Journal Aide et accompagnement des nouvelles entreprises innovantes par la région Ile de France et l'Etat

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2
24
mai
2012

Dans le cadre de ma démarche de création j'ai rencontré récemment un conseiller du centre francilien de l'innovation, qui m'a présenté un certain nombre de dispositifs d'aide et de subventions existantes. C'est le genre de sujet qui peut à la fois intéresser et être sujet à commentaire, donc je reformule mes notes ici dans ce journal.

Pour résumer, j'ai l'impression qu'il y a des aides conséquentes possibles, ciblées sur les TPE proposant un plan de développement R&D et recrutement déjà d'une certaine taille financière (100kE-200kE). Ceci nécessite soit que l'activité existante génère du cash conséquent (le comptable parle de CAF - capacité d'autofinancement), ou alors que l'entreprise ait un capital conséquent. Pour arriver à la deuxième solution, le plus courant consiste à endetter les associés auprès d'une association d'accompagnement de créateurs (ex Scientipole Initiative ou Réseau Entreprendre). Ceci nécessite déjà d'avoir un business plan assez formalisé et une idée précise de l'équipe de R&D requise ou des développements à sous traiter.

Une fois que la société obtient ses premiers financements significatifs, elle poursuit les démarches de demande d'aide en utilisant le "business plan" de son projet de R&D.

Dès que les investissements R&D atteignent 15% des bénéfices, et sous certaines autres conditions (PME de moins de 8 ans..), il faut solliciter le statut JEI "Jeune Entreprise Innovante" aux impôts. Ce statut donne des avantages très importants comme la dispense dégressive d'impots sur les sociétés et surtout l'exonération de cotisations sociales patronales. Un modèle du dossier à fournir est disponible en bas de cette page sur le site des impots.

Ces avantages réduisent donc significativement les coûts salariaux à prévoir pour le projet de R&D à périmètre constant.

Les autres aides sont indépendantes du statuts JEI (et probablement de nombreux grands groupes installés en usent régulièrement) :

les aides au projet d'innovation : subvention, avance remboursable
Au vu du business plan projet, la région via le CFI peut subventionner un pourcentage significatif du budget du projet R&D. Les critères d'obtention semblent être :

  • la crédibilité financière et technique du projet
  • les créations d'emplois potentielles (le recours aux stagiaires ou apprentis semble mal perçu)
  • le développement commercial potentiel futur (en particulier à l'exportation)

Le Crédit d'Impot Recherche (CIR) : Un pourcentage (30% puis 5%) des dépenses de R&D éligibles se transforment en crédit d'impôt, et sont donc remboursés après coup. Pour garantir cette aide, un dossier similaire à celui du JEI doit être déposé aux impôts, qui mandatent un expert pour évaluer l'aspect innovant du projet selon les critères de la loi fiscale.

Le CFI m'a mis en garde contre la lourdeur de ce mécanisme : A priori il débouche systématiquement sur un controle fiscal approfondi de l'entreprise dans les 3 ans. Il génère donc beaucoup de travail administratif et comptable supplémentaire, et ce n'est donc rentable que pour des sommes investies importantes. Des dispositions spécifiques incitent les entreprises à faire appel à de jeunes docteurs ou aux centre de recherche public (taux doublé à 60%).

Ces dispositifs sont individuels. Les pôles de compétitivité (Systematic, Cap Digital qui est d'ailleurs à la même adresse que le CFI) permettent à leur membre de se rassembler pour porter des projets de R&D communs qui sont alors très largement subventionnés par l'Etat et l'Europe. Mais dans ce cas la démarche commence par la mise en place de l'équipe projet et non par le business plan lui même. Le nombre de ces projets qui débouchent directement sur des offres commerciales ne semblent pas très clair non plus, d'autant plus qu'ils s'étalent sur des périodes assez longues. Cela me semble donc peu évident pour une nouvelle structure de s'engager dans ce type de projet.

Enfin pour conclure, il semble qu'un site comme Kickstarter serait illégal en France (et en Europe ??). Il semble en effet impossible de faire des dons à une entreprise. Il existe un site de financement participatif orienté projet, Friendsclear , mais il s'agit de prêts, et non de dons comme kickstarter. De mémoire même les dons entre particuliers sont imposables en France. C'est dommage que l'Europe se prive d'un outil dynamique comme Kickstarter… Enfin j'ai noté le nom d'un autre site "innov99" mais je ne le trouve pas sur Internet…

  • # Tout cela, c'est très bien, mais il faudra

    Posté par (page perso) . Évalué à 9.

    se poser un jour la question, pourquoi les entreprises françaises ne grandissent pas ?

    Dernière en date, LaCie, qui vient d'être rachetée par Seagate.
    http://www.pcinpact.com/news/71106-seagate-lacie-disques-durs-stockage.htm

    Il y a eu par exemple Business Objects racheté par SAP, Price Minister (racheté par le japonais Rakuten), Le bon coin par le norvégien Schibsted, ou dans d'autres domaines, Teisseire (oui, les sirops) ou Bacou-Dalloz (équipements de protection, sur les chantiers, contre la grippe A…) racheté par HoneyWell.

    Je ne sais pas si Google aurait pu se développer en France, mais il aurait sans doute été racheté avant de devenir un mastodonte.

    Résultat, quand on a un ministère du redressement productif (du redressement progressif selon le Journal Officiel !), on reste avec environ 4 000 entreprises moyennes, quand les allemands en ont 16 000, qui en plus exportent nettement plus.

    If you choose open source because you don't have to pay, but depend on it anyway, you're part of the problem.evloper) February 17, 2014

    • [^] # Re: Tout cela, c'est très bien, mais il faudra

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Peut être à cause des contraintes qui augmentent fortement avec le nombre de salariés, par exemple le cap des 49 salariés impose à lui seul la prise en compte de législations supplémentaires (ex: Comité d'entreprise).
      De plus le code du travail est apparemment très complexe et donc dur à maitriser, de plus il change souvent avec les gouvernements en place qui y ajoutent leurs modifications.

      • [^] # Re: Tout cela, c'est très bien, mais il faudra

        Posté par (page perso) . Évalué à 5.

        Aussi parce qu'en France les investissements privés dans les jeunes entreprises sont beaucoup, beaucoup plus modestes qu'en Californie. Une piste d'explication de ce phénomène, en dehors des explications culturelles/civilisationelles qui sont toujours un peu bancales, est qu'en France, et en Europe en général, le foncier représente l'essentiel de la richesse : une fois qu'il a acheté son logement principal et éventuellement un logement secondaire, qui sont des investissements relativement sûrs, le Français n'a en moyenne plus beaucoup de billes à investir dans une entreprise risquée.

    • [^] # Re: Tout cela, c'est très bien, mais il faudra

      Posté par . Évalué à 3.

      se poser un jour la question, pourquoi les entreprises françaises ne grandissent pas ?

      1) mais pourquoi toutes les entreprises devraient-elles devenir des monstres ? Il va aussi un jour se convaincre que si une entreprise a une implantation locale sur un marché local, elle n'a aucune nécessité de grandir, je connais même plusieurs chefs d'entreprises qui n'ont surtout pas envie de grandir.

      2) il faut regarder les chiffres et pas seulement répéter comme un mouton les informations des "médias" ou autres sources politiques en ces temps d'élection. Le commerce extérieur en france n'a cessé de progresser sauf en 2008 ou comme tout le monde on a reculé, on est revenu en 2011 au niveau de 2007 soit environ 430 milliards d'euros pour une population active de 28 millions de personnes. L'allemange est environ à 1060 millards d'euros en 2011 pour une population active de 43 millions de personnes … donc en rapport, nous ne sommes pas tant "à la rammasse" que ça même si effectivement nous sommes passés d'une balance de +30 à - 40 en 10 ans … Après quand on regarde 2 facteurs : le coût des produits pétroliers qui a été multiplié par 5 … la forte chute de l'automobile depuis 2005, normal puisque les constructeurs français ont délocalisé ce qui provoque quand même 10 milliards de perte dans la balance commerciale, on a une bonne partie de ce changement qui est expliqué car pour le reste c'est relativement stable. De plus, il faut ajouter les marchés de l'électronique grand public ou nous étions déjà déficitaires et qui ont continué à ce développer creusant un peu plus les déficits car très très peu sont produits en france.

      3) on peut aussi encourager les entreprises à exporter et c'est ce qui est fait, tu peux actuellement avoir avec très peu de risques financiers en cas d'échec, le financement d'un agent de développement à l'international.

      4) il faut effectivement aussi garder les entreprises de production en france mais cela passera essentiellement par des choix politiques au niveau européen … quand les enteprises françaises délocalisent en europe pour profiter du dumping social, par exemple les constructeurs automobiles, c'est clairement la politique qui peut régler le problème au niveau européen.

      • [^] # Re: Tout cela, c'est très bien, mais il faudra

        Posté par . Évalué à 2.

        La France aime surtout les numéro 1 mondiales qui ont tendance à être agressif avec les PME, souvent oublié des pouvoirs publiques.

        sur la comparaison avec l’Allemagne, on voit un différentiel de 50MM€ qui représente plus de 10% du total tout de même.

        "La première sécurité est la liberté"

    • [^] # Re: Tout cela, c'est très bien, mais il faudra

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      se poser un jour la question, pourquoi les entreprises françaises ne grandissent pas ?

      Parce que l'Etat se focalise comme à l'époque de la révolution industrielle sur les grosses entreprises du CAC40, qui sont médiatique … Il ne fait rien pour aider les PME, or il oublie juste que ce qui fait vivre les français ce sont les PME et TPE ….

      En 2012 la création d'entreprise devrait être simplifié comme en Angleterre ou aux USA, elle devrait être dispensée d'un maximum de charge pendant les premières années. Un chômeur qui veut créer son propre emploi devrait être encouragé, et pas être plombé par des dossiers usine comme l'ACCRE qui sont juste des reports de charges. L'auto-entreprise est une vaste blague (google => auto entrepreneur RSI galère).

      Le gouvernement qui aura des couilles c'est celui qui réformera en simplifiant les 3 tonnes de statuts d'entreprise, qui comprendra que la lutte contre le chômage passe obligatoirement par la création d'entreprise TPE/PME, et que soutenir des industries pour embaucher des ouvriers qui seront licencié quelques années après que ces industries aient empoché les aides est une stratégie du moyen-âge.

      Le gouvernement US fait travailler des PME, en France il se paluche à faire vivre les Dassault, Thales et autres grands comptes.

      La France est gouverné par des aristocrates et les institutions financières sont des bourgeois qui ne prennent aucun risque avec les PME, mais par contre aucun problème pour jouer l'argent sur des places financières pourries.

      La France est moisie, c'est tout.

      • [^] # Re: Tout cela, c'est très bien, mais il faudra

        Posté par . Évalué à 5.

        Le gouvernement US fait travailler des PME, en France il se paluche à faire vivre les Dassault, Thales et autres grands comptes.

        hum il faudrait arrêter de prendre les US pour des grands philanthropes hein ! Oui il y a des choses qui sont mieux mais ce n'est pas l'amérique non plus ! Ils financent tout autant à coup de subventions déguisées les gros … c'est le principe du gros qui a l'écoute des dirigeants …

        là où ça me gène un peu c'est quand on voit que les avantages liés au financement des grosses entreprises (typiquement le crédit d'impôt recherche, les grosses sont celles qui en profitent le plus) servent en fait à verser des dividendes aux investisseurs … je trouve ça moyen …

    • [^] # Re: Tout cela, c'est très bien, mais il faudra

      Posté par . Évalué à 3.

      Je ne sais pas si Google aurait pu se développer en France, mais il aurait sans doute été racheté avant de devenir un mastodonte.

      En même temps, les fondateurs n'étaient pas obligés de vendre non plus, hein. C'est aussi une question de mentalité. Il y a de gens qui croient à leur projet et veulent le porter le plus loin possible et ceux qui créent quelque chose dans le seul but de le vendre vite en faisant une grosse plus value (la mentalité HEC de chez nous). Prends l'oseille et tire toi.

      Il suffit de se rappeler de cas comme iBazar par exemple. Ebay n'était pas présent en France, donc un petit malin sort une copie conforme et au lieu de chercher à développer son business, il investit tout en pub pour occuper le terrain. Quand Ebay arrive, il y a déjà un concurrent implanté => Offre de rachat et on ferme rapidement ce concurrent gênant. Le fondateur, lui, est vite parti avec son chèque sous des cieux fiscaux plus cléments (Bruxelles).
      On a eu de vrais capitaines d'industrie à une époque mais c'est fini. La plupart veulent s'enrichir vite et partir.

      • [^] # Re: Tout cela, c'est très bien, mais il faudra

        Posté par (page perso) . Évalué à 3.

        En même temps, les fondateurs n'étaient pas obligés de vendre non plus, hein. C'est aussi une question de mentalité.

        Pas que. Pour Google, il fallait beaucoup de fric à investir. Et si la seul moyen pour avoir du fric est de vendre (comme c'est le cas en France, et pas aux US), ben tu as le choix entre crever (pas assez pour pouvoir investir) ou vendre (tu peux investir).

        C'et bien un problème en France (et en Europe en général)

  • # Les subventions c'est de la m..

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Hello,

    Désolé pour ce sujet un peu olé-olé, mais depuis le temps que je le pense, j'avais envie de le dire.

    Clairement, je trouve que c'est une absurdité toutes ces subventions, un business rentable et efficace n'a pas besoin de subventions. L'économie française gagnerait à réduire drastiquement toutes ces subventions qui privilégie les entrepreneurs procéduriers ou qui bénéficient d'appuis politiques locaux, nationaux et/ou européens.

    Cela crée de la distorsion de concurrence dont le résultat est que les entreprises dynamiques qui ne font pas appels à tout ces fonds payent plus d'impôts et se retrouvent avec un handicap compétitif supplémentaire dont elles se passeraient bien.

    Les subventions devraient se limiter à des entreprises au business-model UNIQUE et NOVATEUR pour des entreprises EXPORTATRICES. Dans le cas contraire, et c'est souvent le cas, cela ne fait qu'avantager une entreprise par rapport aux autres qui ont le même produit et sont implantées sur le même territoire mais qui ne font pas la chasse aux subventions.

    Et qu'on me dise pas que cela crée de l'emploi quand ces conditions ne sont pas réunies, car si cela en crée dans l'entreprise bénéficiaire, ça en détruit dans l'entreprise concurrente.

    Toutes ces subventions, réductions de charges et autres outils créés par des apprentis sorciers qui n'ont probablement jamais été à la direction d'une entreprise ne font que rajouter de l'incertitude et du trouble économique. Favorisent les effets d'aubaine et mènent à un curieux état de fait où des entreprises subventionnent leurs concurrents directs.

    On trouve même des entreprises véritables parasites économiques qui collectionnent subventions, réductions de charges et stagiaires esclaves. Des entreprises qui apportent une contribution quasi nul voire négative au développement économique de notre pays.

    Tout cela, en période de crise comme en période d'embellie économique, on s'en passerait bien. Le business, c'est pas le pays des bisounours, seules les meilleures entreprises doivent pouvoir survivre, c'est la sélection naturelle et c'est comme ça qu'on crée de la richesse et du développement économique. Qu'on aide les gens qui sont dans le besoin qui ont des difficultés pour vivre au quotidien ne me choque pas, mais qu'on aide une entreprise à gagner de l'argent, ça, ça me choque.

    La France est pas prête de sortir de son trou si elle n'est pas capable de comprendre ça.

    while(coding) alert('smile');

    • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Globalement d'accord avec ton commentaire, j'y mettrais un bémol : lors du démarrage d'une activité, il est rassurant pour l'entrepreneur de pouvoir compter sur un filet de sécurité (me concernant, l'allocation chômage m'a permis de démarrer sans capital).
      Je ne connais pas l'impact complet qu'aurait le revenu universel (une sorte de RMI inconditionnel), mais la création d'entreprises risquées et dynamiques est le bénéfice que j'en attendrais le plus.

      • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        La subvention à la création avec le mécanisme de l'ACCRE n'est pas vraiment une subvention. C'est un dû. Tu cotises pour avoir du chômage, à partir du moment où tu crée une entreprise, tu n'en bénéficie plus donc ce n'est pas déconnant de pouvoir bénéficier d'un capital de départ.

        C'est plus de l'auto-financement que de la subvention pour le coup.

        while(coding) alert('smile');

        • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

          Posté par . Évalué à 3.

          Quelle bien belle façon de penser dis-moi !

          C'est faux. Le chômage n'est pas un dû. C'est un droit.
          Les actifs cotisent afin que les personnes en recherche d'emploi puissent toucher une allocation chômage.
          C'est une forme de solidarité.

          Tu vois peut-être les cotisations comme des taxes, mais ces deux mots n'ont pas le même sens.

          Ensuite, l'ACCRE n'est pas une subvention, mais une exonération de charges sociales.

          Enfin, comme son nom ne l'indique pas, elle n'est pas réservée qu'aux seuls chômeurs.
          Les bénéficiaires du RSA ou les salariés repreneurs de leur entreprise en difficulté y ont droit aussi.

          Article sur l'ACCRE par l'Agence Pour la Création d'Entreprises

          • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

            Posté par (page perso) . Évalué à 5. Dernière modification le 24/05/12 à 12:14.

            Quelle bien belle façon de penser dis-moi !

            Pourquoi?

            C'est faux. Le chômage n'est pas un dû. C'est un droit.

            C'est un dû, même si on le contorsionne pour faire joli.
            Je paye une assurance, cette assurance doit me payer si je remplis les conditions.
            De plus, je suis obligé d'avoir cette assurance, et je suis obligé de choisir l'assurance chômage française qui a le monopole.

            Ou est le "droit" dans l'histoire?
            Si c'était une droit, je n'aurai pas besoin de devoir cotiser pour avoir "droit" au chômage. Pareil pour l'assurance maladie, vieillesse… Bien que l'Etat change souvent les conditions de déclenchement (les conditions) sans que je puisse résilier le contrat.

            Par contre, pour l'ACCRE, ça semble être un droit, puisque indépendant d'une cotisation (RSA, entreprise en difficulté), la est sans doute une erreur, avec en plus une erreur sur la création d'entreprise qui ne t'enlève pas l'assurance chômage (on peut avoir les deux pendant un moment) si je me souviens bien.

            C'est une forme de solidarité.

            Non, c'est une forme d'assurance. Ou alors, les deux vues sont possibles, suivant le point de vue de qui cause ;-).

            • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

              Posté par . Évalué à 0.

              Je suis d'accord pour dire que c'est une assurance. Pôle emploi aussi.

              J'ai l'impression de jouer sur les mots là, mais ce n'est pas un dû. L'indemnisation t'es accordée si tu remplis les conditions, mais elle ne te "doit" rien.

              Si c'était un dû, elle serait accordée sans condition.

              On cotise pour "le pot commun", pas pour soi.

              • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                L'indemnisation t'es accordée si tu remplis les conditions, mais elle ne te "doit" rien.

                Elle me doit tout ce qui est dans le contrat. Comme n'importe quelle assurance, il y a des conditions, et si je les rempli elle doit.

                Si c'était un dû, elle serait accordée sans condition.

                Rien à voir.

                On cotise pour "le pot commun", pas pour soi.

                On cotise pour soi, pour avoir une prestation d'assurance en échange.
                Ensuite, c'est le gestionnaire qui se démerde à faire comme il a envie (mais en général, ben c'est un pot commun, avec gestion des risques tout ça), ce n'est pas ça que j'ai comme prestation ("le pot commun", c'est sa tambouille interne).

                J'ai l'impression de jouer sur les mots là

                Ben oui. Mais ça me gène qu'on considère l’assurance chômage comme un droit qu'on t'accorde gracieusement pour se la jouer "on est généreux", ce n'est pas le cas : on paye une prestation, et contre se paiement l'assurance en face a une obligation de prestation.
                Le fait que la prestation inclue "à condition que" ne change pas la nature de la chose (il y a toujours des conditions de déclenchement d'une assurance)

                On joue sur les mots, oui, mais il est important de rappeler que l'assurance chômage n'est pas un truc comme ça pour le plaisir de l'Etat, mais est le résultat d'un paiement mensuel bien précis, c'est le résultat d'un paiement contre prestation : chaque personne paye, et si la personne ne paye pas, elle n'a pas de prestation (et Pôle Emploi ne se prive pas de dire que faute de cotisations, tu peux aller de faire voir). C'est très différent du RSA par exemple, où il t'es accordé sans aucun paiement quelconque de ta part (ça vient de l'impôt de la région, mais il n'y a pas différentiation dans ton impôt la dessus). L'Etat peut virer le RSA que je ne pourrai pas descendre mon impôt, l'Etat peut virer l'assurance chômage que j'aurai plus la ligne correspondante sur ma fiche de paye.
                Le jour où je n'aurai plus de ligne "assurance chômage" sur ma fiche de paye, je me dirai que ce n'est pas un dû, mais en attendant, une ligne sur ma fiche de paye = c'est un dû.

                • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                  Posté par . Évalué à 1.

                  On cotise pour soi, pour avoir une prestation d'assurance en échange.
                  Ensuite, c'est le gestionnaire qui se démerde à faire comme il a envie (mais en général, ben c'est un pot commun, avec gestion des risques tout ça), ce n'est pas ça que j'ai comme prestation ("le pot commun", c'est sa tambouille interne).

                  Ça, c'est peut-être ta façon de voir, mais historiquement, c'est très discutable. La politique en 45 de création des organismes de sécurité sociale, au sens large, s'inscrit plutôt dans une politique de mise en place d'une solidarité nationale par le biais de l'état, et donc pas comme une assurance personnelle. On cotisait donc bien pour la communauté, et non pour soi (même si, nécessairement, la solidarité s'applique a minima à tous les cotisants).

                  • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

                    Vous êtes vraiment en train de vous poser des questions sur le sexe des anges, et si vous en êtes, des anges, alors les mouches qu'on voit s'éloigner en marchant en canard sont peut-être un indice sur la réponse.

                    L'assurance chômage n'est ni un droit, ni un dû, ni une assurance. C'est un bidule.
                    Un bidule c'est à la fois très long et très simple à obtenir : partez d'une volonté politique, ajoutez des années de débats, de lois, de décrets, de règlements et de gestion paritaire, et vous obtiendrez quelque chose qui remplit plus ou moins bien des fonctions plus ou moins claires, dans une transparence basaltique et surtout, plus personne ne sait ni comment ça fonctionne ni pourquoi ça fonctionne comme ça.
                    Et à part la transparence et l'efficacité, qui sont des problèmes graves, le reste est presque anecdotique. On aimerait parfois que les institutions soient simples et faciles à comprendre, mais c'est du domaine de l'utopie révolutionnaire qui fait table rase, et à mes yeux pas prioritaire. Cessons le malentendu causé par les définitions du dictionnaire, cessons de parler de Pôle Emploi, d'Assurance Chômage et d'aides à la création, parlons du bidule, tout simplement : de ce qu'il est et de ce qu'il pourrait faire pour que les choses soient mieux.

                    • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                      Posté par . Évalué à 0.

                      J'adore la prose faussement désabusée, hautaine et pleine de certitudes.

                      Il est absolument évident qu'en laissant le flou planer sur ce dont on parle, ou comme le faisait le post plus haut en changeant selon ses convictions personnelles la vocation d'une institution, on pourra facilement échanger sans brasser de l'air. Et qu'on peut effectivement définir l'efficacité sans connaître le but à atteindre.

                      Bref, ton "vous êtes mignons les enfants" (en substance), tu sais ce que tu peux en faire.

                      • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                        Désolé si ça sonnait comme une attaque personnelle, ça manquait d'émoticônes sans doute.

                        Le but à atteindre change avec la conjoncture, en utilisant les mastodontes que sont les institutions françaises (sécurité sociale etc) qu'on a sous la main. Ça fait depuis leurs créations respectives qu'elles sont instrumentalisées (dévoyées) par tous ceux qui ont un pouvoir dessus pour accomplir les objectifs du moment.

                        Discuter de les remettre à plat pourquoi pas, mais si on commence à sortir des mots comme « dû » et « droit » je pense sincèrement que ça relève de la discussion théorique sans intérêt pratique style République de Platon : le dû c'est du contrat, le droit de la loi, et vu la taille des bidules, le caractère opportuniste des agents bénéficiaires/cotisants, et vu que les "sinistres" couverts sont massifs (en fonction de la conjoncture) et pas ré-assurés, il n'y a pas d'autre façon de gouverner ces institutions que de changer sans arrêt les règles en cours de jeu, ce qui veut dire qu'elles ne peuvent être lisibles.

                        :-)

                        • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                          Désolé si ça sonnait comme une attaque personnelle

                          Je pense que j'étais visé, et n'ai pas pris ça en attaque personnelle, et puis ce n'est pas faux… Si il fallait tout prendre en attaque personnelle!

                          je pense sincèrement que ça relève de la discussion théorique sans intérêt pratique

                          Est-ce obligatoire d'avoir un intérêt pratique? Ca éliminerait pas mal de pages LinuxFr…

              • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                Quand une assurance se déclenche, elle te doit bien de l'argent. Je vois pas trop où tu veux en venir là…

                while(coding) alert('smile');

    • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

      Posté par . Évalué à 2.

      Pas le temps de développer, mais je suis convaincu que apporter un financement peut vraiment aider le développement d'une entreprise.

      Par contre, je te rejoins totalement sur le fait que bien des entreprises pervertissent ce système en collectionnant des subventions sans aucune contrepartie derrière.

      L’Etat ne devrait plus "subventionner" mais prêter à bas cout, voire prendre une participation (d'un montant pouvant eventuellement etre racheté par la boite en question à un taux déterminé au moment de l'aide). Bref, un autre système minimisant les détournements potentiels.

      • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

        Posté par (page perso) . Évalué à -3.

        Avec une entreprise efficace, rentable, sérieuse, tu obtiendras du financement en présentant un dossier dans la banque de ton choix.

        L'Etat ne doit pas être la banque des brebis galeuses auxquelles personne ne veut prêter car elle sont vouées à l'échec.

        C'est bien plus démocratique de laisser le marché décider de la compétitivité d'une entreprise et de l'intérêt de la porter en la finançant.

        Pour le reste, ceux qui veulent entreprendre sans gagner leur vie peuvent créer une association, c'est prévu pour.

        while(coding) alert('smile');

        • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

          Posté par . Évalué à 6.

          Avec une entreprise efficace, rentable, sérieuse, tu obtiendras du financement en présentant un dossier dans la banque de ton choix.

          tient, les créateurs que je vois assez régulièrement seront très intéressés par ton précieux conseil, donne moi vite tes coordonnées pour que je le leur donne !

          le problème quand tu crées une entreprise en france c'est : le capital ! Si tu as de l'argent à mettre, tu n'as aucun problème. Si tu as peu de capital, tu galères grave !

          Le banquier ne va te suivre que si tu as déjà des clients et qu'il a peu de risque, c'est le principe du banquier et surtout du banquier français ! Donc si tu crées ton entreprise et tu as besoin de capital pour financer la fin de ton développement, la banque tu oublies.

          Les financiers et autres business angels : Soit tu en connais un et ça fonctionne avec lui (c'est quasiment du "love-money" si tu le connais) soit tu n'en as pas … Si tu veux financer la fin de ton développement pour te lancer, les capitaux risqueurs français se barrent en courant (il existe toujours des exceptions bien sur). Tu as déjà fini ton dev, t'as quelques clients et c'est pour le développement commercial alors là tu en as qui viennent (oui, il y a du gras à faire et beaucoup moins de risques car tu as déjà des clients !)

          si tu n'as pas ça et bien tout ce qui est présenté dans le document te servira … pour financer via oseo (c'est de l'avance remboursable, donc ce qui est superbement demandé au dessus ça existe déjà ) par exemple c'est en fonction du capital qu'ils t'avancent 1 euro pour 1 euro de capital, donc quand tu crées ton entreprise, en france le capital c'est la clé de voute contrairement aux US ou c'est tout l'inverse, aux US c'est l'idée qui prime et les investisseurs arrivent. Tant que ça ne changera pas en france, nous aurons des soucis …

          • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

            Posté par (page perso) . Évalué à 1.

            Si je prends mon exemple, j'ai créé sans capital, j'ai pris le parti de ne pas chercher de financement et de m'auto financer (je voulais limiter les risques). Donc, certes, j'ai bouffé des pdt un certain temps, mais ça ne m'a pas empêché de développer mon entreprise petit à petit. Avec de la chance et surtout du travail ça ira peut-être encore plus loin, du moins, je suis confiant.

            Je suis donc le contre exemple de ton raisonnement. Par contre, ce que je sais, c'est qu'avec un peu moins de charges, j'aurai pu sûrement aller plus vite, plus loin et mieux m'auto-financer. Donc, le fait de savoir qu'une partie de mes cotisations (qu'elles soient pro ou perso) va pour renflouer d'autres entreprises, j'ai l'impression qu'on verse de l'eau bouillante dans ma boite crânienne.

            Quand au capital, certes, c'est plus facile quand tu en as (je m'en serais mieux sorti avec plus de capital), mais tu assumes aussi le risque. Quand j'ai créé, j'avais de tunnes, mais j'étais plus jeune. Aujourd'hui, si je devais créer, j'aurai du capital à mettre dans mon entreprise, mais l'aurais-je fait étant donné le risque que cela comportait de tout perdre ?

            Même si t'es riche, t'es pas débile au point d'investir dans une entreprise qui marchera pas, quand bien même l'idée viendrai de toi. Que ceux qui ont des capitaux demandent des garanties ne me choque pas, le business c'est pas le loto. Et encore, le jeu que tu me décris, c'est un loto ou c'est toi le gagnant, excuse moi si les financiers ont pas envie de donner du cash les yeux fermés.

            Y'a très peu d'entreprises qui ne sont pas réalisables sans capital de départ. Celles qui nécessitent du financement sont en général celle qui demandent l'achat de matériel (machines outils, chaînes de production etc…) ou des locaux (commerces en dur etc…). Or, tu te lances pas dans une telle entreprise si tu n'as pas déjà été salarié dans une entreprise équivalente.

            Tu as donc déjà un minimum d'argent (patrimoine immobilier, compte épargne) (je connais pas de crève la faim qui créent leur entreprise) et tu as de l'expérience. Ce sont les deux conditions qui viennent après l'idée dans le financement des entreprises. Jackpot, en secouent quelques bananiers, tu risque de toucher le sésame.

            Certes, c'est dur, mais comme je le rappelais dans mon précédent commentaires, le business c'est ça et c'est ce qui forge un chef d'entreprise, l'adversité, la combativité, l'inventivité et la créativité.

            while(coding) alert('smile');

            • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

              Posté par (page perso) . Évalué à 3.

              c'est ce qui forge un chef d'entreprise, l'adversité,

              mouahaha ? Et le fait d'avoir souffert pendant son enfance endurcit, forge le caractère. Et puis aussi, les classes prépa décervelantes fabriquent de bons ingénieurs. C'est connu, le bonheur, l'amour et la solidarité rendent bête et mou.

              • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                Posté par (page perso) . Évalué à 2.

                Les traumatisme de l'enfance sont certes destructeurs, mais nous ne sommes plus des enfants, n'est-ce pas ? D'ailleurs, les frustrations sont nécessaires à la construction de l'adulte en devenir, les spécialistes sont unanimes sur ce point.

                On peut donc facilement transposer ça à l'adulte. Ce ne sont pas les épreuves qui nous forgent, mais la façon dont nous les surmontons.

                Bon, et puis, vouloir être chef d'entreprise, c'est aussi prétendre être au dessus du lot, avoir des qualités et des compétences qui justifient le fait de peut-être un jour avoir le destin de plusieurs personnes dans les mains. Bref, de grandes responsabilités.

                On démarre mal quand on compte sur les autres pour obtenir un financement plutôt que sur sa propre force de persuasion, sa capacité à faire bouger les lignes et à faire converger les intérêts vers ceux de sont entreprise.

                while(coding) alert('smile');

            • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

              Posté par . Évalué à 3.

              Si je prends mon exemple, j'ai créé sans capital, j'ai pris le parti de ne pas chercher de financement et de m'auto financer (je voulais limiter les risques). Donc, certes, j'ai bouffé des pdt un certain temps, mais ça ne m'a pas empêché de développer mon entreprise petit à petit. Avec de la chance et surtout du travail ça ira peut-être encore plus loin, du moins, je suis confiant.

              donc tu es dans une activité où tu n'as pas besoin de faire du développement pour vendre quelque chose, si ton travail c'est faire de la presta, du conseil alors oui tu peux faire sans capital …

              sinon, si tu as besoin d'embaucher des gens tu dois avoir du capital et tu n'as pas le choix.

              • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                Exact, j'ai la chance d'avoir une activité qui n'utilise que mon cerveau. Par contre, je dois faire du développement, j'ai un grand vase rempli de carte de visites, autant de porte où j'ai tapé, c'est une façon de me rappeler les efforts faits et qui restent à faire.

                En gros, au début, quand tu es seul, tu dois tout faire, je suis d'ailleurs encore en plein dedans : secrétariat, développement commercial, production etc.. Mais bon, l'avantage est que tu prends peu de risque.

                Démarrer avec des salariés, ça nécessite d'avoir la conviction absolue que tu vas réussir ce qui n'était pas mon cas. C'est pour ce type de démarrage qu'il faut de l'expérience en tant que salarié et un capital.

                Je ne conteste pas qu'un capital puisse être nécessaire, je conteste le fait que ce soit l'Etat qui le délivre sur les deniers des autres entreprises.

                while(coding) alert('smile');

                • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                  Posté par . Évalué à 3. Dernière modification le 24/05/12 à 14:52.

                  ok mais si c'est pas l'état qui t'aide à en avoir une partie, tu le crées comment ton capital si personne ne vient puisque c'est le principe en france ?

                  j'ai vu passer des projets avec des idées superbes, un marché potentiel bien présent (ce n'est pas toujours le cas !!) et par contre un besoin de capital par ce qu'il y avait du travail à faire avant de mettre sur le marché … sauf que pas de bol, les créateurs n'étaient pas fortunés même s'ils étaient salariés avant …

                  et là comme nos capitaux français ne prennent aucun risque avant qu'il n'y ait déjà vente comment avoir un capital pour faire éclore cette future pétite si l'état ne l'aide pas à démarrer, partir à l'étranger ?

                  plutôt que d'aller dilapider 500 millions dans des clouds hypothétiques, l'état aurait dû créer un fond d'amorcage, un vrai qui rentre sans aucun client du moment que le projet dispose d'un vrai potentiel, qui éventuellement demande de rembourser en cas de réussite mais ça aurait de toute façon été plus intelligent que de mettre 500 millions dans un truc dont on sait déjà que ce sera un échec.

                  et ça se serait réellement un investissement d'avenir !

                  • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                    Finalement, tous ces échanges pour constater qu'on est d'accord. Le type de projet dont tu parles, s'ils sont innovants et qu'ils n'entrent pas en concurrence avec des entreprises existantes au même business modèle fait partie de ce que je pense qu'il faut subventionner.

                    Bon, par contre, des mecs avec des idées géniales, t'en trouve à tous les coins de rue, les idées ne sont pas toujours si géniales que ça. D'ailleurs, quand on a une idée géniale, il y a de fortes chances qu'une autre personne (ou plusieurs) à un autre endroit ait eu exactement la même.

                    Bref, ça fait beaucoup de si et nos administrations sont à mon avis parfaitement incompétentes pour juger de l'innovation d'un projet vu que c'est pas les champions en la matière…

                    while(coding) alert('smile');

                    • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                      Posté par . Évalué à 0.

                      Bref, ça fait beaucoup de si et nos administrations sont à mon avis parfaitement incompétentes pour juger de l'innovation d'un projet vu que c'est pas les champions en la matière…

                      il y a des incubateurs qui existent en france, subventionés par l'état et les régions, plus ou moins efficaces selon les régions. Il y a aussi oseo qui fait faire des expertises par des gens qui connaissent des segments de marché.

                      Quand tu vois beaucoup de projets, tu détectes assez vite si l'idée est bonne, le porteur potable et le marché présent. Après il y a toujours des conditions qui font qu'un projet qu'il soit bon ou pas réussisse, mais on reste dans une règle de 80/20 assez classique ou globalement après une présentation d'1/2 heure tu sais si oui ou non un projet est viable (transformé en entreprise qui fonctionnera) ou pas.

          • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

            Posté par . Évalué à 5.

            par exemple c'est en fonction du capital qu'ils t'avancent 1 euro pour 1 euro de capital,
            donc quand tu crées ton entreprise, en france le capital c'est la clé de voute
            contrairement aux US ou c'est tout l'inverse, aux US c'est l'idée qui prime et les
            investisseurs arrivent. Tant que ça ne changera pas en france, nous aurons des soucis …

            Oseo

            Je me demandais quand est-ce qu'on allait l'évoquer.
            Effectivement, je te suis sur ce point.

            Le principe d'OSEO est pervers à la base : Le plus gros du fond d'OSEO est trusté par des grosses sociétés qui se bindent dessus pour gérer des projets parfois pas innovant. De la resucée de précédents développements. Dans des gros structures de services (les fameux "Business Services" de gros groupes), des gens sont attitrés afin de gérer des dossiers OSEO et savoir « quoi écrire et surtout à qui en parler » (certains peuvent parler de lobbying).

            Il existe même des sociétés de conseil pour bien monter un dossier OSEO afin de pipoter un max. Parfois, ca fout la gerbe, tu leur dis « mais y'a rien d'innovant dans ce que je vous dis ». La seule réponse est : « c'est pas grave. Tant que OSEO le croit … ».

            Par contre, quand tu arrives avec une vraie idée, mais qui te demande beaucoup de fond, c'est limite si on te donne pas l’aumône parce que le capital de ta petite société est très bas.

            J'avais entendu parlé du projet durant la présidentielle d'une banque d'investissement pour les sociétés. Si c'est calqué sur le principe d'OSEO, cela ne servira à rien une nouvelle fois, et seules les grosses sociétés, qui n'en ont pas besoin, vont truster ce nouveau fond.

            Invest, Love-Money ou Business-angels

            En ce qui concerne les les investisseurs privés, love-money ou business-angels, ils sont en général complètement à l'ouest. Si tu leur dis "je vais faire un facebook-like" ou un eunième site comparatif, ils te signent un chèque sans soucis. Quand tu veux développer une nouvelle idée, tu les vois plisser les yeux. Te poser deux ou trois questions complètement à côté de la plaque et finalement te dire "On ne finance pas en early-stage". (aka "on financera quand vous aurez déjà un fond de roulement voire quand vous n'aurez plus besoin de nous"). J'ai vu aussi dans les business-angels, beaucoup de vieux de 60 ans qui comprennent absolument rien. Si ce n'est pas un business-plan sur une industrie classique, c'est recalé directement (s'ils ne dorment pas durant la présentation du BP …)

            • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

              Posté par . Évalué à 3.

              Le principe d'OSEO est pervers à la base : Le plus gros du fond d'OSEO est trusté par des grosses sociétés qui se bindent dessus pour gérer des projets parfois pas innovant.

              Par contre, quand tu arrives avec une vraie idée, mais qui te demande beaucoup de fond, c'est limite si on te donne pas l’aumône parce que le capital de ta petite société est très bas.

              Tu sembles mettre en oppsition grosses sociétés de mauvaise foi et petites sociétés de bonne foi. Il ne faudrait pas oublier qu'il y'a quatre combinaisons possibles; et que des petites sociétés qui font exactement ce que tu décris y'en à des pelletés…

              On retombe rapidement sur le bon et le mauvais chasseur.

              • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

                Posté par . Évalué à 2.

                Oui, je suis d'accord avec toi, mais, comme tu dis, les petites sociétés ont la plupart du temps un petit capital. Et OSEO ne se basera que dessus pour gérer le financement des projets.

                Le CNC, par exemple pour des projets, se base sur un devis détaillé du projet et non pas uniquement sur ce que tu as mis à la base dans le fond de ta société (de production).

                Donc ceux qui ont le moins de capital (donc le moins d'argent) ont plus besoin de capitaux-projet qu'un gros qui a déjà un gros capital d'entrée.

                Le système est donc biaisé à la base : les gros auront des gros financements, les petits auront des petits financements. C'est - je pense - un mécanisme très franco-français: on n'aide que les gros. Alors que dans d'autres, on aide les petits avant tout.

        • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

          Posté par . Évalué à 2.

          Clairement pas d'accord :)

          Les banques prêtent parfois, mais demandent des garanties derrière, et ne se basent pas uniquement sur la "viabilité" supposée d'un projet (encore faudrait il qu'elles soient compétentes pour "l'évaluer"). Un bon projet, en France, ne suffit pas pour obtenir des financements.

          En fait, je pense surtout au étudiants compétents, qui sortent de l’école/université, mais qui n'ont aucune structure pour les aider à monter et développer une entreprise. C'est pas à ces personnes qu'une banque va preter, ils n'ont pas de garantie et ne peuvent contracter un pret à titre personnel. Les banques n'assumeront jamais ce risque.

          Un système à base de prise de participation, avec une vraie évaluation de la viabilité d'un projet (et l’État peut le faire : il le fait déjà pour tous marché public; en tous cas, il est "censé" le faire) et des contraintes fortes pour évite le détournement des aides (1ère création de boite pour le gérant, prise de participation à hauteur d'un pourcentage minimum en fonction du capital de la boite, etc) serait une vraie bonne chose.

          L'etat y retrouverait ses billes, des boites qui n'auraient jamais vu le jour seraient crée et les parasites qui detournent les fonds publics seraient moins nombreux.

          Ceci dit, je pense que les subventions telles qu'elles existent actuellement, à savoir de l'argent gratuit, ne devraient plus exister. Les cadeaux en espoir d'une promesse rarement tenue, ça a rarement marché

      • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

        Posté par . Évalué à 3.

        je pensais pareil
        pourtant j'avais voulu faire une fois le comparatif google/exalead
        google commence avec 25million un peu avant 2000, exalead touche des aides un peu partout (projet européen, investissement, industriels tel thomson), au final, exalead touchait plus, pourtant ils restent loin de google

        (bon pour être honnête, exalead est crée vers la fin de la bulle, google au tout début)

        • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

          Posté par (page perso) . Évalué à 2. Dernière modification le 24/05/12 à 20:05.

          Tiens, ça me fait penser à un livre dont le nom m'échappe, mais qui développe la théorie suivant laquelle un pays sous-développé se développe d'autant mieux qu'il n'a ni pétrole, ni sous-sols riches en métaux divers.

          C'est vrai que si on compare l'Algérie (richissime, du gaz et du pétrole), et le Maroc (rien de comparable), on peut être surpris que le Maroc ait des industries et des emplois, bien plus que l'Algérie.

          Par exemple le Nigéria est richissime (pétrole, sous-sol), mais la corruption bloque son développement. Vous savez, c'est ce pays qui a des pipe-lines que tout le monde troue, et récolte le pétrole dans des seaux, sauf que quand un étourdi se pointe la clope au bec, ça fait 200 morts. La pollution par le pétrole est très importante (va cultiver ton champ souillé par le pétrole !).

          Edit: le livre est Lethal aid
          http://books.google.fr/books/about/Lethal_Aid.html?id=HD_ckFm-sNQC&redir_esc=y

          If you choose open source because you don't have to pay, but depend on it anyway, you're part of the problem.evloper) February 17, 2014

    • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

      Posté par . Évalué à 2.

      Clairement, je trouve que c'est une absurdité toutes ces subventions, un business rentable et efficace n'a pas besoin de subventions.

      Je te rejoins en partie. Le système actuel est peu pertinent. Ma boite, par exemple, tourne correctement avec ou sans subvention pourtant nous touchons une subvention européenne (une autre source non évoquée dans le journal) dont j'ai oublié le nom exact (fond européen d'investissement ou un truc comme ça). En gros, il n'y a pas grand chose à faire. Remplir un dossier indiquant en quoi on fait de la "recherche" (le mot est un peu fort puisqu'on peu faire passer n'importe quoi là dedans) et l'aide est quasi assurée. C'est un peu pervers car on demande cette aide parce qu'on remplit les conditions (super vagues, il est vrai) (et nos concurrent aussi) mais on n'en n'a pas vraiment besoin. C'est juste un bonus. On pourrais supprimer complètement cette aide (qui doit coûter cher), ça ne changerais rien.

      Pour une boîte qui tourne déjà, ok, ça ne sert pas à grand chose. Par contre avoir un coup de pouce pour démarrer serait très utile. Pour se lancer, il faut un capital. Les banques ne prêtent pas facilement (surtout maintenant qu'elle sont en slip) et demandent des garanties en béton. Donc il faut déjà avoir de l'argent pour obtenir un financement, logique, hein.
      Après il y a le capital risk mais eux aussi sont frileux. Déjà il veulent des parts importantes dans la société (donc même si ça marche, ce ne sera plus toi qui prendra les décisions). En plus ils visent le court terme. Il veulent du rendement et souvent quand ils entrent au capital c'est pour en sortir (revendre avec une grosse plus value).

      Pour ce qui est des subventions publiques, le gros problème est que la plupart s'adressent à des entreprises qui sont déjà en exercice, donc qui ont déjà passé le cap le plus difficile. Je comprends qu'on ne puisse pas aider tout le monde à créer sa boite. Il y a beaucoup de gens qui en rêvent mais souvent ils ne savent pas dans quoi ils s'engagent. Il y aurait pas mal de pertes. Mais pour le coup, aider une boite qui marche ça ne sert plus vraiment.

      • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

        Posté par . Évalué à 1.

        Pour ce qui est des subventions publiques, le gros problème est que la plupart s'adressent à des entreprises qui sont déjà en exercice, donc qui ont déjà passé le cap le plus difficile. Je comprends qu'on ne puisse pas aider tout le monde à créer sa boite. Il y a beaucoup de gens qui en rêvent mais souvent ils ne savent pas dans quoi ils s'engagent. Il y aurait pas mal de pertes. Mais pour le coup, aider une boite qui marche ça ne sert plus vraiment.

        bah en fait ça dépend surtout de sa situation financière … Il faut voir ça comme un tout … Imagine une boîte qui tourne bien, mais qui a peu de trésorerie s'il y a une crise (comme on a eu en 2008) et que la boîte n'a pas les moyens d'éponger cette crise donc attendre 6 à 8 mois le temps que ça reparte => elle coule et met tout le monde sur la paille, pour l'état c'est très mauvais !

        donc à ce moment là ça peut être intéressant d'aider cette boite à passer le cap…
        intéressant financièrement pour l'état car les personnes gardent leur salaire, il ne vont pas grossir les rangs des chômeurs, il vont continuer à abonder au système de l'assurance chômage … donc on ne va pas être obligé d'augmenter le nombre de personnes chez pôle emploi, et il vont continuer à dépenser en tva et payer des impôts … Si tu prend ça sur une boite de 50 personnes avec 20% de tva + les impôts (1/12 d'année en gros) ça veut dire une perte pour l'état de 20% des salaires des 50 personnes sur l'année (sans compter les charges patronales et les impôts de la société) si tu les mets à 25k€ en moyenne par personne tu te rend compte que 50*30k*20% = 300k€

        donc en gros si l'état donne 300 k€ à l'entreprise sous forme de subvention à rembourser plus tard, ça ne lui coûte rien et ça peut sauver la boîte car si elle coule il perdra beaucoup plus ! Après bien sûr il ne faut pas aider non plus ce qu'il n'est pas aidable, comme pour tout problème, il faut s'adapter à la situation et ne pas être borné et rester sur un principe unique !

        • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Imagine une boîte qui tourne bien, mais qui a peu de trésorerie s'il y a une crise (comme on a eu en 2008) et que la boîte n'a pas les moyens d'éponger cette crise donc attendre 6 à 8 mois le temps que ça reparte => elle coule

          Justement, j'ai un pote qui a l'habitude de garder pas mal de trésorerie, mais son comptable lui a dit l'an dernier de tout se verser, car quelque soit le président élu, ça sera plus dur. Et en plus (dixit le comptable), après 5 ans tu repayes de l'impôt société sur de l'argent qui a déjà payé cet impôt, donc tu n'as aucun intérêt à garder du liquide trop longtemps. Tu peux faire une augmentation de capital, mais il y a des frais.
          Pas idéal tout ça.

          If you choose open source because you don't have to pay, but depend on it anyway, you're part of the problem.evloper) February 17, 2014

    • [^] # Re: Les subventions c'est de la m..

      Posté par . Évalué à 0.

      Je me demande si c'est pas toi qui sombre dans la vision bisounours de la chose, un monde ou les meilleurs gagneraient à la fin, ou la techno la plus novatrice serait forcement récompensée ou tout se jouerait à la quantité de sueur sur le front et au courage etc.
      Je tire mon chapeau bas à celui qui monte une boite techno sans aucune subvention. Je parle d'une boite techno par contre (innovation), pas de monter une boite pour fournir de la presta. Devoir passer entre 12 et 18 mois mini à développer sa techno en France sans aucune aide quand on voit l'état du seed/amorçage chez nous , ça me parait loin d'être gagné…

  • # rentabilité ?

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Bref, tu vas passer ton temps à essayer de remplir des tas de dossier pour finalement récolter 4 sous et en plus être obligé de te soumettre à des contraintes quelque peu farfelues. Et finalement, les subventions sont accordées que pour des entreprises déjà lancées ou qui ont fait du R & D, donc déjà des grosses. Si tu souhaites te lancer à partir de rien, il ne faut pas trop compter là-dessus.

    • [^] # Re: rentabilité ?

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      J'avais oublié d'en parler dans mes commentaires, mais c'est effectivement un autre inconvénient des subventions.

      Les chefs d'entreprise feraient mieux de passer leur temps à innover, à penser leur stratégie économique plutôt qu'à mendier les deniers de l'Etat.

      while(coding) alert('smile');

      • [^] # Re: rentabilité ?

        Posté par . Évalué à 1.

        mais ils le font ! sauf qu'à la fin du mois quand t'as une idée géniale mais pas un rond tu n'as pas le choix !

        Faut-il créer une entreprise uniquement si tu viens du 16 eme et pas de saint denis ?

        • [^] # Re: rentabilité ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Je suis pas du 16ème (malheureusement :D).

          Par contre, si quelqu'un es pas capable de décrocher un emploi (c'est à dire se vendre à une entreprise), alors il est mal barré pour réussir son entreprise.

          Dans le cas contraire, l'affaire est résolue, il a de l'expérience et de l'argent (un minimum disons).

          Qu'il soit de Saint-Denis ou du 16ème n'a pas d'intérêt, la qualité d'un homme ne se mesure pas à son lieu de naissance ou à sa position sociale.

          while(coding) alert('smile');

          • [^] # Re: rentabilité ?

            Posté par . Évalué à 1.

            C'est un peu simpliste comme façon de voir. Le retour à l'emploi d'une personne expérimentée est loin d'être toujours simple. Si elle décide de créer son propre emploi mais qu'elle ne l'avait pas prévu avant de perdre le précédent, elle n'a pas nécessairement d'apport et les banques ne prêtent pas toujours facilement à ces profils. Les aides (pas forcément étatique, et même assez souvent locales et partiellement privées) peuvent alors être fort utiles.

            • [^] # Re: rentabilité ?

              Posté par (page perso) . Évalué à 1.

              J'aurai tendance à dire que créer sa boite c'est une démarche qui se mûrit. Je pense qu'il ne faut pas céder à la tentation de créer sa boite pour se dispenser de recherche d'emploi. C'est malheureusement un comportement que j'ai pas mal observé parmi les créateurs d'entreprise que j'ai rencontré.

              Encore une fois, c'est mal partir car chercher des clients, c'est encore plus difficile que chercher un emploi.

              Il ne faut pas créer une entreprise avec ses comptes persos en négatifs. Même si je n'était pas bien riche quand j'ai créé, j'avais quand même quelques réserves pour tenir un peu.

              Surtout au début, une situation financière fragile du dirigeant, fragilise mécaniquement l'entreprise qui plus es si il est tout seul.

              On ne peut pas aller démarcher les clients avec des vêtements troués et une figure pâle à cause d'un ventre vide depuis trop longtemps.

              Les clients se fient énormément consciemment ou non à ton apparence, si tu es en mauvaise santé, il concluent que ton entreprise l'est aussi.

              while(coding) alert('smile');

              • [^] # Re: rentabilité ?

                Posté par . Évalué à 1.

                Tu continues de simplifier en prenant un exemple extrême.

                De ton discours ressort l'idée que pour pouvoir créer avec succès une entreprise, il faut en avoir l'intention depuis longtemps et avoir épargner à cette fin, même si on était satisfait dans son travail. Les résultats de l'asso qui m'emploie tendent à prouver que ce n'est pas vrai.

                Le projet doit par contre bien évidemment être mûri, et ça se fait de plein de manières (et un paquet de fois suite à la perte d'emploi). C'est d'ailleurs bien ce point qui intéresse les financeurs du projet, évidemment (le business plan et les prospects intéressés, bien sûr, mais pas que).

      • [^] # Re: rentabilité ?

        Posté par . Évalué à 2.

        Ça dépend vachement des régions et de l'activité, tout de même.

        Une région peut mettre l'accent sur des domaines particuliers, avec un mode de fonctionnement spécifique des aides.

        Si l'activité dépend pas mal de la commande publique, ça vaut le coup de se coltiner les services, au moins pour comprendre comment ils fonctionnent, rencontrer les gens etc. Même si c'est pour finalement laisser tomber les dossiers.

        Mais globalement, pour une petite boite (a fortiori quand on est moins de 4/5 pour commencer) ; la chasse à l'aide représente une charge de travail phénoménale, qui ne devrait jamais représenter un objectif primordial.

        Et pour finir, quand on est pas trop porté sur les relations publiques et/ou qu'on apprécie pas spécialement les aspects surréalistes d'un système, ça provoque immanquablement une forme de schizophrénie aggravée, qui peut devenir une cause d'échec : )

  • # Il y a aussi les vrais financements

    Posté par . Évalué à 1.

    Au-delà des subventions et des crédits d'impôts, il y a aussi d'autres types d'aides, sous la forme de prêts et/ou de garanties bancaires.

    L'état propose ainsi le Prêt à la Création d'Entreprise, via Oséo, qui peut être délivré par les banques (et quelques autres acteurs, dont ceux-ci-dessous). C'est un prêt considéré comme un apport par les banques dans les plans de financement (ça les rassure forcément).

    Plus intéressant encore, toujours par l'état: NACRE, un prêt à taux zéro pour la création ou la reprise d'entreprise délivré aux bénéficiaires des minimas sociaux. Comme le PCE, il est forcément adossé à un prêt bancaire (la raison plus bas) et sert d'apport.

    Des réseaux comme France Initiative peuvent également délivrer des prêts d'honneur (à taux zéro, donc). L'Adie prêtera de son côté aux exclus du système bancaire.

    Du côté de mon employeur, le réseau France Active, le but est de permettre aux exclus du système bancaire (par l'application de taux d'intérêts et de cautions délirantes) d'obtenir la confiance de leur banquier (la bancarisation est en effet considérée par le créateur de l'association comme un facteur de réussite, le banquier ayant tout intérêt à permettre à l'entreprise de grandir une fois qu'il lui a prêté de l'argent). Pour cela, on peut à la fois donner un apport via les prêts type PCE ou NACRE (ou autres pour des structures dites "solidaires" ou socialement innovantes) et donner une garantie à la banque (limitant de fait son risque) à la condition qu'elle limite ses taux et cautions solidaires. Le créateur en difficulté peut ainsi obtenir des conditions bancaires équivalentes à celles d'un créateur plus du goût du banquier moyen.

    Et tout ça n'est évidemment qu'une partie des structures effectuant ce travail. Les possibilités de financement sont réellement nombreuses, quoique souvent sous conditions.

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