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Articles : Article de B. Decroocq & Lemaire : "Free as a beer"

Posté par hannibalix (page perso, ). Modéré le 06 décembre 2004.
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Après leur article "Microsoft pris dans la toile...chronique d'une mort annoncée ?", Bruno LEMAIRE, diplômé d'Harvard, docteur en mathématiques et en économie, et professeur à HEC dont il a été vice-doyen, et Bruno DECROOCQ, spécialisé depuis quelques années dans les TIC et les collectivités publiques ont encore frappé dans cet article : "Logiciels libres : free as a beer ; Valeurs du Libre, valeurs de l'entreprise : une hybridation impossible ?"

> Lire la dépêche (23 commentaires, moyenne: 4,6).  

Les deux auteurs y analysent les différences fondamentales qui séparent le modèle économique du libre et le modèle économique des entreprises.

Ils précisent notamment, que la gratuité (free as a beer) est avec la liberté (free as a speech), une condition sine qua non du développement et de la diffusion du logiciel libre et démontrent que les entreprises du logiciel libre ne sont en réalité que des entreprises comme les autres soumises aux mêmes impératifs de rentabilité.

Ils soulignent enfin la récupération et l'instrumentalisation par le "hard business" des logiciels libres, non seulement comme logiciels à part entière, mais plus encore de l'environnement symbolique positif dont ils sont porteurs...

Est-ce que l'intelligence collective de l'informatique libre ne sera qu'une mode de plus ? ... Où est-on à l'aube d'une nouvelle donne dont les enjeux dépassent la vision structurelle et culturelle du néo-capitalisme ?

L'article est en ligne sur le site cyberculture.info.

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Oui

Posté par Marcopolo (page perso, ) le 06/12/2004 à 11:06. (lien). Évalué à 6.

et démontrent que les entreprises du logiciel libre ne sont en réalité que des entreprises comme les autres soumises aux mêmes impératifs de rentabilité

Il faut au moins avoir fait Harvard et HEC pour dire ça... J'espère que le reste est plus intéressant, ça me fait dresser les cheveux sur la tête à chaque fois que j'entends ça. Le FUD sans doute lancé par certains concurrents comme quoi le logiciel libre n'est qu'une emanation du communisme a dû bien fonctionner pour qu'on imagine devoir dire ça.

Votre avis

Posté par syj () le 06/12/2004 à 15:08. (lien). Évalué à 9.

Je viens d'écrire à l'auteur cette article. Je pense qu'il y a un point qui n'a pas encore été abordé par les auteurs de cette série d'article et ce point me parrait essentiel pour comprendre les logiciels libres.
J'ai joint le mail ci-dessous.
En fait c'est un synthèse de mes réflexions sur le sujets.


Voici mon mail:

Bonjour,
Je viens de lire votre deuxième article sur les logiciels libres. Il y a une question que vous n'avez pas encore abordé et qui me parait fondamentale pour comprendre le mouvement des logiciels libres et peut être ses limites.
Actuellement, les gros projets qui composent le monde du logiciel libre réponde à des besoins qui sont propre à tous les informaticiens:
Système d'exploitation (Linux, FreeBSD ...)
Environnement graphique (Kde, Gnome, ...)
Navigateur internet et mailler (Mozilla ...)
Suite office (Open Office, Koffice)
Serveurs ( Http Apache, Tomcat, Jonas, Samba, ...)
Environnement de développement ( Eclipse, Kdevelop...)
Logiciel de dessin
Lecteur multimédia (Vidéo, image, music ...)

Cette liste de projet doit mobiliser plus de la moitié des ressources de la communauté des logiciels libres. D'ailleurs, je pense que plus les logiciels s'éloignent des besoins communs à tous les « développeurs » plus les contributeurs se font rare.

Par exemple, il n'y a pas de projet réellement actifs( voir aucun) dans des besoins métiers autre que ceux de l'informatique. Par exemple, si vous cherchez un logiciel de gestion de comptabilité, gestion de relation/client, gestion de ressources humaines, ... vous ne trouverez aucun projet qui a réellement abouti à quelques choses de viables (pour toutes les entreprises).
Et c'est là, je pense les limites actuelles de la communautés des logiciels libres. Les développeurs du libre développent avant tout pour eux (comme Richard Stallman avec Emacs). Il existe un autre moteur de motivation pour les développeurs de LL. C'est la « reconnaissance » des autres développeurs mais cette reconnaissance disparaît lorsque l'on traite avec des non informaticiens qui ne peuvent comprendre réellement la beauté ou la complexité d'un programme

Enfin pour terminer, cette limite reste actuel car il n'y a pas encore de logiciel développement accessible à tout le monde. Il y a bien MS Access, et 4D mais leurs prix et leurs limites d'utilisations ont empêché la création de gros projets « métier » autour de ceux-ci. De plus, les projets issues de ces logiciels sont en général le résultat d'hobyistes qui font leur produit sur mesure et qui réponde à des besoins très spécifique au point de ne pas pouvoir répondre à des besoins plus général (le monde médicale en regorge).
Toutefois, lorsque le monde des logiciels libres comptera des projets du type de MS Access, ou de 4D. On verra apparaître des logiciels libres répondant à des besoins métiers mais je pense que l'évolution de ces projets ne sera pas comparable au développement de Linux ou des autres gros projets libres. Elle restera probablement anecdotique, je pense notamment à des projets issue de financement publique.

Le modèles économiques des éditeurs de logiciel devra se situer à terme dans les zones qui ne sont pas prise en compte par les logiciels libres, ou sur des besoins extrêmements spécifiques, ou dans des niches aménagés par des contraintes externe à l'informatique tel que des lois, des brevets ou un ensemble d'acteurs économiques (tel que l'industrie du disque et du cinéma).

Il y aurait un deuxième point que j'aurai bien voulu abordé. Je pense que l'avenir des logiciels libres va être aussi fortement dépendant de l'impacte de cette « philosophie » dans les pays émergent tel que la Chine ou l'Inde au fur et à mesure de la démocratisation de l'informatique dans ces deux pays...

Je ne sais pas ce que vous en pensez. J'espère avoir réussi à exprimer clairement mes idées. Malheureusement, Je n'ai jamais été très fort en rédaction.
Cordialement,
Jérôme

corrections pour les modérateurs

Posté par Olivier Jeannet () le 07/12/2004 à 01:18. (lien). Évalué à 5.

« Où est t'on à l'aube »
à changer pour
« Ou est-on à l'aube »

Je rappelle d'ailleurs qu'on n'écrit « t' » (avec l'apostrophe) que quand il s'agit d'un « tu » ou d'un « te » abrégé, comme dans « je t'ai dit » .

Au fait, est-il bien nécessaire d'ajouter un "néo" à capitalisme ? (à mon avis non, car ça n'a pas de sens)

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