Nvu, Kompozer et Mozilla Composer

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sept.
2006
Mozilla
Nvu est la refonte du module d'édition HTML de Mozilla développé par Disruptive Innovations. Il utilise le langage d'interface utilisateur multi-plateformes XUL.

Après la version 1.0 (juin 2005) son auteur, Daniel Glazman, a clairement laissé entendre qu'il désirait donner une autre tournure à son projet, dans le même esprit que les autres projets de la Mozilla Fondation. Le développement de Nvu a ainsi été arrêté.

Au fil des mois la communication a commencé à s'établir sur le remplaçant : Mozilla-Composer et ces derniers jours, Daniel a publié une première liste de fonctionnalités sur son blog. Au menu, plein de bonnes choses évidemment (voir la liste dans la seconde partie), le logiciel utilisera XULRunner (comme le futur Firefox 3.0 par exemple) et profitera pleinement des fonctionnalités du moteur de rendu Gecko 1.8.

En attendant, quid de Nvu ? Eh bien, un fork a été réalisé par un français, Kaze, qui l'a appelé Kompozer. Il a effectué un certain nombre de corrections et quelques modifications mineures. Le projet est hébergé par SourceForge et semble être suivi par les adeptes de Nvu qui ont été surpris par la décision de Daniel. L'auteur a indiqué dans le forum de Nvu que ce projet n'aurait de sens que jusqu'à la sortie du remplaçant de Nvu.

Enfin, Daniel est revenu récemment sur son blog sur Nvu et Kompozer en soulignant qu'il n'était pas impliqué dans le projet, que pour lui, Nvu appartenait maintenant à la communauté (comme Mozilla avec SeaMonkey).

Souhaitons donc une longue vie à ces projets, il n'y a pas foule de logiciel d'édition WYSIWYG d'HTML qui soit libre.

Nouvelle confirmation de la validité de la GPL par un tribunal allemand

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sept.
2006
Justice
Le projet gpl-violations.org, qui a pour objectif de s'assurer que les fabricants de matériel utilisant Linux respectent bien la GPL, a de nouveau obtenu gain de cause face à D-Link devant un tribunal allemand. Ce projet est mené par Harald Welte, développeur du noyau Linux. Il peut légalement agir en justice concernant les violations de la GPL sur le code dont il est l'auteur.

D-Link utilisait Linux dans un NAS (Netword Attached Storage), le DSM-G600, sans respecter la GPL qui impose de donner la possibilité à l'acheteur de récupérer les sources des Logiciels Libres faisant fonctionner l'appareil. Suite à un avertissement envoyé par le projet gpl-violations.org, D-Link avait cessé de distribuer le produit, mais refusait de rembourser les frais de justice qui avaient été engagés. Les avocats de D-Link affirmaient qu'ils considéraient « la GPL comme non contraignante légalement » (« we do not consider the GPL as legally binding »).

Le projet gpl-violations.org a donc porté l'affaire devant le tribunal de Frankfurt. Dans un jugement rendu le 6 septembre, le tribunal a donné raison à Harald Welte en confirmant que D-Link avait bien violé la licence GPL, que la licence GPL était valide vis-à-vis de la loi allemande et que D-Link devait rembourser le projet gpl-violations.org des frais engagés.

Cette décision de la justice n'est pas une première: en 2004, un tribunal allemand avait condamné la société Sitecom à se conformer à la GPL, et en 2005, ce fut également le cas pour une autre société, Fortinet.

La validité légale de la GPL, parfois remise en cause, est donc à nouveau confirmée par un tribunal.