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: Conférence sur les biens communs informationnels et l'EUCD

Posté par Ludovic Pénet (). Modéré le 13 novembre 2003.
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La Fondation « Les Temps Nouveaux », l'APRIL, la FIPR, l'initiative EUCD.INFO et temPS réels organisent à l'Assemblée Nationale une conférence sur le thème des biens communs informationnels le jeudi 4 décembre 2003 de 14 heures à 19 heures.

Entrée libre, inscription préalable obligatoire auprès de ludovic@penet.org

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De la publication en ligne d'articles scientifiques aux forums de discussion, du partage de fichiers vidéo et musicaux aux logiciels libres, un nouveau type de bien public, les biens communs informationnels, est en train d'émerger en réaction à l'érosion du domaine public. A travers eux, l'idée s'impose aujourd'hui que le partage est plus favorable à la création et à la diffusion de la culture et des savoirs que le verrouillage.

Encore faut-il que l'émergence de ces nouveaux biens communs ne soit pas tuée dans l'oeuf par le renforcement continuel des droits de propriété intellectuelle, qui permet aux entreprises les plus riches et les mieux dotées de s'assurer le contrôle de larges pans des productions futures.

Alors que le parlement européen a rappelé par un vote récent que le logiciel n'est pas brevetable en tant que tel, alors que le parlement français s'apprête à transposer la directive « EUCD », l'objectif de la conférence « Textes, musique, logiciels : les nouveaux biens publics sont immatériels » est de contribuer à la reconnaissance du développement des biens communs informationnels comme un enjeu politique majeur.

À l'invitation de Christian Paul (député, ancien ministre), Jean-Claude Guédon (Professeur à l'Université de Montréal, spécialiste de la circulation économique des savoirs) et Tariq Krim (fondateur de generationmp3.com) expliqueront ce que sont les biens communs informationnels, leur genèse, leurs tenants et aboutissants. Philippe Aigrain (fondateur de sopinspace.com, ancien chef de secteur « Technologies du logiciel et société » de la Commission Européenne), Loïc Dachary (de la section française de la Fondation du Logiciel Libre), Christophe Espern (de l'initiative EUCD.INFO), Robin Gross (de la fondation « IP Justice ») et Ian Brown brosseront ensuite un panorama du contexte juridique actuel et de l'une des principales menaces : la transposition de la directive européenne « EUCD ».

Entrée libre, inscription préalable obligatoire auprès de ludovic@penet.org.

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[+] Re: Conférence sur les biens communs informationnels et l'EUCD

Posté par marmotte_57 (Jabber id, ) le 13/11/2003 à 22:54. (lien). Évalué à -3.

Encore faut-il que l'émergence de ces nouveaux biens communs ne soit pas tuée dans l'oeuf par le renforcement continuel des droits de propriété intellectuelle, qui permet aux entreprises les plus riches et les mieux dotées de s'assurer le contrôle de larges pans des productions futures.

En s'assurant le contrôle de se qui est produit, ne peut-on pas voir ça comme une tentative de contrôle de la masse populaire. Regarde et écoute ce que je veux, pas ce que tu souhaites ....

(1er post :) )

Re: Conférence sur les biens communs informationnels et l'EUCD

Posté par Thomas Harding () le 13/11/2003 à 23:26. (lien). Évalué à 4.

Je vois plusieurs danger aux protections contre la copie, et à l'interdiction de leur contournement :

- il devient de fait impossible de pratiquer son droit à la copie privée, c'est à dire de copier tout ou partie d'une oeuvre dont on a acheté le droit de la représenter dans le cercle de famille pour son propre usage (extraits, insertion d'une musique dans une vidéo
familiale, écoute/visionnage sur un matériel ne tolérant pas le support d'origine -- les lecteurs de cd ou dvd n'existeront pas éternellement).

- la sauvegarde et la conservation des oeuvres devient impossible, et elles disparaîtront
avant de tomber dans le domaine public, ou pour les rares conservées par les éditeurs
n'y tomberont jamais (puisqu'ils présenteront des oeuvres restaurées, colorisées,
passées en 3d, ou n'importe-quelle /innovation/).

- l'extention des mesures de protection contre la copie aux outils de création (appareils
photographiques, caméras vidéos...) risque d'être faite sans que le créateur ait le choix
de les mettre ou non en oeuvre. La circulation des oeuvres que l'on aura créees sera
soumise au bon vouloir de ceux qui posséderont la clef. Ca peut faire 1984, mais ça
s'appelle "DRM", et c'est le dernier cri (que l'on pourra pousser)...

Si nos chers élus pouvaient s'intéresser de près à ces dangers...

TH.

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