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Liens connexes
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- DLFP : Les postes informatiques des députés seront dotés de logiciels libres à compter de la prochaine législature en juin 2007 (93 hits)
- Réaction APRIL à l'annonce de l'Assemblée Nationale « Des logiciels libres pour les députés » (100 hits)
- Communiqué APRIL « Pour une politique publique en faveur du logiciel libre » (121 hits)
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Articles : APRIL : pour une politique publique en faveur du logiciel libre en 2007
Posté par Benoît Sibaud (Jabber id, page perso, ). Modéré le 08 janvier 2007.L'Assemblée Nationale a publié dans le Journal Officiel du 4 janvier 2007 l'appel d'offres ayant pour objet « la mise en oeuvre de l'environnement logiciel libre des postes micro-informatiques des députés lors de la XIIIème législature ». La date prévisionnelle de début des prestations (fournitures/services) est le 1er mars 2007 et la date limite de réception des offres est le 24 janvier 2007, à 11 heures.
Par ailleurs, Solutions Linux et l'APRIL feront le point sur la position des partis pour les Présidentielles 2007 sur les logiciels libres, à travers une keynote dédiée le 30 janvier au CNIT à La Défense (Paris). Christophe Espern, chargé des relations institutionnelles pour l'APRIL, présentera les enjeux d'une politique publique en faveur du logiciel libre et les conditions législatives et réglementaires de son succès et de son utilisation par un large public. Son intervention sera suivie d'une table ronde « Enjeux stratégiques et politique du logiciel libre » sur le programme des partis politiques concernant le logiciel libre et les technologies de l'information, dans la perspective des élections présidentielle et législatives.
APRIL : Appel d'offres pour les logiciels libres à l'Assemblée Nationale (avec historique) (259 hits)
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- la définition et la réalisation de la nouvelle configuration logicielle ;
- l'assistance technique à la commande d'équipements micro-informatiques ;
- la définition des spécifications techniques nécessaires pour assurer la compatibilité du système de gestion centralisée des postes micro-informatiques avec leur configuration logicielle ;
- l'élaboration des procédures d'exploitation de la configuration logicielle ;
- la maintenance pendant un an, à compter de leur admission, de la configuration logicielle et des procédures d'exploitation.
Les intervenants de la table ronde seront :
- Madame Martine Billard, député de Paris (Les Verts),
- Monsieur Bernard Carayon, député du Tarn (UMP),
- Monsieur Vincent Feltesse, secrétaire national adjoint aux NTIC du Parti Socialiste,
- Madame Catherine Morin-Desailly, sénateur de Seine-Maritime (UDF),
- Monsieur Jérôme Relinger, animateur de la commission « révolutions numériques et société de la connaissance », responsable des sites internet du Parti Communiste Français.
Promouvoir l'interopérabilité
Chacun de nous sait que c'est en mettant en avant l'interopérabilité que l'on peut faire progresser les logiciels libres. Seulement, il y a un os, le mot interopérabilité n'est pas dans le dictionnaire et c'est à cause de cela que le Conseil Constitutionnel a invalidé des amendements importants de la loi DADVSI.
Je vous propose une définition assez brève, qui ne se veut pas exhaustive mais facilement compréhensible :
La compatibilité est réalisée lorsque des produits peuvent fonctionner ensemble.
L'interopérabilité est réalisée lorsque l'on sait pourquoi et comment des produits peuvent fonctionner ensemble.
Cela implique la définition des interfaces et leur libre connaissance. Ce que je voudrais obtenir, c'est que connaître les interfaces d'un produit soit un droit analogue à la connaissance du code source d'un logiciel libre. Ce droit devrait être inscrit dans la loi et c'est en cela que nos politiciens sont concernés.
Qu'en pensez-vous ?
Autrefois, avant l'informatique, le problème ne se posait pas. Les spécifications techniques et les modes d'emploi suffisaient à définir les interfaces en humains et matériel ainsi qu'entre matériels.
Maintenant, il faut considérer les interfaces :
- humain - matériel -> Mode d'emploi
- matériel - matériel -> Spécifications techniques
- matériel - logiciel -> interfaces
- logiciel - logiciel -> API
- logiciel - données -> formats
- données - support -> formats et spécifications
Les interfaces entre humains et humains ne sont pas incluses ;-)
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[^]Re: Promouvoir l'interopérabilité
Posté par Jonathan ILIAS-PILLET (Jabber id, page perso, ) le 09/01/2007 à 07:18. (lien). Évalué à 3.Ce que je voudrais obtenir, c'est que connaître les interfaces d'un produit soit un droit analogue à la connaissance du code source d'un logiciel libre.
Bien sûr, c'est exactement ce qu'il faudrait.
Mais à mon avis, cela doit passer par une unification du langage de description (ou des langages de description à la rigueur). Ca n'est ni une mince affaire, ni impossible. Mais l'UML en soit me semble déjà insuffisant.
J'en doute, mais la commission de l'interopérabilité du DADVSI s'occupe peut-être déjà de ce genre de problème !?-
[^]Re: Promouvoir l'interopérabilité
Posté par Jul (page perso, ) le 09/01/2007 à 11:09. (lien). Évalué à 5.l'uml c'est dépassé, la véritable lingua franca du futur est à mon avis le latin.
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[+] [^]Re: Promouvoir l'interopérabilité
Posté par Jul (page perso, ) le 09/01/2007 à 12:57. (lien). Évalué à -2.l'uml c'est dépassé, la véritable lingua franca du futur est à mon avis le latin.
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[^][Hors sujet. désolé]
Posté par Minos () le 09/01/2007 à 11:20. (lien). Évalué à 3.Les interfaces entre humains et humains ne sont pas incluses ;-)
Je complète alors. Il s'agit principalement de :
- humain - humain -> langage commun
Un bon niveau d'interopérabilité humain-humain nécessite donc un langage commun à l'échelle de son espace de vie habituel. Qu'en es-t'il ?
En 1789, à la veille de la Révolution, la vie était extrêmement rurale et sédantaire. Le patois local faisait l'affaire (1% de la population seulement parlait alors le français officiel).
Puis il y a eu un brassage de plus en plus fort au niveau national pendant toute l'ère moderne qui a nécessité la connaissance d'un même langage commun au niveau national : le français. Grâce aux travail des instructeurs et il faut le dire, aux tranchées de la guerre de 14-18, la France possédait un langage commun compris de tout le monde en 1920 - hélas, ce formidable acquis s'est aussi fait au détriment de la richesse linguistique locale et régionale.
Depuis 50 ans : ère du dépassement de la Nation, boom des coopérations internationales, mise en place de moyens de transports rapides, et surtout invention de l'Internet qui abolit radicalement les distances et les frontières.
Et ce nouveau changement d'échelles se heurte à un fait indubitable :
Le désir de communiquer simplement, en toute égalité, par-dessus les barrières linguistiques, désir parfaitement légitime à une époque où les relations internationales sont d'une densité sans précédent, ne peut être satisfait par les méthodes qu'appliquent actuellement les États et l?ensemble de la société. [1]
Est-ce que l'humanité va réussir d'ici 50 ans (ce sera de toute façon long) à atteindre un niveau d' inter-opérabilité réel ? Grande question que tente de débrousailler le polyglote suisse Claude Piron dans son lvre le Défi des Langues ;
[1] http://claudepiron.free.fr/livres/defilanguesbonsens.htm-
[^]Re: [Hors sujet. désolé]
Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 09/01/2007 à 13:35. (lien). Évalué à 2.Le langage entre humains répond aussi à la modélisation des interfaces que je propose dans http://pjarillon.free.fr/redac/interface.html
Le gros problème est que l'unicité des concepts est loin d'être évidente entre tous les langages et tous les peuples. Par exemple le mots free, standard et pinguin se traduisent par norme ou standard, libre ou gratuit, pingouin ou manchot.
Un langue pivot indépendante des langues parlées est toujours un sujet d'études pour quelques thésards mais elle se heurte au manque de coopération entre les linguistes et les informaticiens. Les premiers ont trop tendance à travailler comme au dix-neuvième siècle.
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[^]Re: Promouvoir l'interopérabilité
Posté par Alban Crequy (Jabber id, page perso, ) le 09/01/2007 à 12:44. (lien). Évalué à 6.L'intéropérabilité et compatibilité sont définis par l'amendement 341 du projet de loi DADVSI en première lecture. L'exposé des motifs dénonce que « pour certains, n'est entendu par interopérabilité que la compatibilité de certains produits donnés entre eux. Cette définition tronquée répond à certains intérêts particuliers mais pas à l'intérêt général. »
AMENDEMENT N° 341
présenté par
MM. Le Déaut, Bloche, Christian Paul, Mathus, Caresche, Migaud, Dumont, Balligand, Cohen, Habib, Mme Andrieux, MM. Vidalies, Jean-Marie Le Guen, Roy, Terrasse, Bateux, Dosé, Boucheron et Lambert
--
ARTICLE 13
Rédiger ainsi cet article :
« L'article 4 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique est complété par deux alinéas ainsi rédigés :
« On entend par compatibilité la capacité de deux systèmes à communiquer sans ambiguïté.
« On entend par interopérabilité la capacité à rendre compatibles deux systèmes quelconques. L'interopérabilité nécessite que les informations nécessaires à sa mise en½uvre soient disponibles sous la forme de standards ouverts. »
EXPOSÉ SOMMAIRE
La généralisation de l'utilisation de la notion d'interopérabilité impose qu'on lui donne une définition précise et sans ambiguïté en amendement l'article 4 de la loi sur la confiance dans l'économie numérique.
Les parties prenantes des débats sur la société de l'information divergent en effet notoirement sur son interprétation, rendant le dialogue difficile, voire impossible. Pour certains, n'est entendu par interopérabilité que la compatibilité de certains produits donnés entre eux. Cette définition tronquée répond à certains intérêts particuliers mais pas à l'intérêt général.
L'adoption de cet amendement permettra une clarification des débats sur la société de l'information en général et sur le droit d'auteur en particulier. Il permettra également de rendre plus lisible les offres des fournisseurs de technologie en donnant une signification juridique précise à leurs engagements en matière d'interopérabilité.
Cet amendement n'a malheureusement pas été accepté.
Et pour les standards ouverts:
« On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en ½uvre. »
Loi n° 2004-575 pour la confiance dans l'économie (LCEN) du 21 juin 2004
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[^]Re: Promouvoir l'interopérabilité
Posté par Ludovic Pénet () le 09/01/2007 à 15:22. (lien). Évalué à 5.L'ennui avec une définition aussi « générale », Pierre, c'est que tu vas trouver des gens brillants et bien intentionnés, mais pas passionnés d'informatique, qui vont t'expliquer qu'ils savent pourquoi comment Microsoft Word et Microsoft Excel peuvent marcher ensemble : parce que leur éditeur les a pensés comme cela.
Il y a dans l'interopérabilité une transformation des deux produits compatibles en variables muettes qui manque dans ta définition.
Peut-être pourrais-tu y remédier en transformant tes phrases de la manière suivante :
«
La compatibilité est réalisée lorsque deux produits donnés peuvent fonctionner ensemble.
L'interopérabilité est réalisée lorsque l'on sait pourquoi et comment deux produits quelconques peuvent fonctionner ensemble.
»-
[^]Re: Promouvoir l'interopérabilité
Posté par Pierre Jarillon (page perso, ) le 09/01/2007 à 23:08. (lien). Évalué à 2.Tout à fait d'accord Ludovic. Juste un détail : le terme "quelconques" ne me parait pas très heureux. On pourrait mettre "des" à la place de "deux", ce qui montrerait la généralisation.
Cela donnerait : L'interopérabilité est réalisée lorsque l'on sait pourquoi et comment des produits peuvent fonctionner ensemble.
Les schemas de Camille Moulin en sont une bonne illustration : http://camille.moulin.free.fr/AFUL/interop.html-
[^]Re: Promouvoir l'interopérabilité
Posté par Ludovic Pénet () le 10/01/2007 à 07:54. (lien). Évalué à 1.Non, Pierre, car mettre « des » plutôt que « deux quelconques » permet de restreindre « des » à une liste déterminée.
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Une question...
"Dans un communiqué du 22 novembre 2006, l'Assemblée Nationale annonçait que les postes micro-informatiques des députés seront dotés de logiciels libres ".
Je croyais que le projet initial prévoyait que les députés "puissent choisir entre un poste de travail «propriétaire» et un poste de travail «libre»". (article de ZDnet: "Les députés français bientôt convertis aux logiciels libres?"
Est-ce que ce n'est plus le cas?
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[^]Re: Une question...
Posté par Jean-Christophe BECQUET (page perso, ) le 10/01/2007 à 20:34. (lien). Évalué à 2.L'article auquel tu fais allusion date du 28 septembre 2006 :
http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39363(...)
Le communiqué de presse de l'Assemblée Nationale du 22 novembre 2006 annonce effectivement que les postes micro-informatiques des députés seront dotés de logiciels libres sans que soit évoquée la possibilité de choix entre un poste de travail «propriétaire» et un poste de travail «libre» :
http://www.assemblee-nationale.fr/presse/divisionpresse/m01.(...)
Voir aussi :
Des logiciels libres pour les députés : la réaction de l'APRIL
http://www.april.org/articles/communiques/20061122-assemblee(...)
Après l'Assemblée nationale, où va le logiciel libre ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-837721@5(...)
Les PC des députés passent aux logiciels libres
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-les-pc-des(...)
Linux s'installe dans les PC des députés
http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39364(...)
Logiciels libres : Big Bang au Palais Bourbon
http://solutions.journaldunet.com/0611/061124-logiciels-libr(...)
Les logiciels libres gagnent l'Assemblée nationale
http://www.neteco.com/66604-les-logiciels-libres-gagnent-l-a(...)
Pour DADVSI 2 les députés connaîtront le logiciel libre
http://www.ratiatum.com/news3960_Pour_DADVSI_2_les_deputes_c(...)--
Apitux.org : http://www.apitux.org/
Enjeux du logiciel libre, standards ouverts et interopérabilité
Faire des communiqués c'est bien beau, mais ça ne sert à rien.
Pour une réelle prise en compte de la problématique de l'interopérabilité, c'est pourtant simple aujourd'hui, et facile : il suffirait qu'un certain Thierry S. menace de se porter candidat à l'élection présidentielle si les principaux candidats déclarés ne signent pas sa charte et la pétition racketiciels.



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