée creuse qui s’est donné une apparence de rebelle, mais n’a finalement jamais fait vaciller quoi que ce soit.
On me rétorquera que ce n’est peut-étre pas son but, mais alors prendre le mot libre et y associer, en le brandissant à tout va, le mot politique me semble très trompeur. A croire que finalement certaines personnes aiment décorer leurs chaines plutôt que de tenter de les briser.

  • # A première vue, je ne pense pas avoir tout compris de ta prose (il faudrait que je relise) mais ...

    Posté par . Évalué à 10. Dernière modification le 22/10/15 à 18:54.

    .. je ne suis pas d'accord avec toi quand tu parles de "Selon moi, cela mène à une deuxième faute : celle de croire que les technologies sont neutres. Comprenons-nous bien, pour moi il n’y pas de bonne bombe atomique, ni de bonne centrale atomique, ni de bon drone, etc. "

    Toute technologie n'est pas neutre (tu prends effectivement de bons exemples tels que les armes qui sont clairement destinées à tuer), mais quid d'un couteau ?

    Un couteau est un outil dont la fonction première est de couper. Il coupe, et le fait bien s'il est aiguisé. Maintenant, c'est à l'utilisateur de décider ce qu'il coupera avec (sa nourriture, ou la gorge de son voisin ou d'un "ennemi"). Certes il existe des couteaux conçus pour tuer (ce sont des armes), mais quid d'un couteau à "usage général" ?

    Transposes ça à la technologie, ou aux concepts du libre et tu te rendras compte que quelque part tu te trompes.

    Pour moi le libre ou la technologie c'est la mpême chose : tu peux l'utiliser pour des trucs "neutres" (un noyau, un OS), ou pour des trucs moins neutres (système embarqué dans un missile, logiciels libre pour générer la comptabilité occulte d'un dictateur …).

    Maintenant ou veux-tu en venir avec ça : "Ce serait détacher les choses les unes des autres de croire que quand on améliore un programme cela ne fait pas bénéfice sur tout le système. " ? Tu reproches aux développeurs du noyau Linux par exemple de contribuer à l'industrie de l'armement parce qu'ils développent et améliorent constamment un noyau qui peut être utilisé par n'importe qui ? C'est ridicule. Dans ce cas tu fais le jeu des politiques qui veulent culpabiliser les développeurs de logiciels de partage de fichiers parce qu'ils peuvent être utilisé pour partager des oeuvres non libres, et plus généralement de ceux qui veulent mettre en cause la responsabilité des intermédiaires technique parce qu'une personne édite des contenus jugés illicites.

    Sinon peut-être que je ferai d'autres remarques plus tard après relecture. Mais la question que je me pose : ou veux tu en venir ?

    • [^] # Le titre de ce commentaire est trop long

      Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 22/10/15 à 21:27.

      Sinon peut-être que je ferai d'autres remarques plus tard après relecture. Mais la question que je me pose : ou veux tu en venir ?

      Perso, je trouve que le 5eme paragraphe (à la fois spontané, sincère et synthétique, l'esprit critique en pleine action, perso c'est toujours un émerveillement) répond à ta question :

      Donc ma posture n’est pas celle de déserter le monde, ni celui de l’informatique ni aucun autre, car il n’y en un qu’un seul.
      Il suffit déjà de reconnaitre que ce monde est un champ de bataille et qu’il faut y prendre parti. Ce que le «libre» n’a finalement jamais fait en optant bien trop souvent pour un entre-deux, un consensus. Un petit «fuck Nvidia» de certains, un «windaube» d’autres.
      Mais prendre parti contre tout cela peut vouloir dire apprendre à détruire et perturber tous les systèmes de sécurité confondus, apprendre à fabriquer des faux papiers avec des RFID, attaquer systématiquement tout ce qui ressemble de près ou de loin à des bases de données sur des individus, détruire même parfois des dispositifs hyper centrés comme des data-center. Mais cela pourrait aussi vouloir dire créer de « l’inumérique » (quelque chose qui serait non-numérisable), travailler à des formes de communication incompréhensibles pour une machine, travailler nos manières de vivre sans ces machines sans pour autant tomber dans le mythe du beau sauvage. Dans tous les cas pour moi cela veut surtout dire ne plus participer à un quelconque ouvrage qui finirait entre les mains d’un GAFAM - qui aujourd’hui a parfaitement compris ce qu’il y avait de bon à ne pas nous attaquer.

      Bien sur on peut jeter/dénoncer ce témoignage à base de "hippie qu'a peur de la technologie" (en n'hésitant pas à l'assaisonner de deux ou trois anathèmes disqualifiants en projetant dessus ses propres peurs - ça marche toujours, demandez aux spin-doctors) et après tout, c'est pas si grave. La réflexion, l'intelligence, c'est une auberge. Tu entres quand tu veux, et en attendant ça marche sans toi ;)

      • [^] # Re: Le titre de ce commentaire est trop long

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        "hippie qu'a peur de la technologie"

        J'avoue ne pas voir comment on peut imaginer une seule seconde qu'il ai peur de la technologie. Il dit clairement (c'est une des rares choses claires dans le journal de mon point de vue) qu'il y a des bonnes et des mauvaises technologies, donc ça veut dire qu’il n'est pas contre la technologie en soit.

        Je ne suis pas sûr que balancer des anathèmes disqualifiant hors sujet soit bien meilleur pour le débat que ceux qui sont critiqués pour balancer des anathèmes disqualifiant.

        • [^] # Re: Le titre de ce commentaire est trop long

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          Je ne suis pas sûr que balancer des anathèmes disqualifiant hors sujet soit bien meilleur pour le débat que ceux qui sont critiqués pour balancer des anathèmes disqualifiant.

          DM C'est peut-être juste moi, mais je te trouve vachement plus cool, ces temps-ci ;)

    • [^] # Re: A première vue, je ne pense pas avoir tout compris de ta prose (il faudrait que je relise) ..

      Posté par . Évalué à 6.

      pour moi il n’y pas de bonne bombe atomique

      Toi, tu n'as pas vu Armaggedon !

  • # Ou alors...

    Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 22/10/15 à 21:23.

    A croire que finalement certaines personnes aiment décorer leurs chaines plutôt que de tenter de les briser.

    Mais peut-être qu'il n'y a pas de chaines (oui, je me la joue Matrix), à part pour les gens voulant absolument opposer les uns contre les autres. Si par "chaines" tu parles du vivre ensemble (la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres, donc tu auras toujours une "chaine", ça s'appelle la liberté de l'autre, à moins que tu penses à tes chaines à enlever même si ça enchaine plus les autres), tu ne trouveras jamais un moyen de ne pas avoir de chaines, à part en s’expatriant sur Pluton (pour Mars, c'est bientôt plus possible d'être seul).

    C'est un choix de philosophie que d'être anti-tout, mais j'avoue que ce n'est tellement pas ma philosophie que je n'arrive pas à tourner ma critique pour faire passer un message, tellement je n'arrive pas à comprendre comment on peut aimer autant monter les gens les uns contre les autres.

    En tous cas, sortir ça sur un site libriste, ça reste quand même comme aller prêcher la grande consommation de viande sur une site végétarien…
    (la base du libre étant la neutralité, pour ne pas opposer les gens mais les rassembler)

    PS : de souvenir, désolé flemme de retrouver la source, mais il me semble avoir lu une phrase d'un opposant tchécoslovaque avant la chute du mur devenu ensuite président, dire un truc du genre : "ils ont fait quoi les gens disant qu'il faut combattre de l'extérieur? Rien, car aucune de leurs actions n'avaient le moindre effet, alors que moi j'ai participé de l'intérieur à faire tomber le régime." Bref, s'opposer de l’extérieur est utile pour se complaire dans l'anti ("tu as vu, je suis un rebelle, j'ai grillé le RFID de ma carte d'identité") et se poser en victime, mais pas forcément utile à changer les choses (dédicace spéciale à Jean-Luc M.)

    PPS : beaucoup d'anti-, mais pas de contre-proposition. Un peu facile de critiquer sans proposer une solution qui serait meilleure de ton point de vue, mais qu'on pourrait critiquer et démontrer qu'elle est peut-être pire. Un aveu que le monde actuel est le "moins pire"? Bref : intro, développement (plus ou moins bon, "c'est pas bien" mais pas bien plus"), mais manque de conclusion. On reste sur sa faim.

    • [^] # Re: Ou alors...

      Posté par (page perso) . Évalué à 3.

      je n'arrive pas à comprendre comment on peut aimer autant monter les gens les uns contre les autres

      Cette volonté de l'auteur m'a échappé ; tu penses à quelle partie du texte exactement ?

      • [^] # Re: Ou alors...

        Posté par (page perso) . Évalué à 0. Dernière modification le 22/10/15 à 21:38.

        Euh… tout le journal est en mode "si tu n'es pas avec moi, tu es contre moi", à coup de "un champ de bataille"…
        Ca t'a échappé, vraiment?

        Mais il est vrai que je n'arrive pas par exemple en tant que libriste (=qui préfère le libre, et pas seulement le NC comme certains imaginent être libriste) à considérer le non libre comme mon ennemi (=pour moi, on peut vivre ensemble, et c'est à moi de démontrer que le libre est meilleur, je n'ai pas à "tuer", et je n'ai pas d'"ennemi" à part mon manque de compétences), ça vient peut-être que de moi… Mais quand même, difficile de ne pas voir de l'opposition de partout.

        • [^] # Re: Ou alors...

          Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 22/10/15 à 21:56.

          Mais il est vrai que je n'arrive pas par exemple en tant que libriste (=qui préfère le libre, et pas seulement le NC comme certains imaginent être libriste) à considérer le non libre comme mon ennemi (=pour moi, on peut vivre ensemble, et c'est à moi de démontrer que le libre est meilleur, je n'ai pas à "tuer", et je n'ai pas d'"ennemi" à part mon manque de compétences)

          J'entends bien, mais techniquement il y a quand même un antagonisme, une opposition (libre / non libre) donc ça c'est pour l'ontologie, après l'histoire est riche d'attaques en règle de l'un envers l'autre, ce qui caractérise également l'antagonisme. C'est bien gentil de dire "j'ai pas d'ennemis" mais ça sonne un peu comme un slogan publicitaire. C'est pas comme si on vivait au village des Schtroumpfs. D'ailleurs, même eux avaient au moins un ennemi (et son chat).

          Ton ennemi, tu n'est pas censé le détester, c'est un truc de voyou, ça. ton ennemi, tu le respectes, tu l'étudies, mais tu ne l'ignores pas. Ton ennemi, c'est ton ami, mais il ne le sait pas encore (Sun Tzu) ;)

          • [^] # Re: Ou alors...

            Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 22/10/15 à 22:27.

            hmmm, voir libre et non libre comme un antagonisme, c'est sauter à une conclusion voire un jugement de valeur, àmha.

            Pour moi, c'est simplement une classification, un peu comme le yin et le yang, qui sont sans doute moins porteurs de cet antagonisme que tu pointes (ainsi que le journal).

            À chacun d'y voir ses ennemis (ce n'est pas parce que tu n'es pas parano qu'il ne sont pas après toi…). Utiliser windaube (ou window$ ou tout autre dérivé) me paraît toujours d'un manque de maturité : effectivement, me concernant, je dois souvent travailler dans des environnements malgré windows mais bon, cela me rend seulement un peu moins efficace, c'est le choix du client de ne pas me laisser travailler dans un environnement que j'apprécie plus et que je maîtrise mieux…

            Travailler sur du non libre je l'ai déjà fait en entreprise :

            • quand j'ai accès au code source, ça ne change rien par rapport à du libre, mais c'est en milieu clos et cela permet difficilement de faire appel à des compétences extérieures. Cela n'empêche pour autant pas d'appliquer des bonnes pratiques (ML, gestionnaire de version, intégration continue…) ; ce n'est pas aussi satisfaisant que de bosser sur du libre, mais j'ai pas mal de collègues qui ne voient pas la différence et ne s'empêchent pas certaines choses malgré le choix de licence
            • quand je n'ai pas accès au code source, je me retrouve souvent à faire de la rétro-ingénierie et là ça me fait pester que ce ne soit pas en libre, vu que c'est tout de même plus facile à faire et obtenir confirmation directe de ce que j'ai deviné ; par rapport à du libre, il ne me manque que le code source. Généralement, j'ai les mêmes recours que dans le libre quand je ne veux pas mettre les mains dans le cambouis. C'est simplement par procuration : j'ai un contact qui lui a accès au code source et peut me répondre (je serais plus efficace avec le code source, mais cela convient à pas mal de monde d'avoir un interlocuteur à qui demander et dont c'est la fonction de trouver la réponse).

            L'approche de Napoléon de garder ses ennemis près de soi est effectivement intéressante ;-) Même si, je ne m'y reconnais que peu. J'ai plutôt tendance à faire appel à la bande d'amis quand je veux faire avancer les choses… (oui, j'ai déjà eu des projets où il y avait potentiellement 20 intervenants, en tant que chef de projet, j'en ai gardé 7 dans les boucles d'information, en ignorant les autres ou ne leur donnant que les points "officiels", ça a fonctionné et j'avais moins de monde à coordonner).

            • [^] # Re: Ou alors...

              Posté par (page perso) . Évalué à 4. Dernière modification le 22/10/15 à 23:37.

              hmmm, voir libre et non libre comme un antagonisme, c'est sauter à une conclusion voire un jugement de valeur, àmha.

              Non. Humblement, non. C'est (tenter de) reconnaître, factuellement, les caractéristiques des éléments en présence. C'est, en fait, pas loin de l'approche de Zenitram, que je comprends comme une mise à égalité des moyens de production, juste je refuse les deux extrêmes : Celui qui consiste à tout ramener à l'affectif "oh, tu fais des jugements de valeur" et celui qui consiste à tout égaliser "je n'ai pas d'ennemi".

              Tout le monde est à l'écoute de tout le monde. On a tous un bout de notre vie dans les datacenters de google. La confiance va dans les deux sens ; il n'est pas interdit de réfléchir.

              Alors ouais, les entités qui ont un record dans la base d'attaque contre la liberté, sont jusqu'à nouvelle information considérées comme au moins partiellement hostiles. Basic warfare.

              La simplification n'est pas toujours où on la cherche, enfin quoi on est des informaticiens, s'il y a un truc qu'on sait, c'est ça.

              • [^] # Re: Ou alors...

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                Le tout est de savoir où on met les ennemis.

                mon logiciel est libre sauf pour les constructeurs de bombes qui tuent
                mon logiciel est libre sauf pour les empêcheur de bombes qui empêchent de me protéger

                mon logiciel est libre sauf pour les pays qui acceptent le multi-culturalisme qui vont tuer mon génome
                mon logiciel est libre sauf pour les pays qui refusent les réfugiés de guerres car ils ne sont pas humains

                Voila, des exemples (quasi réels) de si on met de la politique dans le libre.
                Donc non, le libre est justement ne pas avoir d'ennemi : on accepte les bombes, les gens contre les bombes, les gens contre le multi-culturalisme, le gens pour les réfugiés. Car on traite d'un sujet (les 4 libertés), et pour le reste on a un autre groupe.

                Bref, dans ce cas (quand je parle de libre), je ne milite pas pour autre chose (pour ne pas diviser).
                Mais quand je ne parle pas de libre, je te rassure, je me battrait contre d'autres de tes idées (mais voila : contre tes idées, car tu n'es pas mon ennemi, ce n'est pas un champs de bataille, et ce n'est pas parce que je ne suis pas d'accord avec toi sur un point que je te refuse mon libre)

                • [^] # Re: Ou alors...

                  Posté par (page perso) . Évalué à 5.

                  Le tout est de savoir où on met les ennemis.

                  Précisément. Et c'est pas toujours simple. N'oublie pas que ce concept de libre, là, c'est bien gentil mais il existe des trucs au-dessus.

                  Si tu attentes à ma liberté, tu as beau le faire à l'aide d'un logiciel libre, tu es mon ennemi. CQFD.

              • [^] # Re: Ou alors...

                Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 23/10/15 à 09:48.

                Déjà, liberté ≠ vie privée. Je peux très bien mettre en place une instance publique d’un logiciel sous AGPL pour revendre ensuite les adresses email collectées à un spammeur. À l’inverse, des services complètement non-libres (LastPass par exemple) ont tout intérêt à tout miser sur la vie privée.

                Même à accepter le mélange des idées « liberté = vie privée », on est loin de pouvoir joyeusement sauter à la conclusion « proprio = l’Ennemi » et utiliser du vocabulaire afférent (« guerre », « warfare »). Un ennemi ce n’est pas juste quelqu’un qui a des objectifs différents de toi. Ce n’est même pas quelqu’un qui a des objectifs opposés à toi. C’est quelqu’un qui cherche activement à t’empêcher d’atteindre tes objectifs. Microsoft, quand il utilise les brevets logiciels pour mettre des bâtons dans les roues de Linux, peut effectivement être qualifié « d’ennemi ». Google, à l’inverse, n’a jamais (en tout cas à ma connaissance) tenté de cette manière d’empêcher l’apparition de services respectueux de la vie privée. D’accord, la vie privée n’est pas dans leur objectif, ils n’en ont rien à carrer, ne font absolument rien pour l’encourager, mais ça n’en fait pas pour autant des ennemis. Pour prendre une métaphore, les bouchers ne sont pas les ennemis des végétariens. Ils ont des objectifs opposés mais ne sont pas en état de guerre. C’est pour ça que, à mon sens, parler de « système ennemi » comme le fait le journal est complètement à côté de la plaque: 1) le proprio n’est pas un « système », c’est un grand nombre d’acteurs avec des objectifs très variés 2) il n’est pas en guerre ni avec le libre ni la vie privée, même s’il y a parfois des conflits (où là on peut effectivement parler d’ennemi) entre des acteurs de chaque classe (Linux vs Microsoft/Cisco par exemple).

                Dit autrement, le simple fait d’exister et avoir des objectifs différents ne peut pas être qualifié d’agression. Or c’est tout ce qu’on reproche à Google : exister, et ne pas faire grand cas de la vie privée de ses utilisateurs. Ce n’est pas une agression, ce n’est pas une provocation, et partir de ce simple constat d’existence pour « partir en guerre contre un système ennemi » me semble fortement malsain.

                (lecture intéressante et liée au sujet : http://slatestarcodex.com/2015/09/22/beware-systemic-change/. Qui explique pourquoi favoriser et nourrir des conflits « politiques » de ce type est généralement une très mauvaise idée)

                • [^] # Re: Ou alors...

                  Posté par . Évalué à 3.

                  Déjà, liberté ≠ vie privée.

                  Il faut surtout savoir de quelle(s) liberté(s) on parle. La liberté est un terme tellement vaste qu'on peut y mettre tout et n'importe quoi : le droit au respect de la vie privée constitue une liberté, mais n'est pas LA liberté. Le logiciel libre est également une forme de liberté. Donc lier logiciel libre et respect de la vie privée peut amener à tout et n'importe quoi (le logiciel libre permet dans certains cas de contrôler le respect à la vie privée - l'exemple de base étant la possibilité , et je dis bien possibilité, d'analyser un code source pour s'assurer qu'il n'envoie pas de données perso quelque part sur le net - mais le logiciel libre ne répondra pas à toutes les problématiques de liberté.

                  • [^] # Re: Ou alors...

                    Posté par . Évalué à 5.

                    le droit au respect de la vie privée constitue une liberté

                    Le droit au respect de la vie privee, ca serait pas, genre, un droit, plutot qu'une liberte? Nan parce que sinon, ca serait appelé "la liberte au respect de la vie privee".

                    le logiciel libre permet dans certains cas de contrôler le respect à la vie privée - l'exemple de base étant la possibilité , et je dis bien possibilité, d'analyser un code source pour s'assurer qu'il n'envoie pas de données perso quelque part sur le net

                    Et tu penses pas que c'est plus simple, efficace et pratique de surveiller directement sur le reseau quel process envoie quoi ou, plutot que de s'emmerder a relire du code, s'assurer qu'on l'a bien compris, et que le binaire correspond effectivement bien au code qu'on a?

                    Linuxfr, le portail francais du logiciel libre et du neo nazisme.

                    • [^] # Re: Ou alors...

                      Posté par . Évalué à 2.

                      Le droit au respect de la vie privee, ca serait pas, genre, un droit, plutot qu'une liberte? Nan parce que sinon, ca serait appelé "la liberte au respect de la vie privee".

                      La vie privée est une liberté défendue par le droit. J'ai la liberté de choisir à qui je dévoiles des infos personnelles, et quelles infos personnelles je dévoile. Cette liberté est défendur par le droit à la vie privée.

                      Avec ton raisonnement, on en arrive à ça : http://www.numerama.com/magazine/32794-pour-cazeneuve-la-vie-privee-n-est-pas-une-liberte.html

                    • [^] # Re: Ou alors...

                      Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 24/10/15 à 12:11.

                      Et tu penses pas que c'est plus simple, efficace et pratique de surveiller directement sur le reseau quel process envoie quoi ou, plutot que de s'emmerder a relire du code, s'assurer qu'on l'a bien compris, et que le binaire correspond effectivement bien au code qu'on a?

                      1/ Tu es toujours autant "premier degré" ou tu ne connais pas la notion d'exemple ?
                      2/ Stéganographie, ça te parle ?

    • [^] # Re: Ou alors...

      Posté par . Évalué à 2. Dernière modification le 23/10/15 à 10:31.

      Mais peut-être qu'il n'y a pas de chaines (oui, je me la joue Matrix), à part pour les gens voulant absolument opposer les uns contre les autres.

      J'ai surtout l'impression que les gens inventent des chaînes pour justifier leurs limites. Quand tu n'arrives pas à avancer, au lieu de te remettre en cause, tu prétends que la société, l'État, le lobby pétrolier, les Juifs, les politiques, ou la main du capitalisme te met des chaînes. Et que c'est à cause de ces chaînes que tu n'arrives pas à faire ce que sans ces chaînes, tu changerais le monde les doigts dans le nez.

      C'est hyper-malsain comme raisonnement. Tous les "grands Hommes" ont réussi à faire des choses extraordinaires dans nos sociétés, pourquoi n'ont-ils ou elles pas été gênées par ces fameuses chaînes? Pourquoi Stallman n'a-t-il pas été muselé par les chaînes du capitalisme? Pourquoi Torvalds peut 3 fois par semaine chier sur Microsoft, Google, ou Nvidia? Les chaînes du capitalisme n'ont pas envoyé des ninjas pour les buter?

      Les chaînes, c'est nous qui nous les inventons et qui les mettons. Je n'ai pas l'ambition de renverser la société, et je sais très bien pourquoi ; j'ai autre chose à faire, je n'ai pas le charisme ou les compétences pour le faire, et j'ai rugby à la télé samedi à 17h. C'est moi, et moi tout seul, qui me fout ces chaînes. C'est moi qui préfère regarder les pubs de TF1 plutôt que d'aller à une install party, il n'y a pas de chaînes.

      Je sais bien que c'est à la mode de prétendre que nos démocraties ne sont pas vraiment des démocraties, que l'Oeil de Sauron lit nos emails, etc. Dans l'ensemble, c'est des conneries, et c'est d'ailleurs contradictoire : c'est justement parce qu'on vit en démocratie et que la majorité de nos concitoyens pensent qu'il est une bonne chose que la police ait accès aux emails des méchants terroristes que l'administration a des facilités pour ce genre d'espionnage. La démocratie, ça ne devient pas une mauvaise chose quand on est minoritaire, hein.

  • # Arguments faiblards

    Posté par . Évalué à 2.

    Comprenons-nous bien, pour moi il n’y pas de bonne bombe atomique, ni de bonne centrale atomique, ni de bon drone, etc.

    Pas de bonne centrale atomique: tu as raison une centrale à charbon, c'est bien mieux, bon ça fait probablement bien plus de mort, mais c'est un détail..

    Pas de bon drone: imaginons, tu es un pilote de drone, tu vois dans ton viseur le n°1 de l'Etat Islamique ou de Boko Haram, tu tires ou tu tires pas?
    Moi, je tire..
    Une arme est aussi bonne ou mauvaise que l'utilisation qu'on en fait.

    • [^] # Re: Arguments faiblards

      Posté par (page perso) . Évalué à 6.

      Pas de bon drone: imaginons, tu es un pilote de drone, tu vois dans ton viseur le n°1 de l'Etat Islamique ou de Boko Haram, tu tires ou tu tires pas?

      Pourquoi prendre l'exemple des drones armés, les drones civils ne font rien de mal et peuvent être très bénéfiques sans question éthique derrière (comme le sauvetage par exemple).

      • [^] # Re: Arguments faiblards

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Ou les indispensables vues aériennes des stars de la culture ! Images sans lesquelles notre civilisation péricliterait instantanément ; la brutale stérilité de l'esprit.

      • [^] # Re: Arguments faiblards

        Posté par . Évalué à 1.

        Je crois qu'EDF (ERDF ?) utilise des drones pour inspecter ses lignes. Il y a quelques années, ils utilisais un chariot qui roulait sur les cables.
        J'ai vu un reportage ou des pompiers testaient un drone pour rechercher des victimes dans un bâtiment en feu.

    • [^] # Re: Arguments faiblards

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      imaginons, tu es un pilote de drone, tu vois dans ton viseur le n°1 de l'Etat Islamique ou de Boko Haram, tu tires ou tu tires pas?

      La question n'est pas si simple, même en admettant qu'il n'y ait pas de victimes collatérales. Plein de bonnes raisons s'opposent à l'utilisation de drones armés, même sans ces victimes civiles.

    • [^] # Re: Arguments faiblards

      Posté par . Évalué à -1.

      Les armes du terrain sont sans doutes pour le moment encore critiquable du point de vue de la fiabilité malgrès ce que les média et en particuliers les jeux vidéos qui se les sont appropriées veulent faire croire.

      Je veux dire que sa s'enraille facilement avec les conditions climatiques comme les vieux fusils.

    • [^] # Re: Arguments faiblards

      Posté par . Évalué à 6. Dernière modification le 24/10/15 à 19:14.

      Pas de bon drone: imaginons, tu es un pilote de drone, tu vois dans ton viseur le n°1 de l'Etat Islamique ou de Boko Haram, tu tires ou tu tires pas?

      Tu penses que ça se passe comme ça avec les drône ? 9 victimes sur 10 ne sont pas les cibles visées.

      Et comment sont choisies les cibles ? Ce ne sont pas de grave coupables, on ne sait rien d'eux. On se base sur des méta données, juste des choses comme les adresses mail et le numéro de téléphones des contacts. Pas le contenu de ces échanges.

      Pour les gens intéressés, ces info viennent de documents leaké au milieu de ce mois d'octobre: https://theintercept.com/drone-papers/the-assassination-complex/

      Autrement dit ce que les américains organisent dans les zones couvertes par ces drônes c'est une terreur, selon moi digne de Staline ou de la Corée du Nord. Et l'enjeux morale d'arrêter ces frappes est du même ordre que le renversement d'une dictature ou l'abolissement de l'escalavage.

  • # file dans ta chambre, jean-kévin ...

    Posté par . Évalué à 10.

    .. et tu me feras le plaisir de laver ton t-shirt che guevara; 3 mois que tu le portes bordel: il pue et il est plein de trous de boulletes _. et si tu veux aller à
    notre_dame_des_landes cet été, t'as intérêt à arréter de glander sur le nain_ternet.

    bisous; ta maman qui t'aime.

  • # Pas clair

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    Compte créé le jour de la publication du journal. Et je n'ai pas compris l'objectif du truc, ni « ce que ça dénonce grave » à propos des libristes.
    Bref, pas clair, et pas intéressant (pour moi).

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