Linux pour les débutants c'est facile !

Posté par . Modéré par Jaimé Ragnagna.
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8
avr.
2005
Linux
La société britannique Quocirca vient de publier les résultats d'une étude sur les freins et motivations pour l'adoption d'un OS libre. Cette étude montre que l'adoption de Linux ne pose pas de problème aux débutants.

Une affirmation qui va à l'encontre de tous les préjugés imposant de s'aventurer dans le monde libre accompagné d'une personne "qui s'y connaît".

Elle montre par contre qu'il est beaucoup plus difficile de faire migrer les personnes expérimentées sous MS Windows qui exploitent un plus grand spectre des fonctionnalités de leur OS, donc plus difficiles à retrouver sur l'OS libre.

Aller plus loin

  • # C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

    Posté par . Évalué à 7.

    En général les utilisateurs "expérimentées" (de tous systèmes), on pris plus ou moins de bonnes habitudes qui sont difficiles de changer.
    Tandis qu'avec un utilisateur sans expérience particulière, s'adaptera plus facilement (moins de comparaison, pas de changement, moins de préjugé ...)
    • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

      Posté par (page perso) . Évalué à 7.

      d'où l'intérêt d'éduquer dès l'école les futurs citoyen au bon OS.
      d'où un combat sans nom pour le marché des écoles, des universités etc...

      Au départ c'était presque la chase gardée d'Apple, aujourd'hui windows afflux dans les établissement, Linux a-t-il sa chance ?
      • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

        Posté par . Évalué à 9.

        d'où l'intérêt d'éduquer dès l'école les futurs citoyen au bon OS.

        Et c'est quoi le bon O.S ?

        Est-ce que l'apprentissage ca n'est pas depuis toujours donner des méthodes et non pas apprendre des outils ?

        C'est typiquement informatique cette notion.

        M
        • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

          Posté par . Évalué à 9.

          C'est très vrai, il vaut mieux apprendre les notions et concepts qui sont invariants quelque soit l'OS.

          Cependant, il faut choisir un OS support pour développer les apprentissages.

          Et dans ce domaine, le bon OS, c'est un OS libre.
        • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          L'éducation, ce n'est pas faire tel ou tel choix d'OS (en l'occurrence) à la place des gens: c'est leur apprendre à pouvoir faire leurs propres choix.

          Il ne s'agit pas d'« éduquer au bon OS », mais juste montrer qu'il existe de nombreux choix, et donner aux enfants/élèves/étudiants/... les moyens de faire le leur selon leurs affinités personnelles.
        • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          le bon oS, c'est l'OS que l'entreprise essai de vendre et/ou d'imposer sur le marché.

          Si tu fais partie de micro$oft, le bon OS, c'est windows que tu vas essayer de refourguer à toutes les écoles pour nos chères têtes blondes soient formées dessus et n'osent plus le quitter.

          Si tu fais partie d'Apple. tu essaies de refourguer du MAc OS.
          etc ...

          c'est en quelques sorte le principe de l'abonnement.
          Une fois la pesonne abonnée, elle reste abonnée pendant longtemps parce que la démarche de se désabonner est fastidieuse.

          d'où un combat réel pour le marché des écoles, les éditeurs essayant d'imposer leur logiciels.

          Actuellement je suis en plein milieux de la bataille pour les exos en ligne.
          maxicours, paraschool et autre machin essae de nous vendre leur solution. c'est un peu le même phénomène.
      • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

        Posté par . Évalué à 7.

        " d'où l'intérêt d'éduquer dès l'école les futurs citoyen au bon OS."

        Tu penses sérieusement ce que tu dis ou bien tu as renversé ton ricoré et tu es tout agacé ?

        Parce que franchement, "le bon O.S.", ça fout les jetons, non ?

        Dans 5 ans, Linux ou Gnu/Linux se debattra peut-être avec des difficultés insolubles (le bazar de l'arbre 2.6 rendrait presque l'hypothèse crédible), des guerres forkeuses entre ténors à la Cox-Linux-Truc, des choix de développements hasardeux ("Nobody's perfect" SLIH) ou la concurrence de produits désormais matures et aguerris sur les segments serveurs et noeud de calcul (je pense à la famille BSD ou à d'autres en éclosion...) voire pour des usages domestiques ou alternatifs (graphisme-media, IA).

        Je refuse de sacrifier le futur sous l'éteignoir de l'omnipotence de Linux.
        Si d'autres solutions libres se développent, tant mieux, elles contribuent à la recherche perfectionniste qui bénéficie à tous les utilisateurs de LL.
        L'intérêt du Graal, ce n'est pas le Graal, c'est la Quête....

        Notules annexes :

        Petit 1 : je ne crois toujours pas à la plate-forme universellement idéal, Ubuntu ou pas Ubuntu : Gnu/Linux parce qu'elle rend l'utilisateur libre à chaque instant dans son usage informatique est *trop* responsabilisante. Il y aura donc toujours des gens qui préférerons des solutions plus "confortables" càd tout simplement moins libres.

        Petit 2 : la mégalomanie, c'est souvent l'annonce du déclin. Constat général...

        Dans 5 ans, nous reprendons cette conversation sur le "bon O.S."...

        Ciao Bambini,


        Yoj'
        • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

          Posté par . Évalué à 8.

          Parce que franchement, "le bon O.S.", ça fout les jetons, non ?

          C'est pourtant ce qui se passe aujourd'hui avec l'omniprésence de qui vous savez.

          Je m'inscris en faux sur le fait de mettre sur le même plan l'hypothétique omniprésence d'un OS libre et celle d'un OS propriétaire.

          La crainte d'un monopole de Linux est sans fondement selon moi.
          Peut-on avoir peur d'être libre ?
          • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

            Posté par . Évalué à 1.

            moi personnelement je suis contre le monopole, ça supprime le choix et donc la liberté, être obligé d'utiliser un logiciel libre ne signifie pas la libérté pour tout le monde :)
            • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

              Posté par . Évalué à 3.

              D'abord, il n'y a pas qu'un seul OS libre pour PC.
              Ensuite, les licences libres interdisent l'existence de tout monopole.

              Un monopole véritable est subi, avec toutes ses conséquences.
              Le choix d'un OS libre est précisément un véritable choix.

              Par ailleurs, cette crainte d'un monde où Linux serait présent la majorité des ordinateurs des établissements scolaires me paraît pour le moins prématurée, n'est-il pas ?
              • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                Posté par (page perso) . Évalué à 3.

                d'autant que s'il y avait un véritable "monopole" subi (dans le sens où il est entendu plus haut) de Linux face aux autres OS, la liberté reste grâce à l'interopérabilité (standards & co)
              • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                Posté par . Évalué à -1.

                Et pour qu'il y ai choix, il faut qu'il y ai alternative.

                Imposer à tout le monde d'utiliser un OS libre, c'est leur supprimer le choix, la démarche civiwue d'utiliser un OS libre.
                • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                  Posté par . Évalué à 3.

                  ben justement, dans le monde du Libre, l'alternative sur PC a le mérite d'exister, c'est Freesbsd. Dans le monde propriétaire, il n'y a pas d'alternative !

                  Imposer à tout le monde d'utiliser un OS libre, c'est obliger tout le monde à être libre de ses choix, parmi les alternatives possibles.

                  Imposer un système Microsoft, c'est imposer un choix unique, propriétaire et coûteux, à tous les sens du terme.
                  • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                    Posté par (page perso) . Évalué à 1.

                    Il existe des alternatives propriétaires sous PC: <troll>Suse^W^W^W^W, Linspire</troll>, HP-UX, AIX, Solaris, SCO, ...
                  • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                    Posté par . Évalué à -4.

                    C'est du n'importe quoi ca.

                    C'est quoi une alternative ?

                    Passer de Linux a Freebsd c'est plus une alternative que passer de Windows a Linux ?

                    Imposer à tout le monde d'utiliser un OS libre, c'est obliger tout le monde à être libre de ses choix, parmi les alternatives possibles.

                    J'adores cette phrase : obliger tout le monde a etre libre.

                    Ca me rappelle la philosophie des Khmers rouges ca, on sait ce qui est bien pour vous et on va vous y forcer que vous le vouliez ou non.

                    Le premier qui essaie de faire ca avec moi, il finira avec une douleur aigue entre les 2 jambes, ma liberte j'y tiens et les ayatollahs du libre qui veulent imposer leur religion n'ont qu'un seul droit : la fermer et respecter ma liberte.
                    • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                      Posté par . Évalué à 4.

                      Hmm, je suis assez d'accord avec toi.

                      Juste que choisir un truc fermé, payant, que les gens n'ont pas le droit de modifier, et auquel ils n'ont pas d'accès réel aux connaissances, ça ne me parait pas l'idéal comme outil d'enseignement...

                      Ce n'est *peut-être* valable que pour les études informatiques, mais je ne sais pas si tu t'imagines le bonheur que c'est quand on veut apprendre le fonctionnement d'une machine, d'avoir à disposition les sources du noyau d'un OS existant et qui fonctionne, de ses drivers, etc...
                      On apprend par la pratique et la copie, avant de pouvoir créer, et tout les manuels du monde ne remplaceront jamais l'expérimentation directe, elle est indispensable.

                      J'ai eu un projet à l'école où il fallait ajouter une fonctionnalité au noyau linux, comme cela aurait-il été possible avec windows ?

                      Ici "le bon O.S." je le comprend comme un système d'exploitation qui permet *d'apprendre*, pas qui permet uniquement *d'utiliser*...

                      C'est pourquoi tout système d'exploitation dont on a les sources à disposition, avec le droit de les modifier, est meilleur dans l'enseignement que n'importe quel système ou cela est impossible. Aujourd'hui cette différence équivaut à libre versus propriétaire. Donc "le bon O.S." dans l'enseignement est libre (mais pas forcément linux, je regrette de n'avoir pu bidouiller de BSD à l'école).

                      Yth.
                      • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                        Posté par . Évalué à 0.

                        Ca c'est une autre histoire, mais obliger les gens a utiliser qqe chose en leur disant que c'est pour leur bien et sans leur demander leur avis c'est de la dictature puante et ca merite des baffes.

                        Que l'OS soit Windows, Linux ou autre, le premier derange qui veut m'obliger a utiliser son OS fetiche finira avec une marque de main rouge sur la figure.
                        • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                          Posté par . Évalué à -1.

                          Je ne puis que pertinenter la remarque, à laquelle je m'associe totalement :)

                          Yth.
                        • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                          Posté par . Évalué à 1.

                          Mon post ne concerne que les établissements scolaires, donc il ne concerne pas « les gens », bien évidemment, mais les élèves.
                          • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                            Posté par . Évalué à 3.

                            C'est effectivement de ça que parle le thread depuis le début, mais si certains semblent l'avoir perdu de vue ou essaient de le faire croire. À l'école les élèves ne choisissent pas (ou peu) ce qu'ils utilisent et étudient, ce qui est normal. Il s'agit donc de faire un choix correspondant aux idéaux de l'enseignement public, et dans ce cas un OS libre est un bon OS.

                            À entendre certains ici, imposer windows est normal, mais si on impose GNU/Linux, on hurle au monopole et au manque de liberté. On marche sur la tête!
                    • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                      Posté par (page perso) . Évalué à 2.


                      Passer de Linux a Freebsd c'est plus une alternative que passer de Windows a Linux ?


                      Je ne pense pas qu'il faut prendre cette réflexion ainsi. Je le vois plutôt ainsi est-on plus libre dans un monde où il n'y a que du LL ou dans un monde où il n'y a que du proprio ?

                      Évidemment c'est une question purement réthorique puisque l'un ou l'autre monde n'existera jamais. Néanmoins, il me semble clair qu'on a plus d'alternatives dans le monde utopique composé uniquement de LL.

                      De retour dans le monde réel, il est bien évident qu'on oblige personne à utiliser des LL, si les gens veulent se mettre d'eux même en prison qu'ils le fassent, je ne vais pas pleurer sur leur sort.
                      • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                        Posté par . Évalué à 0.

                        Je ne pense pas qu'il faut prendre cette réflexion ainsi. Je le vois plutôt ainsi est-on plus libre dans un monde où il n'y a que du LL ou dans un monde où il n'y a que du proprio ?

                        ni l'un ni l'autre, dans les deux cas il manque une alternative ;-)
                    • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

                      Posté par . Évalué à 2.

                      En l'occurence on parle de l'ecole, donc a moins de faire dans les colleges comme dans l'ecole d'inge ou j'etais (Linux et Windows en multi-boot [1]) ce ne sont pas les utilisateurs qui choisiront.


                      [1] Ce qui, d'ailleurs, mene a des TP d'unix ou les accros de Windows preferent faire tous ensemble telnet sur un petit serveur depuis NT plutot que de rebooter sur un OS inconnu.
      • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

        Posté par . Évalué à 10.

        <CV on>

        J'ai appris sur TO7, MO5 (il y avait meme une serie speciale de MO5 serie speciale michel "platini" qui trainait au college :).

        Puis les joies des alice(!), commodore, amiga, spectrum, atari, amstrad, apple...

        Et au lycee un prof d'info genial : du pascal au debut, puis du C et de l'assembleur sur des PC 8086 voire meme des 286 et 386 (sans disque dur, avec des disquettes 5 1/4 souvent foireuses...) sous DR-DOS (rahlalala, snifff)

        Et en parallele, l'ordi a la maison : 386 (avec un DD), puis un 486 (le top pour jouer a Chuck Yeager...) sous DOS et meme windows.

        (Prepa : pascal chiant, j'oublie, mais sous Mac)

        Ecole d'inge : les revelations les unes apres les autres : le monde Unix (HP-UX, solaris....), et pis un jour Linux, BSD...

        <CV off>


        Ben au final, j'y suis reste : je pense sincerement que le fait d'avoir aborde jeune plusieurs systemes tres tres differents (proprietaires ou non) fait que je suis rarement deboussole en face de la plupart des OS.
        Les annees commodore, thomson (...) et Dos font aussi que la console ne fait pas peur.

        -> en gros : les ecoles devraient se fournir avec plusieurs types de systemes, et accompagner les gamins pour qu'ils mettent un peu les mains dans le cambouis. -> ca forme et ca vaccine, et ca evite le formatage irreversible des habitudes face a un seul type d'environnement.
        Les voyages forment la jeunesse : c'est aussi applicable en informatique.
    • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

      Posté par . Évalué à 10.

      dans ce cas la, on ne parle pas d'utilisateur experimente, mais d'utilisateur conditionne ou de cerveau formate.

      Le diagnostic du mal : les applications ont ete abordees, expliquees de façon superficielle.
      C'est a dire que la formation (ou plutot la methode d'enseignement) s'est attachée a simplement énoncer des dogmes de la forme : 'tel cas -> tu dois faire exactement cela'; 'tel autre cas -> tu dois faire excatement ceci'...
      Les cerveaux des futurs utilisateurs n'ont ete percus que comme des disques durs a remplir.
      Il eut peut etre mieux valu percevoir ces cerveaux comme des processeurs auxquels fournir des principes (programmes), i.e. ne pas s'attarder qu'aux etudes de cas mais aborder les problemes de facon generaliste puis s'interesser aux specificites.

      Ex : pour traiter du texte, il y a des gammes d'outils differents :
      editeurs de texte simple
      traitement de texte
      logiciels de mise en page
      ...

      parmi ces gammes de logiciels, il existe de nombreux logiciels differents, avec des avantages et des inconvenients differents.
      vi : interface minimaliste, outil tres souple, tres peu gourmant en ressources, mais peu convivial.
      emacs : interface fournie, possibilites de personnalisation en fonction de votre contexte de travail, outil plus lourd, mais tres souple et plus convivial.
      notepad : interface assez minimale mais simple d'abord, fonctionnalites limites.
      ...

      Puis presenter des points comme :
      pour aller vite, utiliser les raccourcis clavier permet de gagner du temps compare a la navigation a la souris.
      Attention, les raccourcis claviers peuvent changer d'un application a l'autre...

      etc etc etc

      C'est en eveillant l'esprit critique de l'utilisateur, et le confrontant a des outils multiples et differents, en l'aidant a enrichir la culture de son 'metier' qu'on l'aide a etre autonome, a faire les bons choix et a ne pas etre completement deboussole quand il doit se remettre en cause.

      Cela a un cout, enorme : le temps. Quand je vois des gens faire des formations en tout genre (traitement de texte, langage de programmation, BDD, methodologie...) d'une semaine, ca me fait bien rire.
      Il faut du temps pour qu'un artisan apprivoise ses outils (un tour de France pour un compagnon, ce qui en plus lui permettra de se confronter a differents types de problemes, a differents outils, differentes cultures), plusieurs mois/annees en fait. Je ne vois pas pourquoi il devrait en etre autrement pour les metiers de l'informatique ou pour l'utilisation des ordinateurs.

      Mais, notre societe aime de moins en moins attendre et laisser murir, elle veut des gens disponibles la tout de suite maintenant...


      Bon, j'ai pas arrete de discuter sur linuxfr aujourd'hui. Rien foutu. Tant pis.
      • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

        Posté par . Évalué à 3.

        D'accord mais tes propos semblent dire que ce sont les formateurs les seuls responsables de ce formattage (au lieu de la « formation » attendue).

        Il faut aussi voir que les utilisateurs sont très demandeurs de « recettes » toute faites (clic à gauche, clic à droite, clic tout droit...). Ils ne veulent pas comprendre, ils veulent la réponse tout de suite.

        De la même façon, tu dis « notre société aime [...], elle veut [...] ». Il ne faut pas oublier que la société est formée d'individus et qu'elle n'est pas une espèce d'entité consciente qui agirait au dessus des individus qui la forment.

        En clair, il faudrait aussi que les individus en question se sortent les doigts du c--.

        Je dis bien « aussi » : ceux qui sont en position de formateur ou de prescripteur devraient _aussi_ réagir.

        (Personnellement, j'essaie de ne jamais donner de recette toute faite, en tout cas pas sans une explication de la logique mise en ½uvre.)
        • [^] # Re: C'est une chose qui ne m'étonne pas du tout.

          Posté par . Évalué à 2.

          Non, les formateurs ne sont pas seuls responsables.
          Les responsabilites sont partagees.

          Et ce n'est pas non plus qu'une question d'individus, mais aussi de clients.
          Exemple : au sein de ma boite, parfois, j'ai mon mot a dire au sujet des formations que je recois (ou vais recevoir), parfois non.
          Et la plupart des formations que je recois sont tres superficielles.

          Autres exemple : l'education nationale. Les eleves n'ont pas leur mot a dire. C'est le ministere qui decide des programmes, les parents (avec les enfants et l'encadrement des etablissements) qui decident de l'orientation de leur gamin vers telle ou telle filiere, en fonction de ce que leur 'promet' cette filiere, puis plus tard, l'eleve qui 'choisit' son orientation universitaire (ou autres : etudes courtes, alternance, apprentissage, ecoles en tous genres) en fonction de ses attentes.

          Quand au client individuel (formation a internet pour l'achat d'un ordinateur...) : il n'a pas toujours le choix non plus (offre promotionnelle combinee a un achat...).

          Donc plutot que de parler d'utilisateur, je prefere parler de client.
          Et le client devrait en effet se sortir les doigts du cul (comme tu dis), mais ce n'est pas toujours facile.
          Ce ne sont plus toujours les clients qui choisissent : l'offre est souvent imposee. En tout cas les meilleures offres (batie sur du long terme : formation, assimilation, mise en pratique, personnalisation et rebouclage permanent) ne sont pas toujours les plus visibles.

          Le dernier point : comment obtient-on des bons clients (autonomes, et capables de de decisions reflechies...) ? En eveillant leur esprit critique, et en leur donannt des outils/criteres de decision. Ce qui n'est pas fait avec la plupart des offres sur le marche.


  • # Le journal qui va bien

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    avec quelques détails en plus si vous n'avez pas le courage d'aller lire l'étude :
    https://linuxfr.org/~Spack/17750.html(...)
    • [^] # Points positifs ?

      Posté par . Évalué à 7.

      Dans ce journal, il y a une question intéressante qui y est posée

      Points positifs ?

      Dans les points positifs pour linux on ne parle que des points négatifs de windows... bizarre et dommage...


      Exactement, bonne remarque, Linux a des qualités, mais ce ne sont pas elles qui rentrent en jeu, sauf que ca n'est en rien bizarre.

      On ne migre pas vers un autre système parce qu'il a des qualités, premièrement parce qu'on ne les connait pas ou mal (quel est la part de pipeau dans ce que les commerciaux/les mecs dans le forum disent ?) puisqu'on a pas encore migré, deuxièmement parce qu'on est pas en quête de la perfection informatique, tout ce qui nous intéresse c'est de surtout de ne rien changer tant qu'on arrive à le faire marcher, et si il y a quelque chose à changer, à changer le moins possible.

      Non, on change parce qu'on a mal au cul sur le système sur lequel on est. Si une appli libre a du succès sous windows, c'est qu'elle y permet d'avoir moins mal au cul, donc il y a forcément un aspect négatif pour Linux, reste à savoir si il y un a un aspect positif qui compense, comme dans le cas de Mozilla ou OpenOffice.org

      Deuxièmement, comme l'explique le rapport, plus on est habitué et on a appris un système, moins facilement on peut le lâcher. La conclusion logique de l'étude, c'est qu'il faut d'abord s'intéresser aux débutants et à ceux qui ne font pas grand chose d'extraordinaire avec leur PC, pour ceux là Linux convient parfaitement. Se dire "non, on va d'abord leur apprendre bien windows, installer plein de LL." est contreproductif car ils vont faire un effort pour vraiment maîtriser un système, et au moment où ils auront réussi et pris pas mal de mauvaises habitudes, on leur dirait : "Bon ben voilà maintenant, tu vas utiliser un truc complètement différent". C'est une blague ? Aucun respect pour leur effort d'apprentissage ? Au contraire si on les avait passé directement sous Linux, ils auraient eu quelque chose de beaucoup mieux, et auraient grandi avec.

      Il est aussi difficile de faire migrer un "power user windows" vers Linux, que de demander à un spécialiste d'emacs ou de vim de lâcher leur joujou pour passer à Kate. Ils y sont trop habitués, ils sont accros à des astuces ou des fonctionnalités que tu ne pourras pas leur procurer. Les mecs comme pasBill pasGates qui savent installer le multi-bureaux, le focus qui suit la souris, et l'équivalent des modules KIO sous windows sont comme un poisson dans l'eau sous windows, et ont ZERO intérêt à passer sous Linux. Par contre les gens qui utilisaient un éditeur très bête à la NotePad/NEdit pourront utiliser 80% des fonctionnalités qui tuent qu'ills auraient vraiment utilisé dans vim/emacs, mais beaucoup plus facilement.


      Je suis content de cette étude qui va dans le même d'une réflexion que je me fais depuis un an, j'espère que ca fera réfléchir les gens ici : c'est les débutants que Linux peut séduire, c'est à eux qu'il peut apporter quelquechose.
      • [^] # Re: Points positifs ?

        Posté par . Évalué à 2.

        Se dire "non, on va d'abord leur apprendre bien windows, installer plein de LL." est contreproductif car ils vont faire un effort pour vraiment maîtriser un système, et au moment où ils auront réussi et pris pas mal de mauvaises habitudes, on leur dirait : "Bon ben voilà maintenant, tu vas utiliser un truc complètement différent".

        contreproductif pour qui ? pour tes débutants qui ont une vie en dehors de l'informatique, ou pour les zélotes à coté de leurs pompes ?
        • [^] # Re: Points positifs ?

          Posté par (page perso) . Évalué à 1.

          Contreprodictif car un jour gnulinusque gagnera et alors ils devront tout réapprendre car microsoft aura coulé ...
          non ?
          vraimment ? bon, je sors --->[]
  • # Mon expérience avec {MS|Open}Office

    Posté par . Évalué à 2.

    Je ne me considère pas comme un utilisateur expérimenté de MS Word, mais passant une très (trop) large partie de mon temps à produire de la documentation, j'ai en tout cas une longue expérience de Word.
    Lorsque j'ai voulu commencer à utiliser OpenOffice (à l'époque où ça s'appelait encore StarOffice, ça ne m'avait pas séduit), je me suis heurté à toutes ses habitudes inconscientes que j'avais prises avec MS Word.

    Par exemple, un raccourci que j'affectionne beaucoup est Ctrl + Flèche Haut/Bas pour passer d'un paragraphe au précédent/suivant. Dans OpenOffice, le raccourci existe mais pour quelque chose de différent (et je n'ai pas encore deviné quoi -- ok, il faudrait sans doute que j'aille lire la doc).
    Une petite différence qui m'exaspère dans OOo, c'est Ctrl + Backspace/Suppr qui gère les espaces autour des mots de façon surprenante.
    Par exemple dans la phrase :
    Le |petit cheval blanc (| représente la position du curseur),
    Ctrl + Suppr produit :
    Le |cheval blanc
    Tandis que dans la phrase :
    Le| petit cheval blanc
    Ctrl + Suppr produit :
    Le|cheval blanc (l'espace qui précédait cheval a également été supprimé).
    D'autant plus surprenant que Ctrl + Suppr à nouveau produit :
    Le| blanc
    Bon il est facile de comprendre l'algorithme qui est implémenté, mais d'un point de vue de l'utilisation je trouve ça un peu gênant. Toutefois, ce qui étonant c'est qu'on prend l'habitude et cette différence entre Word et OOo ne me gêne plus autant qu'avant.

    Pour citer aussi les avantages de OOo par rapport à Word, je trouve par exemple que les styles y sont beaucoup mieux pensés que dans Word, et donc leur utilisation est plus efficace.

    PS: je n'évoque pas mon expérience pour Windows/Linux étant donné que j'étais un utilisateur (relativement) expérimenté d'Unix, avant de l'être pour Windows...
    • [^] # Re: Mon expérience avec {MS|Open}Office

      Posté par . Évalué à 5.

      Un contre exemple, Word me fait criser avec sa sélection "intelligente": tu cliques a un endroit pour placer le curseur, tu shift+clique a un autre endroit pour selectionner le texte entre les deux et ce p***** de Word change la sélection tout seul: en général si j'ai cliqué au mileu d'un mot, il me sélectionne tout le mot par exemple..

      Ca m'énerve les logiciels qui se croient plus malin que les utilisateurs..


      Personellement je trouve que le| petit cheval blanc devrait donner le|petit cheval blanc: utile pour effacer plusieurs espace d'un seul coup par exemple, donc ni l'algo de Word ni celui d'OOo ne me paraissent terrible (bien que celui de Word soit meilleur la)
      • [^] # Re: Mon expérience avec {MS|Open}Office

        Posté par . Évalué à 4.

        Un contre exemple, Word me fait criser avec sa sélection "intelligente": tu cliques a un endroit pour placer le curseur, tu shift+clique a un autre endroit pour selectionner le texte entre les deux et ce p***** de Word change la sélection tout seul: en général si j'ai cliqué au mileu d'un mot, il me sélectionne tout le mot par exemple..

        Ca je dois avouer que c'est de loin le truc qui m'enerve le plus, certains jours je pense a partir a la chasse au developpeur qui a ajoute cette feature pour lui faire payer sa traitrise. Rien de plus enervant qu'essayer de selectionner 3 lettres dans un mot et cet abruti selectionne tout le mot sans me demander
        • [^] # Re: Mon expérience avec {MS|Open}Office

          Posté par . Évalué à 1.

          developpeur qui a ajoute cette feature

          Mouarf :-) (non, j'ai pas grand chose à dire, mais ça me fait sourire. Du conditionnement sur l'utilisation des termes?)

          J'ai aussi eu à rédiger un bon paquet de doc ces derniers jours, Microsoft Word installé de base sur les machines, pas le droit d'utiliser autre chose, ou du moins de fournir un autre format à l'arrivée. Hormis le modèle de document réalisé par des incompétents (locaux), c'est vraiment le système de sélection qui m'a le plus énervé. Sélectionner la dernière phrase d'un paragraphe pour lui appliquer n'importe quoi nécessite de viser la fin de sélection pile entre le dernier caractère du paragraphe et le symbole de fin de paragraphe. Sinon il est sélectionné en totalité. Et il faut retenter sa sélection depuis le début. Une fois, ça va; vingt-cinq ça use.
          C'est du même acabit sous OOo?
      • [^] # Re: Mon expérience avec {MS|Open}Office

        Posté par . Évalué à 1.

        tu cliques a un endroit pour placer le curseur, tu shift+clique a un autre endroit pour selectionner le texte entre les deux et ce p***** de Word change la sélection tout seul: en général si j'ai cliqué au mileu d'un mot, il me sélectionne tout le mot par exemple..
        De mémoire, il me semble qu'il y a une option pour désactiver ce comportement (je suis chez moi et je n'ai qu'OOo à la maison, donc je ne peux pas vérifier). Mais je suis d'accord avec toi ce comportement est ennuyeux.
        Dans le même style, dans la dernière version Word XP, il est impossible de sélectionner à la souris le contenu d'un paragraphe sans sélectionner le caractère de fin du paragraphe (i.e. le retour chariot). Je suis en train de penser qu'il y a peut-être une option pour ça aussi... Faudra que je jette un coup d'oeil.
        • [^] # Re: Mon expérience avec {MS|Open}Office

          Posté par . Évalué à 1.

          Pour la sélection automatique des mots, il existe une option. Cette sélection merdique existe aussi dans Outlook Express, impossible à désactiver :-(

          Pour ce qui est des sélection trop grande, un maj-flêche gauche devrait résoudre le problème.

          C'est vrai que le poids des automatismes est lourd. L'adaptation MS Excel->OOo Calc peut surprendre (dans la saisie automatique par exemple) et dans l'autre sens c'est pareil par exemple il n'y a pas le format numéro de semaine dans MS-Excel.
  • # Une raison non citée

    Posté par . Évalué à 3.

    Le rapport est assez intéressant mais une raison majeure n'y apparaît pas : Windows étant imposé avec tous les PC grand public, les particuliers n'ont aucun intérêt (pécunier) à acheter un autre système. Ainsi, même si les entreprises d'une certaine taille peuvent acheter des ordinateurs de grandes marques sans système d'exploitation, leur employés ont Windows chez eux qu'ils le veuillent ou non. Le coût de formation pour une migration vers Linux est donc très important pour l'entreprise.

    En payant tout ou partie du matériel informatique personnel à leur employés, de nombreuses entreprises "auto-forment" en effet leur employés à moindre coût. Mais à cause de la taxe Microsoft, le particulier paye environ 300¤ de logiciels caché dans le prix de son ordinateur et n'a donc aucun intérêt à acheter une distribution Linux.

    Bien sûr, Linux peut être installé « gratuitement » mais c'est quand même plus simple pour le consommateur moyen d'acheter des supports d'installation avec des pilotes et plugins propriétaires tel que Mandriva. Et une installation n'est jamais « gratuite » de part le temps qu'on y passe.

    Si la législation était respectée, le particulier trouverait un intérêt financier à ne pas acheter les licences pour les logiciels préinstallés mais à passer une heure à installer une distribution Linux payée le quart du prix des logiciels Microsoft.

    À propos de la taxe Microsoft : http://wiki.aful.org/GdTDetaxe(...)

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