Posté par yinqi .
Évalué à -1 (+1/-3).
Dernière modification le 18 octobre 2026 à 10:36.
Merci d'avoir pris le temps de lire l'article et de l'avoir évalué.
Bon, je suis partial parce que j'aime bien Imogen Heap.
Cela dit, ton commentaire est factuellement partial car très partiel.
Oui, j'ai bien vu qu'une entreprise était le donneur d'ordre, il fallait bien un financement pour faire une commande aux deux experts et Imogen.
Cependant, réduire cela au panel de 26 bébés cité est réducteur et trompeur.
Les deux experts sont la "psychologue en musique" Lauren Stewart et le psychologue du développement infantile Caspar Addyman.
Dans cette étude :
Jakubowski, Kelly; Finkel, S.; Stewart, Lauren and Müllensiefen, Daniel (2017) Dissecting an Earworm: Melodic Features and Song Popularity Predict Involuntary Musical Imagery. Psychology of Aesthetics, Creativity, and the Arts, 11 (2). pp. 122-135. ISSN 1931-3896
Stewart avait fait appel à plusieurs milliers de sondés :
The experience of involuntary musical imagery (INMI or “earworms”)—having a tune spontaneously enter and repeat in one’s mind—can be attributed to a wide range of triggers, including memory associations and recent musical exposure. The present study examined whether a song’s popularity and melodic features might also help to explain whether it becomes INMI, using a dataset of tunes that were frequently named as INMI by 3,000 survey participants. It was found that songs that had achieved greater success and more recent runs in the UK Music Charts were reported more frequently as INMI. A set of 100 of these frequently named INMI tunes were then matched to 100 tunes never named as INMI by the survey participants, in terms of popularity and song style. These two groups of tunes were compared using 83 statistical summary and corpus-based melodic features and automated classification techniques. INMI tunes were found to have more common global melodic contours and less common average gradients between melodic turning points than non-INMI tunes, in relation to a large pop music corpus. INMI tunes also displayed faster average tempi than non-INMI tunes. Results are discussed in relation to literature on INMI, musical memory, and melodic “catchiness”.
Les 26 bébés cités sont un panel final et non pas le résultat de travaux sur des panels plus larges, résultant d'études sur des carrières d'experts.
Enfin, on peut considérer que 470 millions d'écoutes sur dix ans est un échantillon quelque peu représentatif, car en concurrence avec toutes les musiques et chants disponibles.
Si vous avez des bébés, vous pourriez faire un test, je vais le suggérer autour de moi, mes bébés sont trop vieux. 😉
Posté par Voltairine .
Évalué à 6 (+5/-1).
Dernière modification le 18 octobre 2026 à 11:55.
Je suis désolé mais un sondage basé sur les déclarations et le ressenti des participants ce n'est pas une méthode scientifique, quel que soit leur nombre. C'est malheureusement une façon de faire trop souvent utilisée en psychologie.
Et la conclusion de l'étude que tu cites ne fait que survoler quelques caractéristiques de ce que l'on pourrait qualifier de scies musicales : des trucs tellement simplistes au niveau mélodique qu'ils sont instantanément mémorisés et reproduits mentalement.
Cela ne dit rien sur ce qui pourrait calmer nos bébés. Je pourrais très bien sortir une étude qui montre que si un bébé a écouté du Motorhead pendant ses derniers jours in utero, il sera immédiatement calmé dès qu'il entend Lemmy hurler.
Les deux experts […] Addyman a écrit plusieurs livres
L'argument d'autorité n'a guère de valeur. On a connu par le passé des experts qui avaient fait beaucoup d’études, publiés plein d’articles et qui racontaient de la merde anti-scientifique.
… pour pondre un morceau débile
… L'argument d'autorité n'a guère de valeur.
Tu le qualifies de morceau débile, cela me semble un argument d'autorité ou une opinion, pas une démonstration scientifique. Je ne pensais d'ailleurs pas qu'il fallait recevoir un prix Nobel de littérature pour faire une comptine validée … par toi.
Cela dit, tu es peut-être expert de tout cela.
Je suis désolé mais un sondage basé sur les déclarations et le ressenti des participants ce n'est pas une méthode scientifique, quel que soit leur nombre. C'est malheureusement une façon de faire trop souvent utilisée en psychologie.
La musique, les études scientifiques psychologiques, et les sondages ne font pas partie de mes domaines de connaissance.
Cependant, j'ai un passé scientifique par ma formation, et mes travaux ont été publiés dans un journal scientifique reconnu et qui a un comité de lecture de nos pairs.
Ce que tu exprimes semble confondre "donnée subjective" et "méthode non scientifique". En creusant un peu, je lis qu'un sondage ou un questionnaire auto-rapporté est une méthode scientifique lorsqu’il comporte un échantillonnage explicite, un instrument validé, un protocole reproductible et une analyse statistique assortie d’incertitudes et que ses limites doivent être discutées, mais elles ne disqualifient pas la démarche.
Je lis qu'un sondage peut être scientifique alors qu’il porte sur des déclarations, en respectant une méthodologie. Et là je lis des termes comme {Définition opérationnelle du construit, Échantillonnage documenté, Instrument psychométrique, Contrôle des biais, Analyse inférentielle}.
Bref, pour qu'un questionnaire soit jugé scientifique, il doit démontrer deux qualités fondamentales : La fidélité et la validité. Et pour vérifier tout cela, il faut faire de la "triangulation méthodologique".
L'article, avec ses références en question a le mérite d'exister, avec une au moins on peut ainsi le critiquer, ce n'est pas un argument d'autorité, c'est quand même mieux que de n'avoir aucune publication, au lieu de faire un procès gratuit en escroquerie.
Il me semble contenir des éléments de fiabilisation et de validation, il mentionne d'ailleurs les limites/biais possibles, mais je n'ai pas les compétences pour rejeter cet article comme toi.
Bon, mais j'admets humblement que je marche sur des oeufs, je ne maîtrise pas ces outils, mais j'apprends un peu au passage, j'espère.
Self-report measures:
An overview of concerns and limitations of questionnaire use in occupational stress research
Ce n'est pas le même domaine (musical) mais cela me semble intéressant.
ABSTRACT
As is the case with many domains of organisational behaviour, occupational stress
research has for many years been characterised by the use of self-report
methodologies, in particular the written questionnaire, as the primary means of data
collection. Reliance on self-report for the measurement of both dependent and
independent variables raises concern about the validity of causal conclusions for a
range of reasons, including systematic response distortions, method variance and
monomethod bias, and the psychometric properties (reliability and validity) of
questionnaire scales. Beyond the immediate features of questionnaires, there is also
concern about the context in which self-report measures are used, in terms of the
design of studies, as well as the statistical treatment of questionnaire data at the
analysis stage. Each of these themes is addressed from the perspective of the
occupational stress literature, with a view to highlighting key areas for consideration
in relation to planning and interpreting research. It is also suggested that most of these
issues have wider relevance in the field of organisational behaviour, namely in those
domains which focus on perceptual and attitudinal variables, which could benefit
from similar methodological attention.
A systematic review of the psychometric properties of self-report research utilization measures used in healthcare
The objectives of this systematic review were: to identify self-report measures of research utilization used in healthcare, and to assess the psychometric properties (acceptability, reliability, and validity) of these measures.
Dissecting an Earworm: Melodic Features and Song Popularity Predict Involuntary Musical Imagery
Jakubowski, Kelly; Finkel, S.; Stewart, Lauren and Müllensiefen, Daniel (2017) Dissecting an Earworm: Melodic Features and Song Popularity Predict Involuntary Musical Imagery. Psychology of Aesthetics, Creativity, and the Arts, 11 (2). pp. 122-135. ISSN 1931-3896
# Pseudo-science et vrai marketing
Posté par Voltairine . Évalué à 10 (+10/-1). Dernière modification le 18 octobre 2026 à 08:30.
Une super étude basée sur 26 participants pour pondre un morceau débile, le tout financé par une marque d'aliment pour bébés.
Il est a peu près sûr que n'importe quelle musique mélodique, ou mieux chantée par un père ou une mère, ait strictement le même effet.
[^] # Re: Pseudo-science et vrai marketing
Posté par yinqi . Évalué à -1 (+1/-3). Dernière modification le 18 octobre 2026 à 10:36.
Merci d'avoir pris le temps de lire l'article et de l'avoir évalué.
Bon, je suis partial parce que j'aime bien Imogen Heap.
Cela dit, ton commentaire est factuellement partial car très partiel.
Oui, j'ai bien vu qu'une entreprise était le donneur d'ordre, il fallait bien un financement pour faire une commande aux deux experts et Imogen.
Cependant, réduire cela au panel de 26 bébés cité est réducteur et trompeur.
Les deux experts sont la "psychologue en musique" Lauren Stewart et le psychologue du développement infantile Caspar Addyman.
Dans cette étude :
Stewart avait fait appel à plusieurs milliers de sondés :
Addyman a écrit plusieurs livres, dont "The laughing baby".
https://babies.lol/books/
Les 26 bébés cités sont un panel final et non pas le résultat de travaux sur des panels plus larges, résultant d'études sur des carrières d'experts.
Enfin, on peut considérer que 470 millions d'écoutes sur dix ans est un échantillon quelque peu représentatif, car en concurrence avec toutes les musiques et chants disponibles.
Si vous avez des bébés, vous pourriez faire un test, je vais le suggérer autour de moi, mes bébés sont trop vieux. 😉
[^] # Re: Pseudo-science et vrai marketing
Posté par Voltairine . Évalué à 6 (+5/-1). Dernière modification le 18 octobre 2026 à 11:55.
Je suis désolé mais un sondage basé sur les déclarations et le ressenti des participants ce n'est pas une méthode scientifique, quel que soit leur nombre. C'est malheureusement une façon de faire trop souvent utilisée en psychologie.
Et la conclusion de l'étude que tu cites ne fait que survoler quelques caractéristiques de ce que l'on pourrait qualifier de scies musicales : des trucs tellement simplistes au niveau mélodique qu'ils sont instantanément mémorisés et reproduits mentalement.
Cela ne dit rien sur ce qui pourrait calmer nos bébés. Je pourrais très bien sortir une étude qui montre que si un bébé a écouté du Motorhead pendant ses derniers jours in utero, il sera immédiatement calmé dès qu'il entend Lemmy hurler.
L'argument d'autorité n'a guère de valeur. On a connu par le passé des experts qui avaient fait beaucoup d’études, publiés plein d’articles et qui racontaient de la merde anti-scientifique.
[^] # Re: Pseudo-science et vrai marketing
Posté par yinqi . Évalué à 1 (+1/-1).
Tu le qualifies de morceau débile, cela me semble un argument d'autorité ou une opinion, pas une démonstration scientifique. Je ne pensais d'ailleurs pas qu'il fallait recevoir un prix Nobel de littérature pour faire une comptine validée … par toi.
Cela dit, tu es peut-être expert de tout cela.
La musique, les études scientifiques psychologiques, et les sondages ne font pas partie de mes domaines de connaissance.
Cependant, j'ai un passé scientifique par ma formation, et mes travaux ont été publiés dans un journal scientifique reconnu et qui a un comité de lecture de nos pairs.
Ce que tu exprimes semble confondre "donnée subjective" et "méthode non scientifique". En creusant un peu, je lis qu'un sondage ou un questionnaire auto-rapporté est une méthode scientifique lorsqu’il comporte un échantillonnage explicite, un instrument validé, un protocole reproductible et une analyse statistique assortie d’incertitudes et que ses limites doivent être discutées, mais elles ne disqualifient pas la démarche.
Je lis qu'un sondage peut être scientifique alors qu’il porte sur des déclarations, en respectant une méthodologie. Et là je lis des termes comme {Définition opérationnelle du construit, Échantillonnage documenté, Instrument psychométrique, Contrôle des biais, Analyse inférentielle}.
Bref, pour qu'un questionnaire soit jugé scientifique, il doit démontrer deux qualités fondamentales : La fidélité et la validité. Et pour vérifier tout cela, il faut faire de la "triangulation méthodologique".
L'article, avec ses références en question a le mérite d'exister, avec une au moins on peut ainsi le critiquer, ce n'est pas un argument d'autorité, c'est quand même mieux que de n'avoir aucune publication, au lieu de faire un procès gratuit en escroquerie.
Il me semble contenir des éléments de fiabilisation et de validation, il mentionne d'ailleurs les limites/biais possibles, mais je n'ai pas les compétences pour rejeter cet article comme toi.
Bon, mais j'admets humblement que je marche sur des oeufs, je ne maîtrise pas ces outils, mais j'apprends un peu au passage, j'espère.
[^] # Source 2 et 3
Posté par yinqi . Évalué à 2 (+2/-1). Dernière modification le 18 octobre 2026 à 13:17.
https://eprints.soton.ac.uk/35712/1/01-175.pdf
Self-report measures:
An overview of concerns and limitations of questionnaire use in occupational stress research
Ce n'est pas le même domaine (musical) mais cela me semble intéressant.
ABSTRACT
As is the case with many domains of organisational behaviour, occupational stress
research has for many years been characterised by the use of self-report
methodologies, in particular the written questionnaire, as the primary means of data
collection. Reliance on self-report for the measurement of both dependent and
independent variables raises concern about the validity of causal conclusions for a
range of reasons, including systematic response distortions, method variance and
monomethod bias, and the psychometric properties (reliability and validity) of
questionnaire scales. Beyond the immediate features of questionnaires, there is also
concern about the context in which self-report measures are used, in terms of the
design of studies, as well as the statistical treatment of questionnaire data at the
analysis stage. Each of these themes is addressed from the perspective of the
occupational stress literature, with a view to highlighting key areas for consideration
in relation to planning and interpreting research. It is also suggested that most of these
issues have wider relevance in the field of organisational behaviour, namely in those
domains which focus on perceptual and attitudinal variables, which could benefit
from similar methodological attention.
A systematic review of the psychometric properties of self-report research utilization measures used in healthcare
https://link.springer.com/article/10.1186/1748-5908-6-83
Objectives
The objectives of this systematic review were: to identify self-report measures of research utilization used in healthcare, and to assess the psychometric properties (acceptability, reliability, and validity) of these measures.
https://link.springer.com/content/pdf/10.1186/1748-5908-6-83.pdf
[^] # Source
Posté par yinqi . Évalué à -2 (+0/-3).
Dissecting an Earworm: Melodic Features and Song Popularity Predict Involuntary Musical Imagery
Jakubowski, Kelly; Finkel, S.; Stewart, Lauren and Müllensiefen, Daniel (2017) Dissecting an Earworm: Melodic Features and Song Popularity Predict Involuntary Musical Imagery. Psychology of Aesthetics, Creativity, and the Arts, 11 (2). pp. 122-135. ISSN 1931-3896
https://research.gold.ac.uk/id/eprint/19405/
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