Journal Vente forcée

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29
déc.
2004
Bonsoir tout le monde,

une remarque m'est passée à l'esprit et pour ne pas l'oublier, je vous en fais part.

Souvent, parmi les discussions sur linuxfr, celle de la vente forcée : quand on achète un ordinateur portable, on est souvent obligé d'acheter en même temps une licence Microsoft Windows.

Alors je me suis demandé pourquoi on ne parle pas d'achat forcé. Je trouve que ça serait beaucoup plus logique.

Voilà, c'est tout pour ce soir.
  • # Dans le même genre

    Posté par  . Évalué à 8.

    Les maisons que les gens vendent...
    Pourquoi dire "à vendre" ? C'est moins logique que "à acheter", et en plus la maison est déjà en vente !
    • [^] # Re: Dans le même genre

      Posté par  . Évalué à 6.

      Il m'est aussi arrivé d'avoir de la part de mes professeurs la mention "faute d'inattention" sur mes copies, alors que "faute d'attention" seraità mon avis plus adéquat, le "faute de" étant privatif. Malheureusement, aucun de mes enseignants n'a jamais voulu me remettre des points suite à cette remarque...

      *Sano*

      • [^] # Re: Dans le même genre

        Posté par  . Évalué à 4.

        non, tu as fauté en quelque sorte par inattention.
        et là l'expression est judicieuse.
        • [^] # Re: Dans le même genre

          Posté par  . Évalué à 4.

          Ses profs auraient dû mettre "faute par inattention" ou "faute d'attention". Le "faute de" est bien privatif (faute d'argent = pas d'argent, faute d'attention = pas d'attention).
          • [^] # Re: Dans le même genre

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 5.

            C'est là qu'est toute la subtilité de la langue française.
            "Faute" doit être pris ici en tant qu'entité se suffisant à elle-même, (comme dans "Tu as commis une faute.") éventuellement précisé (faute grave, faute de francis, faute de goût) et non comme le sens privatif. (faute de grives, on aura des merles).
            • [^] # Re: Dans le même genre

              Posté par  (site web personnel) . Évalué à 1.

              Par ailleurs, c'est un des cas où une phrase seule sans contexte ne peut pleinement prendre son sens complet. Tu imagines les programmeurs de robots à test de turing avec ce genre de joyeusetés. Youpi matin.
            • [^] # Re: Dans le même genre

              Posté par  . Évalué à 2.

              Tu as raison concernant mon exemple sur le "faute d'argent", j'ai choisi un mauvais exemple.
              Mais le reste de mon raisonnement reste correct. Je continu à penser qu'on ne devrait pas dire "faute d'inattention" mais "faute d'attention" (le deuxième sens de faute que tu indiques pourrais être valable dans cette expression, au même titre que le premier).
              Après tout, tu fais une faute dans un processus qui aurait du être parfait, faute (dans le sens erreur) de raisonnement, faute d'orthographe. Dans notre cas, le processus qui aurait dû être parfait c'est l'attention. Il y a donc eu faute d'attention.
              • [^] # Re: Dans le même genre

                Posté par  . Évalué à 1.

                Il me semble d'ailleurs (sans certitude) que les tribunaux parle de faute par inadvertance et pas de faute d'inadvertance.
          • [^] # Re: Dans le même genre

            Posté par  . Évalué à 6.

            faute d'argent = pas d'argent, faute d'attention = pas d'attention

            Faute de bras = pas de chocolat.

            Oui, je sais -5
            [o_O]
      • [^] # Re: Dans le même genre

        Posté par  . Évalué à 3.

        Poursuis les en justice.

        BeOS le faisait il y a 20 ans !

      • [^] # Re: Dans le même genre

        Posté par  . Évalué à 2.

        Que nenni ! Quand tes professeurs te mettent "faute d'inattention", ils entendent bien ce qu'ils écrivent. Ici, "faute" signifie — à quelque nuance près — "erreur". Tu conçois bien, dès lors, qu'il est plus convenable de dire : erreur d'inattention plutôt qu'erreur d'attention.

        "faute" devient privatif dans la locution faute de, comme tu le soulignes. Mais là, il ne signifie plus "erreur", mais plutôt "défaut" (ou encore, manque, absence).

        Ainsi donc, faute d'attention, tu as fait une faute d'inattention. :-)
  • # faut pas chercher bien loin :)

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 3.

    Me semble que c'est juste que l'on parle tout le temps de la notion de "vente" pour désigner la transaction entre 2 parties qui consiste en un échange de bien et/ou de services.
    Dans tous les cas c'est pas plus illogique, les 2 termes désignants la même action, seul le point de vue change.
  • # C'est simple

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 5.

    En y reflechissant un peu plus profondément, on trouve une explication : La vente forcée est un délit, le vendeur est le coupable, l'acheteur est la victime. L'acheteur a donc fait un "achat forcé", mais c'est le vendeur qui a forcé la vente.
    Comme le délit décrit la faute de son initiateur, le vendeur est bien coupable de vente forcée.

    CQFD

    pffiouuu j'suis en forme moi ce matin...
  • # bon terme

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 4.

    Sauf erreur le bon terme n'est ni "vente forcée" ni "achat forcé" mais plutot "vente liée" dans ce cas.
    • [^] # Re: bon terme

      Posté par  . Évalué à 1.

      Personne ne force à acheter le matériel. C'est au bon vouloir. Donc ce n'est pas de la vente forcée.

      Par contre les logiciels sont obligés à l'achat, ils font l'objet d'une vente forcée liée à celle du matériel. Ca se résume par "vente liée".

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