Je suis l'un des auteurs de l'outil "Qui héberge les mails", merci pour les retours !
La question de la presse en particulier nous tient à cœur : on a commencé un prototype d'une page dédiée aux médias et titres de presse français, présentée sous forme de "une" de journal, qui recense qui héberge leurs mails. On avait laissé ça en suspens pour se concentrer sur la partie communes de l’outil, il y avait les élections et c'était plus urgent. Mais les retours ici nous remotivent franchement à la finaliser !
Parce que la question n'est pas seulement théorique. On a un exemple récent et concret : les sanctions américaines contre le juge de la CPI Nicolas Guillou ont inclus la coupure de ses accès à des services numériques. Ça illustre bien que dépendre d'infrastructures américaines, c'est accepter qu'une décision politique à Washington puisse couper les outils de travail de journalistes ou de magistrats européens.
La presse est un contre-pouvoir essentiel. Elle devrait pouvoir travailler sans dépendre de la bonne volonté d'un état étranger. Et pourtant, à voir les résultats, ce n'est visiblement pas une priorité pour la plupart des rédactions.
Complètement d'accord. Une grande partie des communes sont chez Google ou Microsoft, c'est pas super d'un point de vue indépendance stratégique.
L'idée d'un domaine ou d'un TLD officiel — sur le modèle de gouv.fr — a aussi un vrai intérêt du point de vue sécurité : aujourd'hui il est difficile pour un citoyen de savoir si un mail venant de "mairie-trucville.fr" est légitime ou non. Un suffixe inique serait un signal de confiance identifiable pour les citoyens et pour les systèmes de filtrage.
Et il n'y a probablement pas grand chose à inventer : l'état gère déjà ce type d'infrastructure en interne. C'est davantage une question de volonté politique d'étendre ces services vers les collectivités que de repartir de zéro.
Pour info, il y a une variante de l'outil pour les communes.
Le résultat "inconnu" était un oubli de ma part : Bearstech n'était pas encore dans la liste des hébergeurs. J'hésitais à les ajouter car c'est avant tout une coopérative de services informatiques, pas un hébergeur mail mais ils hébergent bien des mail pour leurs clients, donc ça a du sens de les référencer. C'est corrigé, le Canard devrait maintenant être correctement identifié.
DNS MX : 10 mail.bearstech.com.
Si vous repérez d'autres cas similaires, n'hésitez pas, c'est comme ça que la liste s'enrichit !
Il me semble que ce serait cool alors d'expliquer que cela signifie sans doute un "auto"hébergement (ou alors expliquer pourquoi ce serait ume conclusion hative)
C'est amusant mais il y a d'autres sites qui donnent bien plus d'informations à partir d'un nom de domaine. Et surtout c'est dommage de na pas publier le scripts qui permet de récupérer ces données, surtout que c'est assez trivial en trois ou quatre commande
Le code est libre et disponible, le lien est dans les mentions légales.
En gros, l'outil effectue une requête DNS pour récupérer le champ MX, puis interroge le serveur SMTP afin de lire sa bannière. C'est principalement destiné au grand public et comme on n’a pas trouvé d’équivalent simple et compréhensible, on a fait quelque chose.
telnet vers le serveur smtp pour lire la bannière :
telnet main.linuxfr.org 25
Connected to main.linuxfr.org.
Escape character is '^]'.
220 main.linuxfr.org ESMTP Postfix (Debian/GNU)
Bon c'est avant tout de la promo pour ta boîte ;)
Et oui, il y a un peu de promo, je ne vois pas trop où est le problème, mais ce n’est clairement pas l’objectif principal et les mails ne sont pas notre cœur de métier.
On a surtout créé cet outil parce qu’on en avait un peu marre du double discours sur la souveraineté numérique et le 'consommer local' : beaucoup d’entreprises ou d’assos en parlent dans leur communication, mais derrière, leurs mails passent par Outlook ou Gmail, alors que d’autres arrivent à être un peu plus cohérents avec leur discours.
# Qui héberge les mails de la presse ? Une nouvelle page en préparation
Posté par jp.louvel . En réponse au journal quihebergelesmails et nos journalistes. Évalué à 10 (+12/-0).
Je suis l'un des auteurs de l'outil "Qui héberge les mails", merci pour les retours !
La question de la presse en particulier nous tient à cœur : on a commencé un prototype d'une page dédiée aux médias et titres de presse français, présentée sous forme de "une" de journal, qui recense qui héberge leurs mails. On avait laissé ça en suspens pour se concentrer sur la partie communes de l’outil, il y avait les élections et c'était plus urgent. Mais les retours ici nous remotivent franchement à la finaliser !
Parce que la question n'est pas seulement théorique. On a un exemple récent et concret : les sanctions américaines contre le juge de la CPI Nicolas Guillou ont inclus la coupure de ses accès à des services numériques. Ça illustre bien que dépendre d'infrastructures américaines, c'est accepter qu'une décision politique à Washington puisse couper les outils de travail de journalistes ou de magistrats européens.
La presse est un contre-pouvoir essentiel. Elle devrait pouvoir travailler sans dépendre de la bonne volonté d'un état étranger. Et pourtant, à voir les résultats, ce n'est visiblement pas une priorité pour la plupart des rédactions.
[^] # Re: et du côté des communes, cela donne...
Posté par jp.louvel . En réponse au journal quihebergelesmails et nos journalistes. Évalué à 4 (+3/-0).
Complètement d'accord. Une grande partie des communes sont chez Google ou Microsoft, c'est pas super d'un point de vue indépendance stratégique.
L'idée d'un domaine ou d'un TLD officiel — sur le modèle de gouv.fr — a aussi un vrai intérêt du point de vue sécurité : aujourd'hui il est difficile pour un citoyen de savoir si un mail venant de "mairie-trucville.fr" est légitime ou non. Un suffixe inique serait un signal de confiance identifiable pour les citoyens et pour les systèmes de filtrage.
Et il n'y a probablement pas grand chose à inventer : l'état gère déjà ce type d'infrastructure en interne. C'est davantage une question de volonté politique d'étendre ces services vers les collectivités que de repartir de zéro.
Pour info, il y a une variante de l'outil pour les communes.
[^] # Re: Médias « indépendants » : on parle de quoi exactement ?
Posté par jp.louvel . En réponse au journal quihebergelesmails et nos journalistes. Évalué à 3 (+2/-0).
Le résultat "inconnu" était un oubli de ma part : Bearstech n'était pas encore dans la liste des hébergeurs. J'hésitais à les ajouter car c'est avant tout une coopérative de services informatiques, pas un hébergeur mail mais ils hébergent bien des mail pour leurs clients, donc ça a du sens de les référencer. C'est corrigé, le Canard devrait maintenant être correctement identifié.
DNS MX :
10 mail.bearstech.com.Si vous repérez d'autres cas similaires, n'hésitez pas, c'est comme ça que la liste s'enrichit !
[^] # Re: Chatons
Posté par jp.louvel . En réponse au lien Qui héberge les mails ? Un outil pour le savoir.. Évalué à 6.
La liste est disponible en ligne et il y en a pour l'instant une quarantaine.
On en ajoute régulièrement par exemple quand une dizaine de recherches sur le même serveur "non identifié" et on a aussi fait des ajouts sur demandes.
On va pouvoir ajouter des serveurs proposés par des chatons à base de cette liste. Il nous faut juste un peu de temps. :-)
Sinon, on réfléchit à passer part
geoiplookuppour identifier automatiquement le pays de l'ip du serveur SMTP.Merci pour les retours.
[^] # Re: Chatons
Posté par jp.louvel . En réponse au lien Qui héberge les mails ? Un outil pour le savoir.. Évalué à 4.
Oui bonne idée on va faire une modification.
[^] # Re: Pas mal
Posté par jp.louvel . En réponse au lien Qui héberge les mails ? Un outil pour le savoir.. Évalué à 6.
La commande
dig MX edf.frretourne :Les serveurs MX avec le poids le plus faible sont prioritaires. Ici, ce sont donc les serveurs de iphmx.com qui recevront les mails.
Il me semble, iphmx.com est un domaine utilisé par Cisco, il y a l'info ici. Je peux me tromper, vous avez une autre info ?
[^] # Re: Pas mal
Posté par jp.louvel . En réponse au lien Qui héberge les mails ? Un outil pour le savoir.. Évalué à 10.
Le code est libre et disponible, le lien est dans les mentions légales.
En gros, l'outil effectue une requête DNS pour récupérer le champ MX, puis interroge le serveur SMTP afin de lire sa bannière. C'est principalement destiné au grand public et comme on n’a pas trouvé d’équivalent simple et compréhensible, on a fait quelque chose.
Et oui, il y a un peu de promo, je ne vois pas trop où est le problème, mais ce n’est clairement pas l’objectif principal et les mails ne sont pas notre cœur de métier.
On a surtout créé cet outil parce qu’on en avait un peu marre du double discours sur la souveraineté numérique et le 'consommer local' : beaucoup d’entreprises ou d’assos en parlent dans leur communication, mais derrière, leurs mails passent par Outlook ou Gmail, alors que d’autres arrivent à être un peu plus cohérents avec leur discours.