chat avec Souad Massi

Posté par  . Modéré par Amaury.
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juin
2002
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Alors que la profession se réjouit des bons chiffres de l'année 2001, la SACEM poursuit sa campagne alarmiste sur les dangers d'Internet.
Rendez-vous est donc donné aux internautes pour un chat moralisateur organisé le mardi 25 juin de 17 h à 18h.


La guest star sera Souad Massi, et le thème abordé nous annonce la couleur (du papier monnaie) : Pourquoi faut-il payer la musique sur Internet ?


Toujours aucun rapport avec le libre, mais dans le même registre, Xemak nous signale que "Soma FM" (radio diffusée via le web) ne peut plus payer les royalties que lui impose la RIAA, et met donc la clé sous la porte: "(...) to stay on the air, SomaFM will have to pay about $500 a day in fees to the RIAA or over $15,000 a month. Just to expose you to new music that you wouldn't hear anywhere else. Just to help you buy more records."

Après les logiciels et les réseaux P2P, la RIAA va-t-elle s'en prendre aux radios en ligne dont la grande majorité tournent quasiment sans moyens financiers ?

Aller plus loin

  • # Plop ?

    Posté par  . Évalué à 10.

    À première vue, je ne vois pas trop ce que Souad Massi vient faire là. C'est juste une artiste, je n'ai rien vu sur son site qui ferait d'elle une porte-parole ou de la SACEM ou de la musique libre.

    Sinon, ya une faute, là : «Pourquoi faut-il payer la musique sur Internet ? »
    Je corrige pour nos lecteurs les moins avertis :)
    s/musique/musique produite par Vivendi/Universal/EMI/Sony Music/BMG/plop/g
    • [^] # boudiou ...

      Posté par  . Évalué à 2.

      J'ai oublié de protéger les "/".
      • [^] # Re: boudiou ...

        Posté par  . Évalué à 2.

        pas la peine de te faire chier avec des \ tu aurais pu écrire :
        s;musique;musique produite par Vivendi/Universal/EMI/Sony Music/BMG/plop;g
        par exemple ;)
  • # Mais qui est dans son bon droit ????

    Posté par  . Évalué à 10.

    J'en ai un peu assez d'entendre ce genre de discours alors je réagis même si je sens que ça va partir en troll.
    Mettons nous bien d'accord, je ne suis pas tout blanc, il m'est arrivé d'utiliser des systèmes de P2P...
    (Ah, excusez-moi on sonne à la porte...
    -Oui, bonjour.
    -Bonjour monsieur, nous sommes de la RIAA. Veuillez-nous suivre s'il vous plait...
    -Oui, euh, je finis quelque chose et j'arrive...)

    Bon, j'en étais où moi...
    Je disais que même si j'avais déjà utilisé des systèmes napster-like, jamais il ne m'est venu à l'esprit de me poser en défenseur des artistes spoliés par les maisons de productions...
    Et surtout pas en tant qu'utilisateur de tels systèmes...
    S'il y a quelque chose de pourri au royaume des majors et qu'une révolution doit venir nettoyer tout ça, ce n'est certainement pas en utilisant le P2P que l'on peut prétendre y participer.
    Cette révolution doit venir des artistes, et de personne d'autre.
    Arrêtez de geindre après les campagnes du RIAA, et ignorez les tout bonnemenent puisqu'elle ne vous concerne pas...

    Je dois par contre reconnaître que l'affaire de la radio est dommage, mais de la même manière, la solution ne peut venir que des artistes...
    • [^] # Re: Mais qui est dans son bon droit ????

      Posté par  . Évalué à 10.

      > jamais il ne m'est venu à l'esprit de me poser en défenseur des artistes spoliés par les maisons de productions...
      > Cette révolution doit venir des artistes, et de personne d'autre.

      Entièrement d'accord. Sauf que ce sont les maisons de disques qui imposent leurs lois, les artistes n'ayant pas leur mot à dire. À moins d'être ultra-connu (et en France, ça concerne moins d'une vingtaine de personnes), un artiste se fera vite écraser par le système si il ose rmettre en doute la toute-puissance des maisons de disques.
      Et puis quand on lit le sujet, on se dit qu'il y a un problème : quid de la musique libre ? Et des radios qui diffusent à la fois sur le Net et sur la bande FM ?
      • [^] # Re: Mais qui est dans son bon droit ????

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 6.

        Meme des artites ultra connus se sont soudainement mangé de procès parce qu'ils se préparaient à quitter leur maison de disque (j'ai pas de nom, désolé).
        Un bon article à lire est celui de Countney Love sur salon.com, http://www.salon.com/tech/feature/2000/06/14/love/(...)
        • [^] # Re: Mais qui est dans son bon droit ????

          Posté par  . Évalué à 10.

          Non, je parle de ce qui se passe en France actuellement (les articles de Saceml.deepsound.net parle de ça aussi). Johnny Hallyday, Eddy Mitchell (oui, oui) et quelques autres, voilà les ultra-connus.
          Ceux-là ne craignent rien. C'est très bien expliqué dans les articles du 2ème lien, mais pas forcément explicitement : le gros intérêt de créer artificiellement des artistes avec P(l)opStar et StarAcadémie, c'est que non seulement c'est très rentable (promotion à la télé, car le public se prend d'affection pour le groupe résultant de la sélection), mais surtout que dans 2 ou 3 ans, on n'en parle plus, plus besoin de les payer, et tu peux en avoir des nouveaux qui ne coûteront pas cher (pas de prétention pour la notoriété, etc.)
          Qui parle encore des 2be3 et autres boy's band à la con aujourd'hui ?
          C'est ce que je dis au-dessus. Dans ce domaine, ce sont les majors qui décident ce qui est bon à entendre, les artisites sont jetables, et certainement pas faits pour durer (c'est que ça coûte, l'entretien de ces petites bêtes-là).
          Écoute une station de radio qui diffuse en national : c'est toujours la même chose qui y passe.

          Et en ce qui concerne Courtney Love, elle ne fait pas partie des «ultra-connues», son genre musical n'étant pas, si je me souviens bien, ce qui correspond à ce qu'on veut nous faire écouter. Si tu veux aller par là, on a Mickaël Jackson, Madonna, Paul McCartney, Elton John, mais certainement pas Courtney Love.

          Le 2ème lien de la dépêche est particulièrement instructif.
      • [^] # Re: Mais qui est dans son bon droit ????

        Posté par  . Évalué à 3.

        Sauf que ce sont les maisons de disques qui imposent leurs lois, les artistes n'ayant pas leur mot à dire. À moins d'être ultra-connu (et en France, ça concerne moins d'une vingtaine de personnes), un artiste se fera vite écraser par le système[...]

        On peut d'ailleurs faire le parallèle avec l'édition du livre, il se passe *exactement* la même chose...
        Voir par exemple http://moire4.u-strasbg.fr/ideas/avavert.htm(...)
        (le site a l'air down ce matin mais jetez un coup d'oeil au cache de google, ca vaut le coup:
        http://www.google.fr/search?q=cache:TqFMM9uJr7cC:moire4.u-strasbg.f(...)
        )

        eul'Bob
    • [^] # Re: Mais qui est dans son bon droit ????

      Posté par  (Mastodon) . Évalué à 10.

      «Cette révolution doit venir des artistes, et de personne d'autre.»

      En espérant que cela soit encore possible. L'autre jour chez Fogiel, François Hadji-Lazaro (Garçons Bouchers) avait l'air assez désabusé sur la question, suite à la faillite de Boucherie Production.

      Il semblerait qu'il soit de plus en plus difficile pour une maison de production indépendante de survivre, encore plus de se faire remarquer du public. Restent quelques artistes qui peuvent se permettrent une certaine liberté même chez Vivendi-Universal, mais j'ai peur qu'ils ne fassent pas le poids face à l'avalanche de popstars. Entre le message "on fait de l'art, on veut le diffuser le plus possible", et "je suis devenu une star en trois semaines, vous pouvez aussi", je me demande lequel a le plus d'impact.

      On voit une fois de temps en temps un petit acte de rebellion d'artistes, que ce soit Noir Desir qui critique Messier dans un discours ou les Smashing Pumpkins qui partent en claquant la porte et en diffusant leur dernier album sur le net, mais je me demande si un jour ça ira plus loin.
  • # Juste au dessus

    Posté par  . Évalué à 10.

    Je me permets au vu du nombre de hits dans la news de souligner le lien "Rejouissances au Midem" http://saceml.deepsound.net/midem_2002.html(...) car il est long et en francais mais surtout tres tres tres interressant de voir :

    - a quel point, tout comme les politiques, les grosses puissances n'ont rien compris
    - le succes assure d'un titre par matraquage mediatique
    - les reactions des professionnels face au lancement des 2 plateformes numeriques.

    Comment les big five avec leurs floppees de decideurs, enqueteurs, consultants ne comprennent pas ce que deduisent quelques journqlistes ensembles ???
    • [^] # mdr...

      Posté par  . Évalué à 3.

      dans le lieu que tu donnes (vers saceml qu'est excellent au passage), presqu'un hiatus : Le Midem (Marché international du disque et de l'édition ponographique), on a échappé au porno de justesse...
  • # Soma FM

    Posté par  (site web personnel) . Évalué à 10.

    C'est un peu triste ce qu'il s'est passé vendredi dernier... La RIAA vient de tuer la radio sur internet!

    Pour resumer, une loi US vient d'etre votée qui oblige les radios à payer 0.07 cents par diffusion et par auditeur.. rapide calcul pour une radio de 100 auditeurs en moyenne ca fait du 1000$ par mois!
    Et histoire de bien faire passer la pilule (dt..) la loi est retroactive jusqu'à 1998.

    Bref je croyais qu'en france on fesait déjà bien pitié mais finalement y'a pas de frontieres.

    La reaction sur shoutcast : http://www.shoutcast.com/(...)
    • [^] # Re: Soma FM

      Posté par  . Évalué à 9.

      La vache ... Je savais qu'il y avait un truc qui était passé, mais là.
      En fait, c'est pas con, car on peut facilement savoir le nombre d'auditeurs sur un flux audio. Quelle bande de rats. Le plus gros danger, c'est pour les radios normales qui diffusent en plus sur le net. Si elles doivent payer aussi pour ça, elles vont abandonner, et adieu la diversité. Parce que franchement, à moins d'être sur Paris, les radios FM passent toujours la même chose.

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