Dans la rédaction d'un ouvrage technique par contre c'est un outil précieux. pas impossible mais difficile de s'en passer
Mais comment faisaient tous les auteurs de livres techniques avant l'IA ? Comment ont fait les auteurs de tous ces cours https://zestedesavoir.com/bibliotheque/ ?
Et surtout, en quoi cette aide justifie le déluge de problèmes posés par ces outils ?
Littératures de l’imaginaire, libres, pour tout le monde : https://renardspatial.com/ | La connaissance libre : https://zestedesavoir.com
Il y a un thème sombre natif et automatique (via CSS). Je n'en suis pas utilisateur donc il est moins peaufiné que le thème clair, mais il est fonctionnel et suit la préférence du navigateur (qui peut être celle de l'OS).
Je prends volontiers les retours vis-à-vis de ce thème ; par contre si un problème survient suite à l'utilisation d'une extension, il faut rapporter ce bug auprès de l'extension elle-même, je n'en suis pas responsable et ne peut (et ne veut) rien y faire.
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Les réseaux sociaux ont des externalités négatives, mais beaucoup moins importantes que les IA. Par exemple, avant l'avènement de l'IA, tous les réseaux sociaux réduisaient leur impact écologique ; on ne peut pas considérer leurs utilisations conne équivalentes.
L'énorme différence entre l'IA et l'automobile, c'est qu'on a pas encore construit toute une société qui rends l'IA indispensable dans beaucoup trop de cas.
Aujourd'hui, quelqu'un qui n'utilise pas l'automobile, c'est un vrai effort de sa part (j'en fais partie), et pour certains usages elle reste indispensable (mais on peut mitiger, avec du covoiturage, de la location, etc).
Au contraire, il n'y au aujourd'hui aucun cas (hors contexte professionnel toxique) où quelqu'un n'a pas d'autre choix que l'utilisation de l'IA. C'est toujours une décision personnelle, on peut toujours s'en passer, surtout dans des activités telles que la création littéraire (et même dans le développement informatique, où elle est très efficace). Donc, quiconque décide d'utiliser l'IA doit en accepter les externalités négatives, car ce choix est toujours un choix personnel qu'il est facile de refuser. Et ça n'est pas en mélangeant le sujet avec les réseaux sociaux ou la bagnole, ou en citant quiconque que ça changera quoi que ce soit
Pour les textes courts, c'est à la fois un parti pris d'originalité (il y a énormément de fleuves en N volumes dans l'imaginaire) et de capacité de réalisation.
J'ai un format ODT raisonnablement proche du rendu final mais il ne sert qu'à l'auteur d'avoir une idée du rendu. Le flux de production passe par des copier/coller.
On fait déjà des choses très intéressantes pour avoir une centrale très puissante sans perturber une rivière très capricieuse : le cas de Civaux, qui dissipe 2800 MW thermiques sans réchauffer une rivière qui peu descendre à 15 m³/s :
Mais concernant les délais, c'est normal de ne toucher ses droits qu'une fois un certain, volume de vente réalisé.
Eh bien, non. Lorsque le contrat dit "état des ventes tous les 6 mois, paiement même échéance après remboursement de l'à-valoir", l'éditeur doit fournir ces état des ventes et le paiement correspondant (même pour 1€20, sauf accord explicite avec l'auteur) sans que l'auteur ait à courir après.
Pour le pouvoir d'achat, on ne parle pas de la même chose. J'entends ici le pouvoir d'achat disponible pour acheter des livres (et de la culture en général) ; et son évolution depuis une poignée d'années.
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Le problème de l’impression à la demande, à l’achat, c’est qu’on achète un livre qui n’existe physiquement pas encore et dont il faut attendre qu’il soit produit puis expédié. Donc c’est long (entre une semaine et 10 jours).
Quand j’ai envoyé mon livre en production, je n’ai pas communiqué dessus tout de suite, le temps de régler un souci technique avec le nom de l’éditeur renvoyé par le système. Mais après quelques jours, j’ai eu deux commandes tirées de je ne sais où : seuls mes très proches connaissaient l’existence de ce livre, et pour eux j’ai mon tirage éditeur.
Alors, deux personnes intriguées par le livre sur la librairie de l’imprimeur ?
La solution au mystère s’est dévoilée quand j’ai vérifié le livre sur Amazon :
Il ne reste plus que 2 exemplaire(s) en stock (d'autres exemplaires sont en cours d'acheminement).
Expéditeur / Vendeur: Amazon
Avec un délais de livraison qui implique que les bouquins soient effectivement en stock.
Alors, est-ce que Amazon achète des exemplaires de tout ce que produit l’imprimeur pour en avoir en stock et grappiller des ventes chez les gens pressés et les aficionados d’Amazon ?
J’ai pas de preuve.
En attendant, ça m’arrange, hein, pour moi ça reste des ventes :)
(Passez par vos libraires si vous en avez un sous la main, ils sont vachement plus sympa que Bezos).
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Je me rends compte que j’ai pas été assez clair sur un point : proposer de la formation, des ateliers d’écriture, de la relecture pro, etc. : oui ! Je suis 100 % pour !
Ce qui m’énerve, c’est quand c’est planqué dans des « conseils » et surtout derrière des « promesses » voire une « garantie » qui ne peut mener qu’à de la déception (et un trou dans le compte en banque). Et c’est quelque chose que je vois beaucoup trop sur les réseaux.
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Déjà, un gros éditeur qui ne fait pas une avance sur droits, c’est naze. Il faut savoir que pour beaucoup d’auteurs, les droits ne remboursent jamais ladite avance, qui pourtant est de plus en plus étriquée (quand elle existe encore). Quant à ceux qui demandent le remboursement de l’avance si les ventes ne sont pas au rendez-vous, ils méritent juste de couler.
Ensuite et surtout, même lorsqu’il y a contrat et droits à verser, trop d’auteur galèrent a recevoir le suivi de leurs ventes et encore plus les paiements associés. C’est à 6 mois, un an, seulement suite à harcèlement…
Il y a une vraie surproduction, en plus d’un pouvoir d’achat qui diminue ; et c’est clairement le point qui m’a fait le plus hésiter à me lancer.
PS : ah ben Zatalyz a répondu mieux que moi et nos messages se sont croisés :D
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Ça, je trouve que c'est plus une image qu'une réalité. Oui, on peut faire de l'art en solitaire, façon "arts créatifs", mais si on envisage d'arriver à des œuvres réellement abouties, c'est pas gagné en restant seul.
[…]
Et c'est d'ailleurs ce que tu fais en devenant éditeur, tu parle d'ailleurs toi-même de la "chaine du livre", qui, quand elle n'existe pas, conduit les manuscrits à juste dormir dans un coin sans que personne ne les lisent (et souvent sans qu'ils ne deviennent aboutis).
En fait je suis d’accord avec tout ce passage ; là aussi c’est une nuance qui a été sabrée d’une dépêche pour en conserver une longueur et une cohérence acceptables.
Subséquemment, il y a une précision qui n’apparait plus clairement : l’apprentissage dans l’art et la technique est toujours une activité « sociale » (plus que « d’équipe », puisque à cette étape on est plus dans une activité faite en commun sur des projets différents, qu’une équipe travaillant sur un même projet). La grosse différence que je fais, c’est que dans beaucoup d’arts, il y a de longues périodes de travail solitaire pendant la réalisation ; et que le travail en équipe concerne surtout des métiers très différents pour aboutir au produit final. Au contraire, dans le développement informatique, à moins de petits projets, c’est fréquent de travailler à plusieurs métiers identiques pendant toute la réalisation du produit.
Concernant la chaîne éditoriale elle-même, as-tu jeté un œil aux outils mis en place par Des Livres En Commun (anciennement Framabook) ? https://framagit.org/framabook
L'objectif était justement de créer des livres "propres", que ce soit côté typographie, accessibilité, respect des standards epub. Et si jamais, je suis assez certaine que les auteurs du système répondent aux questions ;)
Ah non, il faut que je regarde ça, merci !
Par curiosité, sur l'impression à la demande, tu es passé par qui finalement ? C'est hélas en effet un peu la seule solution tenable quand il y a des petits volumes. Ce n'est pas déconnant, par ailleurs : on évite d'imprimer un stock qui reste sur les bras.
BoD - Books on Demand, qui a une offre pour les éditeurs. J’ai eu de bons retours, et honnêtement pour l’instant ça va, à un détail près : il y a eu une confusion donc au début le livre était référencé avec « BoD » comme éditeur ; ça a été corrigé, mais il reste des SI qui ne se mettent pas à jour (dont celui de Babelio). D’ailleurs je découvre qu’une bonne moitié des SI de librairies se permettent de faire n’importe quoi avec le nom d’éditeur qu’on leur communique : je vois « Éditions du Renard Spatial » (c’est correct), « Editions Du Renard Spatial » (le É a disparu mais OK), « EDITIONS DU RENARD SPATIAL » (RIP la capitalisation et le É), « Renard Spatial » ou « RENARD SPATIAL » (… pourquoi pas ?), « Renard Spatial Eds Du » (hein ?!), voire des librairies sans nom d’éditeur du tout.
Sur le cas des diffuseurs et distributeurs : je ne me prononcerai pas pour des raisons assez évidentes. Je ne peux que conseiller qui lit ce message à se renseigner sur la faillite de Makassar, et des impacts pour les éditeurs qui passaient par cette entreprise (donc pour toute la chaine liée).
Au moins, quand on a publié sous licence libre, on se garde le droit de se forker soit-même, de se diffuser autrement.
En effet ; j’en ai pas parlé non plus mais beaucoup d’éditeurs ont tendance à vouloir un peu trop verrouiller les auteurs chez eux.
Mais du coup, tu as accompagné ton autrice sur son texte depuis ce "départ", ou elle avait déjà son premier jet quand tu as commencé à travailler avec elle ?
Ce bouquin-ci est particulier, parce qu’en fait il vient… d’un de mes textes à l’origine.
Il y avait un évènement qui s’appelait « Les 24 heures de la nouvelle », sur le modèle des 24 heures de la bande dessinée, où le but du jeu c’était de réussir à écrire une nouvelle en 24 h sur une contrainte donnée au départ du décompte. On trouve encore le site sur archive.org, mais il a disparu en 2021. Et donc j’y avais écrit la première version de ce texte, que Lisa a lu, suite à quoi elle m’a dit qu’il y avait de bons personnages et une bonne idée, mais que le texte était étriqué et beaucoup trop nihiliste. Je lui ai dit qu’elle n’avait qu’à l’améliorer… dont acte. La version finale est beaucoup plus longue (plus du triple) et n’a plus du tout la même ambiance.
Et c’est en écrivant ce paragraphe que je me rends compte que la première version était déjà sous licence libre, et que cette reprise est déjà un exemple de réutilisation d’œuvre libre.
Le prochain, en cour de préparation, réutilise aussi quelques-uns de mes textes dans le même esprit.
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Il y a pas mal de propositions d’orthographes alternatives, qui vont du « devrait être accepté avec un peu de pédagogie si on arrive à crier plus fort que les réactionnaires parce que ça change vraiment à la marge » à « OK c’est plus simple mais ça impose un changement énorme ». Les linguistes atterrés font régulièrement des interventions sur le sujet (dont des « dicteries » et des concours de nouvelles en orthographes alternatives).
Mais le vrai problème source, c’est qu’en France on a un rapport hyper malsain à l’orthographe. C’est un outil de discrimination sociale, et voulu comme tel, depuis la IIIème République. C’en est au point où sur Internet on reproche leur orthographe aux nauséabonds plutôt que leurs propos ; et où le Muséum d’Histoire Naturelle fait des dictées de la fête de la science – expliquez-moi le rapport avec la science et surtout comment ce genre d’imbécillité va donner envie aux gamins de faire de la science. La situation ne s’est pas améliorée ces dernières décennies, puisque la fameuse réforme de 1990 (qui a maintenant 36 ans !) était à l’époque soutenue par l’Académie Française.
Et tant qu’on aura pas réussi à ce débarrasser de cette déification de l’orthographe – qui, je le rappelle n’est qu’une norme arbitraire, donc que l’on peut changer, et qui n’a rien à voir avec la qualité de l’expression –, il sera impossible de faire la moindre réforme orthographique sérieuse dans ce pays.
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Pour rendre les livres eux-mêmes libres (dans le sens où je fournis aussi les « formules » pour les créer), il faut que je regarde comment je peux faire sans y passer trop de temps, surtout.
Attention, la plupart des œuvres de chez abrüpt sont sous CC -NC (avec une justification politique très cohérente), donc sous licence de libre diffusion mais non libre.
Pour les avantages du libre, ça fait partie des choses que j’ai sabrées d’une dépêche qui serait passée de « très longue » à « trop longue » ; je confirme que j’ai les avantages que tu donnes, ainsi que ceux cités par BAud juste au-dessus en tête. J’en parle un peu dans cette réponse.
D’ailleurs ça clarifie le cas des droits voisins (adaptation, traduction…) qui sont souvent sous contrat de l’éditeur, mais dont l’éditeur fait rarement quoi que ce soit.
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Les banques ont toujours eu une conception, heu, particulière de la sécurité informatique. Prenez pan exemple les mots de passe qui sont obligatoirement des codes de 6 ou 8 chiffres.
Ce qui m'étonne ici c'est surtout que le mouvement vienne d'un acteur récent, et pas d'un vieux briscard au SI antédiluvien incapable de comprendre les protocoles récents.
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c'est énormément de boulot et souvent peu de ventes. Raison pour laquelle beaucoup de petites maisons d'édition ne durent pas longtemps, donc je te souhaite que ton entreprise soit pérenne.
C’est vrai, et c’est un gros problème, y compris pour les auteur·ices qui ont bossé des mois (voire des années) sur un bouquin qui se retrouve d’un coup plus édité, plus éditable, et dont les droits ne sont jamais payés. Pire, en admettant que l’auteur·ice arrive à récupérer ses droits (ça peut prendre longtemps), si le livre était déjà arrivé en rayon, personne d’autre ne va accepter de le publier, en considérant que le gros des ventes a déjà été fait.
Les autres fournisseurs ont aussi le problème, mais ont souvent des partenaires davantage diversifiés.
Les avantages que j’ai ici, c’est :
Je ne dois pas vivre de l’édition ; donc au pire j’arrête de publier de nouveaux textes et les textes en place restent disponibles. En fait, tant que je m’amuse et que je ne perds pas (trop) d’argent (idéalement, je rentre dans mes frais), je continue.
Surtout qu’avec l’impression à la demande, je n’ai pas de stocks à financer.
Si jamais je ferme quand même, les ouvrages sont libres donc toujours disponibles légalement.
Ouvrir le robinet à tapuscrits est courageux. De nombreuses personnes écrivent, souvent mal (mais ne veulent pas l'entendre), et lire leurs textes est long et pas forcément intéressant. On ne manque pas d'anecdotes sur les délais en années pour avoir un retour sur un texte (ou, plus souvent, ne pas en avoir).
Pour l’instant, ça va :)
Blague à part : c’est la raison derrière la procédure inhabituelle de soumission que j’utilise, laquelle est repiquée du monde de la BD ; et j’avoue ne jamais avoir compris pourquoi depuis si longtemps les maisons d’éditions acceptent des manuscrits complets, étant donné qu’ils ne seront jamais publiés en l’état et vont demander un gros travail, eh bien, d’édition. Ça continue à entretenir le mythe qu’on écrit un livre, qu’on le soumet à un éditeur, et que celui-ci le publie moyennant des « petites » corrections, comme l’orthographe et la grammaire. Du coup des gens écrivent ce qui est de fait un premier jet, l’envoient en édition, et ne comprennent pas les refus et non-réponses.
À l’époque où l’envoi se faisait en papier et les manuscrits étaient retournés, des petits malins mettaient un point de colle entre deux pages quelque part au milieu du manuscrit pour savoir s’il avait été entièrement lu (la plupart du temps, non) ; une éditrice d’un grand groupe expliquait que non seulement c’est grillé, mais en plus pour la plupart des envois, le point de colle aurait pu être entre les pages 4 et 5 sans être atteint.
L’intérêt du dossier est double :
Pour l’auteur·ice, le dossier oblige à prendre un peu de recul sur le texte et à le formaliser ; si le texte est maitrisé, c’est très rapide à faire ; s’il ne l’est pas, ça permet de se rendre compte d’éventuels problèmes.
Pour l’éditeur·ice, ça permet d’éliminer les gens qui ne savent pas lire des instructions, et d’avoir très vite une idée de où le texte veut aller et comment, ce qui pour moi est prioritaire sur le style.
On imagine mal la volonté qu’ont certaines personnes à (faire) publier un livre.
Et, alors qu’objectivement il n’y a pas d’argent à se faire dans le domaine, on trouve plein de vendeurs de pelles : des gens qui ne sont ni auteurs ni éditeurs, mais qui vont vendre – parfois très cher – des formations & cie pour « améliorer son texte », comme des « bêta-lectures professionnelles ». C’est ainsi qu’on voit des personnes très satisfaites des « excellents conseils » qu’elles ont eu pour près de 1000 €, conseils qui s’avèrent au mieux être des trivialités ; au pire des conseils directement pris du monde anglo-saxon mais inapplicable en francophonie (au point où je suppose une relecture par IA…), voire des hypercorrections directement tirées du site de l’Académie Française.
On trouve aussi des cas d’« auto-édition premium » où des gens ont investi des milliers d’euros (voire près de 10 000 €) dans un stock de bouquins auto-édités avec bêta-lecture pro, correction pro, couverture pro, maquette pro, impression luxe avec moult fioritures (dont l’indispensable jaspage – les motifs sur tranche – très à la mode)… et découvrent que le stock de plusieurs centaines d’exemplaires qui trône sur une palette dans un garage ne pourra jamais rentabiliser les frais et que, pire, n’a aucune chance se s’écouler un jour. (C’est triste pour les sommes perdues, mais j’ai infiniment plus de respects pour ces gens que pour ceux qui font tout faire par IA).
Bref, y’a pas d’argent à se faire en écrivant, éditant et vendant des bouquins ; mais y’en a pas mal à profiter des auteur·ices en mal de publication. Faites super gaffe à ce que vous achetez : normalement, c’est l’éditeur qui vous paie pour écrire, corriger et publier un livre, pas l’inverse.
Il est difficile d'expliquer en quoi un livre est meilleur qu'un autre livre sur un critère autre que la qualité du texte. Et je ne suis pas convaincu que les personnes utilisant des logiciels libres le fassent souvent pour cette raison.
Je suis assez d’accord avec la seconde partie : je ne suis pas convaincu que les gens se mettent au libre grâce à la qualité. Ce qui intéresse dans le logiciel libre – en particulier son utilisation massive en entreprise – c’est plutôt sa gratuité.
Certaines banques en ligne proposent des comptes professionnels gratuits, par exemple celle dont le nom commence par Bourso (mais c'est récent).
Exact, ça a changé entre le moment où j’ai pris mon compte et maintenant.
Comme tu attaches de l'importance à l'orthographe : le féminin de décrépit (adjectif) est décrépite ; sans t c'est le participe passé.
Faudrait que je confirme avec Lisa, mais de mémoire c’est un jeu volontaire sur les deux version de « décrépi » et « décrépit » – et là de but en blanc je ne sais plus lequel on avait décidé de garder ici. Sachant qu’on a beau relire un texte des tas de fois, y’a toujours des erreurs qui traînent.
Par contre le double « cité » est clairement une erreur !
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À voir au cas par cas selon la centrale, ça serait trop facile s’il y avait une solution parfaite applicable partout.
Il y a des cas où on a déjà prévu de passer d’un circuit ouvert à un circuit fermé ; il y a des cas où on ne pourra pas faire grand-chose d’autre qu’admettre que la centrale ne produise rien à l’étiage.
Et il faut prendre en compte le changement climatique dans les décisions d’implantations des prochaines centrales, par exemple en privilégiant les bords de mer.
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Les centrales thermiques, quelles que soient le mode de production de la chaleur (flamme gaz / fioul / charbon ; vapeur gaz / fioul / charbon / nucléaire), telles que réalisées en Europe pour un climat européen, ne sont pas conçues pour fonctionner avec un climat qui change à ce point.
Ça impacte toutes les centrales thermiques parce qu’elles ont toutes besoin d’une source froide pour fonctionner. Et ça n’est pas un problème absolu, puisqu’on sait parfaitement faire fonctionner une centrale nucléaire dans le désert de l’Arizona (qui est refroidie avec les eaux usées de la ville de Phoenix).
Par contre, il y a clairement une question d’adaptation à mettre sur la table.
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C’est pas très surprenant quand on y réfléchit, parce que cette « police de caractères » est très exactement dans la logique des fans de l’IA : à partir d’un vrai problème, les créateurs se sont lancés dans une solution technologique et y sont allés à fond, sans voir l’énorme masse de problèmes qui font que leur « solution » ne fonctionne pas du tout, ou alors dans un domaine tellement restreint que c’est virtuellement inutile.
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Le pilon des éditeurs, c’est du gâchis à l’état pur.
En résumé : l’imprimeur imprime un stock (le fameux « tirage », qui ne présume en rien des ventes) ; le distributeur stocke les livre et en envoie aux libraires. Les libraires les stockent, les vendent, et en cas d’invendus font un truc très inhabituel dans le commerce : ils renvoient les livres (contre remboursement) au distributeur.
Tout ça coute cher, donc au bout d’un moment, l’éditeur doit payer le distributeur pour le stockage de livres qui ne se vendent pas… donc arrête les frais et envoie tout ou partie du stock au pilon. Sont pilonnés aussi les livres abimés lors des allers/retours (fréquent avec certaines grosses enseignes). Non seulement c’est du gâchis, mais en plus il arrive que l’éditeur garde les droits d’un livre devenu indisponible, ce qui est à l’encontre des règles.
Le plus gros gâchis c’est les livres de personnes publiques – typiquement des politiques – pour lesquelles c’est important de faire un très gros tirage pour communiquer sur celui-ci ; mais qui se vendent extrêmement mal, donc la quasi-totalité du stock finit détruite quelques mois voire semaines après impression.
Notez que les alternatives ont leurs inconvénients aussi : cout (et espace nécessaire) au stockage infini ; délais et surcout unitaire de l’impression à la demande.
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Si un ouvrage est publié (en version physique) en France, alors il est disponible au dépôt légal et ce depuis très longtemps. L’ouvrage du dépôt légal est conservé, je cite, « pour l’éternité », et consulté par tout lecteur inscrit à la BNF. Il n’est donc pas perdu, même après destruction des versions des bibliothèques.
Je ne sais pas si l’équivalent existe ailleurs dans le monde.
D’ailleurs le but des bibliothèques n’est pas l’archivage (ça c’est l’objet dudit dépôt légal), mais la mise à disposition d’ouvrages qui peuvent intéresser un public. Or, les gouts changent, et les livres s’abîment ; donc c’est normal que les bibliothèques renouvellent leurs fonds et se débarrassent de ce qui n’a plus d’intérêt pour elles.
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Proposition n° 5 : Objectif zéro Microsoft dans les écoles.
Proposition n° 7 : Prévoir que le code source des logiciels développés par une entreprise entrera dans le domaine public en cas de cessation définitive d’activité.
Proposition n° 10 : Rendre obligatoire l’open source dans les marchés publics des administrations et des opérateurs de l’État, des entreprises publiques et des sociétés concessionnaires d’un service public d’ici le 1er janvier 2030.
Proposition n° 14 : Exiger des institutions publiques qu’elles communiquent sur des réseaux sociaux interopérables et décentralisés. (le simple fait que cette proposition existe montre le niveau du n’importe quoi actuel)
Proposition n° 18 : Prévoir le remboursement des aides à l’amorçage et du crédit impôt recherche en cas de vente d’une entreprise à un acteur extra-européen.
Proposition n° 21 : Prononcer un moratoire sur les projets de data centers ne répondant pas à l’impératif de souveraineté.
Proposition n° 22 : Instaurer un contrôle public du déploiement des data centers répondant à l’impératif de souveraineté.
Proposition n° 25 : Créer une procédure de recours collectif au titre du RGPD.
Proposition n° 27 : Suspendre les plateformes dangereuses. (avec l’exemple explicite de l’interdiction de X au Brésil)
Mais aussi :
Recommandation n° 15 : Permettre aux agents de l’État de contribuer, l’équivalent d’une journée par an, à des communs numériques de leur choix dans une logique d’intérêt général.
Recommandation n° 17 : Soutenir et valoriser la forge numérique développée par le ministère de l’éducation nationale.
Recommandation n° 18 : Faire respecter la définition de l’open source dans son acception de l’OSAID 1.0, y compris par des moyens judiciaires.
Les lobbyistes vont lobbier.
(Je sais, j’aurais dû faire un journal).
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Depuis janvier 1960, c’est la CSIA qui était chargée de ça puis ses successeurs ; l’ASN en elle-même avec ses contrôles et sa transparence renforcées, c’est la loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire. Qui a donc plus de vingt ans.
Peut-être qu’on peut éviter d’utiliser des arguments qui sont au mieux périmés depuis 20 ans, au pire depuis 66 ans ?
(Note : c’est pas forcément le cas hors UE, l’équivalent de l’ASN japonais était notoirement déficiente avec les dégâts qu’on a vu à Fukushima, mais là c’est un autre problème et je considère que ça n’est pas le sujet ici puisque ça parlait spécifiquement de la situation en France).
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[^] # Re: Moi
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Écrire et éditer de la littérature avec l’IA ?. Évalué à 3 (+1/-0).
Ça tombe bien, moi non plus. C'est ce que je développe dans le lien.
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[^] # Re: Belle initiative
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 5 (+4/-1). Dernière modification le 10 août 2026 à 10:37.
Mais comment faisaient tous les auteurs de livres techniques avant l'IA ? Comment ont fait les auteurs de tous ces cours https://zestedesavoir.com/bibliotheque/ ?
Et surtout, en quoi cette aide justifie le déluge de problèmes posés par ces outils ?
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[^] # Re: Thème sombre sur le site web
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 2 (+0/-0).
De ce que tu dis, je pense surtout que ton extension inverse le CSS de la version sombre, mais pas correctement.
Et en effet, c'est bien 2026 😅
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[^] # Re: Thème sombre sur le site web
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 2 (+0/-0). Dernière modification le 09 août 2026 à 16:26.
Il y a un thème sombre natif et automatique (via CSS). Je n'en suis pas utilisateur donc il est moins peaufiné que le thème clair, mais il est fonctionnel et suit la préférence du navigateur (qui peut être celle de l'OS).
Je prends volontiers les retours vis-à-vis de ce thème ; par contre si un problème survient suite à l'utilisation d'une extension, il faut rapporter ce bug auprès de l'extension elle-même, je n'en suis pas responsable et ne peut (et ne veut) rien y faire.
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[^] # Re: Belle initiative
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 6 (+5/-1).
Les réseaux sociaux ont des externalités négatives, mais beaucoup moins importantes que les IA. Par exemple, avant l'avènement de l'IA, tous les réseaux sociaux réduisaient leur impact écologique ; on ne peut pas considérer leurs utilisations conne équivalentes.
L'énorme différence entre l'IA et l'automobile, c'est qu'on a pas encore construit toute une société qui rends l'IA indispensable dans beaucoup trop de cas.
Aujourd'hui, quelqu'un qui n'utilise pas l'automobile, c'est un vrai effort de sa part (j'en fais partie), et pour certains usages elle reste indispensable (mais on peut mitiger, avec du covoiturage, de la location, etc).
Au contraire, il n'y au aujourd'hui aucun cas (hors contexte professionnel toxique) où quelqu'un n'a pas d'autre choix que l'utilisation de l'IA. C'est toujours une décision personnelle, on peut toujours s'en passer, surtout dans des activités telles que la création littéraire (et même dans le développement informatique, où elle est très efficace). Donc, quiconque décide d'utiliser l'IA doit en accepter les externalités négatives, car ce choix est toujours un choix personnel qu'il est facile de refuser. Et ça n'est pas en mélangeant le sujet avec les réseaux sociaux ou la bagnole, ou en citant quiconque que ça changera quoi que ce soit
Et donc, pour répondre à la question, "comment s'en passer aujourd'hui", c'est très simple : il suffit de ne pas l'utiliser. Comme on faisait y'a quatre ans, pas exemple. Cf https://linuxfr.org/users/spacefox/liens/ecrire-et-editer-de-la-litterature-avec-l-ia pour une réflexion plus poussée sur ce point.
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[^] # Re: Belle initiative
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 5 (+4/-1).
Salut,
Quant à l'IA générative, son utilisation implique l'acceptation de toutes les externalités décrites ici https://davidbeck.fr/blog/pourquoi-ia-non.html, ce qui est impossible.
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[^] # Re: Chapo !
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Énergies - À cause de l'assèchement du Danube, la Hongrie contrainte de mettre à l’arrêt son unique centrale nucléaire (qui fournit 40% de l'électricité). Évalué à 3 (+1/-0).
On fait déjà des choses très intéressantes pour avoir une centrale très puissante sans perturber une rivière très capricieuse : le cas de Civaux, qui dissipe 2800 MW thermiques sans réchauffer une rivière qui peu descendre à 15 m³/s :
https://thomasprojects.net/fr/blog/07_blog_evaporativecooling/
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[^] # Re: Un retour
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 6 (+4/-0). Dernière modification le 07 août 2026 à 08:31.
Eh bien, non. Lorsque le contrat dit "état des ventes tous les 6 mois, paiement même échéance après remboursement de l'à-valoir", l'éditeur doit fournir ces état des ventes et le paiement correspondant (même pour 1€20, sauf accord explicite avec l'auteur) sans que l'auteur ait à courir après.
Pour le pouvoir d'achat, on ne parle pas de la même chose. J'entends ici le pouvoir d'achat disponible pour acheter des livres (et de la culture en général) ; et son évolution depuis une poignée d'années.
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# Amazon et les l’impression à la demande
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 9 (+7/-0).
Le problème de l’impression à la demande, à l’achat, c’est qu’on achète un livre qui n’existe physiquement pas encore et dont il faut attendre qu’il soit produit puis expédié. Donc c’est long (entre une semaine et 10 jours).
Quand j’ai envoyé mon livre en production, je n’ai pas communiqué dessus tout de suite, le temps de régler un souci technique avec le nom de l’éditeur renvoyé par le système. Mais après quelques jours, j’ai eu deux commandes tirées de je ne sais où : seuls mes très proches connaissaient l’existence de ce livre, et pour eux j’ai mon tirage éditeur.
Alors, deux personnes intriguées par le livre sur la librairie de l’imprimeur ?
La solution au mystère s’est dévoilée quand j’ai vérifié le livre sur Amazon :
Avec un délais de livraison qui implique que les bouquins soient effectivement en stock.
Alors, est-ce que Amazon achète des exemplaires de tout ce que produit l’imprimeur pour en avoir en stock et grappiller des ventes chez les gens pressés et les aficionados d’Amazon ?
J’ai pas de preuve.
En attendant, ça m’arrange, hein, pour moi ça reste des ventes :)
(Passez par vos libraires si vous en avez un sous la main, ils sont vachement plus sympa que Bezos).
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[^] # Re: plop
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 06 août 2026 à 22:07.
Je me rends compte que j’ai pas été assez clair sur un point : proposer de la formation, des ateliers d’écriture, de la relecture pro, etc. : oui ! Je suis 100 % pour !
Ce qui m’énerve, c’est quand c’est planqué dans des « conseils » et surtout derrière des « promesses » voire une « garantie » qui ne peut mener qu’à de la déception (et un trou dans le compte en banque). Et c’est quelque chose que je vois beaucoup trop sur les réseaux.
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[^] # Re: Un retour
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 5 (+3/-0). Dernière modification le 06 août 2026 à 22:03.
En réalité c’est un peu plus compliqué que ça :
Déjà, un gros éditeur qui ne fait pas une avance sur droits, c’est naze. Il faut savoir que pour beaucoup d’auteurs, les droits ne remboursent jamais ladite avance, qui pourtant est de plus en plus étriquée (quand elle existe encore). Quant à ceux qui demandent le remboursement de l’avance si les ventes ne sont pas au rendez-vous, ils méritent juste de couler.
Ensuite et surtout, même lorsqu’il y a contrat et droits à verser, trop d’auteur galèrent a recevoir le suivi de leurs ventes et encore plus les paiements associés. C’est à 6 mois, un an, seulement suite à harcèlement…
Il y a une vraie surproduction, en plus d’un pouvoir d’achat qui diminue ; et c’est clairement le point qui m’a fait le plus hésiter à me lancer.
PS : ah ben Zatalyz a répondu mieux que moi et nos messages se sont croisés :D
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[^] # Re: Un retour
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 6 (+4/-0).
En fait je suis d’accord avec tout ce passage ; là aussi c’est une nuance qui a été sabrée d’une dépêche pour en conserver une longueur et une cohérence acceptables.
Subséquemment, il y a une précision qui n’apparait plus clairement : l’apprentissage dans l’art et la technique est toujours une activité « sociale » (plus que « d’équipe », puisque à cette étape on est plus dans une activité faite en commun sur des projets différents, qu’une équipe travaillant sur un même projet). La grosse différence que je fais, c’est que dans beaucoup d’arts, il y a de longues périodes de travail solitaire pendant la réalisation ; et que le travail en équipe concerne surtout des métiers très différents pour aboutir au produit final. Au contraire, dans le développement informatique, à moins de petits projets, c’est fréquent de travailler à plusieurs métiers identiques pendant toute la réalisation du produit.
Ah non, il faut que je regarde ça, merci !
BoD - Books on Demand, qui a une offre pour les éditeurs. J’ai eu de bons retours, et honnêtement pour l’instant ça va, à un détail près : il y a eu une confusion donc au début le livre était référencé avec « BoD » comme éditeur ; ça a été corrigé, mais il reste des SI qui ne se mettent pas à jour (dont celui de Babelio). D’ailleurs je découvre qu’une bonne moitié des SI de librairies se permettent de faire n’importe quoi avec le nom d’éditeur qu’on leur communique : je vois « Éditions du Renard Spatial » (c’est correct), « Editions Du Renard Spatial » (le É a disparu mais OK), « EDITIONS DU RENARD SPATIAL » (RIP la capitalisation et le É), « Renard Spatial » ou « RENARD SPATIAL » (… pourquoi pas ?), « Renard Spatial Eds Du » (hein ?!), voire des librairies sans nom d’éditeur du tout.
Sur le cas des diffuseurs et distributeurs : je ne me prononcerai pas pour des raisons assez évidentes. Je ne peux que conseiller qui lit ce message à se renseigner sur la faillite de Makassar, et des impacts pour les éditeurs qui passaient par cette entreprise (donc pour toute la chaine liée).
En effet ; j’en ai pas parlé non plus mais beaucoup d’éditeurs ont tendance à vouloir un peu trop verrouiller les auteurs chez eux.
Ce bouquin-ci est particulier, parce qu’en fait il vient… d’un de mes textes à l’origine.
Il y avait un évènement qui s’appelait « Les 24 heures de la nouvelle », sur le modèle des 24 heures de la bande dessinée, où le but du jeu c’était de réussir à écrire une nouvelle en 24 h sur une contrainte donnée au départ du décompte. On trouve encore le site sur archive.org, mais il a disparu en 2021. Et donc j’y avais écrit la première version de ce texte, que Lisa a lu, suite à quoi elle m’a dit qu’il y avait de bons personnages et une bonne idée, mais que le texte était étriqué et beaucoup trop nihiliste. Je lui ai dit qu’elle n’avait qu’à l’améliorer… dont acte. La version finale est beaucoup plus longue (plus du triple) et n’a plus du tout la même ambiance.
Et c’est en écrivant ce paragraphe que je me rends compte que la première version était déjà sous licence libre, et que cette reprise est déjà un exemple de réutilisation d’œuvre libre.
Le prochain, en cour de préparation, réutilise aussi quelques-uns de mes textes dans le même esprit.
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[^] # Re: plop
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 7 (+5/-0).
Il y a pas mal de propositions d’orthographes alternatives, qui vont du « devrait être accepté avec un peu de pédagogie si on arrive à crier plus fort que les réactionnaires parce que ça change vraiment à la marge » à « OK c’est plus simple mais ça impose un changement énorme ». Les linguistes atterrés font régulièrement des interventions sur le sujet (dont des « dicteries » et des concours de nouvelles en orthographes alternatives).
Mais le vrai problème source, c’est qu’en France on a un rapport hyper malsain à l’orthographe. C’est un outil de discrimination sociale, et voulu comme tel, depuis la IIIème République. C’en est au point où sur Internet on reproche leur orthographe aux nauséabonds plutôt que leurs propos ; et où le Muséum d’Histoire Naturelle fait des dictées de la fête de la science – expliquez-moi le rapport avec la science et surtout comment ce genre d’imbécillité va donner envie aux gamins de faire de la science. La situation ne s’est pas améliorée ces dernières décennies, puisque la fameuse réforme de 1990 (qui a maintenant 36 ans !) était à l’époque soutenue par l’Académie Française.
Et tant qu’on aura pas réussi à ce débarrasser de cette déification de l’orthographe – qui, je le rappelle n’est qu’une norme arbitraire, donc que l’on peut changer, et qui n’a rien à voir avec la qualité de l’expression –, il sera impossible de faire la moindre réforme orthographique sérieuse dans ce pays.
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[^] # Re: Textes libres et livres libres
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 4 (+2/-0).
Pour rendre les livres eux-mêmes libres (dans le sens où je fournis aussi les « formules » pour les créer), il faut que je regarde comment je peux faire sans y passer trop de temps, surtout.
Attention, la plupart des œuvres de chez abrüpt sont sous CC -NC (avec une justification politique très cohérente), donc sous licence de libre diffusion mais non libre.
Pour les avantages du libre, ça fait partie des choses que j’ai sabrées d’une dépêche qui serait passée de « très longue » à « trop longue » ; je confirme que j’ai les avantages que tu donnes, ainsi que ceux cités par BAud juste au-dessus en tête. J’en parle un peu dans cette réponse.
D’ailleurs ça clarifie le cas des droits voisins (adaptation, traduction…) qui sont souvent sous contrat de l’éditeur, mais dont l’éditeur fait rarement quoi que ce soit.
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# "Lu sécurité" revue et corrigée par les banques
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Revolut recently banned using GrapheneOS without any justification.. Évalué à 7 (+5/-0).
Les banques ont toujours eu une conception, heu, particulière de la sécurité informatique. Prenez pan exemple les mots de passe qui sont obligatoirement des codes de 6 ou 8 chiffres.
Ce qui m'étonne ici c'est surtout que le mouvement vienne d'un acteur récent, et pas d'un vieux briscard au SI antédiluvien incapable de comprendre les protocoles récents.
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[^] # Re: plop
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 2 (+1/-1).
La même chose, mais à l’échelle de la cité : y’a plus de crépi sur les murs.
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[^] # Re: plop
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse à la dépêche Éditer de la littérature libre : les Éditions du Renard Spatial. Évalué à 6 (+4/-0). Dernière modification le 06 août 2026 à 10:21.
Merci pour ton commentaire !
C’est vrai, et c’est un gros problème, y compris pour les auteur·ices qui ont bossé des mois (voire des années) sur un bouquin qui se retrouve d’un coup plus édité, plus éditable, et dont les droits ne sont jamais payés. Pire, en admettant que l’auteur·ice arrive à récupérer ses droits (ça peut prendre longtemps), si le livre était déjà arrivé en rayon, personne d’autre ne va accepter de le publier, en considérant que le gros des ventes a déjà été fait.
Les autres fournisseurs ont aussi le problème, mais ont souvent des partenaires davantage diversifiés.
Les avantages que j’ai ici, c’est :
Pour l’instant, ça va :)
Blague à part : c’est la raison derrière la procédure inhabituelle de soumission que j’utilise, laquelle est repiquée du monde de la BD ; et j’avoue ne jamais avoir compris pourquoi depuis si longtemps les maisons d’éditions acceptent des manuscrits complets, étant donné qu’ils ne seront jamais publiés en l’état et vont demander un gros travail, eh bien, d’édition. Ça continue à entretenir le mythe qu’on écrit un livre, qu’on le soumet à un éditeur, et que celui-ci le publie moyennant des « petites » corrections, comme l’orthographe et la grammaire. Du coup des gens écrivent ce qui est de fait un premier jet, l’envoient en édition, et ne comprennent pas les refus et non-réponses.
À l’époque où l’envoi se faisait en papier et les manuscrits étaient retournés, des petits malins mettaient un point de colle entre deux pages quelque part au milieu du manuscrit pour savoir s’il avait été entièrement lu (la plupart du temps, non) ; une éditrice d’un grand groupe expliquait que non seulement c’est grillé, mais en plus pour la plupart des envois, le point de colle aurait pu être entre les pages 4 et 5 sans être atteint.
L’intérêt du dossier est double :
On imagine mal la volonté qu’ont certaines personnes à (faire) publier un livre.
Et, alors qu’objectivement il n’y a pas d’argent à se faire dans le domaine, on trouve plein de vendeurs de pelles : des gens qui ne sont ni auteurs ni éditeurs, mais qui vont vendre – parfois très cher – des formations & cie pour « améliorer son texte », comme des « bêta-lectures professionnelles ». C’est ainsi qu’on voit des personnes très satisfaites des « excellents conseils » qu’elles ont eu pour près de 1000 €, conseils qui s’avèrent au mieux être des trivialités ; au pire des conseils directement pris du monde anglo-saxon mais inapplicable en francophonie (au point où je suppose une relecture par IA…), voire des hypercorrections directement tirées du site de l’Académie Française.
On trouve aussi des cas d’« auto-édition premium » où des gens ont investi des milliers d’euros (voire près de 10 000 €) dans un stock de bouquins auto-édités avec bêta-lecture pro, correction pro, couverture pro, maquette pro, impression luxe avec moult fioritures (dont l’indispensable jaspage – les motifs sur tranche – très à la mode)… et découvrent que le stock de plusieurs centaines d’exemplaires qui trône sur une palette dans un garage ne pourra jamais rentabiliser les frais et que, pire, n’a aucune chance se s’écouler un jour. (C’est triste pour les sommes perdues, mais j’ai infiniment plus de respects pour ces gens que pour ceux qui font tout faire par IA).
Bref, y’a pas d’argent à se faire en écrivant, éditant et vendant des bouquins ; mais y’en a pas mal à profiter des auteur·ices en mal de publication. Faites super gaffe à ce que vous achetez : normalement, c’est l’éditeur qui vous paie pour écrire, corriger et publier un livre, pas l’inverse.
Je suis assez d’accord avec la seconde partie : je ne suis pas convaincu que les gens se mettent au libre grâce à la qualité. Ce qui intéresse dans le logiciel libre – en particulier son utilisation massive en entreprise – c’est plutôt sa gratuité.
Exact, ça a changé entre le moment où j’ai pris mon compte et maintenant.
Faudrait que je confirme avec Lisa, mais de mémoire c’est un jeu volontaire sur les deux version de « décrépi » et « décrépit » – et là de but en blanc je ne sais plus lequel on avait décidé de garder ici. Sachant qu’on a beau relire un texte des tas de fois, y’a toujours des erreurs qui traînent.
Par contre le double « cité » est clairement une erreur !
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[^] # Re: Chapo !
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Énergies - À cause de l'assèchement du Danube, la Hongrie contrainte de mettre à l’arrêt son unique centrale nucléaire (qui fournit 40% de l'électricité). Évalué à 3 (+1/-0).
À voir au cas par cas selon la centrale, ça serait trop facile s’il y avait une solution parfaite applicable partout.
Il y a des cas où on a déjà prévu de passer d’un circuit ouvert à un circuit fermé ; il y a des cas où on ne pourra pas faire grand-chose d’autre qu’admettre que la centrale ne produise rien à l’étiage.
Et il faut prendre en compte le changement climatique dans les décisions d’implantations des prochaines centrales, par exemple en privilégiant les bords de mer.
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[^] # Re: Chapo !
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Énergies - À cause de l'assèchement du Danube, la Hongrie contrainte de mettre à l’arrêt son unique centrale nucléaire (qui fournit 40% de l'électricité). Évalué à 10 (+9/-0).
Les centrales thermiques, quelles que soient le mode de production de la chaleur (flamme gaz / fioul / charbon ; vapeur gaz / fioul / charbon / nucléaire), telles que réalisées en Europe pour un climat européen, ne sont pas conçues pour fonctionner avec un climat qui change à ce point.
Ça impacte toutes les centrales thermiques parce qu’elles ont toutes besoin d’une source froide pour fonctionner. Et ça n’est pas un problème absolu, puisqu’on sait parfaitement faire fonctionner une centrale nucléaire dans le désert de l’Arizona (qui est refroidie avec les eaux usées de la ville de Phoenix).
Par contre, il y a clairement une question d’adaptation à mettre sur la table.
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[^] # Re: vibe codé par claude
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Une police de caractères pour se protéger de l’IA ?. Évalué à 6 (+4/-0).
C’est pas très surprenant quand on y réfléchit, parce que cette « police de caractères » est très exactement dans la logique des fans de l’IA : à partir d’un vrai problème, les créateurs se sont lancés dans une solution technologique et y sont allés à fond, sans voir l’énorme masse de problèmes qui font que leur « solution » ne fonctionne pas du tout, ou alors dans un domaine tellement restreint que c’est virtuellement inutile.
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[^] # Re: rien de plus normal
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Des livres introuvables détruits à jamais après avoir alimenté une IA, plus personne ne peut les lire. Évalué à 9 (+7/-0).
Le pilon des éditeurs, c’est du gâchis à l’état pur.
En résumé : l’imprimeur imprime un stock (le fameux « tirage », qui ne présume en rien des ventes) ; le distributeur stocke les livre et en envoie aux libraires. Les libraires les stockent, les vendent, et en cas d’invendus font un truc très inhabituel dans le commerce : ils renvoient les livres (contre remboursement) au distributeur.
Tout ça coute cher, donc au bout d’un moment, l’éditeur doit payer le distributeur pour le stockage de livres qui ne se vendent pas… donc arrête les frais et envoie tout ou partie du stock au pilon. Sont pilonnés aussi les livres abimés lors des allers/retours (fréquent avec certaines grosses enseignes). Non seulement c’est du gâchis, mais en plus il arrive que l’éditeur garde les droits d’un livre devenu indisponible, ce qui est à l’encontre des règles.
Le plus gros gâchis c’est les livres de personnes publiques – typiquement des politiques – pour lesquelles c’est important de faire un très gros tirage pour communiquer sur celui-ci ; mais qui se vendent extrêmement mal, donc la quasi-totalité du stock finit détruite quelques mois voire semaines après impression.
Notez que les alternatives ont leurs inconvénients aussi : cout (et espace nécessaire) au stockage infini ; délais et surcout unitaire de l’impression à la demande.
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[^] # Re: rien de plus normal
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Des livres introuvables détruits à jamais après avoir alimenté une IA, plus personne ne peut les lire. Évalué à 10 (+12/-0). Dernière modification le 04 août 2026 à 09:52.
Si un ouvrage est publié (en version physique) en France, alors il est disponible au dépôt légal et ce depuis très longtemps. L’ouvrage du dépôt légal est conservé, je cite, « pour l’éternité », et consulté par tout lecteur inscrit à la BNF. Il n’est donc pas perdu, même après destruction des versions des bibliothèques.
Je ne sais pas si l’équivalent existe ailleurs dans le monde.
D’ailleurs le but des bibliothèques n’est pas l’archivage (ça c’est l’objet dudit dépôt légal), mais la mise à disposition d’ouvrages qui peuvent intéresser un public. Or, les gouts changent, et les livres s’abîment ; donc c’est normal que les bibliothèques renouvellent leurs fonds et se débarrassent de ce qui n’a plus d’intérêt pour elles.
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# Et quand on écrit « radicales » c’est pas un euphémisme
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Les propositions radicales de la commission de l’Assemblée sur la souveraineté numérique. Évalué à 10 (+14/-0).
Mais aussi :
Les lobbyistes vont lobbier.
(Je sais, j’aurais dû faire un journal).
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# Et le rapport lui-même
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Les propositions radicales de la commission de l’Assemblée sur la souveraineté numérique. Évalué à 6 (+4/-0).
Le rapport est disponible ici (lien direct vers les propositions en question) : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cenum/l17b3054-t1_rapport-enquete#_Toc256000230
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[^] # Re: … pour préserver l’environnement (ce qui est une bonne chose)
Posté par SpaceFox (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Trois réacteurs nucléaires sont à l'arrêt en France en raison de la canicule. Évalué à 2 (+0/-0).
Depuis janvier 1960, c’est la CSIA qui était chargée de ça puis ses successeurs ; l’ASN en elle-même avec ses contrôles et sa transparence renforcées, c’est la loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire. Qui a donc plus de vingt ans.
Peut-être qu’on peut éviter d’utiliser des arguments qui sont au mieux périmés depuis 20 ans, au pire depuis 66 ans ?
(Note : c’est pas forcément le cas hors UE, l’équivalent de l’ASN japonais était notoirement déficiente avec les dégâts qu’on a vu à Fukushima, mais là c’est un autre problème et je considère que ça n’est pas le sujet ici puisque ça parlait spécifiquement de la situation en France).
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