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Humeur : [Café Philo] Le travail et le logiciel libre

Posté par akauffmann (page perso, ). Modéré le 12 août 2005.
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Qu'est-ce qui pousse une multitude de programmeurs à travers le monde à donner de leur temps pour une activité qui est généralement productrice de biens gratuits ?

La collaboration au sein de projets "libres" (logiciels ou autre) amène une nouvelle manière de penser le travail, ou plutôt rappelle que derrière ce mot se cachent deux notions différentes, l'une induite par la nécessité de subvenir à ses besoins (travailler pour gagner sa vie), la seconde témoignant de la volonté de créer des biens durables.

Si l'organisation des sociétés modernes tend à réduire l'activité humaine à la production de biens de consommation et à subir les lois de la nécessité, le modèle de développement des logiciels libres apporte une nouvelle ouverture en redonnant au "producteur" et/ou au "consommateur" la possibilité d'agir.

Un article de David M. Berry paru en avril 2005 dans Free Software Magazine et aujourd'hui traduit en français sur Framasoft.

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Matériel et immatériel

Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 12/08/2005 à 10:07. (lien). Évalué à 10.

Je pense que cet article est très intéressant mais n'aborde pas la dimension immatérielle du logiciel.
Si je devais donner une définition de l'immatériel, je dirais que c'est tout simplement ce qui peut être reproduit indéfiniment avec un coût négligeable.

Toute notre économie a été construite sur le coût de production et sur son circuit commercial. Tant qu'il n'y avait pas Internet, ce circuit conçu pour la diffusion des biens matériels a assuré également la diffusion des biens immatériels et a pu laisser croire que le même modèle économique leur convenait.

En réalité, dans la production littéraire, musicale et dans l'informatique, les créateurs ne touchent qu'une infime part du chiffre d'affaire qu'ils engendrent. De plus, les créateurs de logiciels sont totalement dépossédés de leur travail par les entreprises qui les utilisent. Ceci est frustrant car celui qui crée un logiciel a autant le droit de mettre son nom sur son ½uvre que le peintre sur son tableau ou l'écrivain sur son livre.

Ce travail de réappropriation par leurs auteurs est l'un des moteurs de cette évolution. Elle est permise par Internet qui permet de raccourcir drastiquement les chaînes commerciales et conduit même à leur disparition dans le cas de l'immatériel.

Ont-ils compris la GPL ????

Posté par Alan_T () le 14/08/2005 à 13:25. (lien). Évalué à 3.

«Le logiciel libre, en revanche, est conçu hors du bureau-fabrique, il est produit gratuitement et destiné à servir des projets partageant de nombreuses caractéristiques communes. Il est la propriété, si tant est que l’on puisse employer ce terme, de tout un chacun... »

L'auteur commence par poser ce postulat et construit son article autours... Mais c'est totalement FAUX. La propriété du code source appartient toujours aux auteurs. La traçabilité des différents patchs permet de déterminer exactement qui a fait quoi et à qui appartient quel morceaux de code. Si l'on restreint le nombre des participants en incluant un nombre limités de patchs (ou des reformulations des patchs proposés), la propriété du code est conservée aux auteurs originaux.

Le problème de cet article est qu'il confond la GPL et le domaine publique... Je pensai que cela était inconcevable de nos jours, je vois que je me trompe.

Un logiciel est un bien ?

Posté par François Becker (page perso, ) le 26/08/2005 à 08:01. (lien). Évalué à 1.

Qu'est-ce qui pousse une multitude de programmeurs à travers le monde à donner de leur temps pour une activité qui est généralement productrice de biens gratuits ?


Est-ce qu'un "logiciel" est un vraiment "bien" ? (reproductibilité à coûts ridicules, etc.) "¼uvre" me semblerait plus approprié ; évidemment ce n'est plus dans le style…

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elle est libre ma musique : http://moala.online.fr/audiosite/

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