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Humeur : Les licences Creative Commons et la liberté
Posté par Pascal Terjan (Jabber id, page perso, ). Modéré le 17 juillet 2006.- Vous êtes libres de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public mais :
- Vous devez citer le nom de l'auteur original.
- Vous n'avez pas le droit d'utiliser cette création à des fins commerciales.
- Vous n'avez pas le droit de modifier, de transformer ou d'adapter cette création.
Je pense qu'il est donc utile de donner à nouveau quelques explications sur les licences Creative Commons. Il s'agit de 6 licences restreignant, ou pas, votre liberté sur différents points. Elles sont nommées par la concaténation de ces contraintes.
Les licences Creative Commons (293 hits)
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- Attribution-NoDerivs (by-nd)
- Attribution-NonCommercial-NoDerivs (by-nc-nd)
- Attribution-NonCommercial (by-nc)
- Attribution-NonCommercial-ShareAlike (by-nc-sa)
Elles interdisent en effet
- soit les travaux dérivés (retailler l'image pour en faire un fond d'écran, convertir en un autre format, ajouter des sous-titre ou les traduire...)
- soit une utilisation commerciale (la distribuer sur un CD dans un magazine vendu, l'utiliser dans un logiciel libre qui pourrait être diffusé sur un CD vendu, même pour un euro symbolique, ou accompagnant un magazine...),
- soit les deux.
Ces exemples ne sont sans doute pas ce à quoi pensent les auteurs quand ils refusent que leur oeuvre soit détournée ou dégradée ou qu'elle soit vendue sans que ça ne leur rapporte quoi que ce soit. Le problème est que la formulation de cette restriction de liberté est vague et non limitée. Une licence pourrait par exemple interdire la vente de copies de l'oeuvre, sans interdire pour autant de la distribuer gratuitement lors d'une promotion commerciale où de faire payer les frais de copie. De même, l'interdiction de travaux dérivés vise plus l'utilisation de l'image dans un magazine que en fond d'écran, mais encore une fois la licence ne le précise pas et de toute façon la liberté de l'adapter à vos besoins et une liberté majeure dont l'absence rend forcément la licence non libre.
Il faut donc bien faire attention à préciser la licence (cela fait moins de 10 lettres sous sa forme abrégée) lorsque l'on dit qu'une création est sous licence CC. Sans cela, cela ne donne absolument aucune information sur ce que l'on a droit de faire de l'oeuvre.
dépéche?
Certes l'information est intéressante, mais nécessite t'elle réellement une dépéche?
Un journal eu a mon avis amplement suffit car, outre le ton pas forcément joyeux et plaisant du texte, cette information n'a rien de nouveaux et n'est qu'une remise en place de personnes se fourvoyant.
Puis ce commentaire : "c'est une licence de type freeware qui n'a rien de libre." me semble déplacer. Certes ce n'est pas la licence la plus permissive, mais le fait qu'elle existe et soit utilisé devrait réjouir tout le monde surtout avec l'aveinement des DRM et autres.
Les dépéches de premiéres pages seraient elles une place d'expression réservées a certaines personnes?
Je sais je rale donc je vais me faire moinsser mais je le pense, donc je le dis.
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[^]Re: dépéche?
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[^]Re: dépéche?
Posté par outs () le 17/07/2006 à 12:06. (lien). Évalué à 10.D'un autre coté la plupart des info donnés sur ce site sont déjà disponibles sur d'autres sites et donc pas nouvelles au sens strict...
Alors moi je trouve cela utile car le concept et le terme "libre" correspond à quelque chose de précis et j'ai souvent vu des confusion s avec les licenses Creative Commons.
Il est suffisament important d'informer les gens et d'en faire une dépèche sur ce sujet fondamental.
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[^]Re: dépéche?
Posté par Zenitram (page perso, ) le 17/07/2006 à 12:15. (lien). Évalué à 10.mais nécessite t'elle réellement une dépéche?
Vu ce qu'on voit, meme ici, oui, ca necessite une depeche.
Ou sinon, on va pouvoir dire aussi ici-meme que Microsoft fait du libre, ou que IE est libre (IE etant de type by-nc-nd).
Ici meme, les modérateurs ont laisser passer une depeche associant By-NC-ND a du libre :
http://linuxfr.org/2006/06/27/21003.html
avant de corriger le titre.
(attention : je ne critique nullement le fait que l'oeuvre décrite ne soit pas libre, elle est sans DRM, gratuite et redifusable ce qui est pas mal pour un film, je critique le fait qu'on dise que c'est libre)
"c'est une licence de type freeware qui n'a rien de libre." me semble déplacer. Certes ce n'est pas la licence la plus permissive
Pourquoi alors quand on dit "freeware", tu n'associes pas a libre?
Il faut etre coherant : un freeware est souvent de type By-NC-ND, il n'y a que peu de difference entre un freeware et By-NC-ND, donc soit on accepte tous les freewares dans le libre, soit on rejete les freeware et By-NC-ND ensemble, en disant que les freeware et By-NC-ND n'ont rien de libre.
le fait qu'elle existe et soit utilisé devrait réjouir tout le monde surtout avec l'aveinement des DRM et autres
Je ne vois pas le rapport :
- c'est bien que des oeuvres artistiques utilisent ces licences, meme la By-NC-ND.
- Ces licences, meilleures que ce qu'on a l'habitude de voir, ne sont toutefois pas libres ni au sens de la FSF, ni au sens de l'OSI (excepté by et by-sa)
Pour reprendre l'exemple du film pris en exemple, il est tout a fait concevable que le film ne soit pas libre afin de respecter le droit à l'image des acteurs (exemple pris du site lui-meme : si vous retrouviez votre tete sur un film porno? ca n'est pas un probleme avec du code source, du moment ou vous accepter de contribuer a la conception d'une bombe nucléaire, la GPL le permettant), il n'est pas concevable que la publicité soit faite sur un film libre : une oeuvre, logicielle, audio ou video, ca n'a pas d'importance, n'est libre que quand on peut la modifier et redistribuer les modifications.-
[^]Re: dépéche?
Posté par patrick32 () le 17/07/2006 à 20:28. (lien). Évalué à 1.Ou sinon, on va pouvoir dire aussi ici-meme que Microsoft fait du libre
C'est déjà fait!
http://linuxfr.org/~mat_/11338.html
http://linuxfr.org/2006/07/06/21067.html
http://www.pcinpact.com/actu/news/29915-Interoperabilite-Mic(...)-
[^]Re: dépéche?
Posté par GTof (Jabber id, ) le 18/07/2006 à 22:49. (lien). Évalué à 2.Pour le premier lien, Open Source ne veut pas dire libre. Tu peux très bien donner tes sources tout en interdisant les modifications ou la diffusion des modifications, donc pas libre !
Pour les deux autres liens. Que Microsoft se mette à l'OpenDocument ne veut pas dire qu'ils font du libre. Il en feront quand les formats MS Office seront libre (j'y crois vachement) ou si MS Office par exemple devient libre (j'y crois encore plus).
Décidement cette dépêche vallait grandement le coup !-
[^]Re: dépéche?
Posté par lezardbreton (Jabber id, page perso, ) le 19/07/2006 à 08:09. (lien). Évalué à 3.Aussi curieux que cela puisse te paraître, MS fait quelques logiciels libres, le premier d'entre eux a été wix (premier lien donné au dessus : http://wix.sourceforge.net/ ). Il est sous Common Public License : http://www.opensource.org/licenses/cpl1.0.php , qui, même si non compatible avec la GPL, est une licence libre.
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[^]Re: dépéche?
Posté par yoho (page perso, ) le 18/07/2006 à 07:42. (lien). Évalué à 6.Je pense que c'est l'inverse : c'est certains journaux qui devraient être des dépêches. Je trouve les journaux de plus en plus intéressant et les dépêches de moins en moins : voilà enfin un article qui va à contre-courant.
by-nc-sa ??
Salut,
Au risque de dire n'importe quoi, mais la question libre/pas libre des licenses ici n'est elle pas erronée ?
En effet, la license by-nc-sa permet :
- copier, distribuer, utiliser l'oeuvre
- modifier l'oeuvre
mais elle oblige à :
- citer l'auteur original
- ne pas utiliser l'oeuvre a des fins commerciales
- partager l'oeuvre dans les memes conditions.
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.5/deed.fr
En quoi cela n'est pas libre ??
Merci de m'éclairer à ce sujet..
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[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Yves Rougy () le 17/07/2006 à 12:19. (lien). Évalué à 8.>- ne pas utiliser l'oeuvre a des fins commerciales
C'est ça qui fait que ce n'est pas libre. Il ne doit pas y avoir de restrictions d'utilisateurs pour que la licence soit acceptée comme libre.
Voir la définition sur le site de l'open source initiative-
[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Remi (Jabber id, ) le 17/07/2006 à 12:27. (lien). Évalué à 3.Ok, merci, je comprend mieux.
c'est vrai qu'avec un travail sous license GPL, on peut vendre ce meme travail.
En fait, je confondais avec le coup de ne pas intégrer un travail avec licence libre dans un travail non libre (ex: mettre du code GPL dans un soft commercial non libre, bouh c'est mal).
Merci ;)
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[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par yohannjc () le 17/07/2006 à 12:29. (lien). Évalué à 5.ne pas utiliser l'oeuvre a des fins commerciales
Pour moi c'est une garantie de liberté, ne pas voir mon travail volé par une entreprise voulant se faire des sous sans aucun investissement dans le travail. Après je ne pense pas que ça empêche des magasines de diffuser l'oeuvre à partir du moment ou il ne fait payer que la gravure, le boukin mais pas le contenu sur le cd.-
[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Zenitram (page perso, ) le 17/07/2006 à 12:38. (lien). Évalué à 6.Pour moi c'est une garantie de liberté, ne pas voir mon travail volé par une entreprise voulant se faire des sous sans aucun investissement dans le travail
Tu l'accepte bien pour Linux ou tout autre logiciel que tu diffuse en GPL, alors pourquoi pas pour un film?-
[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Florent Verschelde (page perso, ) le 17/07/2006 à 12:49. (lien). Évalué à 8.
Pour moi c'est une garantie de liberté, ne pas voir mon travail volé par une entreprise voulant se faire des sous sans aucun investissement dans le travail.
Tu l'accepte bien pour Linux ou tout autre logiciel que tu diffuse en GPL, alors pourquoi pas pour un film?
Peut-être parce qu'un logiciel est en grande partie un outil, tandis qu'une ½uvre culturelle tient pour beaucoup de l'expression du Sujet, de la personne elle-même. Les affects liés à l'un et à l'autre sont différents, et on peut souhaiter protéger une ½uvre personnelle tandis que l'on partage sa contribution à un logiciel.
Ce qui n'empêche pas bien sûr que certains acceptent sciemment de publier des ½uvres personnelles sous des licences très permissives (CC by ou CC by-sa, par exemple). Ils ont sûrement une conception des choses ou un ressenti différent.
L'important, c'est d'avoir le choix.-
[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par patrick32 () le 18/07/2006 à 00:46. (lien). Évalué à 10.Peut-être parce qu'un logiciel est en grande partie un outil, tandis qu'une ½uvre culturelle tient pour beaucoup de l'expression du Sujet, de la personne elle-même. Les affects liés à l'un et à l'autre sont différents, et on peut souhaiter protéger une ½uvre personnelle tandis que l'on partage sa contribution à un logiciel.
Dans ce cas un logiciel est aussi une oeuvre culturelle, une oeuvre de l'esprit, que tu exploites avec ou sans compréhension des mécanismes (source).
Un texte une peinture ou une photo correspond à un moyen d'expression de l'esprit pour transmettre de l'information, un logiciel aussi.
Par culture, peut-on entendre binaire ou décimal, ascii ou iso-8859-15, mot-clés anglais ou français (spip), vi ou emacs, linux ou mac?
Une oeuvre d'art un logiciel? De l'art de coder? A quand une exposition des logiciels ou des codes sources?
Un texte ou une image peut ne pas être une oeuvre d'art et seulement transmettre une information pratique. C'est d'ailleurs leur fonction première. Un texte de loi, un livre d'histoire, un cours de math, des images, ce sont autant d'outils mis à notre disposition, sans lesquels nous ne pourrions effectuer certaines tâches.
Doit-on protéger chaque "outil" de la pensée comme s'il s'agissait d'une oeuvre d'art, unique et exceptionnelle?-
[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Romain Vinot (page perso, ) le 18/07/2006 à 09:12. (lien). Évalué à 5.Ca dépend de ce que l'on entend par outils. Un certain nombre de logiciels n'ont pas forcément un but utilitaire. Par exemple tous les jeux vidéos. Mais même un logiciel comme Google Earth est surtout utilisé à but récréatif. Et les logiciels de messagerie instantanée, c'est surtout utilisé pour le loisir. etc.
Pourquoi un film, qui est également utilisé à but de loisir et qui est tout autant une oeuvre de l'esprit, serait-il différent ?-
[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Thomas Douillard () le 18/07/2006 à 12:15. (lien). Évalué à 3.Et les logiciels de messagerie instantanée, c'est surtout utilisé pour le loisir. etc.
La messagerie instantanée c'est neutre en soi, ça transmet de l'information, que celle-ci soit artistique, utilitaire, de loisir, ... Pour google earth, je sais pas trop, est-ce le logiciel qui est une oeuvre en lui même ? ses données ? Le logiciel permet la visualisation des données. Ca peut être purement récréatif, mais ca peux peut être servir, genre repérer un coin avant d'y aller autre part que sur une carte. L'intention des concepteurs est-elle de faire passer une émotion, ont-ils une idée précise en tête, quel est leur ressenti ? Je dirai qu'ils développent le logiciel de manière à ce qu'il soit le plus pratique à utiliser possible, l'intention artistique est discutable dans ce cas.
Un film, c'est une oeuvre "en soi", et l'utilisation qu'on en fait est en conséquence, divertissement, loisir, ...
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[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Thomas Douillard () le 18/07/2006 à 12:04. (lien). Évalué à 3.Un texte ou une image peut ne pas être une oeuvre d'art et seulement transmettre une information pratique. C'est d'ailleurs leur fonction première.
Pas exactement d'accord, les peintures rupestres sont venues avant l'invention de l'écriture ou du livre de compte si je me trompes pas. Et pourtant personne considère un livre de compte comme une oeuvre d'art. (si on considère une peinture comme une image)
Après, on peux aussi avoir un logiciel qui est en soi une oeuvre d'art (je pense aux demos par exemple)
On est d'accord : l'art est une fin, qui utilise divers moyens/techniques. On peux voir du flash artistique, du flash pas artistique, pour prendre comme exemple une techno informatique un peu ambigüe.
Je rajouterai à ta phrase Un texte une peinture ou une photo correspond à un moyen d'expression de l'esprit pour transmettre de l'information, ou des émotions, si elle a un but artistique-
[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par patrick32 () le 18/07/2006 à 19:39. (lien). Évalué à 1.Pas exactement d'accord, les peintures rupestres sont venues avant l'invention de l'écriture ou du livre de compte si je me trompes pas. Et pourtant personne considère un livre de compte comme une oeuvre d'art. (si on considère une peinture comme une image)
Je parlais de textes de lois car je crois que le premier livre est un livre de lois religieuses.
Les peintures supposées incantatoires avaient une signification, un but plus profond que d'appliquer une technique, on peut penser quelles s'adressaient à des esprits ou aux autres membres du clan (but scolaire ? ;-) ).
On est d'accord : l'art est une fin
Non, un moyen. C'est à mon avis la recherche de la perfection... pour atteindre un autre but. Prends un peintre et demandes-toi "qu'a-t-il voulu faire?" (grâce à son art), l'oeuvre est l'aboutissement de son art qui tend vers la perfection pour arriver à transmettre quelque chose.
, qui utilise divers moyens/techniques. On peux voir du flash artistique, du flash pas artistique, pour prendre comme exemple une techno informatique un peu ambigüe.
Ce qui les différencie, c'est la perfection.
Un texte de loi n'est pas artistique s'il ne vise pas la perfection. Il vise à être pratique, seulement utilisable.
Je rajouterai à ta phrase
Un texte une peinture ou une photo correspond à un moyen d'expression de l'esprit pour transmettre de l'informationou des émotions, si elle a un but artistique
Les émotions sont des informations (encapsulées...). On peut transmettre des émotions sans rechercher la perfection, ce ne sera pas de l'art.
L'art serait la perfection de la transmission de l'information (l'expression)?
On code dans un langage, un logiciel lui même peut porter un message, mais ça n'explique pas qu'on veuille que toute oeuvre de l'esprit (logiciel buggé, howto, licence commerciale, journal bourré de fautes) soit une oeuvre d'art...
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[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par GTof (Jabber id, ) le 18/07/2006 à 23:43. (lien). Évalué à 4.une ½uvre culturelle tient pour beaucoup de l'expression du Sujet, de la personne elle-même
Dans un film il y a pas qu'une seule personne, c'est un travail collectif. Pour la musique c'est pareil, il y a les compositeurs, auteurs, interprètes, musiciens, techniciens, etc ... . Pour chacune de ces personnes il s'agit bien de contribution à l'oeuvre et non d'une oeuvre "personnelle".
Quand Linus à annoncé la naissance de Linux, c'était son oeuvre à lui, l'expression pour lui de ce que doit être un noyau. Et la discussion mouvementée avec Andrew Tanenbaum montre bien que c'était son expression personnelle, sa vision. En recherche il est très fréquent de voir des logiciels développés par une seule personne qui y mettent leurs idées personnelles. Ce sont leurs idées, ils pourrait très bien décider de les "protéger" (comme si pour protéger une oeuvre il fallait l'enfermer, ridicule).
Dans le sens contraire, regarde la "culture grand publique". Est ce l'expression du Sujet ? Quelque chose de personnel ? J'ai beaucoup plus l'impression que ce sont uniquement des outils pour générer des tunes. Pourtant ces outils sont considérés comme des oeuvres.
Je suis d'accord avec toi, on ne code pas un logiciel pour admirer son code, mais pour qu'il serve à quelque chose. C'est pareil avec un film, on n'en fait rarement pour admirer les images mais comme moyen de raconter une histoire.
Puis une ouevre d'art c'est aussi en grande partie de la technique. C'est évident dans le cas d'un film, mais c'est aussi vrai pour tout oeuvre par exemple litérraire, il y a pleins de techniques scénaristiques et quelqu'un qui connait bien ces techniques peut analyser l'oeuvre sur un plan technique tyout comme ferait un programmeur analysant du code.
Moralité, la majorité des travaux considérés comme oeuvres ne sont ni plus ni moins qu'un travail technique collectif. Et on trouve aussi bien des artistes exprimant une vision dans une oeuvre qu'un programmeur exprimant les sienne dans un logiciel. Les deux sont ce que l'on appelle un processus créatif. Il n'y a aucune raison de trouver normal de pouvoir creer une oeuvre dérivée d'un processus créatif et anormal pour un autre.
Car quand on crée une oeuvre dérivée, on ne modfie pas l'original. Comme pour un logiciel, si je fais une modif dans mon coin de Linux, ca ne va pas modifier le code des sources officielles. Un artiste qui interdit les oeuvres dérivés empêche les gens d'exprimer leur créatrivité à partir de l'oeuvre. Pourquoi interdire aux autre de créer ? Ce comportmement ne vous rappelle rien ? Moi il me rappelle le discours de ceux qui veulent interdire le libre.
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[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par benoar (Jabber id, ) le 17/07/2006 à 13:05. (lien). Évalué à 4.Après je ne pense pas que ça empêche des magasines de diffuser l'oeuvre à partir du moment ou il ne fait payer que la gravure, le boukin mais pas le contenu sur le cd.
Bah si justemenet, il me semble que c'est ce que reprochent les libristes aux licence -nc, on ne peut vraiment pas faire payer quoi que ce soit. Parce que si tu dis que ta -nc autorise de faire payer le prix de "diffusion", alors qui peut m'empêcher de faire payer 500¤ le CD ? Donc si c'est -nc => aucune distribution sur un support payant possible; si c'est vraiment libre => OK
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[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Yusei (page perso, ) le 17/07/2006 à 14:46. (lien). Évalué à 3.Pour moi c'est une garantie de liberté, ne pas voir mon travail volé
La définition de "libre" selon la FSF fait référence à la liberté de l'utilisateur, pas à celle de l'auteur. Elle ne protège pas, par exemple, la liberté qu'a l'auteur de ne pas diffuser son code source, ou de ne pas autoriser les oeuvres dérivées, etc.
En même temps, ton utilisation du verbe "voler" pour désigner la réutilisation (commerciale) de code me laisse penser que tu ne seras pas très sensible à cet argument :)-
[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Raphaël Gertz (page perso, ) le 17/07/2006 à 18:11. (lien). Évalué à 3.Hum, j'ai récemment été confronté au soucis en question.
J'ai pas de sous, je développe un moteur de template qui trace, j'ai pas envie qu'on me pompe mon boulot gratis.
J'ai finalement décidé de le mettre sous cc--nc-by-sa.
Pourquoi ?
- Je suis l'auteur (je peux toujours changer la licence plus tard ;)
- Je veux faire 3sous avant de la libérer sous GPL
- La GPL v3 est toujours pas disponible
Si un boite me pompe le logiciel j'entend avoir au moins les améliorations à défaut d'une compensation financière (même minime)
Après je préfèrerais mettre le tout en GPL, mais en attendant d'avoir une communauté suffisante (pour éviter un fork ou utilisation sans publication des amélioration)-
[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par GTof (Jabber id, ) le 19/07/2006 à 00:02. (lien). Évalué à 2.Pour ca on peut placer son code sous double licence. Par exemple GPL et propriétaire. Si quelqu'un veut pomper ton code il dois prendre une des deux licences :
- s'il prends la GPL sont soft sera lui aussi en GPL
- s'il ne veut pas que son soft soit en GPL il doit prendre la licence propriétaire et à toi les sous.-
[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Raphaël Gertz (page perso, ) le 20/07/2006 à 22:58. (lien). Évalué à 2.Sauf que tu oublie un "détail" c'est que le code en question sera exécuté sur ses serveurs et que je serais soumis a son bon vouloir de bien vouloir me reverser les améliorations
(Je te laisse chercher sur google gplv2 webapps, tu devrais voir de quoi je parle)
Donc seule a la GPL v3 me garanti le reversement du code et la cc-by-nc-sa me garanti trois sous car il devra prendre une licence d'utilisation pour son usage commercial (après tout il fait du biz avec, il peux bien dépenser trois sous pour m'aider...)-
[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Yusei (page perso, ) le 21/07/2006 à 05:20. (lien). Évalué à 2.Par contre, tu as intérêt à être sacrément bon programmeur, parce qu'avec une licence non-libre tu auras moins de contributeurs (voire pas du tout). Je ne sais pas si ton histoire de moteur de templates était un exemple ou bien ton expérience, mais il y a un paquet de moteurs de templates disponibles: combien sont connus et non libres ? Y a-t-il une chance qu'un particulier tout seul arrive à développer un concurrent non libre à ces softs ET à le vendre suffisamment pour s'acheter plus qu'une place de cinéma ?
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[+] [^]Re: by-nc-sa ??
Posté par gyhelle () le 17/07/2006 à 18:18. (lien). Évalué à -1.Il ne doit pas y avoir de restrictions d'utilisateurs pour que la licence soit acceptée comme libre.
Curieuse définition : selon elle un logiciel sous licence GPL n'est pas libre car il restreint la possibilité de redistribuer un binaire sans son source.
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[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Farvardin (page perso, ) le 17/07/2006 à 22:48. (lien). Évalué à 0.<troll>
donc une licence de type BSD est plus libre qu'une licence GPL ?
</troll>
---------------o,\°o----------------------> []--
You can't grep dead trees...
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[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par Zenitram (page perso, ) le 17/07/2006 à 12:25. (lien). Évalué à 4.- ne pas utiliser l'oeuvre a des fins commerciales
(...)
En quoi cela n'est pas libre ??
Est libre une licence permetant d'en faire ce que tu veux, non discriminatoire.
Ici, la limitation mise enleve une liberté (utilisation, car cette libertée est a moitié remplie seulement).
Exemple : sans cette liberté (utilisation, non discriminatoire) pour Linux, pas de Mandrake, pas de Debian (Debian est utilisée souvent a but commercial aussi... genre Ubuntu ;-) ), pas de Redhat; IBM, Sun et compagnie ne financeraient pas le libre, bref le libre resterait dans son coin...
Ce qui est le cas d'ailleurs aussi d'une oeuvre musicale : impossible de la mettre dans une compilation (à vendre) de bonnes chansons par exemple, sans contacter le proprietaire des droits, bref exactement comme pour Vivendi, EMI etc... Meme parcours du combatant.
On t'accorde une liberté à moitié, ne tombe pas dans le panneau, ne croit pas que cette liberté est totale.-
[+] [^]Re: by-nc-sa ??
Posté par yohannjc () le 18/07/2006 à 01:50. (lien). Évalué à -2.<blocquequote ne pas utiliser l'oeuvre a des fins commerciales
En quoi cela n'est pas libre ??
Je pense que si nous voulons faire avancer les choses il faut s'éloigner le plus possible de toutes sociétés commerciales car on en a pas besoin pour partager notre savoir. Elles sont juste là pour s'engraisser chaque jour sur notre dos. Sortons vraiment de tout ça car ça commence à craindre içi bas ...
---dsl-----
[^]Re: by-nc-sa ??
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[^]Re: by-nc-sa ??
Posté par sobek () le 18/07/2006 à 08:54. (lien). Évalué à 4.En suivant exactement le même raisonnement, on peut dire qu'est libre une licence permetant d'en faire ce que tu veux, non discriminatoire.
Or empécher d'utiliser du code dans un projet sous une autre license libre est une limitation, qui t'enlève une liberté.
Exemple, sans cette liberté, nombre de projets fortement "inspirés" d'outils BSD seraient très en retard ou ne se seraient pas imposés en standard de fait (en vrac la pile IP, gentoo, etc). Bref, le libre serait peut-être dans son coin (je ne veux pas être aussi affirmatif que toi).
Bref, la GPL t'accorde une liberté d'utilisation à moitié, ne tombe pas dans le panneau, ne croit pas que cette liberté est totale.
Troll à part, je comprends parfaitement qu'un auteur veuille mettre une restriction sur l'utilisation de son code, a savoir ici le maintient de la license. Mais je comprends exactement de la même facon qu'un auteur veuille poser une autre restriction, son utilisation commerciale. Les deux sont du même ordre amha, bien que de points de vu différents.
La principale différence, c'est que la seconde empèche le modèle économique que tentent d'instaurer les SSLL. Parce que pour l'oeuvre en elle même, la license risque au pire d'en limiter la diffusion, mais si elle en vaut le coup, nul doute que l'on saura faire un installateur automatique...
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Licences libres et libre diffusion
On aurait également pu souligner le fait que ces licences n'imposent aucunement la publication du code source, dans le cas de logiciels. On a pu voir quelques petits logiciels sous licence Creative Commons, même permissive comme une CC by-sa, mais qui ne permettaient pas de modifications faute de sources.
La piqûre de rappel que constitue cette dépêche me semble un peu trop virulente, et pas tellement adaptée (la confusion n'est pas si fréquente). Mais passons. Disons qu'un petit rappel est toujours utile, même si j'aurais préféré une distinction plus nette entre les usages des licences libres et ceux des licences Creative Commons. On aurait pu rappeler que les Creative Commons présentent de nombreux intérêts, mais qu'elles ne peuvent pas se substituer aux licences des logiciels libres.
Sur ces questions, il y a des ressources intéressantes qui n'ont pas été citées en liens annexes. En voici donc deux (dont une de ma plume) :
– Florent Verschelde, Une histoire de mots : culture libre et libre diffusion (http://framasoft.net/article320.html ) ;
– Dana Hilliot, Bref éloge de la licence Creative Commons nc-nd (http://framasoft.net/article4167.html ).
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[^]Re: Licences libres et libre diffusion
Posté par baud123 (Jabber id, page perso, ) le 17/07/2006 à 14:44. (lien). Évalué à 5.Au vu des commentaires concernés (pas du journal), le rappel m'a semblé moi aussi nécessaire, même si le coup d'humeur initial n'était pas publiable en l'état, même pour une rubrique humeur (ce pourquoi nous l'avons retravaillé pour être plus factuel et fournir quelques exemples supplémentaires).
Peut-être as-tu regardé aussi la licence art libre qui a le mérite AMHA d'être beaucoup plus claire que les licences CC qui ne sont qu'une approche légale pragmatique^Wsimplifiante (sans se préoccuper de l'objet auquel s'applique la licence, ni des conséquences du choix de la licence).
La licence Art libre découle beaucoup plus d'une réflexion que les simili confusions auxquelles amènent régulièrement les CC et autres vocables comme téléchargement libre, libre diffusion et autres libres utilisations... (qui s'appliquent très bien à du proprio /o\ ).
http://artlibre.org/licence/lal/
disponible en anglais : http://artlibre.org/licence/lal/en/
avec une faq en français http://artlibre.org/licence/faq/
La licence art libre sera sans doute bientôt soumise à l'avis des contributeurs de debian-legal (j'en attends d'ailleurs beaucoup de Nathanael Nerode qui est généralement de bon conseil).-
[^]Re: Licences libres et libre diffusion
Posté par Florent Verschelde (page perso, ) le 17/07/2006 à 18:38. (lien). Évalué à 0.Oui, je connais un peu la licence art libre. Elle a l'avantage et l'inconvénient d'être très marquée idéologiquement.
Par exemple, le préambule (certes, ce n'est que le préambule, mais tout de même) :
Le savoir et la création sont des ressources qui doivent demeurer libres pour être encore véritablement du savoir et de la création. C'est à dire rester une recherche fondamentale qui ne soit pas directement liée à une application concrète. Créer c'est découvrir l'inconnu, c'est inventer le réel avant tout souci de réalisme.
Ainsi, l'objet de l'art n'est pas confondu avec l'objet d'art fini et défini comme tel.
À noter que la dernière phrase est loin d'être évidente. En plus d'être idéologiquement marquée, c'est une licence qui demande un certain bagage en théorie de l'art. D'où peut-être son insuccès ?
Personnellement, j'aime l'aspect « couteau suisse » des licences Creative Commons. Pour l'engagement idéologique, je préfère qu'il soit lié aux intentions (pas toujours claires) et au discours (pas toujours développé) des artistes eux-mêmes.
La LAL donne vraiment l'impression d'avoir été écrite PAR et POUR un groupe d'artistes activistes.
Remarquez, je n'ai rien contre. Mais personnellement je n'utiliserais pas cette licence, même si « techniquement » je voulais en obtenir les effets en termes de permission légale.
Quand à l'avis de debian-legal ou de Freedomdefined.org (ce nom de domaine est une horreur), il ne me passionne pas vraiment. S'il s'agit d'élargir le « libre façon GPL » à d'autres domaines, c'est un axe de réflexion qui ne m'intéresse absolument pas.
La très forte codification des conditions d'usage de l'adjectif « libre » appliquée au logiciel me semble utile, mais pour tous les autres domaines je suis très nettement en faveur d'une acception plus large. J'y préfère d'ailleurs le laxisme et ses ambiguïtés à l'intégrisme de certains. ;)
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Du côté de chez debian-legal
Le point de vue est beaucoup plus tranché : aucune de ces licenses ne sont libres suivant la définition des DFSG. Un résumé de cette décision a été écrite ici : http://people.debian.org/~evan/ccsummary.html .
Le conseil pour voir votre travail accepté sur une Debian : ne pas utiliser de licences creative-commons, c'est entre autre pourquoi les icones Tango ne sont pas dans la distribution.
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[^]Re: Du côté de chez debian-legal
Posté par rewind () le 18/07/2006 à 07:10. (lien). Évalué à 5.Il me semble que Debian travaille avec Creative Commons pour rendre les prochaines versions des licences CC (enfin, celles susceptibles d'être libres, cad BY et BY-SA) compatibles avec les DFSG. Je n'arrive pas à remettre la main sur une source...
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[^]Re: Du côté de chez debian-legal
Posté par lezardbreton (Jabber id, page perso, ) le 18/07/2006 à 07:38. (lien). Évalué à 5.C'est vrai, parce que visiblement les personnes de debian-legal sont d'accord sur l'intention de ces deux licences, c'est-à-dire une diffusion respectant l'esprit du libre. Si tu regardes la fin du lien que j'ai donné, l'auteur exprime des recommandations pour les futures versions. Ca me donne l'impression que les développeurs Debian sont un peu embétés de refuser des oeuvres pour des points de détail. J'espère donc que ça pourra s'arranger !
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Liberté
Il s'agit de 6 licences restreignant, ou pas, votre liberté sur différents points.
plutôt que de parler de "restriction de liberté", je préfère "non-cession droits et devoirs envers l'auteur", ou encore "6 licences vous offrant, ou pas, votre liberté".
Simple différence dans le point de vue.
De la même façon que pour "libre" dans "logiciels libre", il arrive toujours un point dans la discussion ou on lit liberté due plutôt que liberté accordée.
Le corollaire de ce principe est "le proprio sapucépaslibre"
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[^]Re: Liberté
Posté par yoplait () le 18/07/2006 à 09:29. (lien). Évalué à 2.
De la même façon que pour "libre" dans "logiciels libre", il arrive toujours un point dans la discussion ou on lit liberté due plutôt que liberté accordée.
Le corollaire de ce principe est "le proprio sapucépaslibre"
Justement, c'est bien l'intention de l'idéologie prônée par la FSF. Ne pas oublier que les droits d'auteurs et les brevets ne sont qu'une construction juridique, artificielle, et ne représentent pas un droit naturel de propriété. Sinon, on part dans les dérives de la comparaison entre propriété matérielle et propriété intellectuelle, avec tous les travers que cela suppose (héritage perpétuel, frein à la création et à la diffusion de la connaissance et de la culture, ...)
LGPL / BSD
Petite question sur les licenses : quelles sont les différences entre la LGPL et une license type BSD ? Dans ma tête c'est assez proche mais je dois rater un truc.
Merci d'éclairer ma lanterne :)
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[^]Re: LGPL / BSD
Posté par lezardbreton (Jabber id, page perso, ) le 17/07/2006 à 14:39. (lien). Évalué à 6.Si tu fais un dérivé d'un soft sous LGPL, il doit conserver la même license. Par contre, tu mets la license (même proprio) de ton choix à un dérivé d'un soft BSD.
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[^]Re: LGPL / BSD
Posté par Jehan (page perso, ) le 17/07/2006 à 14:44. (lien). Évalué à 8.En fait, la LGPL, c'est quasi comme la GPL, hormis le point de la jointure entre codes Libre et non-libre.
En fait, là où la LGPL est plus laxiste est que tu peux lier (au sens informatique) une librairie (ou du code de manière général) sous LGPL avec du code non-libre. Avec la GPL par contre, tu es obligé de lier ton code Libre avec du "compatible-GPL".
Mais par contre le code lui-même ne peut absolument pas être propriétarisé (donc quelqu'un de malveillant ne peut se l'approprier en le mettant sous licence proprio par ex). Un gars peut l'utiliser en le mélangeant avec son code proprio à lui, mais il n'a absolument pas le droit de changer la licence de ton code à toi et doit le laisser sous LGPL.
Conséquence?
1/ si on lui demande, il doit pouvoir fournir ton code sous LGPL, ou bien rediriger vers qui peut lui fournir.
2/ s'il modifie ton code, il reste obligé de fournir le code aux utilisateurs, et ainsi cela contribue à ton propre code s'il s'agit d'améliorations que tu estimes utile dans ta version.
La BSD, c'est pas pareil du tout. C'est complètement laissé à la liberté des gens qui peuvent changer la licence de ton code, le modifier sans donner le moindre retour ni fournir le code, etc.
'lus.-
[^]Re: LGPL / BSD
Posté par erik_lallemand (page perso, ) le 18/07/2006 à 19:39. (lien). Évalué à 3.Mais par contre le code lui-même ne peut absolument pas être propriétarisé (donc quelqu'un de malveillant ne peut se l'approprier en le mettant sous licence proprio par ex). Un gars peut l'utiliser en le mélangeant avec son code proprio à lui, mais il n'a absolument pas le droit de changer la licence de ton code à toi et doit le laisser sous LGPL.
S'approprier un code (sans pour autant en revendiquer la paternité) pour lui coller une licence propriétaire n'est pas malveillant en soi. Les licences BSD et MIT le permettent, d'ailleurs.
Ce qui est malveillant, c'est d'enfreindre (sciemment) l'accord de licence LGPL (dont l'acceptation et le caractère contraignant sont d'application lorsqu'on accède au code sous licence)
...si la GPL et la LGPL sont "bien", le logiciel propriétaire n'est pas un "mal". C'est une approche différente qui, comme le logiciel libre, a ses qualités et ses défauts pour les utilisateurs comme pour les auteurs.
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guerreau
réfléchir : la liberté "en général" c'est un doux fantasme.
la gpl définit assez précisément ce qu'est un "logiciel libre" au sens que donne à ce syntagme R Stallman. Bon.
Si j'écris un simple texte, ce n'est pas un logiciel, et la nature de l'objet, différente de celle d'un logiciel, implique une définition adaptée. Car un texte n'a pas du tout le même usage qu'un logiciel, il faut donc définir ce que peut signifier "texte libre". De mon point de vue, sûrement pas la possibilité d'en faire n'importe quoi. Par exemple, de le charcuter pour lui faire dire le contraire de ce que j'ai voulu dire (ce qui est en général assez facile, croyez moi). D'un autre côté, de mon humble point de vue, la possibilité de faire des bénéfices avec le travail d'autrui ne fait en aucun cas partie des "libertés fondamentales" (c'est un point de vue...), et je refuse strictement d'admettre que si je dis "non commercial" je bride la liberté de quiconque. Par conséquent, creative commons, en prévoyant une variante "non-commercial", ne constitue en aucune manière une restriction des libertés fondamentales.
Au demeurant, en droit français, je rappelle que le sens le plus simple de "droit d'auteur" consiste seulement en deux points: 1.le texte publié doit être reproduit sans aucune modification, 2.le "droit moral" de l'auteur est imprescriptible, c'est-à-dire que l'auteur d'origine reste l'auteur jusqu'à la fin des temps.....
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[^]Re: guerreau
Posté par Pascal Terjan (Jabber id, page perso, ) le 17/07/2006 à 18:34. (lien). Évalué à 4.la possibilité de faire des bénéfices avec le travail d'autrui ne fait en aucun cas partie des "libertés fondamentales"
On ne parle nulle part de faire des bénfices mais d'une utilisation commerciale. Vendre une compilation a prix coutant dans le but de diffuser les oeuvres est une utilisation commerciale sans bénéfices pour celui qui le fait. C'est interdit par une licence empêchant les utilisations commerciales.
je refuse strictement d'admettre que si je dis "non commercial" je bride la liberté de quiconque.
Tu empêche plein de gens de réutiliser ou diffuser l'oeuvre, c'est une restriction de leur liberté de l'utiliser.
Au demeurant, en droit français, je rappelle que le sens le plus simple de "droit d'auteur" consiste seulement en deux points: 1.le texte publié doit être reproduit sans aucune modification, 2.le "droit moral" de l'auteur est imprescriptible, c'est-à-dire que l'auteur d'origine reste l'auteur jusqu'à la fin des temps...
Quel est le rapport avec le sujet ?
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[^]Re: guerreau
Posté par arnaudus () le 18/07/2006 à 10:12. (lien). Évalué à 10.C'est marrant, j'ai l'impression qu'on assiste à un glissement sémantique par rapport à ce que peut vouloir dire "libre". Toutes proportions gardées, ça me fait penser au glissement qu'à connu le terme "sciences" ces dernières années.
1) il y a un consensus pour dire que le libre/ la science, c'est bien, ça fait du bien à l'humanité, ça correspond à la vision du monde tel qu'on le souhaite.
2) beaucoup de gens essayent de rattacher ce qu'ils font à ce concept : on voit apparaitre l'"art libre", ou les "sciences humaines".
3) peu à peu, tout ce qui n'est pas libre/sicentifique devient pourri. Un médecin ou un économiste se sent vexé quand on lui dit que sa discipline n'est pas scientifique, un artiste se sent humilié quand on lui dit que son oeuvre sous CC-nc n'est pas libre
4) les frustrés du point 3, qui ont souvent loupé le point de départ du mouvement (et donc sa philosophie sous-jacente), tentent de dévaluer le terme plutôt que de concéder que leur conception n'est pas partagée par les initiateurs des concepts.
5) un nouveau terme, souvent ridicule mais plus précis, apparaît (sciences dures, libre au sens de GNU...)
Pour les excités qui confondent libre et gratuit, la "liberté" du mouvement des logiciels libres se décline en :
* liberté d'"utilisation"
* liberté d'étudier
* liberté de diffusion
* liberté de modifier et de diffuser les modifications
Tout ce qui ne rentre pas dans ce cadre n'est pas libre. Ou alors, vous redéfinissez le concept, mais vous en profitez pour surfer sur le mouvement du libre, porté par les gens qui font du vrai libre, et ça c'est quand même assez répugnant comme comportement.
Si les artistes pensent que la diffusion gratuite devrait s'appeller "libre", alors il fallait y penser en premier.-
[^]Re: guerreau
Posté par Thomas Douillard () le 18/07/2006 à 12:29. (lien). Évalué à 3.Héhé si vraiment il fallait y avoir pensé en premier, le mot "libre" avait déja un sens (pas si facile que ça à définir) en français, sens qui n'est pas exactement celui de "libre" au sens de la FSF. Alors, il fallait passer en premier ? Parce que pleins d'ambiguités sur le ll viennent de là : le mot a déja un sens en francais, tout le monde le comprends, alors que quand on parle de "libre" au sens ll, tout le monde ne comprends pas, voire comprends mal.
D'ou l'utilité de la précision selon moi. Après, que sur dlfp on se passe de la précision, c'est normal, mais sinon il faut remettre en contexte.-
[^]Re: guerreau
Posté par arnaudus () le 18/07/2006 à 13:50. (lien). Évalué à 6.À ma connaissance, les logiciels libres ont défini en premier la signification du terme "libre" en rapport avec la propriété intellectuelle (dans le contexte du droit d'auteur et des oeuvres de l'esprit). Logiciels, peintures, films, livres : même combat, c'est du pareil au même, les mêmes lois protègent leurs auteurs.
Là où la FSF a loupé son coup, c'est qu'elle n'a pas prévu l'extension de ce concept de "libre" aux autres oeuvres de l'esprit. La GPL est bien trop spécifique aux logiciels, et ça a ouvert un trou gigantesque dans lequel se sont engouffrés les CC, qui couvrent un grand ensemble de conditions de redistribution possibles, du domaine public (ou BSD-like) au droit d'auteur restreint (freeware-like). Mais autant on pouvait à coup sûr dire que les licences GNU étaient libres les yeux fermés (c'est pas totalement vrai d'ailleurs, voir l'horrible GFDL), autant on ne peut pas en dire autant des CC : dire que l'oeuvre est distribuée sous CC, ça n'a aucune signification quant à sa liberté. C'était, je pense, le but de la news.
Maintenant, certains viennent clamer que toutes les CC sont libres. Ils ne viennent pas le prouver, il viennent dire "ah oui mais on n'appelle pas "libre" la même chose". Pour moi, ça revient à retomber dans ce débat de cour d'école, où il faut expliquer que "pas libre" ne veut pas dire "mal", et que "gratuit" n'est pas suffisant pour être "libre".-
[^]Re: guerreau
Posté par Mathieu Stumpf (Jabber id, page perso, ) le 18/07/2006 à 14:42. (lien). Évalué à 5.À ma connaissance, les logiciels libres ont défini en premier la signification du terme "libre" en rapport avec la propriété intellectuelle
C'est d'autant plus comique que tu cites le domaine publique 3 lignes plus bas...
Le domaine public, en droit de la propriété intellectuelle, est le régime sous lequel une ½uvre littéraire ou artistique ainsi qu’une invention peuvent être exploitées librement par quiconque, sans paiement de redevances.
source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Domaine_public
Maintenant, certains viennent clamer que toutes les CC sont libres. Ils ne viennent pas le prouver, il viennent dire "ah oui mais on n'appelle pas "libre" la même chose". Pour moi, ça revient à retomber dans ce débat de cour d'école, où il faut expliquer que "pas libre" ne veut pas dire "mal", et que "gratuit" n'est pas suffisant pour être "libre".
On n'a (je n'ai) pas dit que gratuit voulait dire libre, mais que libre de redistribution (non commercial) voulait dire libre AU SENS CONTENU LIBRE. Non ce n'est pas le mal, ce n'est pas non plus l'incarnation du bien, et ce n'est pas mieux ou pire (dans l'abosolu), c'est simplement différent.
Alors d'un côté on prône la défence de la liberté pour tous, et de l'autre on ne permet pas de toucher au sacro-saint mot "libre" pour lui refourguer un nouveau sens. Il faudrait se décider. L'important au fond c'est que chacun sache bien ce qu'il en est:
- Les cc-* ne sont pas libre au sens logiciel libre
- Les cc-* sont libre au sens contenu libre (qui c'est inspiré du sens logiciel libre, sans en représenter pour autant la philosophie)
Cette dépêche fait rappel du premier point et ignore complétement le deuxième. Je pense qu'il y a bien là deux courants bien distincts, mais que l'utilisation du mot libre dans les deux est cause d'un amalgame et porte à confusion.
Donc cette dépêche était une bonne idée, et après tout ces débats, qui m'auront bien éclairé, moi j'aurais compris que cc-* est une licence libre, mais qu'elle n'est pas libre, alors que la GPL par exemple, elle, est libre et elle est libre. Par contre si considère la liberté, la GPL n'est pas libre, pas plus qu'on ne peut la considérer libre. Et même BSD ce n'est ni libre ni libre dans ce cas. Et cc-* n'est vraiment absoslument pas libre. Enfin comme on dit que libre c'est libre on peu dire que, oui, cc-* est libre.
Voila je crois que cette explication d'une limpide clarté sera éclairé toutes les moules (jusqu'à celle se cachant dans les plus profond abysses) sur le problème de la liberté des cc-*, et de l'explication de celle-ci, quand on ne précise pas la signifiaction des termes employés.-
[+] [^]Re: guerreau
Posté par arnaudus () le 18/07/2006 à 15:01. (lien). Évalué à -2.Alors ce qui est bien, parfois, c'est que les moules sont bilingues, et peuvent aller lire l'article de Wikipédia en anglais : http://en.wikipedia.org/wiki/Free_content
Citation : Free content, or free information, is any kind of functional work, artwork, or other creative content having no legal restriction relative to people's freedom to use, redistribute, improve, and share the content. Importantly, when free content is modified, expanded, or incorporated within another work, the resulting work must also be distributable as free content (see share-alike). To be considered free content, a work must allow modification and redistribution.
Et voila.
Tu réecris l'histoire (cf mon post plus haut ou plus bas). 1) il existe un sens avéré de "libre" dans le cadre des oeuvres de l'esprit, c'est le sens de la FSF. 2) certaines licences CC sont libres, certaines ne le sont pas. 3) par ignorance ou par souci de simplification extrêmiste, tu souhaiterais que "libre" ait plusieurs sens quand on parle d'oeuvres de l'esprit. 4) du coup toutes les CC sont libres.
Si ça n'était qu'un débat sur les termes, à la limite, je m'en foutrais. Mais c'est bien plus que ça. En appelant "libre" un simple droit de redistribution (encore une fois, ça, c'est du freeware, c'est pas libre, c'est gratuit), tu chies sur la philosophie du libre, et tu mets dans le même panier les gens qui font du vrai libre altruiste, et ceux qui se mettent dans le sens du vent en utilisant Internet pour diffuser des oeuvres propriétaires.-
[^]Re: guerreau
Posté par Mathieu Stumpf (Jabber id, page perso, ) le 18/07/2006 à 15:30. (lien). Évalué à 4.Donc un contenu est dit libre (d'après cette définition) lorsque:
- il est possible de le modifier.
- il est possible de le redistribuer.
Donc ça n'est toujours pas la définition du libre de logiciel libre. Il y a donc bien deux notions de libertés complétements différentes (si on en crois cette définition).
Et non, je ne chie pas sur la philosophie du logiciel libre, mais je la distingue de celle de la philosophie de contenu libre.
Comme je suis une moule anglophone et curieuse (des fois), j'ai cliqué sur les liens des autres définition qui était proposé (avec un tel comportement sur wikipedia je me retrouve souvent très vite avec un tats d'onglets ^^). Et en lisant le premier venu, voila ce que je lis:
People, such as Richard Stallman, use the term to distinguish functional work from texts written with a certain point of view and from artistic works. This in order to avoid the general term content.
Traduction pour les moules non-anglophones:
Des gens, tel que Richard Stallman, utilise ce terme (Functionalwork) pour distinguer les travaux fonctionnels des textes qui formule un point de vu et des travaux artistiques. Ceci dans le but d'éviter le terme général contenu.
Comme quoi, même le père la philosophie du logiciel libre fait une distinction entre la liberté qui s'applique à un logiciel et celle qui s'applique à une oeuvre d'art.
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[^]Re: guerreau
Posté par Zenitram (page perso, ) le 18/07/2006 à 18:01. (lien). Évalué à 5.contenu libre (qui c'est inspiré du sens logiciel libre, sans en représenter pour autant la philosophie)
Ah?
De ce que j'en lit, il est plus proche de la definition wikipedienne de freeware non?
Un truc qui est non modifiable, non redistribuable (ou seulement sous conditions), c'est très loin de la philosophie du libre (modifiable, redistribuable, etc... Je te laisse retrouver les 4 libertées), et c'est très très proche de la philosophie du freeware (non modifiable, redistribuable sous conditions lui aussi).
Je te laisse le soin de me démontrer que ce que tu appelles contenu libre (que j'appelle moi contenu gratuit) est plus proche du logiciel libre que du logiciel freeware... Bon courage.
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Gros mélange
Il me semble qu'il y a un gros mélange dans cette article : d'un côté nous avons les 4 libertés dites "fondamentales" du logiciel, de l'autre nous avons 6 licences (les CC)... qui sont précisément faites pour s'appliquer à autres choses que du logiciel. Mais les libertés qui sont fondamentales pour un logiciel le sont-elles pour une image, un roman, une chanson ou autre ?
Quelques exemples :
- un jeu de pictogramme destiné à devenir un standard : dans ce cas, interdire les modifications permet d'éviter l'apparition de "variantes" du standard qui, si elles sont trop nombreuses, peuvent nuir au standard lui-même.
- un texte à visé philosophique ou politique : interdire les modifications à un texte comme "le manifeste GNU" me paraît légitime : c'est aux auteurs de définir le manifeste, pas à quelqu'un d'autre (du moins, pas sans en changer le titre !).
- un personnage de jeu (genre Mario ou Zelda) : interdire de réutiliser le perso "hors contexte" d'une manière qui nuirait à son "image" paraît légitime (genre un doom-like super gore avec Mario ou un jeu porno avec Zelda).
- en ce qui concerne la notion de source... quelles sont les sources quand j'écris une chanson ? mon expérience personnelle ? désolé mais ça fait parti de ma vie privée !
- et pour la notion de "non-commercial"... personnellement le "non commercial" ne me choque pas. Une oeuvre sous licence "non commerciale" peut être redistribuée (et éventuellement modifiée, selon la licence), sous la même licence. L'usage est limité (pas d'usage commercial)... mais on retrouve la même limite d'usage avec la licence GNU GPL par exemple : pas d'usage d'une librairie sous GPL dans un logiciel non-GPL.
Voilà maintenant vous pouvez me démolir ;-)
Jiba
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[^]Re: Gros mélange
Posté par Pascal Terjan (Jabber id, page perso, ) le 17/07/2006 à 18:43. (lien). Évalué à 7.un jeu de pictogramme destiné à devenir un standard : dans ce cas, interdire les modifications permet d'éviter l'apparition de "variantes" du standard qui, si elles sont trop nombreuses, peuvent nuir au standard lui-même.
Interdire de modifier ton implémentation n'empeche pas des gens d'en faire d'autres. On ne crée pas un standard en décidant que ce qu'on a fait est le mieux et que personne d'autre ne fera autre chose. Le meilleur moyen que ce soit le standard est de permettre à des gens de participer et l'améliorer pour que ca soit le mieux et que ces gens n'aient pas besoin de faire des versions concurrentes.
un texte à visé philosophique ou politique : interdire les modifications à un texte comme "le manifeste GNU" me paraît légitime : c'est aux auteurs de définir le manifeste, pas à quelqu'un d'autre (du moins, pas sans en changer le titre !).
Et bien il suffit de mettre une licence non libre. Je n'ai dit nulle part qu'il ne fallait faire que du libre, juste qu'il faut faire attention a ce qui l'est et ce qui ne l'est pas.
un personnage de jeu (genre Mario ou Zelda) : interdire de réutiliser le perso "hors contexte" d'une manière qui nuirait à son "image" paraît légitime (genre un doom-like super gore avec Mario ou un jeu porno avec Zelda).
C'est une marque déposée.
en ce qui concerne la notion de source... quelles sont les sources quand j'écris une chanson ? mon expérience personnelle ? désolé mais ça fait parti de ma vie privée !
Ou apparait cette notion de source dans les licences creatives commons, les libres comme les non libres ? La dépêche ne parle pas de sources et je ne pense pas que ce soit le propos. Cette question ne se pose que si on essaye d'appliquer des licences comme la GPL à autre chose que du logiciel.
L'usage est limité (pas d'usage commercial)... mais on retrouve la même limite d'usage avec la licence GNU GPL par exemple : pas d'usage d'une librairie sous GPL dans un logiciel non-GPL.
Non ce n'est pas la même restriction. La GPL n'empêche pas une utilisation commerciale (voir toutes les distributions GNU/Linux commerciales, les magazines vendus en kiosque avec sur le CD des logiciels sous GPL, ...).-
[^]Re: Gros mélange
Posté par Jiba (page perso, ) le 17/07/2006 à 21:42. (lien). Évalué à 2.Pour le jeu de pictogramme, il ne s'agit pas tnat de "protéger" les pictogrammes eux-mêmes que la "grammaire graphique" sous-jacente. Ayant passé trois ans de thèse à la mettre au point, elle doit être assez élaborée ! Après, les goûts et les couleurs, ça varient... mais y'a un moment où il faut décider "c'est ça le standard, même si c'est peut-être pas forcément le mieux". L'absence de standard à un peu tuer le LISP et, dans une moindre mesure, Unix... et d'ailleurs le langage C, utiliser dans Unix comme "standard" est-il le meilleur ?
L'utilisation de licence non libre ou de marque déposée est une possibilité... mais pas libre, justement ! Donc comment fait-on lorsque l'on veut "libérer" un personnage de jeu vidéo, un texte de philo,..., en limitant les "dérives" ? Les CC sont une tentative de réponse, certainement très imparfaite, mais qui a l'avantage d'offrir une certaine souplesse (grâce aux 6 licences).
Jiba-
[^]Re: Gros mélange
Posté par Pascal Terjan (Jabber id, page perso, ) le 17/07/2006 à 22:01. (lien). Évalué à 6.Si il y a modification, ca ne sera de toute façon plus ton standard, mais même sans modifier tes images, il suffit de changer la signification qu'on leur donne, mais bon ce n'est pas vraiment le débat.
Si tu veux faire quelque chose de fixe et qui ne peut pas changer, ça ne sera pas libre et ce n'est pas la peine d'en discuter. Le texte de la plupart des licences de logiciel libre n'est pas libre lui même.
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[^]Re: Gros mélange
Posté par Agalaz () le 18/07/2006 à 03:01. (lien). Évalué à 2."
- un jeu de pictogramme destiné à devenir un standard : dans ce cas, interdire les modifications permet d'éviter l'apparition de "variantes" du standard qui, si elles sont trop nombreuses, peuvent nuir au standard lui-même."
Argument de Sun lors du passé pour dire qu'il ne faut pas libérer Java.
Tu es donc contre les langages de programmation libres.
" - en ce qui concerne la notion de source... quelles sont les sources quand j'écris une chanson ? mon expérience personnelle ? désolé mais ça fait parti de ma vie privée !"
Tiens, tu parles de la musique, on pourrait appliquer une licence équivalente à la GPL, pour la musique : redistribution de partitions, par exemple, obligatoire, avec la musique elle même. Pour la musique electronique, les fichiers MIDI ou de projet du logiciel employé.
"
- et pour la notion de "non-commercial"... personnellement le "non commercial" ne me choque pas. Une oeuvre sous licence "non commerciale" peut être redistribuée (et éventuellement modifiée, selon la licence), sous la même licence. L'usage est limité (pas d'usage commercial)... mais on retrouve la même limite d'usage avec la licence GNU GPL par exemple : pas d'usage d'une librairie sous GPL dans un logiciel non-GPL.
"
Cette comparaison est extrêmement douteuse et n'a rien à voir avec le schmilblick. J'ai le droit de vendre un logiciel sous GPL, point, le fait d'avoir le droit de le propriétariser ou non n'a rien à voir.
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On appelle un chat un chat. Je n'ai rien contre l'art non libre, j'écoute de la musique (c) (R), ce qui me dérange, comme à d'autres ici, c'est d'appeler libre des choses qui n'en sont absolument PAS.-
[^]Re: Gros mélange
Posté par Jiba (page perso, ) le 18/07/2006 à 18:15. (lien). Évalué à 1.> Argument de Sun lors du passé pour dire qu'il ne faut pas libérer Java.
> Tu es donc contre les langages de programmation libres.
Non, puisque à mes yeux, la liberté n'a pas le même sens pour un langage de programmation et pour des pictogrammes. En l'occurrence, mes pictorgammes se destinent à des professionnels de santé... or pour les modifier, il faudrait avoir des compétences en dessin et en sciences cognitives. Et la combinaison de compétence médical + dessin + sciences co est assez rares... donc dans ce cas précis, la liberté de modification est sans intérêt.
> Tiens, tu parles de la musique, on pourrait appliquer une licence équivalente à la GPL, pour la musique : redistribution de partitions, par exemple, obligatoire, avec la musique elle même.
Hum, pas d'accord : lorsque je compose la partition n'est pas la "source" du morceau mais la "retranscription" : je la fais APRES avoir écrit le morceau, et d'ailleurs je suis pas très doué pour faire les retranscriptions. Il y a souvent des "choses" que je n'arrive pas à retranscrire.
Jiba-
[^]Re: Gros mélange
Posté par Pascal Terjan (Jabber id, page perso, ) le 18/07/2006 à 19:46. (lien). Évalué à 5.Hum, pas d'accord : lorsque je compose la partition n'est pas la "source" du morceau mais la "retranscription" je la fais APRES avoir écrit le morceau,
Tu sais, c'est pareil pour écrire des logiciels. Tu as des idées , tu sais ce que tu veux que ça fasse et comment, et ensuite coder c'est faire coller ça aux contraintes du langage utilisé.-
[^]Re: Gros mélange
Posté par Jiba (page perso, ) le 18/07/2006 à 22:50. (lien). Évalué à 1.Non : le logiciel est entièrement décrit par ses sources, et tout logiciel a des sources (à moins de l'avoir fait en assembleur, mais même dans ce cas, le code assembleur est le code source).
Tandis qu'en musique, tu peux très bien composer un morceau et être incapable de le retranscrire (soit parce que tu n'as pas les compétences pour ça, soit tout simplement parce que les formalismes de transcription ne le permettent pas : une portée est incapable de représenter des choses "vagues" comme le groove, le feeling, l'ambiance, les intonnation,...).
Ça m'est arrivé plusieurs fois. Dans ce cas, qu'en est-il ? Mon morceau ne peut pas être libre malgré toute ma bonne volonté ?
Au final, la différence est qu'il n'y a pas de logiciel sans source, et que les sources sont nécessaires à la modification du logiciel. Tandis que, pour la musique, on a pas besoin de partition pour reproduire ou modifier la musique en question.
Pour ma part je viens du monde de la musique traditionnelle (chant trad gallo), et la notion même de partition y est quasi-inexistante. Les chanteurs reproduisent ou reprennent les chants mais seraient bien incapables de les retranscire ! Pourtant s'il y a bien un style musicale qui peut se prétendre "libre" c'est bien celui de la musique traditionnelle : multiples variantes, morceaux dans le domaine public,...
Jiba-
[^]Re: Gros mélange
Posté par Agalaz () le 19/07/2006 à 02:49. (lien). Évalué à 1.Ce n'est pas parce que certains styles de musiques ne s'y prêtent pas que ça donne tort à mon idée de licence. On peut donner une autre licence pour les styles de musique inadaptés, et voilà.
Entre parenthèses, et je suis peut-être un cul serré, je ne conçois pas l'existence de "musique" sans solfège.-
[^]Re: Gros mélange
Posté par Mathieu Stumpf (Jabber id, page perso, ) le 19/07/2006 à 15:12. (lien). Évalué à 4.C'est dingue de voir des gens aussi étroit d'esprit sur un site comme linuxfr je trouve... Comme si il fallais passer par le concervatoir pour faire de la musique!
Puis s'il avait fallut attendre l'apparition du solfège pour faire de la musique, le solfège n'aurait jamais existé!
Franchement c'est un peu comme dire, je ne concois pas l'existance de "cuisine" si on à pas une étoile de chef (pour laquel on est pret à ce suicider...); je ne concois pas l'existence de poésie sans que l'auteur soit passé par une filliaire litéraire et qu'il connaisse sur le bout des doigts toutes les figures de style, je ne concois pas la peinture venant d'une personne n'ayant pas étudier tout les styles allant des réprésentations de scenes de la mythologie grecque à trucs loufoques post-moderne voir post-contemporain.
Pour ma part je concois qu'un rot ou un pet d'une minute trente jouant sur diverses tonalités puisse être considéré comme de la musique, si l'auteur par cette prouesse tente d'exprimier un ressentiment ou un état d'esprit. Apres on apprécie ou pas, mais c'est une autre question.
PS: l'histoire du rot/pet est purement fictive, tout ressemblence avec un fait réel serait purement forfuite.-
[^]Re: Gros mélange
Posté par Jean-Philippe (page perso, ) le 19/07/2006 à 18:58. (lien). Évalué à 2.PS: l'histoire du rot/pet est purement fictive, tout ressemblence avec un fait réel serait purement forfuite.
C'est Misou-Misou qui va être content :/
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[^]Re: Gros mélange
Posté par Jiba (page perso, ) le 19/07/2006 à 21:38. (lien). Évalué à 2.Tu vas rire, mais mon prof de chant ne connaît pas le solfège !
Sinon, tu as parfaitement raison, la musique traditionnelle est un cas particulier... mais ce que je veux te faire comprendre, c'est que le logiciel, la musique électronique,..., sont AUSSI des cas particuliers ! La notion de "logiciel libre" a été définie de manière précise par Stalman (et sans doute d'autres). Par contre, vouloir étendre la notion de liberté en disant "pour toutes les oeuvres non-logiciels, la liberté est la même chose que pour le logiciel", ça ne m'apparaît pas la bonne méthode. La notion de liberté dépend de ce à quoi tu l'appliques : pour la musique traditionnelle, la mise à disposition des sources n'a pas de sens, pour mes pictogrammes, la liberté de modification entre en conflit avec la liberté des médecins de disposer d'un standard uniforme, etc.
Et c'est tout l'intérêt des CC : offrir une certaine souplesse qui permet de s'adapter à des situations diverses.
Jiba-
[^]Re: Gros mélange
Posté par Agalaz () le 20/07/2006 à 06:01. (lien). Évalué à 3."pour mes pictogrammes, la liberté de modification entre en conflit avec la liberté des médecins de disposer d'un standard uniforme, etc."
La liberté de les modifier n'interdit pas de créer un standard à suivre, un standard qui soit "imposé" aux médecins en question.
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[+] Voilà un article d'une rare bêtise !
"L'oeuvre en question" ? Pardon j'ai du louper un truc?
Et l'auteur de ne mentionner que la "moins libre" des CC, sans parler de la BY-SA qui est, comme la LAL, "libre".
CC ca ne veut pas dire libre mais ca ne veut pas non plus dire non-libre.
Bravo. Ecrire un article anti-amalgame tout en en faisant. Bah, après tout c'est ca la liberté.
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[^]Re: Voilà un article d'une rare bêtise !
Posté par Florent Verschelde (page perso, ) le 17/07/2006 à 18:42. (lien). Évalué à 3.C'est un peu fort. L'article commence peut-être par opposer licence libre et Creative Commons by-nc-nd, mais dans la deuxième partie il détaille le "degré de liberté" des six principaless licences CC. C'est donc un article plutôt mesuré et informatif, loin d'être « d'une rare bêtise ».
Par contre, l'angle de départ (attention les CC restrictives ne sont pas libres) me semble assez regrettable. Un « attention, les licences Creative Commons ne sont pas équivalentes aux licences du logiciel libre, et sont plus adaptés à d'autres usages » m'aurait semblé plus intéressant.-
[^]Re: Voilà un article d'une rare bêtise !
Posté par Pascal Terjan (Jabber id, page perso, ) le 17/07/2006 à 18:55. (lien). Évalué à 4.C'est une discussion intéressante que tu peux lancer, cette dépêches se voulait surtout informative face à la méconnaissance visible des CC mais rien ne t'empêche d'en rédiger une sur les différences entre la notion de liberté pour différents types de contenu.
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[^]Re: Voilà un article très instructif!
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[^]Re: Voilà un article d'une rare bêtise !
Posté par Pascal Terjan (Jabber id, page perso, ) le 17/07/2006 à 18:44. (lien). Évalué à 6.Apprends à lire.
guerreau
écrire que les licences "creative commons" ne sont pas des licences "libres" est un énoncé simplement incohérent.
l'argumentaire se fonde uniquement sur l'idée puérile que "la liberté" c'est la possibilité (sinon le droit) de faire à sa guise n'importe quoi. Si une règle sociale de base "empêche" quelqu'un de faire quoi que ce soit, elle "bride sa liberté"...
dans ces conditions, la GPL, qui interdit pas mal de choses, ne peut pas davantage être dite "licence libre" !
pour ma part, de mon humble point de vue, si j'écris un texte et que je décide que toute reproduction gratuite, à l'identique, et non commerciale est autorisée, j'ai la nette impression de contribuer, très modestement, à la liberté de la pensée et de la culture. Mais il est vrai que je me fais une certaine idée de la culture et de la pensée, qui implique la prise en compte réfléchie, laborieuse, honnête, de la pensée d'autrui, et aussi, par conséquent, le droit à la discussion et au désaccord, mais pas au bidouillage, ni d'ailleurs aux "promotions commerciales" (eh oui, je "bride" pas mal de gens !). parmi toutes les licences connues, creative commons offre les meilleures possibilités de ce point de vue.
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[^]Re: guerreau
Posté par super_mario () le 17/07/2006 à 22:56. (lien). Évalué à 2.l'argumentaire se fonde uniquement sur l'idée puérile que "la liberté" c'est la possibilité (sinon le droit) de faire à sa guise n'importe quoi.
Je pense que l'argumentaire discute de la liberté au sens de la licence GPL. Serais-tu en train de soutenir que la GPL permet de "faire à sa guise n'importe quoi" ? Si oui, tu te trompes lourdement.
pour ma part, de mon humble point de vue, si j'écris un texte et que je décide que toute reproduction gratuite, à l'identique, et non commerciale est autorisée, j'ai la nette impression de contribuer, très modestement, à la liberté de la pensée et de la culture [...]
Oui, et alors ? Ça ne fait pas de ton texte une oeuvre libre. Sinon tous les artistes pouvant se vanter d'avoir participé à l'enrichissement culturel de l'humanité et à son émancipation seraient sous licence libre, et ce n'est de toute évidence pas le cas.
Un contenu libre!
Usé par des années de rabâchages d'une définition de libre, le neurone de la moule moyenne en est venu à s'insurger de toute utilisation de ce mot dans un contexte autre que cette sacrosainte définition. La moule moyenne pourra pourtant aller se rafraîchir l'esprit sur son encyclopédie préférée: http://fr.wikipedia.org/wiki/Contenu_libre !
Est-ce-que les licences CC sont libres au sens GNU du terme? Mais on s'en bat les couilles!!!!!
Moi ce que je vois c'est des contenus artistiques au minimum librement redifusable dans un cadre non commercial, et ça, c'est bon pour la culture.
Maintenant, si l'on désire faire plus que la licence ne permet, je rappel que dans les licences CC, il est stipulé qu'on peu toujours contacter l'auteur pour lever une interdiction. Si comme le dit l'auteur de cette dépêche, l'auteur d'une création sous CC-* n'a pas placé des restrictions dans le but d'empêcher un gars de les filer en supplément gratos dans un magasine, ou de changer la taille de son fond d'écran, alors en un échange de méls, ça devrait être réglé.
Les enjeux entre un logiciel et une création artistique ne sont pas du tout les mêmes. Certes il y a des codes sources qui se présente sous la forme de poèmes ou autre ascii art, mais dans ce cas je pense qu'il est important de faire la différence entre l'expression artistique et la partie purement technique. Parcequ'une fois compilé/interprété, qu'on est fait un poème ou pas, on obtient un programme, qui n'est rien d'autre qu'un outil. Je doute que vous utilisiez souvent une image/une musique/un film comme moyen pour "improve your productivity" ou discuter avec des amis.
Dans l'industrie du logiciel, les boîtes qui font du LL peuvent vendre du service, quand est-il de l'artiste? Peut être le musicien pourrait s'en sortir avec des concerts (je dis bien peut être), mais les autres?
Plutot que de râler, remercions toutes les personnes qui diffusent leurs oeuvres sous licence cc-* d'offrir une culture accessible librement pour tous (ceux qui ont les moyens de se payer les lecteurs appropriés aux media diffusés).
Moralité: offrez un poème à une moule, elle vous crachera dessus si vous ne la lui donnez pas avec une licence libre au sens GNU.
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[^]Re: Un contenu libre!
Posté par lezardbreton (Jabber id, page perso, ) le 18/07/2006 à 08:35. (lien). Évalué à 3.Où as-tu vu quelqu'un raler ?
Il faudrait apprendre à lire, personne n'a dit que mettre du contenu artistique sous une license non libre, mais librement diffusable était mal en soit. Il faudrait arréter les suceptibilités mal placées.
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[^]Re: Un contenu libre!
Posté par Zenitram (page perso, ) le 18/07/2006 à 09:20. (lien). Évalué à 1.Moralité: offrez un poème à une moule, elle vous crachera dessus si vous ne la lui donnez pas avec une licence libre au sens GNU.
C'est bizarre, mais je suis sûr, puisque tu es ici, que si on te donne un logiciel gratuit mais closed-source, tu cracheras toi aussi dessus car non libre.
Oeuvre logicielle, audio, ou video, tout est de l'art (oui, meme du code C), bizarrement tu veux faire une difference entre libre et libre.
De plus, on n'a jamais dit que c'etait pas bien, on a juste dit qu'il faut appeler un chat un chat : une licence by-na-sa, c'est du closed-source, c'est du gratuit, rien de plus (et rien de moins).
Les gens diffusant une video gratuite en l'appelant libre veulent juste se faire de la publicité en surfant sur l'aspect positif du terme "libre" au sens GNU, alors qu'ils en sont loin...
Ils lachent un peu de leurs droits (celui de la redifusion, tu as le droit de redifuser), ils abandonnent l'idée de se faire de l'argent (euh... pas tant que ca, ils interdisent l'utilisation commerciale), mais c'est tout. Tant que tu le sait, ca va. si tu crois que tu peux reprendre des extraits d'un film dit libre sur ton site (genre faire une bande-annonce), ben... tu auras perdu (pas le droit de modifier, je le rappelle...).


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