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Dépêche modérée par

: tempus fugit & apocalypse

Posté par Moun's (page perso, ). Modéré le 05 juin 2004.
Il est de ces films ou l'on ressort avec un sentiment nous envahissant, nous submergeant d'une sensation rare, approchant le bonheur suprême. Cette sensation se produit bien souvent, lors d'événements importants, de sensations fortes.

Il est de ces films où le budget si faible soit il permet de faire des choses grandioses. Ces films sont des chefs d'oeuvres. ces films marquent une vie. je voudrais en parler d'un que je viens de voir : le jour d'après

> Lire la dépêche (66 commentaires, moyenne: 2,2).  

"skwa 7 dob ?" pouvez vous dire. "que nenni", vous dirais je. je m'explique ...

Il existe des films aux messages forts, prenants, aux scènes inoubliables, aux jeux troublants, Le jour d'après est l'un des leurs.

Roland Emmerich mérite autant de respect qu'un Fritz Lang ou un Jacques Tourneur. Il fait même la synthèse des deux et sublime le septième art.

Il commence par "Universal Soldier" en 1992. Déjà un pavé dans le marasme cinématographique, un acteur est révélé au public, un acteur aware du monde qui l'entoure, au travers d'une problématique nietzschéenne et sur le danger de la science sans conscience. Suit, en 1994, "Stargate" qui change la notion du voyage dans l'espace et révèle le secret des pyramides.

La révélation se fait avec "Independance Day", où un informaticien névrotique et un rappeur militaire ( et militant ) sauve le monde d'horribles extraterrestres qui veulent nous anéantir. Son génie continue aux travers d'un autre film engagé contre les OGM, "Godzilla". Nous pensions qu'il avait culminé au sommet de son art, avec cette réalisation sans précédent "The patriot", sur la guerre d'indépendance des colonies est-américaines.

Nous savions que ce réalisateur travaillait sur des films à petits budgets et à messages forts. Mais là, il vient de nous révéler l'oeuvre de sa vie, j'ai nommé : Le jour d'après.

Donc nous avons un film très engagé, violent, qui a compris que le seul moyen de communiquer dans une société de l'image, du spectacle, est de faire du sensationnel. L'auteur conscient de sa force, le dit clairement dès la deuxième séquence du film. Le message est posé : la fin du monde que nous connaissons est proche.

Bien entendu, et avec le même tact que Brecht, nous avons ceux qui ne peuvent croire pareil message, qui n'ont pas besoin de voir les lunes de Jupiter au travers d'un télescope pour savoir qu'Aristote et Ptolémé ont raison. La lutte est vaine dès le départ et l'espoir même est las, mais là.

Nous voyons pendant le film, la fin du monde d'avant pour laisser la place à cette image de fin : "voici le monde du jour d'après".

Il y a de la violence, de l'amour, de la haine, de la con-passion, un concentré d'émotions fortes injecté de manière tarantinienne comme la seringue d'adrénaline dans le torse de Mia. Mais Roland Emmerich a réussi à faire passer cela avec un humour simple et sobre.

"Mais où sont les coupes budgétaires ?" me demanderez-vous.

Il est vrai que ce film est impressionnant. Mais ce qui est réellement impressionnant est d'avoir réussi à passer des messages aussi fort alors que :
- la 3D a du être faite avec des PC de récupération
- le montage à du être fait à la main par un myope borgne astigmate et deutéronope
- la musique n'a pas été faite par Ludwig Von B malgré l'ultra violence ( c'est du à l'absence du Korova Milk Bar ? )
- les acteurs sont des bénévoles qui font de leur mieux
- l'histoire principale ne prétexta ( tach ) rien d'autre qu'à être écrite sur un ticket du musée de l'homme

Mais surtout ... surtout, que cela doit être une oeuvre d'une vie, que dis je, de plusieurs familles qui représentent des siècles-hommes d'économie pour financer cette oeuvre titanesque : aucune personne dans toute l'équipe n'a du aller bien loin à l'école, et ceux depuis plusieurs générations : ils ne savaient pas que la terre disposait d'une certaine symétrie nord/sud au niveau climatique, et ça, la seule vue de l'image de fin me le fait dire.

Roland Emmerich, nous sommes de tout coeur dans votre combat des dangers contre la désinformation sur Terre et les risques que courre le monde si l'on ne signe pas le protocole de Kyoto. Votre combat est noble, mais pourrait-il aussi couvrir autre chose que L.A, N.Y et W.D.C. ?

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Ce chef d'oeuvre doit être vulgarisé !

Posté par SOULfly_B (Jabber id, page perso, ) le 05/06/2004 à 18:54. (lien). Évalué à 1.

Il passe quand sur TF1 ?

Ce film est un film culte

Posté par Thomas Bassetto (Jabber id, page perso, ) le 05/06/2004 à 19:31. (lien). Évalué à 2.

J'attendais sa sortie avec impatience et le jour J je suis allé le voir avec tous mes amis. Un vrai chef d'oeuvre, ils ont tous aimé, moi en particulier. Ca faisait longtemps que je n'avais pas craché sur un film, il m'a permis d'effacer l'arrière goût de Van Helsing :)
Je regrette que le message que le réalisateur a voulu faire passer ne soit pas plus violent/fort mais les effets spéciaux, le scénario, le discours du président des Etats-Unis d'Amérique à la fin du film participent à l'ambiance envoûtante qui nous immerge jusqu'à la fin et nous font réaliser que nous ne sommes rien, que la nature est fragile et que les pays du Tiers-monde ne méritent pas d'être oublié.

Moi je dis respect, franchement, c'est un film à aller voir.

C'est tout de même pas un chef-d'oeuvre...

Posté par V () le 05/06/2004 à 20:25. (lien). Évalué à 2.

Je l'ai vu aussi et je trouve que ce film n'est tout de même pas un chef d'oeuvre. Côté originalité : zéro ; si vous avez déjà vu un deux films catastrophe dans le style, ce n'est pas la peine d'y aller. Les recettes d'un super-productions américaines sont appliquées à la lettre.

J'aurais beaucoup préféré un film sur ce qu'il se passe un peu après... Comment une petite communauté isolée s'organise dans le froid. Avec un peu de profondeur dans les personnages (parce que là c'est vraiment limité...)

Et puis quelques détails assez énervants, comme dans tous les films américains qui font intervenir des scientifiques... Des écrans d'ordinateur avec des images superbes en 3D qui bougent (pourtant faites dans l'urgence) des chiffres qui apparaissent dans tous les coins sur fond transparents, des alarmes qui clignotent en faisant bipbip. Le pire du pire, c'est tout de même la course poursuite... Ah oui pour ceux qui ne l'ont pas vu : ils sont poursuivis par... le froid.... Heureusement ils réussissent à fermer la porte à temps pour l'empêcher d'entrer...

Donc si vous aimez les grosses productions sans aucune profondeur, si vous aimez voir un film bien consensuel, (le "nivellement par le bas", comme dit Kusturica) si vous aimez voir les américains sauver le monde (ah non pas ici... à la fin tout le monde est congelé) mais quand même si vous aimez les belles images, les effets spéciaux... allez-y...

Sinon donnez vos sous à des productions qui le méritent plus et retournez voir Malabar Princess ou les Choristes... Moi je préfère.

Vincent

M'enfin...

Posté par ZeGrunt () le 05/06/2004 à 20:50. (lien). Évalué à 3.

Si le film se concentre sur LA, NYC et WDC, c'est peut-être parce qu'il est américain !! Bon sang, soyez réalistes, vous voyez beaucoup de films français se passer à l'étranger ?

En fait, j'ai toujours du mal à comprendre les gens qui critiquent ce genre de film. Franchement, en voyant la bande-annonce, si vous aviez pas compris le style du film, c'est que vous êtes encore plus débiles que ceux que vous dénigrez.

Marre des critiques à deux balles...

ZeGrunt.

LoL :)

Posté par PITEAU Florent () le 06/06/2004 à 05:59. (lien). Évalué à 13.

Des km² et des km² de banquise pendant 2heures et même pas un pingouin à l'horizon !

bof

Posté par gc (page perso, ) le 06/06/2004 à 12:53. (lien). Évalué à 7.

Mais surtout ... surtout, que cela doit être une oeuvre d'une vie, que dis je, de plusieurs familles qui représentent des siècles-hommes d'économie pour financer cette oeuvre titanesque : aucune personne dans toute l'équipe n'a du aller bien loin à l'école, et ceux depuis plusieurs générations : ils ne savaient pas que la terre disposait d'une certaine symétrie nord/sud au niveau climatique, et ça, la seule vue de l'image de fin me le fait dire.

C'est dommage le seul commentaire 1er degré de ta critique est à côté de la plaque... Même si dans l'image où l'on voit les 2/3 de l'hémisphère nord glacé et rien dans l'hémisphère sud on ne va pas trouver une crédibilité extraordinaire, on ne peut pas parler de symmétrie nord-sud au niveau climatique, car le climat est gouverné par la température, l'hygrométrie, la direction et la vitesse des masses d'air. Hors, ceci est influencé fortement par le type de terrain rencontré : océans, plaines, montagnes ; et le pourcentage des terres émergées n'a rien à voir dans chaque hémisphère. Si on ajoute l'influence des courants sur la température de surface des océans et que tu veux bien te rappeler que dans le film que tu trouves si débile on te parle du courant nord-altantique qui induit une augmentation de 13 degrés de la température de surface, tu comprendras peut-être que le climat dans chaque hémisphère est bien différent (en plus de l'être sous une même latitude - est-ce que tu penses que les climats de New-York et de Rabat sont les même ?).

À moins que tu ne sois pas allé bien loin à l'école ?

réalisme, quand tu nous tiens...

Posté par fxion () le 06/06/2004 à 13:21. (lien). Évalué à 1.

Notez au passage le soucis du détail et du réalisme...
des vagues de 140 m déferlent sur manhattan, sans faire frémir un seul immeuble. Pas une seul vitre de pétée lors du raz de marée (vue la quantité de flotte virtuelle déversée sur les tours en carton, j'ai peine à imaginer le nombre de kilotonnes au cm² de baie vitrée m'enfin bon...)

nan, vraiment, ce film est une oeuvre, ce genre d'oeuvre qu'on case aisément derrière la porte des toilettes, lorsque le dernier paris match se fait attendre.
dire que certains débourseront 25€ pour le dvd, ça fait cher la cale.

pitoyable, isn't it ?

Un peu de lecture dans ce monde de brutes

Posté par gbrocker () le 07/06/2004 à 08:19. (lien). Évalué à 4.

Il est une oeuvre de la littérature française qui traitait déjà en son temps ce sujet de la fin du monde, de la destruction de notre civilisation, ...

Il s'agit de Ravage de René Barjavel. Le livre a été écrite en 1943 et pourtant il semble tellement comtemporain. Je ne peux que vous recommander sa lecture.

Emmerich en cinéaste engagé? Wow.

Posté par gabuzo () le 07/06/2004 à 11:01. (lien). Évalué à 1.

La révélation se fait avec "Independance Day", où un informaticien névrotique et un rappeur militaire ( et militant ) sauve le monde d'horribles extraterrestres qui veulent nous anéantir.

Mouais j'ai mal en lisant ça ;-). Comment parler d'ID4 en oubliant ce côté amérique selon Georges Bush (ah le beau discours du président).

Son génie continue aux travers d'un autre film engagé contre les OGM, "Godzilla".

J'avoue volontier ne pas me souvenir dans les moindres détails de Godzilla mais je ne vois vraiment, vraiment pas en quoi se film est engagé contre les OGM sachant que l'année de sa production (1998) personne mis à part quelques gauchistes ne devait savoir que combat contre les OGM il y avait. Le seul engagement que l'on pourrait trouver dans ce film est contre les essais nucléaires français que Jacquo avait décidé de prolonger. Ceci-dit il ne faut pas pour autant dépeindre Emmerich comme un Michael Moore d'Hollywood car s'il avait voulu se lancer un engagement contre les dangers du nucléaire en général il aurait été mieux venu de faire qq chose d'un peu plus dérangeant comme s'attaquer aux essais nucléaires que les USA (et les autres) on fait pendant des années ou aux munitions à l'uranium appauvri utilisées en Irak et non se focaliser sur les annecdotiques essais supplémentaires de la France que Chirac a voulu dans un moment d'excès d'égo.

Tempus Fugit

Posté par Thomas Droz () le 07/06/2004 à 11:35. (lien). Évalué à 5.

Puisque nous sommes dans le culturel...

Tempus Fugit, c'est aussi un enregistrement de Stan Getz (le saxophoniste ténor); vraiment vraiment beau
Une sorte de bain moussant à bulles inventif et surprenant.
Je crois que c'est un de ses derniers enregistrements et cela se passait au New Morning

Voilà, j'aurai profiter de l'analogie phonétique, juste pour parler d'un grand 'poète' trop souvent utilisé à l'ambiance sonore des ascenseurs et des supermarchés....

deutéronope

Posté par Le_Maudit Aime () le 09/06/2004 à 17:55. (lien). Évalué à 1.

Je propose un toast pour le rédacteur de cette niouze qui nous a ramené un de ces petits mots (dont je ne me souviens plus du nom exact) qui lorsqu'ils sont recherchés par google n'apparaissent qu'une seule fois.

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