Le compilateur LLVM (pour Low Level Virtual Machine) vient de sortir le 11 février dernier dans sa version 2.2 et s'affirme de plus en plus comme un concurrent possible pour le projet GNU GCC.
LLVM n'est pourtant pas tout à fait comparable au compilateur GCC. En effet GCC est un projet complet et monolithique car Richard Stallman a choisi explicitement de ne pas le rendre modulaire afin de ne pas permettre a des programmes propriétaires de s'interfacer avec lui.
LLVM au contraire est placé sous licence BSD et a choisi une conception très modulaire afin d'être réutilisé au maximum par tous. Il se limite à des fonctions d'optimisation et de génération de binaire ; il ne peut analyser lui-même le code source des programmes à compiler (c'est le projet Clang qui est prévu pour ça).
Il sera intéressant de voir ce qui va se passer sur le long terme dans l'écosystème du libre et si LLVM va être capable d'attirer des développeurs utilisant actuellement GCC.
Linuxdays.ch 2008 : Appel à conférences
Nous avons le plaisir de vous informer que la quatrième édition des Linuxdays se déroulera les 21 et 22 mai 2008 à Genève. Cette année encore, l'entrée des visiteurs sera gratuite pour le salon et les conférences. En plus des conférences, des ateliers seront aussi organisés sur l'utilisation des logiciels libres dans le monde de l'éducation et sur les applications multimédia.
Thèmes des conférences du mercredi 21 mai :
Thèmes des conférences du jeudi 22 mai :
Nous faisons appel à vous pour proposer des conférences en français ou en anglais. Les demandes seront validées par le comité d'organisation. Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter : http://linuxdays.ch/index.php/fr/Contact. Merci pour votre intérêt et rendez-vous en mai à Genève.
Thèmes des conférences du mercredi 21 mai :
- Travail collaboratif, Groupware, ECM, CMS
- Téléphonie et outils de communication
- Logiciels libres en entreprise : retour d'expériences
Thèmes des conférences du jeudi 22 mai :
- Applications métier: ERP, CRM, SIG, BI
- La virtualisation et haute disponibilité
- Position des grands acteurs de l'informatique
Nous faisons appel à vous pour proposer des conférences en français ou en anglais. Les demandes seront validées par le comité d'organisation. Pour tout renseignement, n'hésitez pas à nous contacter : http://linuxdays.ch/index.php/fr/Contact. Merci pour votre intérêt et rendez-vous en mai à Genève.
Conférence « Les enclosures des biens communs : du vivant aux logiciels » le 23 février 2008 à Paris
Une conférence intitulée « Les enclosures des biens communs : du vivant aux logiciels » aura lieu le samedi 23 février 2008 à Paris, de 17h45 à 20h00, à la Cantine (151 rue Montmartre, 12 passage Montmartre Galerie des Panoramas, 75002 Paris). Les intervenants sont Richard Stallman (FSF/GNU) et Jean-Pierre Berlan (ancien directeur de recherche de l'INRA). L'animateur sera Charlie Nestel.
Description de la conférence :
Les "enclosures" désignent le mouvement d'expropriation des terres dévolues à l'usage collectif qui s'est déroulé sur plusieurs siècles et a précédé et préparé la Révolution industrielle. Le concept de « nouvelles enclosures » désigne par analogie la captation de biens communs par l'invention par les juristes des multinationales de nouveaux "droits" divers de « propriété sur le vivant » (gènes, plantes, animaux), sur les connaissances comme les algorithmes des logiciels, créant des monopoles qui cachent les effets et les conditions de chacun d'eux, derrière la fausse généralisation et l'escroquerie sémantique de l'expression « propriété intellectuelle ».
De nouvelles lois, comme « La loi de lutte contre la contrefaçon », mensongère à plus d'un titre, votée au Sénat le 17 octobre 2007, permettra à des agents assermentés d'organismes professionnels privés (semenciers, industrie du disque, Business Software Alliance) d'apporter la preuve de la matérialité des "infractions", en ayant le droit d'enquêter, y compris sur Internet, en étant à la fois juge et partie.
Des pratiques sociales, professionnelles, culturelles telles que l'informatique ou la reproduction du vivant, qui n'avaient a priori rien à voir entre elles, se retrouvent encapsulées dans de mêmes dispositifs juridiques : « les nouvelles enclosures ». C'est ainsi que les agriculteurs sont en train de devenir des « contrefacteurs » puisque produire en agriculture, c'est inévitablement reproduire, et du fait de l'extension du droit de brevet au vivant, c'est reproduire ce qui « appartient à autrui ».
Une meilleure connaissance des enjeux du logiciel libre peut-elle apporter des éléments d'analyse, de réflexion et de réponse ? Pour quelles convergences ?
Description de la conférence :
Les "enclosures" désignent le mouvement d'expropriation des terres dévolues à l'usage collectif qui s'est déroulé sur plusieurs siècles et a précédé et préparé la Révolution industrielle. Le concept de « nouvelles enclosures » désigne par analogie la captation de biens communs par l'invention par les juristes des multinationales de nouveaux "droits" divers de « propriété sur le vivant » (gènes, plantes, animaux), sur les connaissances comme les algorithmes des logiciels, créant des monopoles qui cachent les effets et les conditions de chacun d'eux, derrière la fausse généralisation et l'escroquerie sémantique de l'expression « propriété intellectuelle ».
De nouvelles lois, comme « La loi de lutte contre la contrefaçon », mensongère à plus d'un titre, votée au Sénat le 17 octobre 2007, permettra à des agents assermentés d'organismes professionnels privés (semenciers, industrie du disque, Business Software Alliance) d'apporter la preuve de la matérialité des "infractions", en ayant le droit d'enquêter, y compris sur Internet, en étant à la fois juge et partie.
Des pratiques sociales, professionnelles, culturelles telles que l'informatique ou la reproduction du vivant, qui n'avaient a priori rien à voir entre elles, se retrouvent encapsulées dans de mêmes dispositifs juridiques : « les nouvelles enclosures ». C'est ainsi que les agriculteurs sont en train de devenir des « contrefacteurs » puisque produire en agriculture, c'est inévitablement reproduire, et du fait de l'extension du droit de brevet au vivant, c'est reproduire ce qui « appartient à autrui ».
Une meilleure connaissance des enjeux du logiciel libre peut-elle apporter des éléments d'analyse, de réflexion et de réponse ? Pour quelles convergences ?

