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Articles : Brevets logiciels : Microsoft France pour un retour de la procédure à son point de départ

Posté par tekool (page perso, ). Modéré le 16 février 2005.
Humour
Hier, la Fondation Temps Nouveaux a organisé un débat sur la brevetabilité des logiciels à l'Assemblée Nationale française. Intervenaient Gérald Sédrati-Dinet, représentant de la FFII, Jean-François Abramantic, vice-président R&D d'Ilog et ancien président du W3C, et deux représentants de Microsoft France : Thaima Samman, Directeur des Affaires Juridiques et Publiques et Olivier Ezratty, Directeur de la Division Développeurs et Plate-Forme d'Entreprise.

Le débat fut assez intéressant dans la mesure où Thaima Samman a déclaré à plusieurs reprises que ce qui importait avant tout, c'était de définir ce qui est brevetable et ce qui ne l'est pas et que les fonctionnaires de la Commission européenne avaient sans doute sous-estimé les enjeux et l'importance d'un vrai débat sur cette question. Mme Samman n'a toutefois pas su nous éclairer sur ce qui est brevetable et ce qui ne l'est pas, tout en repoussant la définition proposée par le parlement (pourtant vrai lieu de débat si il en est).

Quant à M. Ezratty - interrogé sur le fait de savoir si Microsoft était pour un redémarrage de la procédure à zéro à l'instar de la FFII (afin que justement ait lieu ce « vrai débat » et que soit clairement défini ce qui est brevetable et ce qui ne l'est pas) - il déclara, à deux reprises : c'est ce que nous poussons à Microsoft France auprès de la corporation.

> Lire la dépêche (24 commentaires, moyenne: 4,5).  

De là à imaginer l'équipe dirigeante de Microsoft France manifestant demain à Bruxelles pour signaler que nous ne sommes pas dans une république bananière, soumise aux interêts d'une quelconque « corporation », il y a un pas... que je ne franchirai pas...

Cette discussion est archivée, il n'est plus possible de laisser des commentaires.

Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

FUD FUD FUD FUD FUD FUD FUD FUD FUD

Posté par octopuce () le 16/02/2005 à 16:14. (lien). Évalué à 3.

Danois vont sauver 800 emplois ...

Nederland va nous la mettre à la danoise:
http://www.nosoftwarepatents.com/phpBB2/viewtopic.php?t=366(...)

polland a abdiqué
http://www.nosoftwarepatents.com/phpBB2/viewtopic.php?t=359(...)

sans parler de siemens en allemagne, philips en nederland, etc ...

incroyable !

n'importe quoi

Posté par fcartegnie () le 16/02/2005 à 17:52. (lien). Évalué à 7.

Microsft est un ennemi pour les LL et personne ne peut être dupe. Leurs dires ont toujours été en opposition avec les actes, dans le but de faire baissier la garde.

Sur ce dossier, aucune bonne intention n'existe.

C'est tout comme ibm qui libere des brevets comme "appat", sachant bien que de toutes facons, ils se rattraperont grâce à leur piege.

Dupe, pas moi.

Allez jeter un oeil sur les brevets en attente sur la ffii... des tonnes de brevets bien generiques pour bien fermer la concurrence.

Rooooh

Posté par XHTML/CSS inside (page perso, ) le 16/02/2005 à 18:47. (lien). Évalué à 5.

<complètement cynique>
Il y aurait pas comme un problème entre ce que déclare sieur Gates aux Danois et ce que déclare sieur Ezratty ci-dessus ?
C'est dur la cohérence dans la communication d'entreprise...

C'est un peu comme quand Total me parle d'écologie, ça me fait tiquer...

</complètement cynique>

--
In tartiflette we trust !

En allant sur http://www.microsoft.com/france/apropos/entreprise/innovat

Posté par salvaire () le 16/02/2005 à 19:48. (lien). Évalué à 2.

Notre moteur, l'innovation

Un chiffre résume à lui seul ce que représente l'innovation. En 2003, Microsoft a consacré plus de 6 milliards de dollars par an à la recherche et au développement, soit 20% de son chiffre d'affaires. Microsoft figure ainsi parmi les tout premiers investisseurs privés mondiaux en matière de R&D.

Avec 99% de part de marché, et 90% de bénéfices. On peut.
Nos efforts en matière de recherche et développement sont guidés par la même volonté, inchangée depuis les débuts de Microsoft : faciliter l'usage des technologies de l'information et de la communication (TIC), en développant des applications concrètes pour les particuliers et les entreprises. La division Recherche et Développement regroupe plus de 25 000 ingénieurs et chercheurs en informatique chargés de concevoir, améliorer, imaginer des produits innovants, performants. Quatre centres de recherche dans le monde En 2003, Microsoft a consacré plus de 6 milliards de dollars par an à la recherche et au développement, soit 20% de son chiffre d'affaires.

Tu la déjà dit ... (innovation du copier-coller)
Ces 25 000 personnes travaillent dans quatre centres de recherche dans le monde situés à :

* Redmond et San Francisco aux États-Unis
* Beijing en Chine
* Cambridge en Angleterre

La recherche en France : Depuis plusieurs années des organismes français (CNRS, INRA...) ont accès gratuitement au code source de Windows (de Windows Mobile à Windows Server) pour des programmes de recherche. Des universités l'utilisent à des fins d'enseignement.

Je veux des noms. Nos étudiants sont donc contaminé avec la propriété intellectuelle de MS avant même d'avoir travaillé.
Les programmes de recherche portent sur des domaines aussi divers que la reconnaissance vocale, les systèmes décisionnels, la sécurité des données, le traitement du langage naturel, l'interface utilisateur, les techniques, méthodologies et outils de programmation, les outils de développement évolués, les langages de programmation, la montée en charge des serveurs

Ça peut servir chez MS ...
, etc. L'innovation naît du partage

Oui, c'est le principe du Logiciel libre, et l'inverse des formats propriétaires ...
En parallèle, Microsoft travaille de concert avec de nombreux organismes de recherche pour partager et faire évoluer ses technologies. Il collabore ainsi avec un certain nombre d'organismes scientifiques français parmi lesquels le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) ou encore l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), en donnant accès au code source de son logiciel serveur Windows. Les universités françaises utilisent les outils de Microsoft à des fins d'enseignement et contribuent également à les faire évoluer.

Tu radote. Je veux encore les noms.
Les constructeurs informatiques eux-mêmes participent au développement des systèmes d'exploitation, notamment pour une meilleure intégration avec leur matériel.

Ati ou NVidia font de la R&D dans les OS quant ils fournissent un pilote ?

En en hypocrisie, ils font rien chez M$?

Mouais

Posté par Sebastien (page perso, ) le 16/02/2005 à 21:47. (lien). Évalué à 7.

Je suis beaucoup moins enthousiaste que l'auteur... En effet, Mme Samman comme M. Ezratty poussent en effet à faire redémarrer la procédure, mais ce n'est pas du tout pour la voir amender fortement ou supprimer... mais plutôt passer.

Ils sont réalistes, la procédure est dans un cul de sac aujourd'hui. Même si elle passe (en force) elle sera fortement entachée et bien peu légitime. Autant refaire un vrai faux débat, avec du FUD et des mensonges et obtenir un apparent plébicite. L'étape suivante étant bien entendu de faire valider les brevets déjà validés...

J'ai fait un rapide petit compte-rendu de mes impressions au sortir de ce débat ici :
http://digitalfox.org/blog/archives/6-Les-brevets-logiciels-en-deba(...)

J'en profite pour remercier les organisateurs de ce débat (Ludovic Penet en particulier) ; car même si j'en attendais plus, il a a tout de même permit de mettre à plat beaucoup de choses - en particulier la position de Microsoft France.

traduction

Posté par Gwenael Piaser (page perso, ) le 17/02/2005 à 09:26. (lien). Évalué à 3.

c'est ce que nous poussons à Microsoft France auprès de la corporation.


Qu'est-ce que ça veut dire ?

Brevets Logiciels dans "Le Monde"

Posté par Simon Walter () le 17/02/2005 à 14:21. (lien). Évalué à 3.

Deux articles lus sur lemonde.fr, valent le détour, car ils s'ils n'apprennent pas grand chose à ceux qui suivent un peu ce dossier, ils contribuent à vulgariser ce débat, et à le sortir du cercle des "initiés".

Un court article sur le débat dont on parle ici :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-398499,0.html(...)
Deux points de vue y sont résumés : celui de Thaima Samman et celui du vice-président d'Ilog, ancien président du W3C, completement opposé à la brevetabilité logicielle.

Et une interview assez longue de Michel Rocard, qui mériterait peut-être une dépêche ou un journal à part :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-398497,0.html(...)
Il y expose clairement les dangers qu'il voit aux brevets logiciels, et les pressions auquels les députés européens ont du faire face.

En fin de page, un entrefilet évoque le sort de Navision et les pressions sur le gouvernement danois.

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