Mandrakesoft retenue pour le développement d'un système d'exploitation ouvert de haute sécurité

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sept.
2004
Mandriva
La société Mandrakesoft a été retenue par le Ministère de la Défense français pour participer à un consortium, incluant Bertin Technologies, Surlog, Jaluna et Oppida, chargé de développer un système d'exploitation ouvert de haute sécurité. Ce système devra répondre à la certification CC-EAL5 (« Common Criteria Evaluation Assurance Level 5 »). Le montant du contrat est de 7 millions d'euros sur trois ans, dont 1 million pour Mandrakesoft.

La tache principale de Mandrakesoft sera d'adapter sa distribution et de mobiliser les ressources de la communauté du logiciel libre autour de ce projet. À terme, les résultats de ce projet seront publiés sous licence Open Source (NdM : libre ?).

François Bancilhon, directeur général de Mandrakesoft, indique : « C'est [...] notre projet le plus important à ce jour, et un événement majeur pour notre entreprise.» C'est incontestablement un bonne nouvelle pour Mandrakesoft, qui engrange un gros contrat et renforce par la même occasion sa crédibilité vis à vis des grands comptes, mais également pour l'ensemble de la communauté du logiciel libre, qui voit ici reconnue la supériorité du modèle open source en matière de sécurité des systèmes informatiques.

Mairie de Paris : une contre-offensive libre ?

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sept.
2004
Presse
Suite à l'annonce de Microsoft, qui propose une réduction de 60% sur le coût des licences pour les trois premières années, la société Nexedi a décidé d'envoyer une réponse libre à nos élus.

Pour rappel, il y a une contrainte supplémentaire à Paris (par rapport à Munich, par exemple) : le matériel est tellement vétuste que son remplacement est inévitable, dixit un responsable (voir interview en troisième lien).

Nexedi propose donc une offre 25% moins chère que celle de Microsoft, et incluant à la fois, le matériel, le logiciel, et le service (écartant donc toute possibilité de coûts "cachés").

Les avantages de la solution libre sont multiples : d'une part le coût réduit, qui permet d'employer le budget à d'autres fins. De plus, elle est aussi moins polluante, car elle s'appuie sur des clients légers, qui consomment bien moins d'énergie que des postes classiques. Enfin, elle est accompagnée de la création d'une dizaine d'emplois sur Paris.

Je pense que c'est là une réponse complète et détaillée à ceux qui croient encore (ou veulent faire croire) que la migration à GNU/Linux et aux logiciels libres coûte plus cher et est globalement moins bonne qu'une solution propriétaire.

Le DRM ne fonctionne pas, et on le savait.

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23
sept.
2004
Humour
« Nous vous avons menti. »

C'est ainsi que commence une (fausse) lettre ouverte de l'industrie informatique à l'industrie des loisirs. « Nous vous avons dit que les micro-paiements et la protection du contenu allaient fonctionner. Que vous pourriez facturer de minuscules sommes d'argent quand quelqu'un écouterait votre musique ou regarderait votre film. Nous vous avons dit des contre-vérités dont nous savions parfaitement qu'elles ne fonctionneraient jamais »

Cette lettre humoristique s'inspire du discours de Cory Doctorow (auteur de SF et membre de l'EFF) donné en juin 2004 chez Microsoft, rien que ça (extrait traduit en deuxième partie de la dépêche).

NdM : DRM pour Digital Rights/Restrictions Management, les mesures techniques de contrôle des oeuvres numériques