Ceci est une invitation au voyage, dans le temps et dans lâespace. On commencera aux dĂ©buts de lâinformatique, tels que les situe Terry Pratchett dans Le HuitiĂšme SortilĂšge, ou mĂȘme avant, câest difficile de savoir. On fera un tour en Chine, en CorĂ©e, Ă Mayence, Ă Venise, Ă Bayeux, Ă Paris, bien sĂ»r, pour arriver lĂ oĂč tout a commencĂ© (ou presque) : Ă Plovdiv en juillet de cette annĂ©e. Oh, bien sĂ»r, il sera question du caractĂšre dâYsabeau, mais aussi, mais surtout de lâĂ©criture.
En voiture, le Chemin de fer Transimpressux va bientĂŽt partir.

Sommaire
- Préambule
- Du trĂšs lourd Ă lâimmatĂ©riel : trois types de supports et trois Ă©volutions majeures
- Un point sur les polices et le droit dâauteur
- Mais que vient faire Ysabeau dans tout ça ?
- Câest une dĂ©pĂȘche ysabĂ©lienne doncâŠ
- Dans la fabrique de la dĂ©pĂȘche
- Postambule
Préambule
Lâhistoire nâest pas un fleuve tranquille et nâa pas un dĂ©but et une fin qui passe dans un ordre purement linĂ©aire, celle de lâĂ©criture ne fait pas exception. Câest pourquoi la partie historique de la dĂ©pĂȘche dont lâun des angles est de placer lâĂ©criture numĂ©rique (Ă©lectronique, etc.) dans un contexte historique nâest pas dĂ©coupĂ©e en tranches temporelles. Et cela pas uniquement parce que lâhistoire est mouvante, mais aussi parce que cela nâaurait pas trop de sens.
Du trĂšs lourd Ă lâimmatĂ©riel : trois types de supports et trois Ă©volutions majeures
Quand on se penche un tant soit peu sur lâhistoire de lâĂ©criture, on se rend compte rapidement quâun type de support et un type outil dâĂ©criture nâen remplace pas un autre, mais quâils sâajoutent les uns aux autres et continuent Ă coexister.
Des supports lourds et résistants
Au commencement Ă©tait le support dur : pierre, argile, bois, mĂ©tal, etc. En fait, on nâen sait rien. Mais les supports durs comme la pierre Ă©tant trĂšs rĂ©sistants, ce sont les supports les plus anciens de lâĂ©crit qui nous soient parvenus. Ăvidemment, ce ne sont pas des supports trĂšs pratiques Ă utiliser, câest lourd, (la pierre de Rosette pĂšse 762 kg pour « seulement » 112,3 cm de haut, 75,7 de large et 28,4 dâĂ©paisseur, et en plus il en manque un bout) et, quand lâĂ©criture est gravĂ©e, ce qui est un processus lent, il est trĂšs difficile de corriger. La preuve sur cette tombe du cimetiĂšre du PĂšre-Lachaise Ă Paris.

Un peu de souplesse pour délier les plumes et les pinceaux
Câest avec les supports « souples », premiĂšre Ă©volution majeure, papyrus, papier, parchemin, et mĂȘme tissu que lâĂ©crit et lâĂ©criture ont pu rĂ©ellement sâĂ©manciper. Ces supports et leurs outils dâĂ©criture, pinceau, calame, plume, et mĂȘme aiguilles, voire navettes pour le tissu rendent lâaccĂšs Ă lâĂ©criture plus facile, et surtout plus mobile, mais plus difficile Ă conserver. Il reste tout de mĂȘme de beaux, et bons, tĂ©moignages du tissu comme support de lâĂ©criture. Lâexemple le plus connu Ă©tant sans doute la tapisserie de Bayeux, un genre de bande dessinĂ©e.
Petit aparté, on a retrouvé récemment une piÚce qui est, vraisemblablement, la fin de cette trÚs longue broderie. Elle est, visiblement, légÚrement postérieure au reste de la « tapisserie » et a été, semble-t-il, confiée à un autre atelier de broderie.

Le texte aurait dĂ» ĂȘtre brodĂ© avec deux fils au lieu de trois et surtout pas Ă main levĂ©e.
Plus sĂ©rieusement, pour en revenir aux supports de lâĂ©crit. Dans la sphĂšre europĂ©enne, tout au moins, au Moyen Ăge, les premiers supports de lâĂ©crit sur parchemin ont Ă©tĂ© le rotulus qui fait dĂ©rouler le texte dans le sens vertical et le volumen qui les fait dĂ©filer Ă lâhorizontale. Il est possible que cette derniĂšre façon de lire le texte en permettant, de facto, de faire des sĂ©parations de « page » a pu prĂ©parer lâavĂšnement du codex, Ă savoir des pages reliĂ©es sans lequel lâimprimerie nâaurait pas pu se dĂ©velopper. Aujourdâhui, on retrouve, dans la langue française, des traces du volumen appliquĂ© au livre dans le mot volume qui consiste en la sĂ©paration « intellectuelle » dâun ouvrage voulue par lâauteur ou lâautrice. On peut, de ce fait, publier un livre trĂšs long en plusieurs volumes ou rĂ©unir en un seul plusieurs tomes dâun mĂȘme livre.

Il est aussi intĂ©ressant de constater que les sites web ont, dâune certaine maniĂšre, actualisĂ© les notions de rotulus et de volumen et quâaujourdâhui, les pages qui dĂ©filent sans fin peuvent ĂȘtre lâĂ©quivalent numĂ©rique du rotulus. Mieux, WikipĂ©dia, sur sa page sur la tapisserie de Bayeux, permet, quand on clique sur cette image pour lâagrandir, de naviguer dedans avec la souris en « mode volumen ».
Lâimprimerie, seconde Ă©volution majeure
Ăvolution majeure parce que lâimprimerie permet la reproduction de lâĂ©crit et sa diffusion et, de facto, le dĂ©veloppement de lâĂ©criture, lâimprimerie est, Ă notre connaissance, nĂ©e en Chine entre 300 et 600 de notre Ăšre. Les Chinois avaient recours Ă la xylographie, puis aux caractĂšres mobiles en bois ou en terre cuite. En CorĂ©e, vers 1200 de notre Ăšre, les techniques dâimpression ont commencĂ© Ă se dĂ©velopper et sont passĂ©es aux caractĂšres mobiles en mĂ©tal au dĂ©but du XIIIe siĂšcle. Le plus ancien ouvrage imprimĂ© avec des caractĂšres mobiles mĂ©talliques, du bronze en lâespĂšce, que lâon connaĂźt est le Chiksimgyong (ou Jikji), un traitĂ© bouddhique que lâon peut tĂ©lĂ©charger sur le site de la BNF Gallica. Il a Ă©tĂ© imprimĂ© en 1377.
En Europe, lâimprimerie avec des caractĂšres mobiles aurait commencĂ© Ă se dĂ©velopper Ă partir de Mayence, vers 1445-1450, insufflĂ©e par Gutenberg qui nâa rien inventĂ© de nouveau, mais, qui a considĂ©rablement amĂ©liorĂ© les techniques existantes avec la fabrication des caractĂšres en alliage de plomb (pas cher et ne nĂ©cessitant pas de grande tempĂ©rature pour fondre) et dâantimoine, la conception dâune nouvelle presse dâimprimerie et de nouvelles formules dâencre.
Venise figurait parmi les importants foyers de dĂ©veloppement de lâimprimerie. Il convient de le relever parce quâon lui doit le caractĂšre romain1 (celui quâon utilise actuellement) dessinĂ© par Nicolas Jenson un imprimeur et probablement espion français venu sâinstaller Ă Venise aprĂšs un passage Ă Mayence. Jenson met au point son style de caractĂšre vers 1470. Le crĂ©ateur du Times New Roman, Stanley Morison, aurait donnĂ© Ă sa police le nom de « New Roman » en hommage au caractĂšre romain de Jenson. La ville de Venise, Ă la mĂȘme Ă©poque, est aussi le foyer qui a vu lâitalique naĂźtre, un style de lettre plus lisible en petite taille et occupant moins dâespace, permettant ainsi lâimpression de livres de petits formats (les in-octavo). Elle a Ă©tĂ© inventĂ©e par Alde Manuce au tout dĂ©but du 16e siĂšcle.
LâItalie nâĂ©tait pas la seule terre oĂč lâimprimerie sâest dĂ©veloppĂ©e Ă partir du 15e siĂšcle, en France, Claude Garamont va dĂ©velopper vers 1550, un caractĂšre, le Garamond (oui, avec un d) qui va connaĂźtre de nombreux descendants et sâimposer trĂšs largement. Claude Garamont a Ă©tĂ© considĂ©rĂ©, dans la sphĂšre typographique, comme « le plus grand des graveurs et fondeurs de caractĂšres de tous les temps ».
LâavĂšnement de lâĂ©criture Ă©lectronique, la troisiĂšme Ă©volution majeure
Et oui, on saute directement de la Renaissance Ă quasiment la derniĂšre dĂ©cennie (ou aux deux derniĂšres) du vingtiĂšme siĂšcle quand les ordinateurs sont devenus personnels et ont commencĂ© Ă vraiment envahir les bureaux et les foyers. Au dĂ©but, heureusement, cela a changĂ© depuis, les imprimantes personnelles ne pouvaient imprimer que selon les caractĂšres dont elles Ă©taient dotĂ©es. Le nombre (et le type) de polices de caractĂšres quâelles offraient Ă©tait un critĂšre dâachat.
Avec lâĂ©criture Ă©lectronique, numĂ©rique, informatique, digitale (barrez les qualificatifs qui ne vous vont pas), puis internet, lâĂ©crit sâaffranchit du matĂ©riel. Il peut Ă©voluer, changer de forme, ĂȘtre diffusĂ© Ă un large public sans passer par un intermĂ©diaire spĂ©cialisĂ© et tout de suite immĂ©diatement. Il nâest plus figĂ© pour lâĂ©ternitĂ© et peut ĂȘtre amendable et enrichi Ă lâinfini (bon on ne parle pas des contenus de LinuxFr.org). Mieux, il peut plus facilement ĂȘtre communiquĂ© Ă des personnes qui ne peuvent pas les lire avec leurs yeux sans quâil soit nĂ©cessaire de faire des Ă©ditions, lourdes et coĂ»teuses, spĂ©cifiques.
Mais, Ă©videmment, a contrario des supports matĂ©riels, lâaccĂšs Ă lâĂ©crit nâest plus « naturel » et il nĂ©cessite un intermĂ©diaire.
Un point sur les polices et le droit dâauteur
Quâen est-il du droit dâauteur en matiĂšres de polices de caractĂšres ? Un petit tour qui ne se veut absolument pas exhaustif, notamment sur la question des licences oĂč ne seront Ă©voquĂ©es que la licence Adobe, essentiellement parce quâelle est sans doute lâune de celle les plus utilisĂ©es dans le secteur du graphisme, et les deux licences libres Apache et SIL OLF.
Applicable ou non ?
Le droit dâauteur ne sâest pas toujours appliquĂ© aux fontes. Ainsi ; en 2001, selon le site PlanĂšte typographie, le Bureau amĂ©ricain des copyrights (US Copyright Office) refusait de protĂ©ger officiellement les polices de caractĂšres. Lesquelles avaient Ă©tĂ© protĂ©gĂ©es de 1911 Ă 1976, date Ă laquelle il y a eu une rĂ©vision du droit du copyright (Copyright Revision Act). Actuellement, ce qui est le fruit du travail de lâAssociation TYPographique Internationale (Atypi), le droit de protection intellectuelle sâapplique, mais, pour la France, sur une durĂ©e de vingt-cinq ans. La police doit ĂȘtre :
- vraiment nouvelle,
- innovante,
- personnelle.
CritĂšres qui excluent les variantes dâune police plus ancienne.
Les licences
Grosso modo, quand on utilise une police non libre, on nâa le droit de lâutiliser que sur un poste de travail, ou, sur le nombre de postes en conformitĂ© avec le droit dâauteur ou la licence. Ăgalement, on ne peut pas utiliser nâimporte quelle police pour faire un logo, ni, Ă©videmment, une fonte dessinĂ©e Ă lâusage exclusif dâune entreprise ou de tout autre commanditaire dâailleurs. On se souvient des dĂ©buts fracassants de la Hadopi et de son logo qui utilisait une police créée pour France Telecom.
La licence Adobe est liĂ©e Ă lâabonnement. Elle interdit beaucoup de choses (les interdictions font 3 408 signes !) et se rĂ©serve le droit de « demander des preuves de votre conformitĂ© aux prĂ©sentes Conditions supplĂ©mentaires », le client devant accepter de leur « fournir celles-ci dans un dĂ©lai de trente (30) jours Ă compter de la rĂ©ception » de la demande dâAdobe.
La licence Apache qui est lâune des deux licences les plus utilisĂ©es, Ă ma connaissance, par les fonderies qui fabriquent des fontes libres nâest pas spĂ©cifique Ă ce secteur. Elle autorise la modification et la distribution du code (et donc des polices dans le cas dâespĂšce) tout en rendant obligatoire le maintien du copyright lors des modifications.
La licence SIL OFL (lien en anglais), OFL pour Open Font Licence est une licence spécifique pour les polices de caractÚre. Ses objectifs sont clairement définis :
- permettre Ă dâautres personnes de participer aux projets de crĂ©ation de caractĂšres,
- permettre Ă dâautres personnes de rĂ©pondre aux besoins pour lesquelles les fonderies nâont pas les ressources nĂ©cessaires (notamment la connaissance des glyphes nĂ©cessaires Ă une langue),
- partager les connaissances et les expĂ©riences dans le domaine des systĂšmes dâĂ©criture et transmettre les outils,
- donner à la communauté les moyens de répondre à ses besoins en matiÚres de caractÚres.
La licence OFL (parfois appelĂ©e seulement SIL), permet dâutiliser, dâĂ©tudier, de modifier et de redistribuer les polices qui sont sous cette licence Ă condition quâelles ne soient pas vendues seules, mais elles peuvent ĂȘtre regroupĂ©es, intĂ©grĂ©es, redistribuĂ©es et/ou vendues avec nâimporte quel logiciel, Ă condition que leurs noms ne soient pas utilisĂ©s par des Ćuvres dĂ©rivĂ©es. Les fontes et leurs dĂ©rivĂ©es ne peuvent toutefois pas ĂȘtre distribuĂ©es sous un autre type de licence.
Lâobligation pour les fontes de rester sous cette licence ne sâapplique pas au document qui utilise les polices ou leurs dĂ©rivĂ©s.
Les autres licences libres Ă©tant, dâaprĂšs le Floss Manuals « Fontes libres », susceptibles de pouvoir sâappliquer au secteur.
Mais que vient faire Ysabeau dans tout ça ?
Ysabeau est une collection de fontes dessinée et développée par Christian Thalmann de Catharsis Fonts sous licence SIL OFL. Selon son auteur, Ysabeau combine :
la forme des lettres traditionnelles et extrĂȘmement lisibles hĂ©ritĂ© de Garamond avec la nettetĂ© dâune police sans empattement Ă faible contraste, ce qui la rend bien adaptĂ©e aussi bien au texte quâĂ lâaffichage.
En clair, une police faite pour la titraille (ensemble des Ă©lĂ©ments entrant dans la composition d'un titre) comme pour le reste du texte qui s'affiche et sâimprime bien. Ce qui nâest pas toujours si Ă©vident.
Il y a trois versions dâYsabeau (la police de caractĂšres)Â :
- Ysabeau,
- Ysabeau SC, qui est une version à petites capitales (Small Caps), tout à fait adéquate pour la titraille,
- Ysabeau infant dont le zéro est un vrai zéro et pas un o minuscule et dont, notamment, le dessin du « a » est différent.
Les p et le q minuscules sont visiblement diffĂ©rents et pas le mĂȘme glyphe retournĂ©. Il en va de mĂȘme pour le b et le d minuscules. Elle propose en outre des fonctionnalitĂ©s intĂ©ressantes, comme, par exemple les ligatures historiques. Pour ce qui est de sa parentĂ© avec Garamond je vous laisse juge. Ci-dessous, les trois variantes dâYsabeau avec une Garamond.

Personnellement, je trouve quâelle est trĂšs proche de LinuxBiolinum G.

Christian Thalmann est aussi lâauteur de la trĂšs Ă©lĂ©gante police Cormorant plus visiblement, Ă mon avis, inspirĂ©e de Garamond.
Câest une dĂ©pĂȘche ysabĂ©lienne doncâŠ
Donc, deux ou trois astuces pour vos documents sâils vous paraissent un peu tristounets. Vous ne les amĂ©liorerez pas par magie en changeant dâoutil de production, surtout si vous ne connaissez pas du tout lâoutil et les notions essentielles en typographie.
Aérer
Le gris typographique, Ă savoir le rapport du texte, noir, sur la page, blanche est une notion essentielle. Il nây a pas de rĂšgle prĂ©cise parce que ça dĂ©pend du texte, mais un ensemble de facteurs sur lesquels veiller :
- un bon rĂ©glage des marges, elles ne doivent pas forcĂ©ment ĂȘtre identiques sur les quatre cĂŽtĂ©s, notamment si vous avez des en-tĂȘtes et des pieds de page, dans LibreOffice, les marges du haut et du bas de la page sont la distance du texte par rapport au bord de la feuille (en-tĂȘte et pied de page inclus),
- des espacements entre les paragraphes, plutÎt plus grand au-dessus et une valeur un peu plus petite en dessous, ne pas garder les valeurs par défaut la plupart du temps,
- paramétrer des interlignes plus grands que la simple ligne, dans LibreOffice par exemple entre 120 et 125 %,
- au besoin mais cela peut dĂ©pendre, on peut envisager de modifier lâespacement entre les caractĂšres (dans LibreOffice câest dans la position des caractĂšres).
Changer de caractĂšre
Le choix de la police est, Ă©videmment, fondamental. Le simple changement de la police de caractĂšres peut modifier considĂ©rablement, en bien ou en mal, lâallure de vos documents.
La seule vĂ©ritable rĂšgle Ă adopter est dâavoir des titres et des intertitres visuellement bien diffĂ©renciĂ©s du reste du texte. Cela peut passer, outre par les blancs entre les paragraphes, par :
- une police de labeur et une de titraille, dans ce cas, il est prĂ©fĂ©rable dâopter pour une paire police empattĂ©e et police bĂątons, afin dâĂ©viter des assortiments malencontreux, on peut mĂȘme choisir des familles de polices qui ont des versions avec et sans empattements : DeJaVu (ou DejaVu LGC) ou Noto par exemple,
- une seule famille de caractĂšres mais des titres en petites capitales, personnellement, jâaurais bien du mal Ă apparier Linux Libertine G, Luciole, Garamond ou encore Jost* avec une autre police,
- adopter Ysabeau, non seulement elle a bon caractĂšres, mais elle propose aussi une version en petites capitales.
Enluminer vos titres de chapitre, voire, vos pages
On peut faire, effectivement, du trĂšs laid comme du superbe, du trĂšs ancien comme du trĂšs moderne. Cela dit, on nâest pas obligĂ© de faire moche.
Il se trouve que depuis les versions 7.2 LibreOffice permet dâavoir des arriĂšre-plans qui dĂ©bordent sur les marges. Et, un arriĂšre-plan ce nâest pas forcĂ©ment un dessin qui va prendre toute la page.
Ainsi dans ce document enluminĂ© dâarabesques Ă fleurons, lâencadrement du titre principal est un arriĂšre-plan, les intertitres (Titre 1) ont un arriĂšre-plan (placĂ© en haut) et une ligne horizontale paramĂ©trĂ©e elle aussi avec un arriĂšre-plan donne lâillusion que le texte est encadrĂ© de fioritures. Et Ă©videmment, vous avez compris comment le pied de page est fabriquĂ©.

Mais on peut aussi ajouter simplement une couleur dâarriĂšre-plan aux titres de chapitre.
Dans la fabrique de la dĂ©pĂȘche
Pour cette dĂ©pĂȘche outre les liens in-texte et hors texte, jâai lu, consultĂ© entre autres :
- La Venise de livres, 1469-1530 de Catherine Kikuchi, Champvallon 2018, ISBN 979-10-267-0702-8, il existe en version papier (que je suggĂšre) et en PDF qui est une horreur sur le point technique, il a Ă©tĂ© composĂ© comme Ă lâĂ©poque traitĂ©e par le livre, plat sans table des matiĂšres cliquables ni lien dâappels de notes, câest dommage parce que câest un livre fort intĂ©ressant et agrĂ©able Ă lire qui traite plus des gens que des techniques ce qui le rend prĂ©cieux,
- Le Document à la lumiÚre du numérique, de Roger T. Pédauque, C & F éditions, mars 2011, ISBN 2-915825-11-4, il y a des passages un peu datés mais ça reste une analyse intéressante du statut du document, analyse menée par une équipe pluridisciplinaire (de divers domaines des sciences),
- Typographie et civilisation, un site, malheureusement plus mis Ă jour mais qui est une mine sur le sujet avec des textes bien rĂ©fĂ©rencĂ©s et sourcĂ©s. Un certain nombre des sources auxquelles jâai accĂ©dĂ© sur la typographie et lâimprimerie sont malheureusement assez anciennes et plus mises Ă jour. Et câest dâautant plus regrettable que les sites plus rĂ©cents mâont eu tout lâair de dĂ©livrer la mĂȘme soupe commerciale. Câest lĂ quâon voit une Ă©volution trĂšs triste du web.
Il a fallu aussi que je fabrique deux-trois trucs :
- si câest plutĂŽt le point de Bayeux qui vous intĂ©resse,
- si ce sont les enluminures, le train ou les diffĂ©rences entre les rotulus et les volumen, rendez-vous, ben dans mes pictos et dessins ou sur open-clipart, je vous laisse deviner sous quel nom (il y a des indices dans la dĂ©pĂȘche),
- et, Ă©videmment, si on peut dire, il y a le tutoriel sur des enluminures sans stress avec Writer, que jâai rĂ©digĂ© en prĂ©paration de cette dĂ©pĂȘche.
Postambule
Ce mot nâexiste pas et câest bien dommage.
Ce voyage a plus ou moins commencĂ© dans la plus ancienne ville dâEurope encore peuplĂ©e, Plovdiv qui accueillait en mĂȘme temps une exposition de typographie de son Ă©cole dâart Prof. Asen Diamandiev et un touriste de passage Ă qui lâexposition qui prĂ©sentait des travaux dâĂ©lĂšves dont une trĂšs Ă©lĂ©gante affiche en Ysabeau, a, on se demande bien pourquoi, fait penser Ă LinuxFr.org. Câest donc Ă Plovdiv2 quâil se termine.
Le Chemin de fer Transimpressux espĂšre que vous avez fait un bon voyage et serait heureux de vous revoir trĂšs prochainement pour poursuivre cette excursion qui se poursuivra notamment au Tibet, dans lâEurope mĂ©diĂ©vale et en Terre du milieu.
Aller plus loin
- Ysabeau (232 clics)
- Catharsis Font (95 clics)
- Floss Manual : Fontes libres (199 clics)

# Symboles manquants ?
Posté par devnewton đș (site web personnel) . Ăvalué à  5.
Est-ce que ces fontes ont des symboles de rouleau Ă pĂątisserie, de robe de chambre et de masque de concombre?
Le post ci-dessus est une grosse connerie, ne le lisez pas sérieusement.
[^] # Re: Symboles manquants ?
Posté par Ysabeau đ§¶ (site web personnel, Mastodon) . Ăvalué à  7. DerniĂšre modification le 08 aoĂ»t 2022 Ă 10:42.
Ă ma connaissance non, mais tu as :
Je parle des codes Unicode, pas des polices dont parle la dĂ©pĂȘche.
Je nâai aucun avis sur systemd
# Coquilles
Posté par pulkomandy (site web personnel, Mastodon) . Ăvalué à  2. DerniĂšre modification le 08 aoĂ»t 2022 Ă 10:56.
Quelques erreurs se sont glissées dans le texte:
[^] # Re: Coquilles
Posté par Ysabeau đ§¶ (site web personnel, Mastodon) . Ăvalué à  3.
Corrigé merci.
Je nâai aucun avis sur systemd
# Remerciements
Posté par beanface42 . Ăvalué à  4.
Super article! Intéressant et bourré de bonnes informations. Merci!
# Ah, les fontes !
Posté par François Druel (site web personnel) . Ăvalué à  4.
Bravo et merci pour ce long article sur une fonte trÚs agréable et trÚs graphique.
AprĂšs, les fontes c'est trĂšs personnel et ça dĂ©pend de ce qu'on aime et de ce qu'on cherche. C'est avant-tout une affaire de goĂ»t. Garamond Ă©tant une des grandes "fontes de rĂ©fĂ©rence" depuis des siĂšcles, il est tentant de la comparer, sauf que Garamond est une fonte Ă empattements (serif) et Ysabeau non. Cela dit, la fonte a le mĂ©rite d'ĂȘtre trĂšs riche en graisses et en dĂ©clinaisons. Je n'ai pas vĂ©rifiĂ© en dĂ©tail.
Assez proche d'Ysabeau, on peut tester Gentium Plus (en version 6.101 à la date de rédaction de ce commentaire). C'est une fonte serif qui, outre sa trÚs grande lisibilité, est également trÚs complÚte (beaucoup de caractÚres unicode, dans les alphabets latin, cyrillique et Grec). Elle est distribuée par le SIL (organisme, qui entre autres activités, est le coordinateur de la norme unicode et publie de nombreuses fontes).
Quant au traitement de textes, si comme moi, vous ne supportez pas LibreOffice, le top reste LaTeX, mĂȘme pour les textes littĂ©raires (des rĂ©fĂ©rences croisĂ©es qui restent justes, des tables des matiĂšres qui le sont Ă©galement et des mises en pages qui ne sautent jamais d'une machine Ă l'autre). En plus avec LuLaTeX et des packages comme KOMAScript, on crĂ©e des documents aux petits oignons sans s'arracher les cheveux et en plus, les histoires de gris typo et de marges sont parfaitement gĂ©rĂ©es.
Pour ce qui est de la mise en page, tout dépend de ce qu'on veut faire. Avec les années, j'apprécie de plus en plus les caractÚres 10 (ou 11, selon les fontes), les marges larges (une mise en page au huitiÚme) et une seule fonte (deux grand max : une serif pour le texte et une sans serif pour les titres) par document Cela dit, c'est, là encore, une affaire de préférences personnelles.
et un jour je vous parlerai d'une de mes superfamilles de fontes préférées : IBM Plex
Ă BientĂŽt,
François
"Il n'y a de richesse que d'hommes" (J. Bodin) - Trésorier de l'association GUTenberg (https://www.gutenberg-asso.fr/)
[^] # Re: Ah, les fontes !
Posté par PR . Ăvalué à  5.
Mouai, faut pas trop insister sur la largeur des pages LaTeX, trĂšs critiquable. Ă la base câest de la place rĂ©servĂ©e aux notes de marges. Or la pratique de la glose est devenu trĂšs marginale, sinon absente, dans lâĂ©dition moderneâŻ; ce choix me paraĂźt injustifiable (utiliser le package showframe pour se rendre compte du problĂšme). Dans lâĂ©dition pro on ne voit jamais de telles marges⊠(par contre on fait du multi-colonne au besoin). Sans compter le gaspillage de papier.
La justification de la marge LaTeX est un exemple typique de rationalisation Ă postĂ©riori dâun choix foireux.
Sur la lisibilitĂ© on doit distinguer Ă©cran (peu compatible avec lâempattement sauf haute dĂ©finition â 300dpi) et papier, sur papier il faut aussi encore sâassurer de la qualitĂ© de lâimpression (dĂ©finition ET SURTOUT la profondeur du noir du fait du contraste pleinâdĂ©liĂ©) pour pouvoir utiliser des fontes âmodernesâ (style celle de CM/LM de LaTeX, Didot, Bodoni, etc. trĂšs classieuses en vrai avec une belle impression). Câest une des raisons qui me font prĂ©fĂ©rer la Garamond Premier qui, par vocation, se satisfait de moyens dâimpression plus rudimentaires, mais elle est dĂ©gueulasse sur un Ă©cran low-res. LĂ encore le choix par dĂ©faut de TeX est malheureux pour des moyens dâimpressions personnels (et mĂȘme pour de lâĂ©dition pro Ă bas coĂ»ts)âŻ; mais lĂ au moins il est justifable par le but assumĂ© de TeXâŻ: faire de lâĂ©dition de qualitĂ©.
Perso, je suis pas fan des fontes qui essaient de satisfaire tous les usages. DĂ©jĂ les fontes sans empattements câest moche Ă la base â destinĂ© aux textes Ă impactsâŻ: pub, logo, slogan, etc. â, mais leur gĂ©nĂ©ralisation abusive a largement rĂ©duit leur effet impactant (trop communes & ordinaires au final). Pourtant les sans ont leur intĂ©rĂȘt, si bien intĂ©grĂ© dans un visuel qui leur convient. En informatique on les utilise par nĂ©cessitĂ©, faute dâune dĂ©finition suffisante. Avec la dĂ©mocratisation de la 4k jâespĂ©rais que leur usage se rĂ©duirait un peu. Dâautant que les Garamond sont par essence des fontes qui sâautorisent une lisibilitĂ© convenable pour de lâĂ©cran hires (je force prĂ©sentement lâaffichage en premier pour le web). Au moins lâidĂ©e dâen faire une version sans est bien vue, ça sort du cĂŽtĂ© trĂšs impersonnel et froid de la plupart des sans.
AprĂšs, Lualatex, Xetex, câest bien gentil, mais câest trop long Ă compiler⊠jâai besoin dâun cycle Ă©dition-visualisation rapide (beaucoup de math bien mochesâŠ). Perso jâai abandonnĂ© et suis du coup revenu Ă pdflatex et la Latin Modern Ă fortiori (affichage Ă lâĂ©cran dĂ©gueu mais imprimante laser en qualitĂ© haute ça devient correct). De plus, pour le maths faut trouver une fonte compatible et de qualitĂ©. Difficile. (avec la garamond premier, il est esthĂ©tiquement impossible dâĂ©crire des math avec la LMâŻ; je prend fourier souvent). Bref, je pense quâil vaut mieux dĂ©finir avant la destinĂ©e de son document, puis choisir une fonte en consĂ©quence.
Pareil, pas fan de la pratique qui consiste Ă choisir des fontes diffĂ©rentes pour la titrailleâŻ: normalement une fonte de qualitĂ© est fournie avec une version titraille (ce nâest pas une version âzoomĂ©eâ, par exemple les traits sont plus fin, comme avec la Cormorant explicitement destinĂ©e aux titres, la largeur et lâespacement des lettres sont diffĂ©rents, etc.). Ăa participe Ă lâhomogĂ©nĂ©itĂ© du document et ça Ă©vite les fautes de goĂ»ts (sauf Ă sây connaĂźtre, et je range la pratique du sans=titres de section et serif=texte de labeur comme une faute de goĂ»t :p). Le document sera visuellement structurĂ© grĂące Ă une titraille qui se distingue graphiquement parlant (jeu sur lâespacement vertical et le gris typo).
Mort aux consâŻ!
[^] # Re: Ah, les fontes !
Posté par François Druel (site web personnel) . Ăvalué à  1.
Assez d'accord sur LaTeX : le systÚme reste perfectible⊠mais c'est déjà une bonne base, reconnaissons-le ;)
Je n'avais pas osé évoquer l'excellentissime Garamond Premier au risque de m'attirer les foudres des thuriféraires du Libre car cette fonte ne l'est pas⊠mais je suis totalement d'accord : Garamond Premier, c'est la grande classe !
Et je ne reviens pas sur la sobriĂ©tĂ© Ă adopter en matiĂšre de fontes et plus largement de mise en page, c'est une Ă©vidence. Voire, plus j'Ă©cris de textes et plus j'aimeâvoire je rechercheâla sobriĂ©tĂ©
F.
"Il n'y a de richesse que d'hommes" (J. Bodin) - Trésorier de l'association GUTenberg (https://www.gutenberg-asso.fr/)
[^] # Re: Ah, les fontes !
Posté par Adeimantos . Ăvalué à  1.
Personne ne parle de ConTeXt (au lieu de LaTeX), alors que cette distribution est généraliste (et non uniquement réservée aux amateurs d'équations). Certes, pour accéder aux compositions avec de belles mises en page et l'usage de polices multiples dans différents types de langages (y compris non-romains), il faut une certain temps d'adaptation et de l'entraßnement ⊠C'est vrai, il faut le reconnaßtre !
Manuels : https://github.com/contextgarden/not-so-short-introduction-to-context/blob/main/fr/introCTX_fra.pdf
Page d'accueil de ConTeXt Garden: https://wiki.contextgarden.net/Main_Page
[^] # Commentaire supprimé
Posté par Adeimantos . Ăvalué à  0. DerniĂšre modification le 21 aoĂ»t 2022 Ă 12:40.
Ce commentaire a Ă©tĂ© supprimĂ© par lâĂ©quipe de modĂ©ration.
# Manque une information absolument capitale
Posté par Maclag . Ăvalué à  3.
Pourquoi avoir choisi "Ysabeau" comme nom de polices?
[^] # Re: Manque une information absolument capitale
Posté par BenoĂźt Sibaud (site web personnel) . Ăvalué à  8. DerniĂšre modification le 08 aoĂ»t 2022 Ă 16:32.
Pure hypothÚse : le nom original était 'Eau de Garamond' (distillée) et la biographie de C. Garamont du Wikipédia anglais (pas la française) stipule He married twice, to Guillemette Gaultier and, after her death, to Ysabeau Le Fevre.
https://en.m.wikipedia.org/wiki/Claude_Garamond
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Claude_Garamont
P.S. : https://github.com/CatharsisFonts/Ysabeau/blob/master/FONTLOG.txt le dit explicitemment
[^] # Re: Manque une information absolument capitale
Posté par Ysabeau đ§¶ (site web personnel, Mastodon) . Ăvalué à  10.
Sans doute parce que c'est classe !
Je nâai aucun avis sur systemd
[^] # Re: Manque une information absolument capitale
Posté par BenoĂźt Sibaud (site web personnel) . Ăvalué à  10.
Tu es sensible Ă la classe.
[^] # Re: Manque une information absolument capitale
Posté par Ysabeau đ§¶ (site web personnel, Mastodon) . Ăvalué à  5.
Tout Ă fait.
SĂ©rieusement ton hypothĂšse me semble tout Ă fait tenir la route Ă©videmment. Et je me demande si tu t'attendais vraiment Ă ce quelqu'un fasse une dĂ©pĂȘche sur Ysabeau et si tu avais une vague idĂ©e de l'angle.
Je nâai aucun avis sur systemd
[^] # Re: Manque une information absolument capitale
Posté par BenoĂźt Sibaud (site web personnel) . Ăvalué à  5.
Je ne m'y attendais pas initialement, c'Ă©tait juste un clin dâĆil pour toi (j'ignorais d'ailleurs Ă ce moment que la personne qui avait produit l'affiche n'Ă©tait pas celle qui avait produit la police Ysabeau, que je ne connaissais pas). Et je m'y attendais une fois que tu m'as dit que tu allais en faire une (grĂące Ă mon pouvoir de postcog alliĂ© Ă une confiance certaine dans ta capacitĂ© Ă faire de belles dĂ©pĂȘches).
Deux images de l'expo de Plovdiv lĂ oĂč tout a commencĂ© :
[^] # Re: Manque une information absolument capitale
Posté par Ysabeau đ§¶ (site web personnel, Mastodon) . Ăvalué à  5.
Merci (vil flatteur). D'un autre cĂŽtĂ©, il m'est difficile de rĂ©sister Ă ce genre d'idĂ©e idiote (ici faire une dĂ©pĂȘche sur une police qui porte mon nom).
Il me reste plus qu'Ă Ă©crire la suite (j'avais prĂ©vu d'en dire beaucoup plus) qui devra faire l'affaire d'une, voire deux dĂ©pĂȘches supplĂ©mentaires. Et donc trouver des idĂ©es d'astuces et de tutoriels qui vont avec.
Je nâai aucun avis sur systemd
[^] # Re: Manque une information absolument capitale
Posté par Nattes . Ăvalué à  3.
C'Ă©tait une trĂšs chouette dĂ©pĂȘche trĂšs instructive et vraiment trĂšs trĂšs bien Ă©crite, merci beaucoup. Je l'ai mĂȘme revue passer sur le Khryspresso que je lis tous les lundi sans faute.
J'espÚre que tu en feras d'autres !
[^] # Re: Manque une information absolument capitale
Posté par Ysabeau đ§¶ (site web personnel, Mastodon) . Ăvalué à  3.
Merci, il y en a une en modération :-)
Je nâai aucun avis sur systemd
[^] # Re: Manque une information absolument capitale
Posté par BenoĂźt Sibaud (site web personnel) . Ăvalué à  5.
Histoire d'avoir la référence d'une part, et de faire découvrir le Khrys'presso aux personnes qui ne connaßtraient pas : le lien est dans ce numéro https://framablog.org/2022/08/15/khryspresso-du-lundi-15-aout-2022/ partie « Les trucs chouettes de la semaine ».
[^] # Re: Manque une information absolument capitale
Posté par Pierre Jarillon (site web personnel) . Ăvalué à  6.
Avec un article de cette classe et des commentaires aussi pertinents, c'est un plaisir de lire Linuxfr. Merci Ysabeau !
# Postambule
Posté par FrĂ©dĂ©ric Heulin . Ăvalué à  3. DerniĂšre modification le 08 aoĂ»t 2022 Ă 17:27.
En cherchant une alternative, j'ai été quelque peu surpris :
- en effet, pour le wiktionnaire, ça existe ! cf : postambule
- pour ortolang, ça n'existe pas et péroraison semble le plus proche du sens voulu. (cf : Les Antoymes de préambule )
[^] # Re: Postambule
Posté par Ysabeau đ§¶ (site web personnel, Mastodon) . Ăvalué à  7.
Péroraison c'est assez péjoratif, merci.
Non, postambule répond au préambule qui ouvre le voyage.
Je nâai aucun avis sur systemd
[^] # Re: Postambule
Posté par mahikeulbody . Ăvalué à  2.
Je suis d'accord sur l'aspect pĂ©joratif de pĂ©roraison. Mais je suis curieux de savoir d'oĂč ça vient car ça ne ressort pas vraiment de la dĂ©finition de l'ATILF (dictionnaire informatisĂ© de la langue française, UniversitĂ© de Nancy).
http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=785508120;
[^] # Re: Postambule
Posté par Gil Cot â (site web personnel, Mastodon) . Ăvalué à  3.
Je l'utilise aussi souvent dans ce sens aussi. Dans le mĂȘme esprit, il m'arrive d'utiliser outro pour rĂ©pondre Ă intro (une mĂȘme une fois, il y a longtemps, extro pour un texte en français oĂč je voulais conclure en ouvrant aussi Ă l'extĂ©rieur du cadre posĂ©.)
âIt is seldom that liberty of any kind is lost all at once.â â David Hume
# Au prix du paryrus
Posté par Dring . Ăvalué à  5.
Je n'ai pas fini de lire l'article, mais la premiĂšre partie me rappelle une (trĂšs) courte nouvelle de l'excellentissime Isaac Asimov : "Au prix du papyrus".
Dans laquelle MoĂŻse vient d'entendre la parole divine, avec beaucoup de commandements (bien plus que 10). Mais le frĂšre de MoĂŻse lui demande de se limiter aux plus importants, afin qu'ils puissent ĂȘtre gravĂ©s dans la pierre plutĂŽt qu'Ă©crits sur du Papyrus qui coĂ»tait "la peau des fesses" Ă l'Ă©poque.
[^] # Re: Au prix du paryrus
Posté par Micromy (site web personnel) . Ăvalué à  2.
La "peau des fesses", c'est un peu comme du vélin ?
# Commentaire supprimé
Posté par Anonyme . Ăvalué à  0. DerniĂšre modification le 02 septembre 2022 Ă 07:40.
Ce commentaire a Ă©tĂ© supprimĂ© par lâĂ©quipe de modĂ©ration.
Suivre le flux des commentaires
Note : les commentaires appartiennent Ă celles et ceux qui les ont postĂ©s. Nous nâen sommes pas responsables.