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: SCO revendique des droits sur Linux

Posté par walloo (). Modéré le 27 janvier 2003.
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Les utilisateurs de Linux violeraient-ils les droits de SCO Group (anciennement Caldera) ? C'est en vue de répondre à cette délicate question que l'éditeur du même nom a récemment fait appel aux services d'un cabinet d'avocats (dixit TechWeb).....
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Re: SCO revendique des droits sur Linux

Posté par 123neveu () le 27/01/2003 à 15:11. (lien). Évalué à 41.

Faut calmer le jeu. C'est un "problème" uniquement pour ceux qui font tourner des programme non nativement linux via les capacité de linux IBCS. Il me semble qu'il y a un brevet sur le chargement de librairie partagé dans ce cas.
Çà ne conserne pas les utilisateurs de Mdk/Debian/RH/Gentoo etc... qui ne font tourné que des binaire nativement Linux.

4 oublis majeurs dans cet article:

Posté par free2.org (page perso, ) le 27/01/2003 à 15:17. (lien). Évalué à 45.

il y a au moins 4 gros oublis dans cet article du JDN:

- le standard Ansi/Iso POSIX qui s'inspire fortement des APIs de Unix et dont Linux n'est qu'une implémentation

- le fait que les procès pour utilisation d'une API ont rarement abouti (je n'en connais pas en tout cas), surtout quand cette API est un standard ISO

- le fait que les brevets logiciels ne sont pas valables partout dans le monde (pas en Europe), et ne sont valables que 20 ans (Unix a plus de 30 ans), et ne concernent que des choses non deja connues au moment de leur dépot (on ne peut pas breveter Unix 10 ans après sa publication)

- l'université Berkeley qui détenait légalement les droits sur sa version BSD de Unix a remis ces droits dans le quasi domaine public (sous license BSD pour être précis, qui est compatible avec la GPL cf gnu.org )

Re: SCO revendique des droits sur Linux

Posté par Jean-Marc Leroy (page perso, ) le 27/01/2003 à 15:20. (lien). Évalué à 14.

Ca ne fait pas DU TOUT DU TOUT news-troll, la manière dont on présente le modèle... j'étais bien chaud pour écrire un article bien violent sur la vénalité du système américain, quand deux commentaires postés entre-temps viennent nous faire comprendre qu'il s'agit de trucs très ciblés...
Maintenant , si on pouvait être encore plus clair, ce serait sympa ^^

Re: SCO revendique des droits sur Linux

Posté par Jul (page perso, ) le 27/01/2003 à 16:18. (lien). Évalué à 2.

À qui appartient SCO ?

Re: SCO revendique des droits sur Linux

Posté par alenvers () le 27/01/2003 à 16:28. (lien). Évalué à 16.

http://www.internetwk.com/story/INW20030122S0011(...)

In a statement, Darl McBride, SCO president and chief executive,
made clear the company's intention.

"SCO owns much of the core Unix intellectual property, and has full rights to license this technology and enforce the associated patents and copyrights," McBride said. "SCO is frequently approached by software and hardware vendors and customers who want to gain access to key pieces of Unix technology."


MOUAWW. Seul les trucs faits après 1983 sont valables... Les normes sont à tout le monde...

In announcing the hiring of Boies, SCO also said it was offering to license SCO's Unix system shared libraries for use with Unix applications to enable them to run on Linux. In the past, customers could only buy the entire SCO operating system.

"The most substantial intellectual property in Unix comes from SCO," Chris Sontag, senior vice president for SCOsource, said in a statement. "While Linux is an open-source product, it shares philosophy, architecture, and APIs with Unix. SCO will help customers legitimately combine Linux and Unix technology to run thousands of Unix applications."


Tout est basé sur la norme... La philosophie ? On peut mettre un brevet la dessus ?

Re: SCO revendique des droits sur Linux

Posté par L () le 27/01/2003 à 16:47. (lien). Évalué à 16.

On notera que les gars de chez SCO semblent se réveiller une fois que Linux a largement participé au déploiment des sytèmes libres de type Unix. Pourquoi n'ont-ils pas fait valoir leur brevet avant que Linux ne soit si connu et participe largement à la démocratisation des systèmes Unix ?

Quant à faire valoir leurs APIs, ils ont du travail : je doute fort que SCO veille en découdre avec avec HP qui a son unix HP-UX, avec Sun qui a son Solaris, avec IBM qui a son Aix, ...

Mais bon, on voit vite qu'il s'agit surtout de coup médiatique (même si leur brevet sont valides dans certains pays) quand on voit que l'avocat chargé de la question n'est autre qu'un "Maître Collard" à la sauce américaine :

- http://www.internetwk.com/story/INW20030122S0011(...) : "SCO, formerly Caldera International Inc., hired Boies to investigate whether any Unix or Linux users need to buy an SCO license for the operating systems. Boies worked on the Justice Department's antitrust case against Microsoft, and defended music-sharing site Napster against the record industry. Boies also worked for former presidential candidate Al Gore in his Florida election litigation against President Bush "

Bref, il semble que SCO ait découvert que l'économie du budget marketing passe par des coups médiatiques provocateurs. On se demande s'ils n'ont pas pris exemple sur un autre éditeur, plus habitué au FUD ...

Re: SCO revendique des droits sur Linux

Posté par Jean-Philippe Prime (page perso, ) le 27/01/2003 à 16:54. (lien). Évalué à 14.

Rappel de SCO et Xenix et .... Microsoft :

http://www.computerhope.com/unix/xenix.htm(...)

Un article de LinuxWorld

Posté par Philip Marlowe (Jabber id, ) le 27/01/2003 à 19:52. (lien). Évalué à 16.

J'avais aussi proposé une nouvelle sur ce sujet. Aussi je vous propose la traduction (perfectible) d'un article de LinuxWorld http://www.linuxworld.com/site-stories/2003/0123.scoboies.html(...) qui m'y avait incité.

SCO veut imposer sa propriété intellectuelle sur Linux

Par Juan Carlos Perez et Stephen Lawson, IDG News Service.

Utilisateurs et vendeurs de Linux et Unix, faites attention : le groupe SCO (ex Caldera) a engagé l'énergique avocat David Boies, qui avait été sur le dos de Microsoft Corp lors du procès pour violation des lois antitrust, d'examiner les éventuelles violations de la propriété intellectuelle de SCO sur Linux et Unix, cela a été annoncé mercredi 22 janvier.
Selon cette même annonce, SCO a aussi créé un nouveau service chargé de gérer les biens de propriété intellectuelle de la compagnie, un domaine sur lequel la compagnie dit qu'elle veut garder un contrôle plus étroit.
L'idée pour la compagnie est d'être "un peu plus agressifs que dans le passé à faire respecter notre propriété intellectuelle", dit Chris Sontag, vice-président senior du département Systèmes d'exploitation de SCO, mercredi dans une interview.

Dans la déclaration de mercredi, Lindon, SCO basé dans l'Utah revendique être "le propriétaire majoritaire des droits intellectuels sur Unix" et que bien que Linux soit un logiciel open source, "il partage sa philosophie, son architecture et ses API ( interfaces de programmation d'applications) avec Unix". Donc, la pression de SCO sur les licences, qui inclut de nouvelles campagnes de sur ces licences, vont être dirigées de manière à s'assurer que les utilisateurs et les vendeurs associent les technologies Linux et Unix "légitimement", dit la déclaration.
Les propos du Directeur Général de la compagnie, Darl Mac Bride, était cités dans la déclaration comme une énonciation que "SCO possède beaucoup des droits intellectuels centraux d'Unix, et détient pleinement le droit de licence de ces technologies et d'imposer les brevets et copyrights associés à elles".

"Dans certains cas, on a pu croire de manière infondée [que notre propriété intellectuelle] était dans le domaine public", dit Sontag, ajoutant que l'intention de SCO est de faire une politique de licences "raisonnable".
SCO, auparavant connue sous le nom de Caldera International, revendique que ses différents doits intellectuels sur Unix datent de 1969, quand les laboratoires Bell créèrent le code source d'Unix.
Le nouveau département s'occupant des licences, appelé SCOsource, va être aidé dans ses efforts par Boies et son cabinet d'avocats Boies, Schiller et Flexner. Boies a acquis sa notoriété dans le monde de de l'informatique et des télécommunications quand ila servi en tant que conseiller spécial pour le ministère Américain de la Justice dans ses procès antitrust contre Microsoft. Son rôle a été déterminant dans cette campagne qui a culminé avec la décision juridique historique qui a affirmé que Microsoft avait abusé de son pouvoir monopolistique sur le marché des systèmes d'exploitation.

La première campagne de licences à être lancée par le nouveau département est le Système V pour Linux de SCO qui donnera l'accès aux biliothèques partagées des systèmes Unix de SCO pour l'usage avec Linux aux développeurs d'applications, aux vendeurs de systèmes d'exploitation, aux utilisateurs finaux et aux fournisseurs de matériel et de services, dit SCO. Auparavant, ces bibliothèques Unix ne pouvaient être utilisées en dehors des systèmes d'exploitation SCO, mais désormais les clients de ces licences n'auront plus à payer les droits sur l'intégralité des systèmes d'exploitation SCO pour utiliser ces bibliothèques, dit SCO. D'aures programmes de licences SCO sont en préparation.

Re: SCO revendique des droits sur Linux

Posté par vic () le 28/01/2003 à 20:39. (lien). Évalué à 1.

Bah ce n'est rien de plus que le dernier sursaut d'une entreprise au bord de la faillite et qui essaie de récupérer quelques $ avant de mourir. Qui utilise encore Caldera ?

Comme indiqué dans un des liens SCO a deux revendications : brevets et copyright.
-Les brevets logiciels ne sont pas valables en Europe (pour le moment), donc tout ce qui a et sera écrit tant que ca restera le cas ne pourra pas y être soumis.
-Les droits du noyau de linux appartiennent à Linus Torvalds pour la plupart. La grande majorité des programmes formant GNU/linux ont été réécrits indépendament (s'il y a encore quelques restes de code écrit par SCO il doit être facile de s'en débarasser).

Deuxième chose : le premier Unix date de 1969, donc les brevets sont forcéments antérieurs, la limite de validité d'un brevet est de 20 ans (en France en tous cas) il ne sont donc plus valables ...

En résumé leurs revendications, c'est du vent.

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