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Re: Legalité ...

Posté par yojik77 () le 25/02/2008 à 10:53. (lien). Évalué à 10.

Soyons précis, il n'existe pas pas de "prohibition du boycott" en tant que tel en France. Il y a une interdiction (non pénale) de certaines pratiques commerciales visant à restreindre l'accès au marché de certains producteurs de biens et services ou à les évincer (art. L. 420-1 Code de Commerce : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle(...) ) et il y a l'interdiction pénale des discriminations irrégulières (ben oui, certaines différences de traitement sont acceptables voie souhaitables, la vie est compliquée et le juriste cruel...) qui est visée par le 2° (prononcer "deuxièmement") de l'article 225-2 du code pénal.

L'article 225-2 CPén. :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIAR(...)

La discrimination définie à l'article 225-1, commise à l'égard d'une personne physique ou morale, est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 Euros d'amende lorsqu'elle consiste :

1° A refuser la fourniture d'un bien ou d'un service ;
2° A entraver l'exercice normal d'une activité économique quelconque ;
3° A refuser d'embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ;
4° A subordonner la fourniture d'un bien ou d'un service à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ;
5° A subordonner une offre d'emploi, une demande de stage ou une période de formation en entreprise à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ;
6° A refuser d'accepter une personne à l'un des stages visés par le 2° de l'article L. 412-8 du code de la sécurité sociale.
Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 Euros d'amende.


Oui mais alors, c'est quoi une discrimination irrégulière ? Facile, on lit à l'envers le code et on tombe sur l'énumération del'article 225-1 (les juristes sont des grands invertis :-D) qui nous apprend que sont telles les discrimiantions tenant, pour les personnes morale (càd. sociétés et association pour l'essentiel) :
à raison de l'origine, du sexe, de la situation de famille, de l'apparence physique, du patronyme, de l'état de santé, du handicap, des caractéristiques génétiques, des moeurs, de l'orientation sexuelle, de l'âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales.

Donc, le boycott de la feta danoise, parce que justement danoise, à l'appel d'un lobby de fetahyn hellènes, c'est *mal*. Un appel à refuser d'acheter des produits SCO parce qu'ils sont pas gentils-gentils, a priori, c'est plus ou moins utile et légitime, mais ce n'est vraisemblablement pas répréhensible ou illégal. La jurisprudence européenne amorce (CEDH, cf. infra) une évolution dans ce sens avec la décision Steel & Morris vs United-Kingdom de 2005 relative à des poursuites exercées par la sté McDonald contre les auteurs d'une brochure très critique : les grandes entreprises "s'exposent inévitablement et sciemment à un examen attentif de leurs actes" et donc à un certain niveau de critique. la diffamation n'est pas exclue, aps plus que d'autres procédés restreignant les critiques excessives mais il doit être trouvé un juste équilibre entre défense des intérêts économiques et liberté d'expression. Pas le temps de vérifier sur HUDOC si la question du boycott a été jugée...

Pour revenir au droit interne et outre le fait que toutes les discriminations ne peuvent donc être poursuivies, ce genre de texte ne s'applique pas sans des appréciations des circonstances de fait qui exigent une certaine finesse d'analyse. IMHO et sans garantie, il faut bien prendre les discours affirmant l'illégalité pure et simple de tous les appels au boycott comme illégaux pour ce qu'ils sont : de l'intimidation pure. Ceci étant : 1°) un certain nombre d'appels au boycott sont illégaux 2°) les commentaires de l'économiste cité supra, aussi sérieux soit le bonhomme, ne vous seront pas d'un grand secours en garde à vue...

Je vous lie ci-dessous un arrêt récent sur une vraie hypothèse potentielle de discrimination irrégulière (ici : en raison de la nationalité) mais IMHO très discutable compte tenu des faits de l'espèce (votre client a un souci avec tel état ou telle société pour des raisons plus ou moins admissibles et vous demande de ne pas pas travailler avec ceux-ci. premier point de débat : c'est inélégant certes, mais est-ce condamnable juridiquement !? Ici il s'agit d'un client ressortissant d'un état arabe qui exige que la livraison ne soit pas effectuée par une société israelienne : est-ce discriminatoire de la part du fournisseur français qui y consent, alors qu'aucune société israelienne n'a subi effectivement un refus discriminatoire, humhum ?? C'est le 2e sujet délicat : ce n'est pas évident du tout et il faudrait regarder encore plus en détail les jugements au fond qui sont normalement plus explicites...) :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=re(...)

Bon ensuite, sur cette affaire partculière, il faut aussi tenir compte de plusieurs éléments :

1°) c'est une vision pénaliste du monde et les pénalistes sont notoirement des gens qui manquent de finesse juridique. Gare ! je ne dis pas qu'ils sont de mauvais juristes mais ils sont, très fréquememt, empreints de préjugés (au sens strict du terme) moraux qui commandent leur interprétation des textes bien au-delà de ce que permet le raisonnement juridique ordinaire (j'ai récemment eu des échanges avec un substitut et c'est une mécanique intellectuelle un peu curieuse). Je suis toujours sidéré par les libertés que prennent les praticiens du droit pénal avec l'affreux poncif de "la loi pénale est d'interprétation stricte", principe inscrit en toute lettre dans la partie législative du code... Bref, selon le côté du Glaive où ils se touvent certains pénalistes-moralistes se feront des pourfendeurs fanatiques de la délinquance, pataugeant souvent dans un Ordre Moral fort peu objectif, ou, tout au contraire, se révéleront des pleurnicheurs dignes de mauvais téléfilms judiciaires.
Pour" balancer sévère", j'ai en mêmoire le chef-d'oeuvre de mauvaise foi du bien connu Maître Eolas lequel justifia sans rougir la décision de la Cour de Cass' condamnant un nigaud de rappeur pour des textes de chansons franchement pas damnables (je ne juge pas la musique, j'ai un zeste de prudence). Or, en vérité, on était à la limite de l'inconventionnalité pure et simple et du texte à l'origine de la poursuite, et de la décision (la dignité de l'unfiorme, motif légitime, n'autorise pas le n'importe quoi par rapport à la liberté d'expression). Curieusement, au sein de la tribu Pénaliste, ce sont fréquemment les mêmes qui après avoir justifié des trucs abracadabrantesque à coup de "Force doit rester à la Loi" et patati et patata, vous feront ensuite sangloter, à la barre, sur le sort d'un épouvantable Rapetou égorgeur de petites vieilles, son papa violent, sa petite fille qui a tant besoin de lui et son épouse admirable...

2°) c'est aussi la cour de cassation et, comme toute cour supérieure surchargée, elle n'est pas exempte de dérapages et donc, fort heureusement, elle est sujette à des repentirs fréquents (trop fréquents ?). Anecdote illustrative : j'ai en tête une décision de cet automne, dite du "poney Junior" qui avait fait beaucoup glousser, le distingué commentateur d'une revue spécialisée (pour les 13 autres juristes qui rôdent ici : le JCP, non ?) ayant fait beaucoup d'efforts pour ne pas qualifier cette décision ( à publier au Recueil !!) de grand n'importe quoi in-justifiable (l'intégrité sexuelle du poney étant désormais mieux protégée que celle d'une autre espèce inférieure...). Pour les curieux : Legifrance > Jurisprudence judiciaire > cour de cass' > année 2007 > mots clés 'poney" et "junior"....

Pour DLFP, on peut simplement envisager une action sur le fondement de la complicité, dans la mesure où l'on retient cette lecture ultra-répressive du texte (dans l'esprit du temps, notons-le) mais son statut de site d'information devrait lui permettre d'exciper (= de tirer argument pour faire exception à la règle ordinaire) de la législation relative à la presse (+ Jurisprudence ouvertement favorable de la Cour Européenne des Droits de l'Homme sise à Strasbourg : arrêts Observer & Guardian vs United-Kingdom et autres) : on retranscrit, on diffuse le message sans s'y associer. Woui, ce sertait sans doute un rien faux-derche mais c'est pour cela qu'on a inventé les avocats : pour qu'ils tiennent des discours parfaitement improblables sans glousser...

Pour ceux qui suivent, un arrêt, raisonanblement exigant, de la Cour de Cassation sur une prétendue pratique d'éviction (l'article L. 420-1 citée tout en faut de cet intemrinable post) :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?idTexte=JURI(...)
On voit bien qu'il faut une intention d'évincer du marché et qu'il y a une analyse, normale en droit économique, de l'influence des intiateurs du prétendu "boycott" sur le secteur en cause (on parle du "pouvoir de marché" sur un marché lui-même "pertinent" : ici on reconnaîtrait un tel marché pertinent pour les logiciels de sécurité informatique voire un sous-marché des logiciels anti-virus) et des effets de la mesure d'éviction sur le marché pertinent en cause. Le jour où un appel de la FSF bouleversera les poids respectifs des diverses sociétés sur l'un des marchés de produits et services informatique, le monde aura bien changé...


Bon faut que j'aille travailler pour de vrai, jeunes gens,

Salutations matinales,

Yojik
--
Attention au chien et au juriste : Le charabia ci-dessus n'engage pas son auteur ni personne d'autre, il est vraisemblablement inexact et garni d'approximations et d'inexactitudes tenant à la nature sincèrement administrativiste et rigoureuse de son auteur. Par suite : Ni responsabilité, ni dieu, ni maître.

[ Répondre ]

Désolé : gros acte manqué, c'était destiné au forum hardware...

Posté par yojik77 () le 15/02/2008 à 23:29. (lien). Évalué à 3.

... ceci dit, vu sa fréquentation, hein, j'aurais pu faire exprès ce n'aurait pas été plus idiot....

Yoj'
--
repentant

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Re: First Post

Posté par yojik77 () le 04/12/2007 à 08:57. (lien). Évalué à 4.

Et voilà, j'en ai piégé un !! Bonne lecture ;-D)

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Re: First Post

Posté par yojik77 () le 04/12/2007 à 07:39. (lien). Évalué à 10.

un effort d'adaptation (qui influe même sur la hiérarchie des répertoires, qui a tendance à être moins profonde).


C'est intéressant car c'est un trop joli cas de sublimation d'une limitation : le mode spatial rend quasiment ingérable une hiérarchie avec plus de 4-5 niveaux. Le fait qu'un utilisateur abandonne des hiérarchies "lourdes" est tout à fait regrettable, c'est un signe d'inadaptation du produit à la variété des besoins des utilisateurs (dans leur diversité). Ton retournement sémantique est donc très significatif (le produit ne sais pas faire, je me réjouis de faire autrement que ce j'aurais voulu faire).

Au-delà de tous les trolls plus ou moins amusants, c'est le seul reproche sérieux et définitif que je puisse faire au projet Gnome. Je trouve Gnome beau, bien fini, d'allure professionnelle, supérieurement internationalisé ...et pratiquement sans intérêt pratique, pour mon usage personnel, tant les choix de ces développeurs-concepteurs sont pregnants sur l'usage : pour profiter de ce produit il faut adhérer (intellectuellement et pratiquement) à une démarche ergonomique et être prêt à réorganiser ses méthodes, même les plus intuitives (classeur > sous-classeur > chemise > sous chemise) , en conséquence.

Je crois que c'est Ubuntu qui a tenté d'imposer ce fameux mode spatial il y a quelques années et c'est tout à fait dans cette logique de contrainte douce, presque librement consentie (de mémoire, il y a eu bronca et abandon quand même...).

Dans mon cas personnel, j'ai un besoin professionnel de hiérarchies complexes (par exemple pour classer des documents de jurisprudence pat thèmes et sous-thèmes, des newsletters, des rapports et des textes juridiques, divers et variés) : cette complexité et la qualité de cette organisation m'évitent de recourir en permanence aux outils de recherche de fichiers sur le disque dur (par exemple, "Mais où ai-je donc rangé l'allocution de Denoix de Saint-Marc sur le courage à l'Académie des Sciences Morales et Politiques ??")

Personnellement, j'ai remarqué comment "j'intériorisais" mes hiérarchies de répertoire, c'est assez troublant car l'ordre que je peux mettre sur mon DD se répercute ensuite dans mon intellect...

Bien fraternellement,

Yojik77

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Re: ca depend

Posté par yojik77 () le 15/11/2007 à 19:19. (lien). Évalué à 1.

Merci de ton conseil NeoX.

Je ne souhaite surtout pas perdre mes données sinon effectivement j'aurais pu faire un ménage violent et repartitionner ce disque aux petits ognions en partant de zéro.

Pour le MBR et la table, effectivement ce sont normalement deux choses distinctes mais dans mon cas, il y a vraisemblablement quelque chose qui les lie...

Bien à toi,

Yoj'

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Re: AHCI

Posté par yojik77 () le 21/09/2007 à 08:44. (lien). Évalué à 2.

Je comprends bien ta remarque puisque je me suis retrouvé un peu par hasard détentaire d'une CM compatible S-ATA et que j'essaie désormais d'en profiter...avec cette petite surprise hier soir...

Ceci dit, même si l'abandon ou le désintérêt pour des chipsets un peu anciens ou peu diffusés est certainement assez fréquente, je pense que les constructeurs restent largement responsables. Rédiger un driver stable et performant c'est un service que l'on doit à ses clients et en matière de DD, il y a depuis longtemps un marché linux...

Nous ne sommes plus en 1995 : il y a du linux dans des milliers de salles serveurs et tout ne se fait pas en SCSI, en plus le P-ATA est quand même en voie d'extinction programmée (façon ours polaire: ce sera long mais c'est certain...) : que les constructeurs n'aient pas pris la mesure d el'enjeu et rédigé des drivers propres, ça me fiche quand même pas mal par terre !

Bref, je reste un peu scié par tout ceci...

Yoj'

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Re: quel chipset, quel noyau ?

Posté par yojik77 () le 21/09/2007 à 06:24. (lien). Évalué à 1.

Le kernel de OpenSuse 10.2 est un 2.6.18 et cette distribution est sortie fin 2006 !

Pour le chipset, c'est du Via KT880
Pour les minutieux :
0000:00:0f.0 RAID bus controller: VIA Technologies, Inc. VIA VT6420 SATA RAID Controller (rev 80)


Merci de ta proposition de service : l'objet était plutôt de faire part de mon émoi mais j'apprécie ta bonne volonté !!


Yojik

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Réserves récurrentes & mise en garde salutaire

Posté par yojik77 () le 18/07/2007 à 19:21. (lien). Évalué à 2.

Bon, comme tout le monde je suis allé jeter un coup d'oeil sur ma matière de prédilection, le droit public...et là, calamitas c'est le désastre...

http://fr.wikiversity.org/wiki/D%C3%A9partement:Droit_public

Il n'y a pas grand chose de rempli mais ce qui l'est est franchement mauvais. Inexactitudes, approximations, imprécision, c'est du niveau d'un étudiant assez moyen. Je parle en relative connaissance de cause puisque j'ai enseigné deux sous-disciplines de cette matière (vlan pour l'argument d'autorité !) pendant 2 années en 2ème année de DEUG (aujourd'hui Licence 2) et Maîtrise (Master 1).

Avant d'aller plus loin je signalerai que je suis extrèmement réservé sur le plan scientifique et méthodologique par le concept même de Wikipedia et de ses projets annexes (cf. mes anciesn commetnaires sur le sujet) et que je lui préfére la partialité sincère et l'attitude plus humble du tout venant des pages personnelles, attitude pas très constructive mais que je tiens à distinguer de l'anti-wikipedisme de pure médisance qui trouve refuge ces jours-ci dans les journaux du "bien-penser" pour les gens qui se croient de gôôche.

Or ici, le pékin curieux attiré par la réputation des wiki-concepts se trouverait embarqué dans de forts beaux draps...

Illustration par l'exemple :

Le droit public en France trouve son origine lors de la Révolution Française. Ainsi l'autonomie des juridictions administratives trouve ses origines dans les lois du 16 Août 1790 et 24 Août 1790. Mais cette évolution a été longue : au début justice retenue, puis déléguée en fait, puis enfin déléguée en droit par la loi du 24 mai 1872. C'est généralement la décision du Tribunal des Conflits (TC) du 8 Février 1873, dit Arrêt Blanco, qui est souvent retenue comme étant la première décision appliquant pour la première fois l'autonomie des juridictions administratives. Même si les juridictions existaient déjà comme le Conseil d'État, elle n'applique la justice délégué en droit qu'à partir de cette période.

On peut remarquer trois grandes réformes en droit français contribuant à développer la justice administrative: La réforme de 1953, les tribunaux administratifs sont juges de droit commun du contentieux administratif et exercent subsidiairement, des fonctions administratives. Le développement du contentieux conduit à une nouvelle loi le 31 décembre 1987 créant les cours administratives d'appel, qui les rends compétentes afin de juger les appels des décisions des tribunaux administratifs. Le Conseil d'État intervient alors comme juge de cassation.



Dans l'ordre :
- une erreur dès la première phrase : il y a toujours eu un droit public . Car qu'est-ce que le droit public ? L'auteur reste dans le vague et se trompe : il assimile à tort donc droit public (le droit de l'exercice de la Souveraineté dans un cadre étatique entendu le plus largement) et le droit administratif (droit dérogatoire régissant une part des activités de l'Administration) qui n'en est qu'une partie (avec le droit constitutionnel, les finances publiques, etc.). Il y a toujours eu des règles particulières relatives à l'exercice de la Souveraineté, parfois anecdotiques (et encore...) comme la loi Salique opportunément exhumée par les Légistes ou d'une importance cruciale comme la convocation des Etats Généraux. A cela s'ajoute un régime de responsabilité propre ("Le Roi ne saurait mal faire"), des règles contentieuses adaptées (Edit de Saint Germain et ses défenses itératives aux Parlements (le juge de droit commun de l'époque en gros) de troubler les activités de l'Administration. En réalité c'est le droit public moderne qui apparaît pendant et après la Révolution (le rôle de l'Empire est considérable à de nombreux égards...). L'erreur semble minime, elle aboutit toutefois à une énormité.

- une longue confusion ensuite. Il y a confusion entre le particularisme des juges de l'Adminsitration qui vont progressivement se constituer en une juridction administrative, un Ordre Administratif, et l'existence d'un droit Administratif autonome, distinct du droit applicable aux gens normaux (= les particuliers). Blanco [1] ne scelle pas du tout l'autonomie de la juridiction administrative mais affirme l'autonomie du *droit* administratif, les règles applicables (avec aussi deux trois bricoles sans conséquence sur la liaison de la compétenc eet du fond et un vague critère du service public ;-D. la confusion est évidente avec la décision Cadot qui consacre le caractère de juridiction de droit commun (= celle à laquelle on s'adrese quand aucun texte ne prévoit la compétence d'une autre juridiction) du Conseil d'Etat.

[1] http://www.conseil-etat.fr/ce/jurisp/index_ju_la01.shtml
[2] http://www.conseil-etat.fr/ce/jurisp/index_ju_la04.shtml

- un second paragraphe marquée par une imprécision habile (j'ai l'impression de rajeunri quand j'étais examinateur à l'oral...) : pas de bétises mais rien de bien précis. Sauf que quand l'on annonce trois réformes autant en citer 3 et pas 2 (oubli de la réforme de 1995, de 2000, du Code de Justice Administrative ?). Et, le venin est dans dans la queue, le Conseil d'Etat depuis la prise d'effet de la réforme de 1987 est principalement juge de cassation, il reste aussi un juge de 1er ressort et d'appel d'attribution (= quand un texte spécial le prévoit).

Bref, le curieux sincère qui se pencherait en toute confiance sur cette présentation se verrait déjà embarquer dans des contre-sens sérieux. On ne peut rien reprocher d'autre à l'étudiant ou à l'amateur éclairé qui a rédigé cette introduction qu'une certaine superficialité des connaissances, un manque de recul par rapport à son sujet. Mais comme celà augure mal de la suite...

En conclusion, il faut voir avec l'augmentation des contributeurs mais le nombre de bénévoles correctement informés est modeste et l'effet de dispersion déjà relevé plus haut dans les commentaires entre les diffférents Wiki-concepts n'est pas un élément favorable...

Quant aux rigolos qui viendront me dire "Bin, t'as qu'à corriger si t'es si malin !", je les enverrai poliment (ou pas) paître en leur signalant que j'emploie mon temps comme je l'entends et que si mon âme miséricorideuse a accepté de jeter ces quelques pensées sur mon dlfp que j'ai, c'est mon choix !!

Bien fraternellement,

Yojik

[ Répondre ]

Re: T'as un sens de l'humour...

Posté par yojik77 () le 03/06/2007 à 14:21. (lien). Évalué à 10.

> Les prudhommes sont à l'avantage des salariés.

C'est un (gros) cliché et un cliché inexact...

Faire circuler ce genre de légende est assez irresponsable et vraiment dangereux parce que la conséquence directe c'est qu'on se retrouve avec des salariés qui arrivent comme des fleurs aux Prud'hommes, souvent sans avocat, et qui se font étriller et se retrouvent plus abimés qu'ils ne l'étaient précédemment...

Si je devais corriger cet énoncé je dirais ça plutôt comme ça :

"
A.
Dans la très grande majorité des cas, l'employeur est en tort ce qui explique que le plus souvent les décisions sont globalement favorables aux salariés.
"Le plus souvent" parce que :
- 1°) quand l'employé est en tort, l'employeur parvient généralement à le démontrer et que
- 2°) même quand l'employé est dans son bon droit, s'il débarque comme une fleur à l'audience il peut se faire ratatiner vilainement.
Votre ami, vermine oisive et nécessiteuse, c'est donc la loi de 1991 et son décret d'application :
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/N11885.xhtml(...)

B.
Surtout, les jugements des Prud'hommes sont le plus souvent "globalement" favorables aux employés (les avocats travaillaistes parlent souvent de "côte mal taillée" pour des décisions qui ménagent la chèvre et le chou et n'indemnisent que partiellement le préjudice de l'employé).
Car il s'agit dans tous les cas d'une juridiction paritaire (aucun juge pro ne siège ne première instance : seulement des élus salariés et des élus employeurs à égalité) et les conseillers patronaux ne sont pas là pour ruiner les employeurs de leur ressort : généralement, s'ils acceptent de donner raison à l'employé, ils s'efforcent souvent de minimiser le niveau de l'indemnisation.
bref, il y a rarement des jackpots aux Prud'hommes, les sommes importantes qui sont versées à l'occasion étaient tout simplement dues (par ex. : indemnités d'ancienneté en cas de licenciement non fautif).

C.
Enfin il existe un très fort aléa géographique, certains conseils étant plus "durs" que d'autres notamment compte tenu de la rigidité/exigence des magistrats professionnels qui connaissent (=auront à examiner) des dossiers en appel.
"

Là on sort de la légende et on se rapproche d'un énoncé sérieux à défaut d'être démontrable. Et mettre en avant deux, trois, dix cas individuels n'est pas de nature à l'invalider .

Yojik77

[ Répondre ]

Re: J'en déduis...

Posté par yojik77 () le 08/04/2007 à 15:40. (lien). Évalué à -1.

>(Lapsus révélateur avec http://fr.wikipedia.org/wiki/Muleta ?)

Pirapss !

;)

[ Répondre ]

J'en déduis...

Posté par yojik77 () le 08/04/2007 à 09:37. (lien). Évalué à 3.

... que ce n'est pas une boutade, que Etch est dans la nature (rien sur les sites autorisés !).

Je me crispais tout seul hier soir en lisant ce qui trainait encore dans les soucis du debian-installer, je suis rassuré !!
http://www.debian.org/devel/debian-installer/errata.en.html


Incidente :

Pour moi, le DPL c'est un peu le gars qui se fait élire par un collectif qui lui interdit ensuite toute expression et toute initiative autonome parce que, Debian, c'est d'abord un collectif bon sang !

En fait ça m'a toujours un peu fait penser à ce jeu mexicain avec un gourdin et une peau de bête remplie de cadeaux (la muleta ?).

Courage Sam !! Bravos aux autres candidats, qu'ils persévèrent dans tous leurs efforts !!

Yoj'

[ Répondre ]

Re: j'aurai aimé que linuxfr ne face pas comme les medias classiques

Posté par yojik77 () le 08/04/2007 à 09:10. (lien). Évalué à 10.

Oui mais je dis Non aux interférences ultra-quièvrainnes dans notre campagne toute pourrie à nous qu'on a !!
On dit PSOB d'ailleurs ou alors ce taquin de Di Rupo a trafiqué des trucs sans prévenir !

<ma vie que j'ai>
Allez, tout le monde s'en claque mais ma vision, ma "lecture" de cette élection présidentielle, réalisée en concertation avec les plus hautes autorités morales disponibles chez moi ce jour, à savoir mon mug de thé et mes biscottes :

1°) C'est sans intérêt mais je vote Buffet parce que je suis d'accord avec 95% de ce qu'elle raconte (son speech sur la Corse avec le concept "osé" de Ghetto pour les riches !), ce qui est une bonne raison pour voter pour quelqu'un ce me semble, et qu'ainsi il en restera un (au moins) de linuxien communiste car je vous méprise tous affreux renégats centristes que vous êtes !! ;)

1°) bis : Vous devriez tous faire de même : voter selon votre coeur. J'explique souvent à des proches qu'il y a eu des gens encoreplus amers que d'autres en 2002, ceux qui se sont forcés au 1er tour à voter (utile, forcément) pour un Jospin inepte en 2002 en renonçant à leur crédo et qui ont du, avec un haut-le-coeur, voter pour la Grande Canaille 15 jours plus tard.

2°) Je recommande à toutes mes connaissance de ne pas voter Royal mais Bayrou, même à ses soutiens loyaux, car tant qu'à voter utile autant le faire vraiment.
Parce que je pense, de manière sociologico-empririque, qu'elle se gauffre en braquant l'électeur de gauche avec une campagne médiocre (pour être poli) et qu'elle a perdu la clef de l'électorat de droite (quitte à avoir un président d'ouverture gauche-droite, l'électeur de droite en préférera légitimement un plutôt de son bord) et qu'avec ses positionnements pifomètriques, elle altére son image (elle n'est plus celle qui écoute les français mais une girouette en proie à une certaine panique) et à mon avis, elle a perdu toute capacité de rassemblement au 2nd tour (depuis le début, même pendant la campagne interne, c'était un des arguments massu : "regardez mes sondages, je mords sur le centre et la droite !").
Le PS est en train de rééditer exactement le désastre 2002, avec peut-être un peu plus de lucidité : tout jouer sur une stratégie de 2nd tout alors que le 1er tour est loin d'être gagné. Et pour info, la politique c'est une affaire d'offre : Jospin ne s'est pas planté parcque les électeurs de gôoche sont des irresponsables futiles mais parce qu'il ne les a pas convaincus...
En plus, contrairement à son image maternelle et sécurisante des débuts, depuis qu'elle s'exprime, depuis la fin de l'Etat de Grâce médiatique (Gala, etc.), on découvre qu'elle est sévérement névrosée et anxiogène (un seul exemple : campagne "La France présidente" et allusions répétées vopire permanentes à Jeanne d'Arc : c'est sûr, on a trouvé aussi mégalo-fondu que sarkozy !).
Aujourd'hui pour parler clair, et malgré les très grandes réserves que m'inspire les sondages, je pense qu'effectivement elle perdrait au second tour contre Bayrou ou Sarkosy, sa seule fenêtre étant un duel avec Le Pen.
Fin 2004 quand le phénomène Royal s'amorçait, je la tenais pour le candidat de second tour ultime avec une difficulté de mobilisation au 1er tour, depuis son melon a quintuplé et ses dérapages avec...

3°) Au deuxième tour on élira un Bayrou, lettré humaniste, de droite, conservateur (quand même), libéral (suffisament), catholique, aigri par sa (courte) traversée du désert et un peu revanchard (cf. l'ENA) mais qui n'est pas un cas pathologique à exhiber dans les facultés de Psychiatrie à la différence des deux guignols PS et UMP. On a eu un délinquant obsessionnel pendant 12 ans, si on pouvait faire une pause sur les cas cliniques...

4°) Retour à la démocratie (imparfaite pour les raisons que l'on sait) en juin, avec une élection moins grotesque en terme de représentation que la présidentielle (corps électoral de plusieurs 10aine de millions => un élu), les législatives (corps électoral de plusieurs 10aine de millions => environ 600 élu). Là est l'enjeu, là sera le choix. Bayrou pourrait être un (n'être qu'un) René Coty à qui il nous faut trouver son Mendès !!

5°) D'ici là, les sondages annoncent encore plus de 20% de personnes certaines d'aller voter et indécises et je pense cette valeur crédible. Mon analyse est que dans cette "poche" de votants indécis, il n'y a plus une seule voix de réserve pour sarkosy, il est extrémement présent médiatiquement et polarise le débat (effet Balladur 1995, Nicolas tu as la mémoire courte...) : le score de Sarko sera en deça des prévisions actuelles.
Par contre, je suis court sur Bayrou : en 2002, je pensais qu'il avait déjà un positionnement parfait électoralement parlant et, pour parler façon équidé, il avait un peu renaclé devant l'obstacle !? Pour moi son score sera la vraie surprise, il tocuhe un électorat plutôt CSP+ attentif au déroulement de la campagne et il faura tenir compte d'éventuelles bourdes de fin de camapgne, de lui ou de Ségo (il faut aussi qu'il pense à planquer sa directrice de camapgne, Mme de Pernez est vraiment trop défensive-aggressive). Si Royal ne raffemit pas sa campagne, l'électorat de gauche flottant (c'est lui qui manque actuellement dans les sondages : on totalise moins de 40 % en somme totale) se dispersera sur Bayrou et l'extrème gauche et Royal sera bonne 3ème ou 4ème.
Car je pense que Gare du Nord va sérieusement faire monter Le Pen (moins qu'un vote Le Pen de "rebellion" de jeunes ou de français d'origine étrangère, qui sera aussi une réalité), avec des analyses devant l'isoloir, du type "foutu pour foutu, on va leur mettre un peu la panique"....

</ma vie que j'ai>

A bas le Présientialisme !


Yoj'
--
<mégalo inside> >Pour vous foutre le bourdon, en 2002 j'avais prévu le plantage de Jospin et en 2005 la victoire du Non...

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Re: Je vais voter ... c'est sûr

Posté par yojik77 () le 08/04/2007 à 08:13. (lien). Évalué à 4.

Honnêtement j'ai fait ce "test" sans chercher à truyer le résultat, sans choix tactique et je connais assez bien mes convictions : le résultat m'a fait mourir de rire...

Une amie l'a fait aussi, elle se pensait voyneto-bovésienne ou approchant et elle s'est retrouvé à voter chez... Nihous ! Grosse rigolade...

Je pense que soit qu'il y a un gros défaut de conception, soit que c'est un sondage idiot digne d'un magazine féminin

Faut pas s'affoler...


Yoj'

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Re: Eté 2007 : il va faire chaud sous les trolls

Posté par yojik77 () le 22/03/2007 à 17:04. (lien). Évalué à 1.

Sur Plasma, mes inquiétudes découlent de la lecture des points réguliers sur l'avancement du développement sur dot.kde.org : Plasma n'apparaît pas souvent, à la différence d'autres sous-projets autrement actifs (mailody, okular, etc.).

C'est d'ailleurs implictement confirmé par la date et le contenu de cette conversation :

http://techbase.kde.org/Projects/Plasma/20070207

Idem pout le fait que beaucoup de "tâches" n'aient toujours pas de développeurs qui comptent s'y atteler ici :

http://techbase.kde.org/Projects/Plasma/tasks

Tout cela ne signifie pas non plus que rien ne se passe au niveau du dévelopement mais, encore une fois, pas grand chose de perceptible à cette date....

Qué viva KDE !!


Yoj'

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Re: Coquille

Posté par yojik77 () le 22/03/2007 à 16:45. (lien). Évalué à 4.

Eh bien, il y a quelques temps, tout le monde disait un après-midi... maintenant, presque tout le monde dit une après-midi. Peut être à cause de l'erreur que tu cites qui marche aussi avec bon (qui se prononce bonne).


La théorie de la prononciation est intéressante mais ce n'est pas forcément elle qui a justifié le glissement d'usage ou du moins l'incertitude d'usage.

Le dictionnaire des difficultés de la langue française Larousse (1956) qui constitue ma référence habituelle indique bien :
"le genre de ce mot fut longtemps hésitant. Il est aujourd'hui du masculin : Je vous ai attendu dtout l'après-midi (Acad.). L'après-midi était beau (A. Camus, L'Etranger, 32).

Par contre, sur le site du Trésor de la langue française informatisé :
http://atilf.atilf.fr/tlf.htm


APRÈS-MIDI, subst. masc. ou fém.

Partie de la journée comprise entre le repas de midi et le repas du soir.

A. [En dehors de la fonction de compl. circ. ou d'appos.] :

1. Je me promenais aux Champs-Élysées par un beau jour de printemps. C'était un des ces après-midi tièdes qui remuent en nous des joies secrètes, qui nous allument les yeux et versent sur nous un tumultueux bonheur de vivre.
MAUPASSANT, Contes et nouvelles, t. 1, Un Sage, 1883, p. 920.

2. ... les matinées et les après-midi, coupées par les offices, y rendent tout travail d'art impossible.
HUYSMANS, L'Oblat, t. 1, 1903, p. 14.

SYNT.
a) Au fém. Une après-midi déjà brûlante de juin; cette sombre après-midi de novembre; une après-midi de soleil; une terrible après-midi; consacrer une après-midi à; dormir des après-midi entières; passer là de longues après-midi.
b) Au masc. Passer tout l'après-midi avec qqn; dans le jour bas de cet après-midi d'hiver. c) Avec indécision sur le genre. Le feu de l'après-midi; le courrier de l'après-midi; les fins d'après-midi.

B. [En fonction de compl. circ.]

1. [Avec prép.] :

3. Ah! ces homards de digestion si lente, dont nous souffrîmes, Simon et moi, durant les longues après-midi de soleil, en face de l'Océan qui fait mal aux yeux!
BARRÈS, Un Homme libre, 1889, p. 7.

4. Deux mois plus tard, par une après-midi grise et douce de novembre, Mme Caroline monta à la salle des épures, tout de suite après le déjeuner, pour se mettre au travail.
ZOLA, L'Argent, 1891, p. 219.

[...]


Je mne me vois pas parler de ce "sombre après-midi", ni "dormir un après-midi entier" : pour moi, le féminin sonne naturellement et je peux me prévaloir de Zola pour l'employer !

Pour une fois que la Liberté nous est offerte et pas refusée....

Ce qui me gène plus, c'est "sucre dans les yeux", j'aurais plutôt dit "sucre visuel"


Là par contre, j'ai employé la formule "sucre pour les yeux" à dessein et je la trouve très recevable, en toute modestie ;-)

[ Répondre ]

Merci qui ....

Posté par yojik77 () le 10/03/2007 à 18:21. (lien). Évalué à -1.

http://linuxfr.org/~yojik77/15788.html

;-D

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Re: Perso

Posté par yojik77 () le 05/03/2007 à 22:55. (lien). Évalué à 2.

> IANAL. Si RF est une administration, alors sa non réponse dans un délai fixé par les textes signifie approbation.

Justement non.

En droit, le Silence ne vaut jamais approbation. Le principe idéologique du Libre-Arbitre implique qu'il ne peut y avoir d'accord, de consentement qu'exprèssement exprimé (trop facile sinon de dire que tel ou tel à voulu ceci ou cela par son seul silence...).

En droit administratif, la règle est que "le silence gardé de l'Administration pendant deux mois vaut rejet" de la demande, c'est-à-dire refus.

C'est une décision implicite ce qui semble contradictoire avec ce que je viens de dire. En réalité, l'objectif est de protéger l'administré : il serait fort pratique à l'administration de laisser traîner (pour ne pas dire : "laisser pourrir") certains dossiers : faute de réponse l'Administré serait placé dans une position d'attente indéfinie.

Avec ce mécanisme, l'Administration répond automatiquement par un refus au bout de deux mois et, depuis la bienveillante loi DCRA (2000 ou 2001), un administré pourra même prendre son temps pour attaquer une telle décision implcite : grosso modo, il ne subit alors plus le délai de recours pour attaquer la décision.

Dès lors qu'il y a une réponse, fut-elle négative et implicite, il y a la possibilité de l'attaquer devant le Juge Administratif, c'est à dire normalement le Tribunal Administratif et pour Radio France, très vraisemblablement devant le Conseil d'Etat. Et l'annulation d'un tel rejet n'est pas forcément anodine pour l'Administration...

Il existe quelques dérogations très particulières (délais plus longs, plus courts, acceptation implicite) mais dans l'ensemble vos mèls sans réponse ont bien reçu une réponse négative (implicite) au bout d'un délai de deux mois après réception par l'Administration (Radio France, etc.) à laquelle vous les avez adressés....

Une saine lecture :
http://www.amazon.fr/droit-administratif-Prosper-Weil/dp/213(...)


Bien à vous,

Yoj'

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Confusion permanente entre modalité de distribution & licence

Posté par yojik77 () le 05/12/2006 à 07:58. (lien). Évalué à 3.

Désolé mais quand je lis ça :

n'avaient en revanche pas de licence identifiée.


Je frémis un peu.

Un produit intellectuel immatériel, relevant de la propriété intellectuelle, n'a jamais besoin d'une licence, laquelle apporte une précision sur les conditions juridiques d'emploi du "produit" concerné mais présente un caractère suppletif (s'il n'y en a pas, al sagesse du Législateur a pourvu à vos besoins avec le règime légal de propriété intellectuelle).

L'analogie qui rend ça clair n'implique pas de voiture rouge, c'est simplement le mariage : vous ave tous le droit de vous échiner sur un contrat de mariage avec des 10aines de pages de conditions diverses (type pre-nup Kennedy-Onassis qui aurait été un modèle du genre...) et d'accepter au passage de vous faire détrousser par un notaire... ;-D
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F948.xhtml?&(...)

.. mais vous pouvez aussi vous en remettre, sans effort supplémentaire, à la sagesse législative en retenant le règime dit (justement) "légal", c'est-à-dire la communauté réduite aux acquets (= aux achats d'après mariage, grosso modo).
http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F835.xhtml

Ca se concluera vite fait devant l'Officier d'Etat-Civil : 'il n'a pas été établi de contrat de mariage"....

Donc le fait de ne pas choisir volontairement l'un des règimes matrimoniaux existants ne signifie jamais que vous n'avez pas choisi un règime matrimonial : vous avez simplement choisi le règime par défaut (ou pour un juriste : le règime "de droit commun").

*****

A défaut de licence, les modalités de distribution (en France et certainement aussi aux USA) relève, simplement et naturellement, du bon vouloir du titulaire des droits de copie (copyright). C'est simple et sans bavure.

Ca me rappelle un gars scandalisé, ici-même sur linuxfr, s'émouvant qu'un projet freeware ne mentionnait pas de license sur son site web, comme si c'était un point nécessaire et obligatoire....

Bonne route,

Yojik

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Re: Wiki - Ras le Bol - Pédia

Posté par yojik77 () le 17/11/2006 à 11:45. (lien). Évalué à 4.


qui se présente comme impartial et qui s'en donne les moyens


Wikipedia a donc une équipe multi-disciplianaires, attachée au plus haut niveauxd'exigence et de rigueur scientifique, affectée à plein temps à la relecture de ces milliers/millions d'articles ?
Ah, tiens,..., en fait non !
Nature, The Lancet, d'autres publications scientifiques "se donnent les moyens" d'espérer être impartial avec des comités et de sprocédures de relecture draconiennes.

Et malgré cela, ils n'auront jamais la malhonnéteté intellectuelle de prétendre ne s'être jamais trompé, ne jamais s'être laissé abuser par une idée en vogue ou que sais-je.



... (en me laissant éditer ce que je ne trouve pas impartial)


Oups, donc nous n'avons pas *du* *tout* la même perception de l'impartialité.

Si l'impartialité, c'est qu'un second contributeur aussi imbu de lui même et aussi partial que le premier "édite" (sic) sa version de la question, ce n'est pas de l'impartialité, c'est de la prime au plus tenace ou aux plus nombreux.

J'adore wikipedia : je passe des heures à lire les discussions sur les articles avec des problèmes de neutralité. Parfois, pas toujours, le débat est intéressant et amène à une véritalbe impartialité (par la confrontation des points de vue et non par un exposé fallacieusement présenté comme neutre).


Mais j'ai cinq questions :

- Est-ce que tous les gens redirigés par Google ont la même curiosité que moi ? (si vous répondez, oui, je vous confirme que vous êtes un geek coupé du réel)

- Est-ce qu'il y a assez de relecteurs, en nombre et en compétence, pour identifier tous les articles devant faire l'objet d'une contreverse de neutralité ? (j'ai ma réponse : j'ai personnellement identifié plusieurs pages non neutres, voire diffamatoires qui n'avaient pas été signalées comme telles depuis de longs mois)

- Est-ce que toutes les contreverse de neutralité aboutissent ou peuvent elles perdurer sans être tranchées pednantr des mois ? (là aussi , j'ai ma réponse, le dernier article que j'ai lu sur le Grand Mufti de Jérusalement traîne sa controverse depuis plus d'un an). Qui des lecteurs qui liront, en toute confiance, cet article pendant l'intervalle ?

- Est-ce que vous n'avez jamais croisé des pages qui fleuraient bon la publicité institutionnelle, la promotion voire la propagande (au profit d'un auteur, d'un politique, d'une formation, etc.). En quoi cette prose anonyme, d'apprence neutre, serait-elle moins insincère qu'une promotion institutionnelle comme le site du CEA ??

- Qui sait, qui peut dire qui anime et finance Wikipedia et qui tranche au nom de l'ensemble des contributeurs les questions "chaudes ? (je ne parle pas de pseudos, je parle des gens réels avec leurs croyances, leurs préférences, leurs inclinations, leurs marottes, leur identité ).

Bonne méditation...


***

Par ailleurs, pour la Hague, les sympathiques responsables de cette bombe sale à ciel ouvert sont plutôt à rechercher du côté d'Areva (ex-Cogema).

En matière de produits et de déchets nucléaires, c'est plus du côté de Saclay que le CEA serait concerné par ton (légitime) reproche.

***


In fine, je ne jette pas le bébé avec l'eau du bain : il y a des articles sérieux sur Wikipedia. Par exemple, après avoir vu le film The Queen, j'ai passé quelques heures à décortiquer les règles de precedence et de style propre à la couronne britannique (avec les titres écossais souvent méconnus !). Le rédacteur n'avait aucune distance critique (genre Stéphane Bern briton) mais c'était du bel anglais et bien documenté.

Mais il y a aussi énormménent de plagiats, d'intox, de clichés, de mauvaises traductions d'autres versions de wikipedia, de gloubi-boulga mal digéré à partir de plusieurs sources et de pensée molle ("Ayons l'air neutre, à défaut d'avoir la rigueur suffisante pour l'être").

Une approche proprement scientifique emporte une démarche critique quant aux sources.

C'est ce à quoi ont renoncé tous les zélateurs inconditionnels (tautologie) du projet Wikipedia. Ils seraient encore pardonnables si leur immodestie de nerd ne les rendaienjt pas insupportables....

Le cliché éculé (re-tautologie) que tu m'as servi tombe dans la série des nombreuses légendes urbaines du genre "Linux, c'est super-secure par rapport à Windows, il y a plein de développeurs qui auditent le code en permanence". Un contributeur de linuxfr avait fait remarqué, qu'à la réserve du coeur de certains *BSD, c'était absolument inexact...

Cordialement,

Yoj'

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Re: Wiki - Ras le Bol - Pédia

Posté par yojik77 () le 17/11/2006 à 11:15. (lien). Évalué à 2.

> Une étude a révélé que 50% de la population française a un QI inférieur à la moyenne.

Très bon ;-)

La confiance aveugle en des sources non identifiée est elle, dans cette perspective, une cause ou une conséquence ??

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