Journal le jour ou le NET c'est brisé ....

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18
12
avr.
2010
Cher journal

Une minute de silence d'abord , le moment est grave ... Le rêve de tout les libristes vient de se fracturer ....

Alors voila en surfant au vent aujourd'hui , je tombe ( littéralement ) de ma chaise en lisant les articles sur la mise en place en chine de sous domaine dns qui a pour but officiellement de faire accéder aux internautes chinois a des pages webs via la langue chinoise (genre input chinois redirection vers urls ) . Mais il semblerait que le gouvernement chinois n'as pas seulement voulu par bonté d'ame simplifier l'accès à internet à ses concitoyens , mais a créer un véritable miroir au allouettes . En effet les redirections via l'input en chinois ne va pas vers l'url original , mais vers une copie aspiré du site installé sur le territoire chinois local. D'autre part il semblerait que le dispositif inverse soit aussi prévue :

“Le système de censure fonctionne aussi en sens inverse : un site chinois qui veut être atteignable de l’étranger doit en obtenir l’autorisation, afin que son nom soit publié dans le DNS (en caractères latins) visible de l’extérieur, « chaque page marquée d’un lien menant au site du Ministère de l’Intérieur où l’on peut télécharger un certificat ».


Pour mettre en place ces mesures il semblerait qu'il y ait eu une migration assez rapide ( 6 mois ) vers l'ipv6 .

Ce premier exemple ne vas il pas etre suivie par d'autre , et n'auront nous pas plutot qu'un internet international des intranets nationaux ou les ponts externe seront finement controlé et filtré ? La remise des frontières dans un espace qui n'en avait pas ...


N'avons nous pas été assez vigilant ???

Pour tout les libristes qui rêvaient d'une libération du savoir , de la culture , des sources , dans un contexte de communauté global permis par l'internet , comme nous l'avons toujours connu pour le développement du logiciel libre , c'est un coup dur ...


et en relisant le très bon ouvrage de Lessig Code and Other Laws of Cyberspace v2 .
Comme le soulignait l'auteur , lorsque Perry Barlow pionner du net et fondateur de l EFF avait fait dans sa déclaration d'indépedance du cyberespace :


"
Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre."


Il n'avait pas tenu compte que celui ci était un géant au pied d'argile. Le code qui architecture ce cyberespace n'est pas immuable hélas . ...


Alors plusieurs reflexion se bouscule dans ma tête , dans un des commentaires d'internet actu on parlait d'un nouveau service de google orienté dns : " Google a lancé son DNS publicGet the results you expect with absolutely no redirection.” http://code.google.com/speed/public-dns/"

D'un autre coté : selon l'analyse de Lessig il y a quatre force en jeux dans la restructuration de notre environnement , La loi , la norme sociale, le marché et le code (ou architecture ) référence ici a l'architecture technique et au code source .

Il semblerait qu'on soit en lutte entre l'architecture et la loi , comment serait il possible d'articuluer les différents niveau de normativité pour arriver à un internet réellement bien commun de l'humanité ? Quel pourrait le role des instances international tel que l'ONU ?



Quelques analyses après le sommet mondial de l'information a Tunis :

Pourquoi au SMSI n'a t on pas eu plus de poids en tant que société civil ?

dans l'aricle : Gouvernance de l’internet et société civile : les limites du multistakeholderism : http://www.voxinternet.org/spip.php?article223

l'auteur souligne un certain nombres de points : l'absence un peu trop manifeste des représentants du mouvement du libre (je sais que Stallman y était et certain autre , mais ils sembleraient qu'on y était pas assez en termes de poids ?? )

"
Mais on aura surtout été frappés par l’absence, tout au long du processus, des activistes des technologies alternatives et autres militants de base du logiciel libre et de l’accès pour tous - notamment ceux qui interviennent auprès des populations défavorisées "


Le flou institutionnnelle de la société civil et de sa légitimité :

". Si la société civile parle au nom de tous les internautes (y compris dans l’intérêt de ceux à venir), d’où tire-t-elle son mandat ?"

Comment articuler les différents acteurs de la société civil elle meme ?

"
De plus, si l’on tient pour acquis que la gouvernance de l’internet ne peut être que polycentrique, on ignore comment articuler les multiples niveaux de gouvernance auxquels la société civile est susceptible d’être associée. Et l’on peut mettre en doute la méthode du consensus quand elle s’applique à des partenaires dont les capacités et les intérêts sont si différents. Bien que la société civile arrive parfois à se hisser au niveau des décisions intergouvernementales [24], la discussion et la négociation sont toujours stoppées à certaines portes."


Je sens que le temps n'est plus si loin ou la phrase de Mike Godwin (oui le meme que le point Godwin ) va réellement s'appliquer : « Papa, où étais-tu quand ils ont supprimé la liberté de la presse/d'expression/d'association ......... sur Internet ? »


Dernieres points :

- Pour les jursites : surtout ceux en faveurs de droits de l'homme : pas d'internet libre , pas de droit de l'homme en chine , parce que pas de dissidences possibles , les outils comme TOR et autre logiciel libre de contournement sont les seuls outils dont on peut faire confiance (par la publication des sources et la recompilation si nécessaire ) , pour protéger l'anonymat . Le cas du cyberdissident chinois qui s'est fait arréter par les autorités car yahoo chine avait données les informations personnelles de l'lauteur d'email sont l'exemple flagrant que le seul outil acceptable pour une communication sécurisé réside dans le logiciel libre .


- Pour les geeks : On a vraiment besoin d' une coopération plus forte entre les white hat , geek , hacker et les juristes , on ne pourra pas se battre seulement avec du code source et des protocoles ouverts , on a besoin aussi de vrais lois qui protègent les valeurs auxquelles ont contribuent (libertés , ouvertures, transparence .. ) De la meme manière que la GPL a permis d'éviter une certaine dérive des entreprises parasites , de la meme manière on a besoin d'instrument juridique qui permettent de continuer à protéger le travail de la communauté pour un internet libre . D'ailleur ce détourner de la loi c'est laisser les adversaires s'en accaparrer (Hadopi , Loopsi ... ) et étouffer l'oeuvre de la communauté .


- Pour moi meme : je sentais qu'il se passait quelque chose de louche derrière la déclaration d'Hillari Cliton sur la liberté d'internet puis de Google sur la censure ... mais c'est pire que ce que je pensais ... Merde alors ..


-Pour LinuxFR : La news date du 26 janvier 2010, Pourquoi DLFP n'en a pas parler ?? y vraiment que des moules ???


Alors comment n'avont nous pu voir arriver le coups de la part des autorités chinoises ?
Comme la majorités des libristes sur ce site , l'état d'esprit étant radicalement différent d'un certains gouvernement autoritaires , c'est a mon avis le pourquoi de n'avoir pas vue arriver ce coup dure d'un ennemie de la libertés sur internet .
A contrario pour "prévoir" et comprendre leurs comportements ils faut se mettre dans leurs état d' esprits meme qui se résume à un administrateur système totalitaire :

et prendre le postulat de tout dictacteur de base :

Comment éviter toute oppositions a mes actions (et échapper a la responsabilité de celle ci dès lors -)

En controlant au maximum mes adminsitrés (utilisateurs .. ) qui sont mes potentielles opposants .

1984 n'est pas si loin et il sera chinois en premier lieux ...


Voila j'écris sous le coup de l'émotion , pardonnez mon orthographe /grammaire / typographie ... Mais fallait que je fasse passez le message ..

Il n'est plus temps de tergiverser , si l'on ne souhaite pas qu'internet ne deviennent qu'une nieme "radio libre" ................. Et si l'on veut préserver ce rêve de liberté , égalité et fraternité dans un notre village global que nous as léguer entre autre Tim Berner Lee , Mcluhan (global village .. ) , Norbert Wiener (cybernetique) , Vinton Cerf , Richard Stallman , le siècle des lumières et tout les autres ...

Ce serait bien qu'on utilise linuxfr comme au temps des brevets logiciels , il est temps qu'on s'organise et qu'on ne se laisse pas faire , que ce soit au niveau du code , de la loi , de l'activisme (norme social ) ou du marché ...


je ne sais pas encore ce qu'on peut faire , mais je sais qu'il faut le faire , si on ne veut pas se laisser faire ...



source :

Le schism d'internet :

http://www.tic.ird.fr/spip.php?article324
http://www.internetactu.net/2010/01/26/le-grand-schisme-de-l(...)

déclaration indépendance cyberespace :
http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:T4n0H_q(...)

Lessig : code is law v2
http://www.code-is-law.org/


Gouvernance de l’internet et société civile : les limites du multistakeholderism
http://www.voxinternet.org/spip.php?article223
  • # bonne nouvelle !

    Posté par . Évalué à 10.

    Pour mettre en place ces mesures il semblerait qu'il y ait eu une migration assez rapide ( 6 mois ) vers l'ipv6 .
    On vient enfin de trouver comment promouvoir l'IPv6... \o/

    /me écrit de ce pas à Nicolas et François, ça va leur plaire...
  • # droit du cyberespace

    Posté par . Évalué à 5.

    pour alimenter quelque réflexion :

    Un copier / coller des trois approches du droit du cyberespace , d'un cours donné par Pierre Trudel de l'université de Montréal en faculté de droit :


    Revue des principales théories du droit du cyberespace

    o Viktor Mayer-Schönberger, « The Shape of Governance: Analysing the World of Internet Regulation », [2003] 43 Va Jnl. Int. L.,605-673.
    * « étatiste traditionaliste »
    * « cyberséparatiste »
    * « cyberinternationaliste »

    courant étatiste

    * postule que l’État constitue le régulateur prééminent du cyberespace;
    * il possède la vocation à encadrer l’ensemble des activités se déroulant sur Internet
    o après tout… les activités qui prennent place sur le réseau sont le résultat de faits et gestes se situant nécessairement sur un territoire sous la juridiction d’un État.
    * analogies avec la haute mer ou l’espace extra atmosphérique

    Négation de l’existence ou de la pertinence même du
    « cyberespace »

    * Olivier CACHARD, La régulation internationale du marché électronique, Paris, LGDJ, 2002.



    * Le cyberespace serait:
    * Une notion trop floue
    * Absence de spécificité des activités véhiculés par les réseaux

    courant « cyber-séparatiste »


    * envisage le cyberespace comme un lieu distinct de celui qui constitue habituellement l’espace de l’application du droit.
    * la célèbre « déclaration d’indépendance du cyberespace » revendique l’inapplication ou l’inapplicabilité des normes établies par les États nationaux au cyberespace.
    * MAIS: On a beau proclamer le caractère autonome du cyberespace, nul n’a réussi à démontrer que les activités qui se déroulent dans le cyberespace sont effectivement toujours hors de la portée de l’application des lois nationales.
    * La prééminence de la normativité technique a souvent amplifié l’importance des règles décentralisées et se présentant comme étant spécifiques au cyberespace.

    « A Declaration of the Independence of Cyberspace »

    courant cyber-internationaliste


    accent sur le caractère intrinsèquement international des activités se déroulant dans le cyberespace.

    * c’est a priori vers les organismes internationaux qu’il faut se tourner pour:
    o penser,
    o mettre au point et
    o appliquer des règles qui seront effectives
    * …..dans les divers espaces résultant de la connectivité que rend possible les standards d’Internet.
    * débats au sujet du statut de l’ICANN….


    Trois perspectives sur une réalité Trois conceptions

    * Chacune des ces conceptions rend compte d’une partie de la réalité du cyberespace
    * Mais….
    * Nécessité d’une approche qui permette de tenir compte de l’ensemble de des dimensions !

    source : http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:aLHw2wT(...)


    D"autre part L'Unesco avait publié un livre intitullé les dimension international du droit du cyberespace :


    Ou un des chapitre comparait le droit de l'espace , comme outil de réflexion pour appréhender le droit de l'internet , avec des principes tels que :

    Droit d'utiliser , mais non de s'approprier, l'espace extra-atmosphérique

    obligation d'utiliser l'espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques

    - Application du droit international

    source :
    http://portal.unesco.org/culture/fr/ev.php-URL_ID=5488&U(...)
  • # J'ai rien compris.

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    Illisible.

    J'ai pas compris quel était le but de ton journal, son plan, son argumentaire, et j'ai donc laissé tombé la lecture arrivé au premier tiers.


    >> Voila j'écris sous le coup de l'émotion , pardonnez mon orthographe /grammaire / typographie ... Mais fallait que je fasse passez le message ..

    Euh, non,
    1/ je ne pardonne pas. Et puis quoi encore ? Pourquoi je devrais faire un effort ? ;
    2/ ton message n'est pas passé.
    • [^] # Re: J'ai rien compris.

      Posté par . Évalué à 10.

      J'ai dormi 3h cette nuit et j'ai compris.
      Il propose, enfin plutôt il milite pour que linuxfr se pose en militant anti-censure/contrôle d'internet.
      Linuxfr a déjà eu par le passé des bandeaux en première page, des articles en tête pour tenter d'attirer l'attention des visiteurs occasionnels sur certains problèmes.

      Là il propose qu'on le fasse, parce que ça devient plus grave que certains droits sur internet: c'est internet lui-même, en tant que réseau des réseaux universels qui est en danger.
      • [^] # Re: J'ai rien compris.

        Posté par . Évalué à 3.

        Oui , c'est ce que je souhaitais dire .

        Ce que je voulais souligner surtout c'est que mettre en danger cette universalité , c'est mettre en danger les fondements techniques du mouvement du libre. Car le modèle de coopération global porté par le logiciel libre et qui s'est répandu aux autres domaines de la connaissance , est basé sur cette universalité d'accès global (dont la neutralité du réseaux est un des aspects ) . Dès lors la fragmentation d'internet, sera non seulement une barrière de plus au libre .Mais à terme si assez d'états suivaient cette exemple de remise des frontières dans le cyberespace, d'enferment, de redirection vers des sites non originaux, et d'autorisation nécessaire pour donner accès a une page lorsque la connexion vient d'autres pays , c'est tout le mouvement du libre qui subirait de plein fouet les conséquences de la ces politiques et en ressortirait passablement affaiblie.

        - les conséquences à long terme de cet appauvrissement serait que les seuls outils permettant au droits de l'hommiste de communiquer de manière sécuriser en chine ne serait que difficilement disponible , et qu'en outre il y aurait moin d'utilisateurs et de contributeurs a ces outils (et si ce sont des modèles basé sur une architecture P2P comme Tor cela serait d'autant plus néfaste -). Comme si l'on avait pas assez avec tout les autres filtres qui sont déjà mis en place ( Tor est partiellement bloqué en chine https://blog.torproject.org/blog/tor-partially-blocked-china )

        - La société civil dont fait partie le libre , qui n'est déjà pas assez forte et pas assez organisé entre elle , n'aurait plus qu'a être écraser par le poid des deux autres acteurs que sont les états et les entreprises . Suivant la définition retenu de l'ONU lors du sommet mondial de la société de l'information sur la gouvernance de l'internet;

        "Le terme de gouvernance d'Internet désigne l’élaboration et l’application par les États, le secteur privé, et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs, de principes, normes, règles, procédures de prise de décisions et programmes communs propres à modeler l’évolution et l’usage d'Internet, selon la définition du groupe de travail sur la gouvernance d'Internet"

        En somme la société civil serait le tier état dans ces discussions alors même que c'est par et grace a elle que l'internet est né et évolue réellement (parceque l'internet au main d'un gouvernement tel que la chine et l'internet version Orange ont sait ce que ca vaut ) .......

        Comme le disait un reportage sur ARTE Linux est le plus beaux produits d'Internet , j'espère qu'il ne restera pas le seul à l'avenir et que son modèle de coopération global ne sera pas relayer au rang des expériences Babacool qui ont été étouffer et détourner par une coalition entre état et entreprises (tels les radios libres, la FNAC ) .....

        Déjà que wikipedia est victime non seulement de censure , mais aussi d'attaque de type marketing publi-reportage ...

        L'avenir ne s'annonce pas rose , mais je pense qu'il n'est pas encore trop tard , même si j'ai le sentiment qu'il est déjà très tard ..

        J'ai toujours en mémoire cette scène du film hackers , ou la communauté global du hack c'était unis contre l'admin sys pourrie d'un grosse multinational. J'aurais eu envie de dire libriste du monde entier unissons nous .... tant qu'il est encore temps....
        • [^] # Re: J'ai rien compris.

          Posté par . Évalué à 3.

          Je dirais comme d'habitude qu'il faut pousser ses points forts; pour les hackers, c'est le code.

          Le spam n'est plus vraiment un problème pour le end-user depuis la généralisation des filtres bayésiens et de spamassassin. C'était une solution téchnique.

          Je pense que des initiatives comme nosdéputés.fr renforce le contrôle démocratique en fournissant des outils plus facile pour chercher l'information. Je pense que la création de site web pour mettre en avant des données complexes va exploser. Cela avait commencé avec google map, wikipedia,.... J'imagine qu'un jour un site concernant les finances publiques existent.

          Le problème de pulbi-reportage de wikipedia pourrait se résoudre aussi avec du code comme pour le spam.

          Les problèmes de loi se résolvent aussi avec la transparence qu'apporte wikileaks. Ils ont aussi un gros travail téchnique d'anonymisation des sources.

          "La première sécurité est la liberté"

        • [^] # Re: J'ai rien compris.

          Posté par . Évalué à 4.

          Personnellement, j'irais jusqu'au bout du raisonnement et j'en tirerais deux conclusions (que tu esquisses).

          Premièrement, la solution ne viendra ni de l'État, ni du secteur privé, mais de la population. Or la population ne se rend même pas compte de ces problèmes pour l'instant parce que l'État la maintient dans la peur du lendemain, ce qu'a accentué la crise. Il faut donc commencer par faire de l'éducation populaire sur ces sujets, ça veut dire s'impliquer dans des associations et parler de ces sujets et montrer qu'ils concernent tout le monde à plus ou moins longue échéances, que ça va forger le visage de la société de demain (et même celle d'aujourd'hui).

          Deuxièmement, il faut s'engager dans les partis politiques (peu importe le bord) et militer à l'intérieur pour un Internet libre et ouvert. Si nos dirigeants sont convaincus par le bien fondé de nos arguments, et qu'ils sentent que c'est une aspiration populaire (c'est-à-dire des électeurs, d'où le premièrement) alors ils mettront ça dans leur programme (celui qu'ils appliquent réellement, pas celui qui sert juste à faire beau à l'élection genre le Pacte du LL). Et comme par la magie de l'alternance, tous les partis ont une chance de diriger le pays ou à plus petite échelle, une ville (notamment les partis à l'extrême), plus ils seront nombreux à être convaincus, plus ça a des chances de marcher.

          Voilà mes conclusions. Et pour ma part, je pratique déjà le 2 et je fais le 1 avec mon entourage.
  • # Qu'y pouvons nous?

    Posté par (page perso) . Évalué à 4.

    On savait déjà que le Chine ne respectait pas les droits de l'homme et n'avait que faire de la condition de ses propres citoyens.

    C'est même la raison pour laquelle tous les PDG des pays développés qui ont laissé leur éthique dans leur poche sont tous allé installer leur entreprise là bas. Alors pourquoi faire les mijorés maintenant?

    Nous avons bien engraissé les fonctionnaires Chinois alors que leur peuple n'a eu que les miettes, ce qui était à prévoir, et le pays ne s'est ouvert qu'unilatéralement: pognon et technique rentrent, pas les idées, et rien n'en sort.

    Il est trop tard pour nous d'agir. Le seul espoir pour les Chinois d'avoir plus de liberté passe par leurs jeunes qui ont étudié dans nos pays et rapportent nos concepts de liberté et d'égalité chez eux, ceux qui utilisent TOR (que le gouvernement ne parvient toujours pas à bloquer).
    • [^] # Re: Qu'y pouvons nous?

      Posté par (page perso) . Évalué à 8.

      En quoi nos PDG occidentaux seraient plus respectueux des droits de l'homme que les dirigeants chinois ? Avant les délocalisations en Chine, il y avait déjà la sous-traitance dans la plupart des pays pauvres d'Asie.

      Même chez nous : harcèlement moral pouvant pousser les salariés au suicide, décervelage de la culture d'entreprise, menace du chômage, et autres tortures morales, si ce n'est physiques (augmentation continuelle des cadences sur les chaînes de montage, dans le bâtiment, dans les entreprises de nettoyage).

      Le seul espoir pour les Chinois est d'aller botter le cul à leurs patrons et chefs de parti, et il en est de même chez nous.
      • [^] # Re: Qu'y pouvons nous?

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Justement, mon propos était que nos PDG bien aimés n'étaient respectueux que du pognon, ce qui n'est pas nouveau d'ailleurs.

        Je te rejoins sur le bottage de cul, et j'ajouterais à l'article qu'il faut également que tous les internautes épris de liberté milite et contacte son député et s'allie à la quadrature du net et autre afin d'éviter que notre roi demi-dieu Sarko et ses marionnettes à la solde des marchands d'information ne fasse de même en France.

        Il n'y a pas que les juristes et geeks. Le seul contre pouvoir de poids face aux ambitions grandissantes des marchands de vide (maison de disques etc.) et de ceux que la liberté d'expression dérange reste politique.

        Si on ne fait pas cet effort, on aura l'air fin à faire la leçon au filtrage d'internet alors que notre propre pays aura son dispositif d'"épuration du net"...
    • [^] # Re: Qu'y pouvons nous?

      Posté par . Évalué à 2.

      Ce qui me désole le plus c'est qu'au vue de la population du pays , si l'on avait qu'une fraction de la démographie qui contribuerait au libre , on pourrait renforcer réellement le mouvement ...

      Quels sont les barrières ?

      - la langue

      - une propagande de soumission au nationalisme exarcerbé a outrance dans les médias

      - La police de la pensé en ligne

      - la conscientisation des enjeux

      - la technicité des logiciels libres de sécurisations

      - Le miroir au alouettes

      Quels sont les atouts ?


      - la traduction automatique commence a marché pas trop mal (au moin celle de google )

      - la décentralisation du P2P avec une masse d'utilisateurs en grand nombre

      - Les DRM ne sont pas encore implémenter à grande échelle, les ordinateurs peuvent encore être reprogrammer (>> ce qui serait effrayant c'est une alliance entre gouvernement et industriels de l'informatique déloyale dans un intérêt commun de controle des usages . Souvenez vous du logciel de censure imposé a l'achat de chaque ordinateurs ( http://linuxfr.org/2009/06/18/25617.html ) . Même si techniquement cela était contournable , je doute que les autorités ait réellement laisser tomber l'idée d'un spyware gouvernemental dans chaque ordinateur vendu (hors les DRM sont parfait pour ca ) ...


      - Des LUG locaux existent

      Je pense que les chinois ont vraiment la volonté de s'affranchir de leur gouvernement totalitaire surtout en ce qui concerne les libertés numériques, mais qu'ils n'y arriveront pas tout seul, et surement pas lorsque les moyens techniques de communications sont utilisés pour renforcés le controle sociale ...
      Il y a de la cyberdissidence , autant sur internet que dans la vie réelle (des avocats chinois qui se font emprisonner pour avoir défendue des causes jugé trop sensibles), il faut juste leur donner les moyens d'échanger de manière sécurisé , sinon les contestations sont toujours étouffé dans l'oeuf.

      Le seul espoir passe par un internet libre et du logiciel libre ... Et ne nous voilons pas la face les valeurs du logiciel libre vont un jour ou l'autre rentré en colision frontal avec les autorités chinoises (e.g. le spyware gouvernemental est incompatible avec le logiciel libre , tout autant que les DRM). Ce qui aurait pu être un formidable catalyseur (au vue du volume d'utilisateurs ) pour le mouvement global du logicel libre pourrait bien être étouffé dans l'oeuf une fois de plus .
      • [^] # Re: Qu'y pouvons nous?

        Posté par (page perso) . Évalué à 2.

        Je pense que les chinois ont vraiment la volonté de s'affranchir de leur gouvernement totalitaire surtout en ce qui concerne les libertés numériques

        Sachant que la grande majorité de la Chine est encore rurale, la plupart des Chinois ne savent pas ce que sont les libertés numériques. Par contre ils savent très bien ce que c'est que de subir un régime totalitaire et corrompu à tous les niveaux.
        • [^] # Re: Qu'y pouvons nous?

          Posté par (page perso) . Évalué à 2.

          Et j'ajouterais (puisque je connais pas mal de Chinois), qu'ils en ont marre. Et que devoir payer des dessous de tables pour faire ce qu'on considère normal ailleurs, ça les gave très sérieusement.
        • [^] # Re: Qu'y pouvons nous?

          Posté par . Évalué à 3.

          En prenant que la frange des utilsateurs d'internet en chine , 88 % ont moin de 35 ans selon une étude pour la coopération europe-chine sur la société de l'information réalisé en 2008.

          slide 11 du pdf

          source :
          http://www.eu-china-information-society.org/MultimediaIntern(...)
          http://www.eu-china-information-society.org/pdf/CNEN20080415(...)

          Et les jeunes chinois savent bien ce qui ne vas pas , d'ailleur l'an passé un ex-machinima sous Wow dénoncait sur le tont satiriques toutes les pratiques du gouvernement à l'encontre d'internet . Bien sur le site web de la vidéo a été censuré mais elle est passé via le p2p avec un grand nombre de upload/download

          En outre tout le monde sait ce qu'est le great firewall en chine , et c'est devenu une expression courante , meme pour les non internautes ...
        • [^] # Re: Qu'y pouvons nous?

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          La plupart des français ne savent pas non plus ce que sont les libertés numériques.

          En France il y a des quantité incroyable de choses que nous n'avons pas le droit de faire, qui ne portent pas éteinte à autrui, et qui sont autorisés ou tolérées en Chine.

          Quant à la corruption et la manipulation dans notre pays...je crois que le constat n'est plus à faire, la situation n'est pas bien meilleurs qu'en Chine.

          Notre système est une illusion de démocratie. Mieux vaut il la réalité d'une politique qui échappe officiellement au peuple ou l'illusion qui permet au pouvoir politique de tromper le peuple ?

          A notre époque il devient grotesque de continuer à vouloir donner des leçons de vie politique aux chinois, alors qu'on ne parvient pas à empêcher dans notre propre pays, une démocratie, que les lobbies privés et industriels divers prennent le pouvoir par l'intermédiaire d'un parti politique.
  • # Pourquoi les droits de l'homme et le logiciel libre sont complémentair

    Posté par . Évalué à 3.

    L'une des raisons pour laquelle j'évoque les droits de l'homme, c'est parce que je pense qu'ils sont le pendant complémentaire et juridique du logiciel libre


    Ce que les droits de l'homme affirment, le logiciel libre le rend effectif
    Ce que le logiciel libre rend effectif , les droits de l'homme l'affirme (et donc le protègent en droit )


    Par exemple le pacte international relatif aux droits civils et politiques de l'ONU :

    art 19 §1
    Nul ne peut être inquiété pour ses opinions

    art 19§2
    Toute personne a droit à la liberté d'expression; ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idé&es de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimé ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix .

    Le logiciel libre met en oeuvre par différents moyens ce droits (TOR , P2P ... ) mais en contrepartie on aimerait bien que les droits de l'homme protègent le logiciel libre lorsqu'ils mettent en oeuvre ces moyens , étant donné qu'il en sont l'exercice même de celui ci .

    Utiliser un logiciel libre c'est simplement exercer un droit de l'homme .


    Pour aller un peu plus en profondondeur le §3 continu ainsi :

    L'exercice des libertés prévues au paragraphe 2 du présent article comporte des devoirs spéciaux et des responsabilités spéciales . Il peut en conséquence être soumis a certaines restrictions qui doivent touefois être expressement fixé par la lois et qui sont nécessaires ;

    a) au respect des droits ou de la réputation d'autrui :
    b ) à la sauvegarde de la sécurité nationale, de l'ordre public , de la santé ou de la moralité publiques .

    Tout libristes seraient d'accord d'affrimer que le spam et le botnets sont condamnables et sont d'ailleurs condamnés et qu'il ne rentre pas dans la libertés d'option, et qu'on pourrait éventuellement le mettre dans la sauvegarde de la sécurité nationale (au vue du volume des plus gros spammeurs de la planète ) mais que l'on aimerait bien qu'on ne criminalise ou n'interdise pas le logiciel libre par exemple (Hadopi .. )

    Mais ici on rentre dans des questions juridiques , c'est pourquoi je pensais qu'il faudrait une plus grande coopération entre les libristes et les juristes .


    - Un bon pas en faveur de cette complémentarité c'est le fait que l'Unesco a classé dans son patrimoine de l'humanité le logiciel libre . Et donc un droit d'accès a tous a cette ressource qui doit etre préserver , au meme titre que les autres monument classé .

    Finalement Richard Stallman lui même a qualifié le logiciel libre de « Droits de l'Homme de l'utilisateur » et a comparer le mouvement avec les idées de libertés , égalité et de fraternité ayant porté la révolution française .

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