Journal Open Food Facts dépasse les 30 000 produits

Posté par . Licence CC by-sa
35
14
fév.
2015
Ce journal a été promu en dépêche : Open Food Facts dépasse les 30 000 produits.

Le 22 janvier 2015, le projet Open Food Facts annonçait avoir dépassé le chiffre symbolique de 30 000 produits dont des données avaient été saisies.

OpenFoodFacts

L'occasion ici de rappeler en quoi consiste ce projet. D'après Wikipédia, Open Food Facts est un projet collaboratif en ligne dont le but est de constituer une base de données libre et ouverte sur les produits alimentaires du monde entier. Chaque produit est recensé par son code barre et les informations relatives à ce produit sont renseignées par les contributeurs à partir des informations présentes sur l'emballage. On trouve par exemple les apports nutritionnels, les ingrédients, le lieu d'emballage et bien d'autres encore. Les données sont disponibles sous licence ODbL 1.0 (comme pour OpenStreetMap). Cela permet donc de réutiliser les données le plus largement possible. Une douzaine de projets réutilisent pour le moment ces données : on trouve ainsi des applications indiquant la présence d'huile de palme dans un produit ou bien sa contenance en sel ou un sucre, la présence de produits allergènes, etc.

Démarré en mai 2012, le projet vient donc de franchir la barre des 30 000 articles décortiqués dans le monde entier, dont plus de 20 000 pour la France. Pour cela, 1300 contributeurs ont participé depuis le début. Contribuer ne demande aucune connaissance particulière ; il suffit d'ouvrir son frigo ou ses placards et d'ajouter les produits que vous y trouvez sur le site. À noter qu'il existe également une application pour ordiphone (Android, iPhone et Windows Phone) permettant de scanner les produits directement dans le magasin !

PS : à noter que l'équipe d'Open Food Facts prépare un projet équivalent qui s'intéressera au recensement des informations des produits cosmétiques.

  • # Remarque formulaire de recherche

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Salut !

    Petite remarque car je sais que ça ne gêne pas que moi : le formulaire de recherche utilise ajax.googleapis.com.
    Chez moi, c'est bloqué par 2 extensions du navigateur (noscript, et requestpolicy).
    L'effet d'un click sur le formulaire est d'ailleurs troublant, au lieu d'aller «rechercher» il ouvre une fenêtre pour sélectionner un fichier localement.

    Du coup voilà, si vous pouviez remplacer ce bout de javascript par quelque chose d'hébergé localement, vous sauveriez les nerfs de tous ceux et celles qui essayent de se dégoogliser.

    Bravo pour le site et la démarche, par chez nous elle ravit quelques cuistots…

  • # Ce n'est pas clair.

    Posté par . Évalué à 3.

    Bonjour,

    L'initiative est superbe, le travail abattu encore plus, vos différentes idées ont toutes de l'intérêt, mais je trouve le site incroyablement brouillon et j'ai l'impression de ne pas m'y retrouver. C'est un avis personnel, mais j'ai le sentiment d'être assailli de partout avec des "choses importantes" qui demandent mon attention et pour lesquelles je vais forcément devoir m'impliquer immédiatement.

    Alors, certes, c'est le but, d'impliquer le visiteur, mais ça m'a un peu démotivé, entre deux autres soucis. :)

    • [^] # Re: Ce n'est pas clair.

      Posté par . Évalué à 2.

      Oui, je suis d'accord qu'il y a vraiment beaucoup de choses de prime abord. Donc, je pense que le plus simple est de faire comme j'ai fait. Tu ouvres ton frigo et tu renseignes les produits que tu as et qui ne sont pas encore présents ou bien qui ne sont pas complets ou à jour. Au début ça prends pas mal de temps mais au bout de quelques articles, ça commence à venir.

  • # Pourquoi pas les medocs plutôt que les cosmétiques?

    Posté par . Évalué à 2.

    Certes, ça ne doit pas se substituer à l'avis d'un médecin mais ça ne doit pas rester, entre autre, la chasse gardée des pharmacies.

    • [^] # Re: Pourquoi pas les medocs plutôt que les cosmétiques?

      Posté par . Évalué à 9.

      Il n'y a pas grand intérêt à lister la composition de tous les médicaments, puisque leur composition reste assez simple : un ou deux principes actifs, quelques excipients, et puis c'est tout. Certes, quelques personnes peuvent être allergiques à un excipient, mais ça ne va pas plus loin.

      Tandis que les cosmétiques ont une liste d'ingrédients longue comme les deux bras et imbitable avec des noms latins. C'est là à mon avis qu'un projet comme Open Food Facts pourrait être utile, en "traduisant" les listes d'ingrédients et en permettant facilement de trouver les produits ayant des composants allergènes voire nocifs.

    • [^] # Re: Pourquoi pas les medocs plutôt que les cosmétiques?

      Posté par . Évalué à 10.

      Les données sur les médicaments sont en open data depuis l'année dernière (voir http://www.sante.gouv.fr/medicaments,1969.html ).

      Il y a une réutilisation sympa qui vient d'en être faite : http://medicat.io/

    • [^] # Re: Pourquoi pas les medocs plutôt que les cosmétiques?

      Posté par . Évalué à 4. Dernière modification le 15/02/15 à 19:14.

      Certes, ça ne doit pas se substituer à l'avis d'un médecin mais ça ne doit pas rester, entre autre, la chasse gardée des pharmacies.

      Je ne suis pas d'accord, et pour plusieurs raisons.

      Tout d'abord, les médicaments peuvent être – sont – dangereux, et de ce fait leur distribution doit être contrôlée et effectuée par des professionnels, formés pour cela, ayant connaissance de ce qu'ils font, des dosages, des interactions parfois problématiques, etc. ainsi qu'un rôle de conseil et de suivi des clients. J'ai déjà vu un pharmacien appeler un médecin parce qu'il y avait une erreur de dosage manifeste sur l'ordonnance, ou parce qu'il y avait une interaction possible, etc.

      Et puis, comme cela peut être constaté dans tous les domaines accaparés par les grandes surfaces, un vendeur de grande surface n'est certainement pas foutu de conseiller les gens, encore moins de connaître les interactions dangereuses. La plupart du temps c'est un smicard sorti du chômage, qui bien souvent n'a aucune connaissance des produits qu'il doit vendre, et sur lesquels il n'a eu aucune formation préalable.

      Ensuite, le problème du prix des médicaments en France ne vient pas des pharmacies, mais des laboratoires qui se gavent littéralement, ainsi que de l'État qui, outre les « services » rendus aux potes dans les laboratoires, voit un intérêt financier à ces tarifs exhorbitants : TVA à 2,1% sur les médicaments remboursés, 5,5% sur l'appareillage handicapé, 10% sur le reste (dont béquilles,déambulateurs, cannes, etc.), hors parapharmcie (pansements, etc.) à 20%. C'est d'ailleurs tout autant valable pour les produits vétérinaires.

      Il suffit de voyager un peu à l'étranger ou chercher sur Internet pour se rendre compte que les mêmes médicaments ou molécules se vendent parfois – voire souvent – beaucoup moins cher à l'étranger. Même le marché du générique en France est une escroquerie, on trouve des génériques plus chers que des médicaments de marque ailleurs, et parfois même plus chers que ceux de marque en France, alors que certains sont loin d'avoir la même efficacité.

      Pour terminer, la vente de médicaments nécessite d'accéder à la carte vitale, et donc au dossier médical, et c'est pour ma part totalement rédhibitoire d'un point de vue secret médical. Personnellement, je refuse que n'importe quel vendeur de grande surface ait accès à mon dossier, et a fortiori que la banque ou l'assurance avec qui je peux avoir à faire y ait également accès d'une manière ou d'une autre.

      Sinon, une analogie un peu con, mais pourquoi la vente d'arme devrait rester la chasse gardée des armureries ?

      • [^] # Re: Pourquoi pas les medocs plutôt que les cosmétiques?

        Posté par . Évalué à 9.

        certains [génériques] sont loin d'avoir la même efficacité.

        [citation needed]

        C'est de la grosse désinformation qu'il faut combattre à tout prix. Les génériques contiennent les même molécules fabriqués dans des conditions similaires (quand ce n'est pas dans les même chaines de fabrication). Un générique a la même efficacité, hors effet placebo bien évidement (qui est loin d'être négligeable, surtout quand on entends des discours comme cela).

        • [^] # Re: Pourquoi pas les medocs plutôt que les cosmétiques?

          Posté par . Évalué à 5.

          Effectivement, à ma connaissance,le seul problème qui peut se poser avec les génériques c'est des différences d'excipient qui peuvent entrainer des soucis d’allergie.

        • [^] # Re: Pourquoi pas les medocs plutôt que les cosmétiques?

          Posté par . Évalué à -1.

          [citation needed]

          http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/medicaments-generiques-le-cri-d-alarme-des-medecins_1236973.html

          http://www.medisite.fr/medicaments-et-risques-sante-la-verite-sur-les-medicaments-generiques.173291.70.html

          http://sante.lefigaro.fr/social/sante-publique/medicaments-generiques/generiques-sont-ils-moins-efficaces

          Etc.

          Les génériques contiennent les même molécules fabriqués dans des conditions similaires

          C'est faux, un générique n'est pas une copie conforme et de plus diffère au niveau des excipients. D'ailleurs, le médecin de ma grand-mère a été formel concernant les anticoagulants qu'elle prend : « JAMAIS de générique, JAMAIS ! ».

          (quand ce n'est pas dans les même chaines de fabrication)

          Encore faux, la grosse majorité des génériques sont fabriqués à l'étranger. La moitié des génériques viennent de Chine, la majeure partie du reste provient d'Inde, du Brésil, de Russie, du Mexique ou encore de la Turquie.

          Un générique a la même efficacité

          Encore faux, au point qu'il y a officiellement une tolérance de 7% d'efficacité en moins et qui, si en général elle ne descend que rarement en-dessous de 10%, peut être plus de 30% moins efficace, ce qui pose de sérieux problèmes avec certains médicaments où le dosage précis est important.

          qui est loin d'être négligeable, surtout quand on entends des discours comme cela

          C'est surtout quand on entend des discours comme le tien qu'il y a lieu de s'inquiéter pour la santé… Hors effet placebo, qui existe bel et bien.

          • [^] # Re: Pourquoi pas les medocs plutôt que les cosmétiques?

            Posté par . Évalué à 10.

            http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/medicaments-generiques-le-cri-d-alarme-des-medecins_1236973.html

            http://www.medisite.fr/medicaments-et-risques-sante-la-verite-sur-les-medicaments-generiques.173291.70.html

            http://sante.lefigaro.fr/social/sante-publique/medicaments-generiques/generiques-sont-ils-moins-efficaces

            Etc.

            Sans vouloir être taquin, la plupart de ces articles sont polémiques et mal sourcés. Un micro-trottoir, fût-il de médecins en colère, n'a jamais fait une preuve scientifique.

            C'est faux, un générique n'est pas une copie conforme et de plus diffère au niveau des excipients.

            En effet, un générique n'est pas une copie conforme. Mais si par molécule il voulait parler de la substance active (qui fait l'efficacité du médicament), en effet, il s'agit bien de la même. Les excipients diffèrent, c'est un fait. Comme ils peuvent être différents entre la forme comprimés à croquer et la forme effervescente du princeps d'un même laboratoire par exemple.

            D'ailleurs, le médecin de ma grand-mère

            Boh… pas top comme argument d'autorité ;)

            a été formel concernant les anticoagulants qu'elle prend : « JAMAIS de générique, JAMAIS ! ».

            A ma connaissance (et à l'exclusion des injectables), il n'existe pas d'anticoagulant qui soit génériqué actuellement en France (un antiagrégant plaquettaire peut être ?).

            la grosse majorité des génériques sont fabriqués à l'étranger. La moitié des génériques viennent de Chine, la majeure partie du reste provient d'Inde, du Brésil, de Russie, du Mexique ou encore de la Turquie.

            En effet, c'est également le cas des princeps. Cf l'affaire des héparines chinoises à la chondroïtine en 2008 ou les fréquents problèmes de défauts de stérilité des pénicillines importées d'asie.

            Encore faux, au point qu'il y a officiellement une tolérance de 7% d'efficacité en moins et qui, si en général elle ne descend que rarement en-dessous de 10%, peut être plus de 30% moins efficace, ce qui pose de sérieux problèmes avec certains médicaments où le dosage précis est important.

            Pas tout à fait. Ce qu'on demande à un médicament générique, en plus de l'évident respect des bonnes pratiques de fabrication, c'est de satisfaire à un essai de bioéquivalence (cf documents en libre accès sur le site de l'agence nationale de sécurité du médicament) (dont les injectables sont dispensés, ce qui soulève des questions, mais c'est un autre débat).

            L'essai de bioéquivalence vise à démontrer qu'après une administration du médicament générique, les concentrations en ce médicament retrouvées dans le sang du patient seront comparables à celles mesurées dans les mêmes conditions pour un patient ayant pris une dose identique de princeps (je dis patient, mais en pratique ces tests sont réalisés sur des volontaires sains).

            On ne cherche donc pas à mesurer une "efficacité", mais simplement à vérifier que la personne qui prend le générique est exposée de la même façon à la molécule active qu'elle ai pris une dose du médicament générique ou la même dose du princeps.

            Ensuite, on tolère bien une marge d'écart, mais c'est un peu plus subtil que ça : on réalise une analyse de la variance (une ANOVA) sur les paramètres pharmacocinétiques observés (la concentration maximum mesurée chez le patient (Cmax), l'aire sous la courbe concentration/temps (AUC)) obtenus avec le princeps et le candidat générique. C'est alors que la marge intervient : pour que le générique sont considéré équivalent au princeps, il faut que l'intervalle de confiance à 90% (IC 90) de ces paramètres pharmacocinétiques (Cmax et AUC) moyens sont inclus dans l'intervalle [80-125%].

            Ce qui n'est pas tout à fait (!) la même chose que dire qu'un "écart d'efficacité de 30%" est accepté.

            En outre, pour les médicaments à marge thérapeutique étroite, l'intervalle d'acceptation de bioéquivalence est réduit à [90-111%].

            En effet, pour les médicaments où un faible écart de dosage fait une grande différence (les hormones thyroïdiennes, les antiépileptiques pour prendre des exemples souvent retrouvés), il est capital de ne pas déséquilibrer le traitement des patients. On observera cependant que l'écart toléré entre les génériques et les princeps… est comparable à celui accepté entre deux lots successifs du médicament princeps.

      • [^] # Re: Pourquoi pas les medocs plutôt que les cosmétiques?

        Posté par . Évalué à 7.

        Tout d'abord, les médicaments peuvent être – sont – dangereux

        Il suffit de prendre des placébos, enfin je veux dire des médicaments homéopathiques.

        Tous les nombres premiers sont impairs, sauf un. Tous les nombres premiers sont impairs, sauf deux.

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