Forum général.général Auditer de la domotique

Posté par (page perso) . Licence CC by-sa
2
17
nov.
2014

Bonjour,

Dans notre petit groupe de glandouille recherche sponsorisé(*) par ma SSII alimentaire, on s'amuse un peu avec du SMART (il parait que c'est à la mode). L'idée n'étant pas de troller mais de fouiller un peu l'aspect sécurité de la chose.

Si j'étais formé à la sécu, ça serait plus simple mais je ne suis qu'une modeste lecteur ébahi devant les articles de MISC. Enfin, il faut bien se lancer.

Après avoir jeté un œil aux protocoles (ZigBee, Z-Wave (...)

Journal Déploiement d'OpenVAS dans les institutions fédérales Allemandes

Posté par . Licence CC by-sa
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16
8
jan.
2012

J'avais déjà parlé d'OpenVAS ici pour en annoncer la dernière release. Je récidive aujourd'hui, car le gouvernement fédéral Allemand l'a déployé largement pour scanner ses installations informatiques dans tout le pays.

OpenVAS est un framework pour la détection et la gestion des vulnérabilités. Il est largement développé par une société Allemande qui publie l'annonce officielle ici. Le gouvernement a fait l'acquisition d'une licence illimitée pour les flux de plugins (scripts de détection de vulnérabilités, mis à jour quotidiennement au (...)

Sortie du scanner de vulnérabilités OpenVAS 4

Posté par . Modéré par Xavier Teyssier. Licence CC by-sa
34
21
mar.
2011
Sécurité

La version 4 du scanner de vulnérabilités libre OpenVAS vient de sortir! OpenVAS (pour "Open source Vulnerability Assessment Scanner") est une plateforme de gestion des vulnérabilités (vulnerability management). Les changements introduits dans cette version en font la plus importante de l'histoire du projet.

Présentation

À l'origine était Nessus, scanner de vulnérabilités. En 2005, l'auteur décida de quitter les chemins du libre et de continuer le développement sous forme d'un logiciel privateur. La communauté créa un fork à partir de la dernière version libre. Initialement appelé GNessUs, le projet fut renommé OpenVAS.

Il est maintenant la pierre angulaire de l'activité de plusieurs sociétés, sur trois continents. Ces sociétés développent activement le logiciel et ont construit tout un modèle économique autour de lui.

OpenVAS est constitué de plusieurs modules:

  • Le scanner, qui va lancer des tests de vulnérabilités (plus de 20000 actuellement, mis à jour quotidiennement) contre les cibles. Il peut s'agir de tests non-authentifiés, comme un scan de ports ou une injection SQL sur une application web, mais également de tests locaux. OpenVAS peut se connecter en SSH et SMB aux hôtes du réseau, et effectuer toute une batterie de tests (étude des logiciels installés, versions, système d'exploitation etc).

  • Le manager, qui est un serveur réseau servant d'interface entre le(s) client(s) et le(s) scanner(s).

  • L'administrateur est un logiciel permettant de gérer simplement les différents comptes utilisateurs.

  • Greenbone Security Assistant (GSA): une interface web permettant de se connecter au manager et planifier des scans, observer les résultats, l'évolution des menaces sur le réseau... GSA se lance comme un daemon et est donc ensuite accessible par un simple browser.

  • Greenbone Security Desktop (GSD): une application indépendante, en Qt, permettant également de se connecter au manager mais sans avoir à lancer GSA.

  • OpenVAS CLI est un client en ligne de commande.

Sortie d'OpenVAS 2.0.0 (fork de Nessus)

Posté par . Modéré par baud123.
8
12
jan.
2009
Sécurité
La version 2 d'OpenVAS, le principal fork de Nessus, vient de sortir un peu plus d’un an après la première version stable.

À mon sens le changement de version ne se justifiait pas, aucune fonctionnalité substantielle n’ayant été ajoutée dans l’intervalle. En effet, OpenVAS utilise encore largement le code originel de Nessus et une partie importante du travail consiste à auditer les sources.

Cette nouvelle version intègre néanmoins pas mal de nouveautés intéressantes :
  • Amélioration du client graphique ;
  • Support partiel d'OVAL (Open Vulnerability Assessment Language). OVAL est un langage -indépendant du projet OpenVAS malgré les similitudes de consonance- de création de tests de vulnérabilités. Un test développé en OVAL est utilisable par tous les outils supportant ce langage, contrairement par exemple à un plugin NASL (Nessus Attack Scripting Language) qui est “propriétaire” Nessus ;
  • Création du protocole OTP (OpenVAS transfert protocol) en remplacement du protocole originel NVT (Nessus transfert protocol). Ces protocoles sont utilisés pour les communications entre les clients et le serveur ;
  • Nouveau format d'identifiants pour les tests de vulnérabilités (OID) ;
  • Support des architectures 64 bits ;
  • Sans compter pas mal de corrections de bogues.
Bref, le projet avance, lentement, mais il avance :-)

Sortie de la première version stable d'OpenVAS (fork Nessus)

Posté par . Modéré par Jaimé Ragnagna.
1
14
fév.
2008
Sécurité
Je profite de la publication de la première version stable d'OpenVAS pour faire un point sur l'état des forks de Nessus.

Créé en 1998 par Renaud Deraison, Nessus a longtemps été le scanner de vulnérabilités de référence du monde libre. Ce succès à permis à son auteur de monter la société Tenable Network Security qui commercialise une offre d'audits de vulnérabilités. Face à une concurrence utilisant sans vergogne son logiciel, comme le permet la GPL, et au vu de la faiblesse des contributions de la communauté au moteur du logiciel, la société a décidé d'utiliser une licence propriétaire pour la version 3 de Nessus fin 2005 .

La réaction de la communauté ne s'est pas faite attendre et de nombreux forks de la version 2 de Nessus ont été lancés dans la foulée, par exemple GNessUs, Porz-Wahn et Sussen parmi les projets ayant été annoncés officiellement.
L'objectif était de continuer à disposer d'un scanner de vulnérabilité libre et performant. Voilà plus de 2 ans que ces forks ont été lancés, force est de constater qu'aucun d'entre eux n'a acquis la renommée de leur ancêtre commun. En effet, au delà des bonnes intentions, la quasi totalité de ces projets n'ont jamais réussi à rassembler suffisamment de développeurs pour permettre de reprendre le flambeau.

Le site de Porz-Wahn est figé depuis son ouverture et tout laisse à penser que le projet est mort, en fait Porz-Wahn a fusionné en toute discrétion avec GNessUs fin 2005.

L'histoire de Sussen est différente des autres forks. Lancé courant 2004, avant le changement de licence de Nessus, Sussen -"nessus" à l'envers :-)- était au départ un client Gnome codé en Mono/C#/GTK# supposé s'interfacer avec le serveur Nessus.
À la suite de la sortie de Nessus 3.0, le projet a pris une tournure différente et la version actuelle n'a plus rien à voir avec le client Nessus originel. Ce logiciel est maintenu par un seul développeur qui, à l'instar de Renaud Deraison, travaille dans une société de services en sécurité. La version de développement actuelle, disponible pour Linux et Windows, est sortie courant 2007. Elle est certifiée OVAL (un standard pour l'échange d'informations relatives aux vulnérabilités). Un seul message ayant été posté sur la liste de diffusion depuis sa création, le blog du développeur reste le meilleur moyen d'avoir des nouvelles de ce logiciel.

Last but not least, GNessUs a changé de nom et s'appelle dorénavant OpenVAS. Il s'agit du seul fork de Nessus encore actif. C'est autour de ce logiciel lancé par un chercheur en sécurité anglais qu'une communauté s'est formée. Suite à la fusion avec Porz-Wahn, des développeurs allemands ont rejoint l'équipe et le projet a d'ailleurs reçu des subventions du gouvernement allemand. Il a aussi retenu l'attention du SPI, une association qui subventionne des projets libres. C'est donc en toute discrétion, après quand même deux ans de travail, que les premières versions stables d'OpenVAS ont été publiées il y a quelques jours à peine, conformément à la feuille de route.
La communauté dispose donc enfin d'un scanner de vulnérabilités libre. Certes son architecture date un peu et de nombreuses améliorations seront nécessaires avant de se rivaliser avec la version actuelle de Nessus, mais c'est un premier pas dans la bonne direction.
N'hésitez donc pas à vous abonner à la liste de diffusion du projet et à contribuer si vous vous en sentez capable.