Volvo IT teste auprès de ses utilisateurs chinois un poste de travail Open Source

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30
18
sept.
2011
Commercial

Dans un entretien accordé au site d’actualités ZDNet.fr, des responsables de la division informatique du constructeur Volvo reviennent sur le projet pilote en cours qui permet de tester auprès de ses utilisateurs chinois un poste de travail open source basé sur la distribution Ubuntu.

Les principales difficultés rencontrées, une partie des éléments techniques et surtout les résultats au niveau financier y sont présentés sans détours. Volvo IT vise 80 % des fonctionnalités des postes Windows sur les postes GNU/Linux, et ce n’est pas la migration des logiciels qui a été le plus dur :

« La difficulté que nous n’avions pas forcément mesurée à l’origine était l’acceptation utilisateur. Nous avions considéré que le véritable frein serait la compatibilité des applications business. Cela a été un problème, et le reste à ce jour, mais moins que l’acceptation utilisateur », souligne le responsable de Volvo IT.

L’article souligne aussi l’intérêt du coût marginal de cette solution, une fois l’investissement initial effectué ; ajouter un nouveau poste a un coût très faible, contrairement aux autres solutions qui demandent un achat de licences pour chaque utilisateur. Il faut cependant noter que ces postes chinois sont très différents du reste du groupe, car ils dépendent de moins d’applications métier et ces dernières sont plus facilement remplaçables.

  • # Tiens

    Posté par . Évalué à 10.

    C'est pas comme si la résistance au changement n'était pas le problème traditionnel de ce type de migration.... Volvo vient de le découvrir ?!?!?!

    Difficile de sous-estimer ça !

    • [^] # Re: Tiens

      Posté par . Évalué à 10.

      Ouhai :on en revient à la même question qu'il y a 6 ou 7 ans : la stratégie de migration.
      Malheureusement je ne sais pas comment ça s'est passé exactement chez Peugeot
      Le but d'une migration comme ça c'est avant tout pour pour économiser des brouzoufs. Pour que cela réussisse il ne suffit pas de ré-installer quelques postes de travail et de centraliser l'usage de quelques logiciels métiers. Il y a une partie adhésion du personnel, effectivement, qui est minoritaire en terme de temps, à la marge en terme de coût, mais qui, si elle est négligée peut devenir le grain de sable faisant grossir la facture voir échouer la migration.

      « La difficulté que nous n’avions pas forcément mesurée à l’origine était l’acceptation utilisateur. Nous avions considéré que le véritable frein serait la compatibilité des applications business. Cela a été un problème, et le reste à ce jour, mais moins que l’acceptation utilisateur », souligne le responsable de Volvo IT.

      C'est quant même incroyable que des gens dont c'est censé être le métier, et gagnant un paquet de brouzoufs mensuels pour ça, n'anticipe pas cela. La migration informatique n'implique pas que les service généraux & informatiques. Fatche c'te découverte.

      Cibler les postes, les usages, où il n'y a pas de problèmes de migration. Dans ceux là cibler les postes à responsabilité.
      Leur donner entière satisfaction (par rapport aux taches attendues)
      Leur apporter du nouveau (amélioration du confort. (toujours par rapport aux taches attendues uniquement. ie pas de zolis wallpapers, mais une amélioration concrète de la facilité d'usage)
      Laisser la masse en observation. Attendre le seuil où la découverte de la nouveauté n'est plus un obstacle au changement, pour le petit personnel (sans jugement péjoratif, c'est souvent là que se font les résistances aux changements, par manque d'adhésion à l'entreprise, ou par manque de volonté d'investissement)
      Migrer les postes, non par secteurs mais par hiérarchie en descendant. Toujours en apportant une valeur ajoutée à l'utilisateur (par exemple le fait que le bureau soit capable de se relancer en présentant toutes les applis dans l'état précédent. De petites choses suffisent, mais une migration doit être utilisée pour contenter, également)
      Bref, faire de la migration non pas un vécu de changement forcé, mais une occasion de plaisir et d'adhésion. Cela permet d'adoucir les difficultés rencontrées immanquablement. Et ça vaut pour n'importe quelle migration d'o.s, pas que pour linux.

      Bref cela ne peut être seulement l'affaire des services compta, généraux et informatiques, lorsqu'elle est massive : elle a besoin pour réussi également des psys des rh.

      ??

      • [^] # Re: Tiens

        Posté par . Évalué à 6.

        Exactement. Je veux dire, ca fait 15 ans que les migrations 'on va économiser plein d'argent' se cassent les dents sur cet accompagnement. Ca me parait juste aberrant de lire ça d'un grand groupe !

        Alors bien sûr, la France ce n'est pas la Chine - je veux dire qu'en Chine c'est peut-être plus "bosse là-dessus et ferme là" mais c'est gros quoi.

    • [^] # Re: Tiens

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      C'est pas comme si la résistance au changement n'était pas le problème traditionnel de ce type de migration.... Volvo vient de le découvrir ?!?!?!

      Le responsable de la migration n'est vraiment pas à la hauteur de son travail. C'est honteux d'avoir ignoré l'acceptation des individus.

      Un individu n'accepte un changement que si il y voit un intérêt.

      L'intérêt personnel est très vite compris, celui de l'entreprise, plus difficilement. L'idéal est de combiner les deux. C'est la clef du succès.

      • [^] # Re: Tiens

        Posté par . Évalué à 8.

        Un individu n'accepte un changement que si il y voit un intérêt.

        Pire. Un individu n’accepte un changement que s’il y voit une nécessité.

      • [^] # Re: Tiens

        Posté par (page perso) . Évalué à 10. Dernière modification le 18/09/11 à 17:50.

        Je vous trouve très dur dans vos opinions sur "le responsable de la migration" et très sur le jugement de valeur :

        • L'exercice même de ce type d'article "étude de cas" et "retour d'expérience" met les choses en relief. Donc les choses importantes ressortent. Et on peut facilement gommer les nuances.
        • Rien ne dit qu'il n'avait pas intuite persona anticipé cette résistance au changement comme un des facteurs de risque. Il dit simplement n'avoir pas vu - en parlant au nom de sa boîte - que ce serait le n°1 dans son analyse de risque et difficultés.
        • Dans une migration risquée comme celle-ci, c'est humain, il peut chercher à se protéger un peu et du coup dire "on avait pas bien mesuré tel truc" pour ne pas faire perdre la face à ses équipes et lui même si cela venait à planter.
        • Il est fort possible que ce soit ce même responsable de la migration qui ait eu cette idée et l'ait poussé en interne. Alors oui il n'est pas parfait, mais il fait les choses. Ceux qui ne tentent pas n'échouent jamais !
        • Entre ce que vous dites et ce qu'écrit le journaliste, il peut y avoir un écart important. On vulgarise, on dépend d'un rédacteur en chef, d'une ligne éditoriale, etc... Peut-être qu'au fond Christophe Auffray journaliste se bat au quotidien pour assurer une belle place aux problématiques spécifiques du Libre.

        On peut taper sur Xavier Niel à juste titre vis à vis respect GPLv2 ou facturation des temps d'attente ou etc., mais à un moment donné dans une guerre commerciale comme aujourd'hui, ils intègrent un rapport de force et ont une vraie stratégie : il y a du Libre avec la Freebox chez des millions de gens. Ensuite il y a des sursauts de l'histoire et les licences logicielles doivent être respectées.

        Regardons plutôt comment accélérer cette tendance que des bureaux Linux font leur entrée dans le monde business...

        • [^] # Re: Tiens

          Posté par . Évalué à 4.

          gros +1
          c'étaient des réactions épidermiques de surprises devant la communication d'une sentence (mot anglais, mais dans le contexte :p) telle que "La difficulté que nous n’avions pas forcément mesurée à l’origine était l’acceptation utilisateur." qui fait bizarre, ici.
          Bisounours et bonne soirée à tous

          • [^] # Re: Tiens

            Posté par . Évalué à 2.

            Sur un retour d'expérience d'une migration Windows vers Linux, j'attends JUSTEMENT ce point, et même quasi-uniquement ce point. Parce que dans ce genre de projet, je n'ai jamais buté (ni vu buter) sur la partie applicative, qui peut se traiter en amont durant des mois via des sous-projets (je pense particulièrement à la migration des documents et des templates Ms Office -> OpenOffice qui peut se faire sans changer de plateforme).

            Bref, oui, on a l'impression que cette migration a été faite à l'arrache; ce point n'y est pas décrit, et cette petite phrase a quelque chose de magique. Je salue l'initiative, c'est clair.

      • [^] # Re: Tiens

        Posté par . Évalué à 4.

        Je vais répondre en me mettant à la place d'un chef un peu con sur les bords, qui en a rien à cirer de l'humain.
        "Tu expliques à la personne que, dans son intérêt, elle a intérêt à migrer. Comment? En lui faisant remarquer qu'elle est un coût pour la société et que si la migration foire, alors qu'elle avait pour but de diminuer les coûts, ben on va les descendre autrement. Le message devrait passer et les gens être moins réticents"

        Je ne cautionne pas ce discours qu'on soit clair, mais je le comprends en partie quand je vois des personnes qui ne veulent pas changer leurs petites habitudes. Le monde évolue, il faut savoir s'adapter.

        • [^] # Re: Tiens

          Posté par . Évalué à 6.

          Depuis que je bosse, excepté dans de très rare cas ou nous sommes mis les syndicats à dos, je n'ai jamais rencontré de personnes totalement "obtues" et qui ne voulait pas ce changement. C'est plus des craintes : vas t'on être aussi productif qu'avant avec ces nouveaux outils / processus. Y a t il d'autres clients qui ont ces outils, ces méthodes, quels sont leurs retours ...

          Bref cette résistance est complètement justifiée et permet justement de se poser les bonnes questions, et d'accompagner les utilisateurs.

          Pour reprendre ton exemple en le caricaturant :
          - Bon nous avons mis Linux
          - Chef on ne connait pas Linux
          - Vous apprendrez que diable !

          Quelques semaines plus tard
          - Alors s'en est ou ?
          - Bah personne connais Linux comme on vous a dit on connais pas Linux
          - Dégagez vous êtes tous viré et trouvez moi des remplaçant pour cette bande d'incapable !

          • Bon nous avons mis Linux etc...

          Alors certes au bout d'un moment le marché va détecter qu'une entreprise à besoin d'un certain type de personnel, mais cela aurait été tellement plus simple de les guider. Seulement voilà ça à un coût et toutes les entreprises ne sont pas prêtes/partantes pour assumer ce coût.

        • [^] # Re: Tiens

          Posté par (page perso) . Évalué à 4.

          Je vais répondre en me mettant à la place d'un chef un peu con sur les bords, qui en a rien à cirer de l'humain.

          Cf. ton avatar !

          • [^] # Re: Tiens

            Posté par . Évalué à 2.

            Excellent !
            :)
            (je ne comprends pas qu'on t'es moinssé/inutilisationé)

        • [^] # Re: Tiens

          Posté par . Évalué à 7.

          Je te rejoins totalement. On vit dans une époque où beaucoup de grosses entreprises n'hésitent pas à mettre leurs employés sous pression, et s'en fout qu'ils dépriment/tombent malades/se suicident.

          Et là, soudainement, on écoute l'employé de base parce qu'il n'aime pas son nouvel outil? Alors que s'il s'agissait d'autre chose que Linux, on lui dirait "T'es gentil coco, mais y'en a 20 qui veulent ton poste pour un salaire plus bas".

          THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

    • [^] # Re: Tiens

      Posté par . Évalué à 10.

      L'explication de la non adoption pour la raison de la résistance au changement est insuffisante, elle de nature dormitive (l'opium fait dormir car il a des propriétés dormitives). Après avoir tenté (et même parfois réussi) de convertir au logiciel libre étudiants, connaissances et famille, j'en viens à la conclusion que la résistance au changement est souvent la manifestation d'une trouille ou même d'une angoisse conséquence essentiellement de l'ignorance totale des principes de fonctionnement. Les gens ont peur qu'en face de tout problème ils ne soient plus possible de trouver de l'aide, car ils sont incapables de se débrouiller eux-même, de plus ils pensent que s'ils abandonnent leur windows (ou mac) ils ne seront plus compatibles et donc ne pourront plus communiquer comme avant même si leur seule activité est d'utiliser un fureteur (pour facebook par exemple) et du courriel ou d'écouter musique et film et parfois de classer et voir leurs photos. Et pour eux c'est grave car ils sont devenus dépendants du numérique.

      Le concept d'interopérabilité n'est pas connu et encore moins compris, ils pensent communication entre programmes (avec souvent une confusion totale entre OS, programme et éditeur, même pour ceux qui sont à l'université) et non accès au même document par différents programmes finalement relativement indépendants de l'OS, car ils n'ont aucune idée de l'encodage. La norme officielle de mon université pour les documents est "MSWord", faut le faire quand même (c'était il y a 5 ou 6 ans, ils se peut qu'ils soient plus précis maintenant).

      En ce qui concerne les employés, leur résistance est de même nature, non pas vraiment au travail (il est facile de démontrer qu'il n'y a pas vraiment de différence pour eux car au travail ils ne font qu'utiliser des applications et font très peu usage des fonctions de l'OS), mais en liaison avec leur vie privée. Ils veulent au travail la même chose qu'à la maison, car à la maison ils n'ont plus de support technique pour prendre en charge les problèmes (fictifs ou réels) d'interopérabilité et les bogues, et ils savent (même si la conscience en est diffuse) que ça prend du temps pour apprendre à s'en servir et profitent de le faire sur le temps de travail au frais de l'employeur.

      Si j'étais responsable d'une migration j'inclurais le support à la maison (je ne sais pas si quelqu'un a essayé ça, dommage).

      • [^] # Re: Tiens

        Posté par . Évalué à 4.

        dormitive !? Tu as quelque chose contre le mot soporifique qui a tout de même l'avantage d'exister en français moderne ? Ou alors un autre terme médical souvent utilisé au figuré : lénifiant (le sens est différent, mais il me semble plus approprié au contexte).
        Pour le plaisir, voici un extrait du Littré qui illustre ce terme médical vieilli. C'est une citation de cher Ambroise Paré (chirurgien du roi au XVIe s., inventeur de la chirurgie moderne, et selon Dumas fournisseur de poisons pour Catherine de Médicis) : On doit user de clysteres dormitifs. Ah, la délicatesse de la médecine d'antan....

        • [^] # Re: Tiens

          Posté par (page perso) . Évalué à 6.

          dormitive !? Tu as quelque chose contre le mot soporifique qui a tout de même l'avantage d'exister en français moderne ?

          C'est une citation de Molière (Le malade imaginaire).

          • [^] # Re: Tiens

            Posté par . Évalué à 2.

            merci c'est bien ce que j'évoquais

    • [^] # Re: Tiens

      Posté par . Évalué à 10.

      Attention, on parle de la Chine:

      "Nous prenons en compte le facteur humain", ça doit se comprendre "le syndicat des employés, qui est une émanation du département RH, était d'accord pour migrer"

      "Résistance au changement", ça se traduit par "frustration de ne plus pouvoir utiliser QQ au bureau"
      (QQ est LE logiciel de communication instantanée en Chine. Il s'agit évidemment d'un logiciel propriétaire dont les conditions d'utilisation impliquent "en utilisant ceci, ta femme, ton gosse et ton âme nous appartiennent", dont l'installeur est détecté comme cheval de Troie par n'importe quel antivirus "occidental", mais c'est "pas un gros souci").

      Il y a quelques années, le gouvernement a demandé à Tencent (la société qui a créé et gère QQ) de développer un client Linux, pour leurs projets d'indépendance informatique.
      Tencent a fait un développement pour le compte du gouvernement à la "gouvernement chinois": un client qui a marchotté quelques mois, jamais maintenu, jamais mis à jour, qui maintenant ne marche plus. Mais ils ont fait ce que le gouvernement leur a demandé, et ont pu ainsi être félicités d'avoir développé ce client.
      On peut supposer aussi que leur intermédiaire officiel a reçu une récompense pour son excellente gestion.

      Et donc: Ubuntu sur le poste de travail, ça veut dire plus de QQ!

      Ah! Evidemment QQ est interdit dans nombre d'entreprises, tout comme MSN et consorts. C'est également une interdiction à la Chinoise, ce qui veut dire que l'interdiction est surtout là pour dire aux employés de pas trop glander dessus, mais même les managers s'en servent, y compris au département IT.

      Enfin, notons aussi qu'on ne nous parle pas du moindre problème technique, mais gageons qu'en tant que responsable IT Chinois, s'il est un peu expérimenté, votre interlocuteur aura tôt fait de qualifier les plaintes d'utilisateurs sur des plantages intempestifs, impossibilité d'ouvrir d'anciens documents facilement, etc. en "résistance au changement".

      Cynique? Moi? Jamais!! 5ans de Chine, Monsieur!

      • [^] # Re: Tiens

        Posté par . Évalué à 2.

        Ça confirme tout à fait mon hypothèse (et que les chinois sont des êtres humains, mais ça on savait, ils ont d'ailleurs probablement découvert l'opium avant les occidentaux).

        C'est le résultat de l'effet réseau: la valeur est dans l'usage et non dans la chose. Se limiter à la chose, le logiciel, sans s'intéresser à l'usage, les communications, ne mènera à rien si la valeur d'usage est grande.

        Le lien entre l'usage et la chose est le document, d'où l'importance cruciale de disposer de normes publiques. Ceci permettrait de résoudre plus facilement les cas "QQ".

    • [^] # Re: Tiens

      Posté par . Évalué à 1.

      Absolument.

      Peut-être un début de solution à ce problème : et si un grand groupe décidant de migrer ouvre un LUG ?
      C'est à dire qu'il offre à tout son personnel d'installer Linux gratuitement sur les PC personnels et d'offrir, tout aussi gratuitement, formation et support à l'utilisation des LL.

      Cela faciliterait peut-être le processus d'acceptation de la part du personnel.Bien sûr, cela a un coût, mais sans doute moins élevé que d'avoir des gens qui traînent les pieds.

      • [^] # Re: Tiens

        Posté par . Évalué à 5.

        Chez IBM on a ça, forums, taskforce, ... on a même des distributions prépackagés pour nous avec les produits Lotus des Images KMV de Windows XP, résultat sur 400 000 on est quelques milliers sous Linux. Alors qu'on est dans l'IT, qu'on investi beaucoup sur Linux.

  • # chiffres encourageant

    Posté par . Évalué à 3.

    Je ne pensais pas que les chiffres seraient tant en faveur de Linux côté sousous. 29% d'économie c'est énorme !

    • [^] # Re: chiffres encourageant

      Posté par . Évalué à 2.

      En termes de coûts, le poste Open Source représente 29% du coût d’un poste Windows de >Volvo en Suède, pris comme référence
      Donc, 71% d'économie !

      Alors que le graphique juste en dessous dit :
      >29% savings in 5years !
      Donc bien 29% d'économie !!

      Y'a un truc ou c'est un stagiaire qui a fait la traduction ??

      • [^] # Re: chiffres encourageant

        Posté par . Évalué à 6.

        Voilà comment je comprends ces chiffres :

        • Les 29 % d'économie annoncés dans le graphique, c'est sur le total des 5 premières années de fonctionnement.
        • À partir de la 3e année, ils espèrent stabiliser les gains à 50-55 % par rapport à du pur Microsoft.
        • Les 71 % de gain sont une limite théorique sur un poste client, ils n'intègrent pas les surcoût d'infrastrucure, de formation, etc. Ce taux ne tient pas compte non plus que certains postes resteront sous Windows. Dans la pratique, ils visent donc plutôt 55 %.

         
        Au final, l'expérimentation est très marginale : 150 postes sur 50000, soit 0,3 %.

  • # Analyse plus détaillée et réponse à certains commentaires

    Posté par (page perso) . Évalué à 6.

    Bonjour,

    En fait je suis surpris de la virulence des commentaires concernant le changement et la "non prise en compte" de celui-ci dans le projet. Étant indirectement impliqué dans le projet (je suis président de Révolution Linux), j'aimerai corriger certains de ces points.

    Notre rôle n'est pas de faire la migration mais bel et bien de concocter la meilleure solution technologique adaptée aux besoins métiers de ce client. La totalité de la migration, du support, etc. est faite en Chine par des chinois en mandarin. Cela + 12h de décalage horaire (Canada) limite donc notre capacité d'intervention "non technologique" ;-)

    1) Le changement "non technique" a toujours été au cœur du projet. Donc en gros, quel intérêt pour les usagers, quelle valeur ajoutée pour eux, etc. Donc ces points là sont couverts et pas qu'un peu.
    * Sinisation complète des applications
    * Support dédié aux usagers (sur place)
    * Vidéoconférence, etc.
    * Support à la maison pour certains : puisqu'il y a possibilité de tout accéder à distance via les serveurs de terminaux
    * Test qualité complet sur les applications métier (SAP dans ce cas)

    2) Les coûts : en gros, au lieu d'avoir un divisé par 5 par rapport à Microsoft (20% du TCO), on parle ici de 29% réalisé donc on divise par 3.44 les coûts par rapport à Microsoft. Plus que très attrayant il me semble ;-)

    3) Adoption par les utilisateurs : c'est toujours la clef du problème. Nous avons eu des cours sur la culture organisationnelle Chinoise et sur la manière d'interagir avec cette culture très différente de la notre et je pense que c'est là que les plus gros défis se sont concentrés. Sans entrer dans les détails, pour des raisons de confidentialité évidentes, je dirais que la manière de gérer le changement en Chine est disons très différente de la manière occidentale (disons Amérique, Europe).

    Ce point est donc abordé par plusieurs commentaires mais disons qu'il est abordé à l'envers : les technique de gestion du changement auxquelles nous sommes habitués et qui sont, dans un certain sens, très démocratiques et centrés sur l'usager ne fonctionnent pas forcément bien en Chine pour les raisons évoquées mais reliées à un énorme apport de Confucius et de la philosophie communiste qui met l'intérêt général de l'organisation au centre vs l'intérêt de l'individu.

    J'espère avoir un peu éclairci certains points et raisons qui donnent un éclairage différent au projet mais que je pense plus juste.

    • [^] # Re: Analyse plus détaillée et réponse à certains commentaires

      Posté par . Évalué à 1.

      Bonjour, sur les applications métier SAP il s'agit d'une utilisation uniquement à travers d'un navigateur ou également en utilisant le SAP GUI Java ?
      Je pose cette question car je trouve que la version Java souffre de lenteurs, et manques de fonctionnalités par rapport à la version Windows. A tel point que j'utilise la version Windows dans une KVM.

    • [^] # Re: Analyse plus détaillée et réponse à certains commentaires

      Posté par . Évalué à 1.

      Je ne suis pas surpris de la réaction, elle était en ligne directe avec la formulation de la dépêche, par contre il est intéressant de voir que la situation en chine, si ce que nous dit maclag est vrai (et il n'y a pas lieu d'en douter), confirme que le fait que le même ensemble de logiciel supporte l'activité des organisation et l'usage personnel est un point clé de verrouillage des comportements individuels sur lequel on n'a pas fini de se casser les dents.

      Mais l'essor des tablettes et des téléphones intelligents et le fait que Microsoft semble faire plus d'argent avec Android qu'avec ses propres systèmes sur ces matériels va peut-être bouleverser la situation. L'avenir est difficile à prévoir en ce domaine comme dans tous les domaines complexes. Un seul élément (comme QQ) peut tout faire basculer s'il s'accorde à d'autres.

    • [^] # Solution utilisée

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Puisque vous êtes là: vous avez utilisé LTSP? ou bien ...?

      "La liberté est à l'homme ce que les ailes sont à l'oiseau" Jean-Pierre Rosnay

      • [^] # Re: Solution utilisée

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Oui, nous avons utilisé LTSP mais la version entreprise qui support le clustering de serveurs d'application ainsi que l'intégration avec des TS WIndows (pour les applications métier). Voir: https://ltsp-cluster.org/.

        100% open source et packagé pour Ubuntu ;-)

      • [^] # Re: Solution utilisée

        Posté par (page perso) . Évalué à 1.

        LTSP : Oui, c est indiqué dans l'article.

        L'utilisation des clients légers est aussi un des facteurs d'économies de la solution au niveau de la gestion, de l'exploitation et de la durée de vie.

        Revolution Linux est lourdement impliqué dans LTSP et est le développeur principal du projet LTSP-Cluster.
        https://www.ltsp-cluster.org

    • [^] # Re: Analyse plus détaillée et réponse à certains commentaires

      Posté par . Évalué à 2.

      "l'intérêt général de l'organisation au centre vs l'intérêt de l'individu. "

      En règle L'intérêt général l'emporte sur l'intérêt privé, ce n'est pas propre au communisme (cf principe de droit administratif )

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