Journal On peut vivre du libre!

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12
déc.
2005
Comme si cela était encore à prouver pour certains, un signe des temps et de la montée en puissance du libre dans l'économie en général, l'arrivée de Red Hat sur l'indice Nasdaq 100 :

L'annonce :
http://www.nasdaq.com/newsroom/news/pr2005/ne_section05_121.(...)

L'histoire de Red Hat :
http://www.redhat.com/en_us/USA/home/company/companyprofile/(...)
  • # oué c'est sur

    Posté par  . Évalué à 3.

    oui à 3000 euros la licence ç'est certain, y'en a même qui arrive à très bien à vivre sans ....
    enfin dire qu'on peut vivre du libre en parlant d'actions en bourse c'est un peu n'importe quoi !
    Tiens d'ailleur c'est marrant mais on peut vivre des moteurs de recherche, ça rapporte des milliards en bourse
    • [^] # Re: oué c'est sur

      Posté par  . Évalué à 9.

      et d'ailleurs ils utilisent du libre et en sont ravis...
  • # Vraiment ?

    Posté par  . Évalué à 4.

    Quitte à partir dans le troll, je m'interroge quand même sur les possibilités de vivre du libre ou plutôt de "rentabiliser financièrement" son travail avec du logiciel libre.
    Je m'explique. Prenons le cas d'un petit/moyen projet orienté web. Je le vends une certaine somme et distribue alors le code aux clients (faut-il le distribuer à tous obligatoirement ?).
    Un client aime aprécie le projet, y ajoute une fonctionnalité et le redistribue sous GPL également sur sa page Web.
    Résultat: je ne gagne plus rien: je n'ai plus forcément le temps de le concurrencer, et je ne vends pas de support technique.

    Il me semble en y repensant que c'est un peu ce qui est arrivé à l'auteur de Sodipodi: il souhaitait commencer à gagner de l'argent avec son logiciel. Il a été forké juste avant (Inkscape) du coup l'auteur est frustré et ne gagnera certainement plus rien vu les avancées d'Inkscape. (cf mailing liste).

    Dans ce genre de situation, il faut admettre que le libre n'est pas rentable.

    Néanmoins, il me semble que pas mal de personnes ici aiment dire le contraire. Je ne demande qu'à le croire, mais je m'interroge quand même sur le "comment ?" de la chose !
    • [^] # Re: Vraiment ?

      Posté par  . Évalué à 4.

      Beaucoup de sociétés commerciales vivent autour du libre mais dans la partie conseil, intégration et support.

      Il y a de plus en plus d'exemple de boites qui mettent en open source leur logiciel/solution et proposent à coté du support ou des fonctionnalités supplémentaires payante.

      L'avenir nous dira si ce système est vraiment viable mais je trouve ça vraiment intéressant comme modèle car tout le monde peut y trouver son compte (beaucoup de gros clients exigent un support pour tout les produits même open source).
      • [^] # Re: Vraiment ?

        Posté par  (site web personnel) . Évalué à 6.

        Il y a de plus en plus d'exemple de boites qui mettent en open source leur logiciel/solution et proposent à coté du support ou des fonctionnalités supplémentaires payante.

        Oui mais ce genre de chose me fait plus penser à la vampirisation du/des developpeurs du soft qu'autre chose. Entendons-nous bien, je suis un grand supporter du libre, mais force est de constater que "ceux" qui peuvent réellement gagner de l'argent sur le travail des développeurs du libre restent les commerciaux et les boites construites autour de ça. Les développeurs initiaux en tant que programmeur y gagnent peu, voire pas du tout. Je suis developpeur, mon boulot c'est pas de vendre, or la thune elle va malheureusement aux enculeurs de mouches et pas aux "créateurs". C'est en fait ceci qui me désole dans ce que l'on nomme le succès du libre... qui y a gagné et qui y gagne actuellement, ce ne sont pas les développeurs, mais les vendeurs de leur travails.
        • [^] # Re: Vraiment ?

          Posté par  . Évalué à 6.

          c'est un peu le cas partout, les commerciaux empochent les primes pendant que les ingenieurs/artistes/autres creent le produit a vendre.

          Faut changer de boulot si tu veux palper des gros sous sur des contrats juteux :-)
          • [^] # Re: Vraiment ?

            Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

            Ce n'était pas vraiment le point que je voulais faire passer... En plus clair :

            Oui on peut vivre du libre, suffit d'être un vampire, surtout pas un des rouages qui permet au libre d'exister (ie les développeurs).

            Et c'est cela qui est désolant, donc ma conclusion est que pour vivre du libre, faut surtout pas en faire et donc on ne peut pas vivre du libre tout en étant développeur (qui fait du libre) malheureusement.
    • [^] # Re: Vraiment ?

      Posté par  . Évalué à 10.

      On peut vivre du libre mais pas avec un modèle économique de logiciel propriétaire. L'histoire que tu présentes là, c'est l'histoire d'un gars qui veut faire du propriétaire et qui a donné le code source par erreur. Donner son code source en espérant que personne n'en fera rien c'est stupide...

      Bref le modèle économique du logiciel propriétaire est souvent de faire des sous sur les licences en organisant la rareté. Effectivement, on ne peut pas faire ça avec du logiciel libre pour les raisons que tu as développées au dessus.

      Au niveau du logiciel libre, il faut trouver des modèles économiques alternatifs. En général, les sociétés qui vendent du libre vendent du service. Tu ne paies pas pour le logiciel, tu paies pour son installation/configuration/personnalisation/maintenance et pour des développements particuliers. Tu ne vends pas le code, tu vends ton savoir-faire.

      Au niveau de Red Hat, ils vendent essentiellement du service. Leur renommée leur permet en plus de vendre des licences qui correspondent à vendre une certification (pour telle application, pour tel matériel). En gros, tu paies pour être sûr que ça marche.

      Si tu développes un logiciel qui peut intéresser d'autres éditeurs pour l'intégrer dans leur logiciel propriétaire, tu peux faire un modèle de double licence à la MySQL pour jouer sur les deux fronts (libre+propriétaire) mais ça ne peut pas s'appliquer à tout type de logiciel.

      Il existe encore beaucoup d'autres modèles économiques mais ce qui compte, c'est que ce que tu vendes aies une valeur ajouté (en rapport avec le prix) suffisante par rapport à ce que tu peux trouver ailleurs. Si ta valeur ajoutée c'est le logiciel en lui-même et que tu donnes ce logiciel gratuitement, évidemment ça marche pas.
      • [^] # Re: Vraiment ?

        Posté par  . Évalué à 2.

        En général, les sociétés qui vendent du libre vendent du service
        Sauf que pour certaines catégories de logiciel, le service est beaucoup plus aléatoire. On ne peut pas comparer Inkscape à Oracle par exemple. Si des revenus sont aléatoire, ton travail sera mauvais ... Dans le cas d'Inkscape, une redevance serait plus rassurante pour tous le monde.
      • [^] # Re: Vraiment ?

        Posté par  . Évalué à 1.

        Marrant !
        Quand on évoque le fait que tu peux faire des pepettes en vendant des logiciels en GPL mais que le modèle n'est pas viable et que GPL et payant c'est pratiquement antinomique, tu te fais systématiquement détruire.
        Là tu lâches :

        Bref le modèle économique du logiciel propriétaire est souvent de faire des sous sur les licences en organisant la rareté. Effectivement, on ne peut pas faire ça avec du logiciel libre pour les raisons que tu as développées au dessus.

        En gros, on ne peut pas appliquer un modèle payant/proprio au libre en faisant payer un logiciel en GPL sauf à se rémunerer sur les services et tu te retrouves au firmament.

        Va comprendre Charles !
      • [^] # Re: Vraiment ?

        Posté par  . Évalué à 2.

        beaucoup de gens oublie un détail à propos des logiciels propriétaire, les licences ne servent pas qu'a enrichir l'editeur mais aussi à payer les développeur , ce qui n'est pas le cas dans le libre.
        Les société de services (les mêmes qui vendent du crosoft d'ailleur) font de l'argent avec du proprio *et* du libre , par contre la différence c'est que dans le libre les développeurs touchent rien donc comment ça se passe ?
        En gros on peu vivre des logiciels libres des autres qui eux n'en vivront jamais !
        (l'esclavage a pas vraiment été abolis ou je me trompe?)
      • [^] # Re: Vraiment ?

        Posté par  . Évalué à 2.

        Donc j'en tire les conclusions que :
        - il est impossible de rentabiliser financièrement son travail sous GPL, même en partie, si on est seul sur un projet qui occupe notre temps libre uniquement.
        - Il faut soit pouvoir assurer le support technique, soit être à l'écoute des besoins des utilisateurs afin de leur fournir le nécessaire si on veut un espoir de gagner un petit quelque chose. Soit, comme il a été évoqué, être une société (et si on a du matériel à vendre avec, là on est sûr de ne pas avoir trop de soucis... quoique...)

        Un exemple intéressant est à mon avis celui de Trolltech, qui fait du libre uniquement à ma connaissance (je me trompe ?) et qui arrive à être rentable.
        Mais pour un particulier... peu d'espoir à mon avis.
        Par contre on peut alors se poser la question : au vu de tout ce qui est libre et gratuit de ce que nous utilisons quotidiennement, est-ce correct de chercher du profit pour un travail perso dans son temps libre ?

        Parce que si je regarde ce que m'a apporté le libre, je me dis que je lui doit beaucoup... (de GNU/linux en passant par OOo, GIMP, KDE, Mozilla, ...., Mercurial, amarok (pour ne citer que ce qui tourne juste maintenant sur mon bureau))
      • [^] # Re: Vraiment ?

        Posté par  . Évalué à 4.

        je vais t'expliquer LE truc :


        Red Hat, ils vendent... leur NOM !
    • [^] # Re: Vraiment ?

      Posté par  . Évalué à 2.

      Quitte à partir dans le troll
      Non, c'est un débat essentiel.

      Le modèle propriétaire est certainement mauvais. Par contre le libre résout certains problèmes mais en pose d'autres.

      Dans le cas de Sodipodi, il est difficile de savoir si c'est l'auteur qui freinait le projet, ou si c'était le manque de ressource financière qui limitait. En divulguant son code, il c'est peut être tiré une balle dans le pied, mais il a peut-être permis à Inkscape de voir le jour, et plus rapidement.

      Le libre serait parfait dans un monde où les hommes seraient parfait. Ce qui n'est pas le cas. Il y aura toujours des mauvaises idées (qui coulent le projet), et des mauvaises intentions (je récupère le fruit de ton travail, et je te coupe l'herbe sous le pied) ...

      Une solution serait d'autoriser le "fork" seulement après un laps de temps (version d'il y a 1 ou 2 ans). Si le "fork" est nettement meilleur, le meilleur l'emportera. Mais si c'est un "fork politique", le projet initiale gardera sont avance.

      Mois même, si j'en avais le temps je "dupliquerai" bien Swig, Automake ...

      Évidemment si Microsoft "fork" Inskape un jour, la pilule sera dure à avaler ... même si c'est suicidaire
      • [^] # Pourquoi pas la fin de la totale gratuité ?

        Posté par  . Évalué à 1.

        Moi je verrais bien un systéme fédéré de collecte sur les utilisateurs avec redistributions des fonds aux équipes concernées par la version utilisée .
        Certes ça peut étre assez tentaculaire comme organisation mais ce pourrait étre à mon avis une juste contribution de tous .
        Par exemple il faudrait différencier les utilisateurs privés et professionnels ,avec par exemple pour les premiers (dont je fais partie)une redevance minimum pas trop élevée proportionnelle au nombre ou au type de logiciels utilisés et l'envoi d'un mail annuel pour un don éventuel à tel ou tel projet utilisé.
        Tout cela pourrait étre géré carrément à partir des téléchargements de paquets ...
        Avec ces contributions librement acceptées,cela pourrait mettre un peu d'essence monétaire dans cete activité et la pérenniser .
        Qu'en pensez vous ?
        • [^] # Re: Pourquoi pas la fin de la totale gratuité ?

          Posté par  . Évalué à 3.

          le souci c'est qui décide à qui va l'argent, et si celui qui décide ne va pas redistribué que sur des projets qui l'intéresse
          La sacem est un bon exemple, elle redistribue n'importe comment les royalties en fonction du classement M6 hit machine
          Mais en gros le système serait style sacem pour rémunérer les auteurs de logiciels libres ?
          Si c'est le qua faut voter l'eucd ?
          C'est vrai que le système propriétaire est pas le mieux mais de nos jours n'est ce pas le plus simple ?

          • [^] # Re: Pourquoi pas la fin de la totale gratuité ?

            Posté par  . Évalué à 1.

            C'est vrai que le système propriétaire est pas le mieux mais de nos jours n'est ce pas le plus simple ?

            C'est le plus simple mais peut étre justement trop simple pour cette activité ...

            La comparaison avec la sacem est plus juste de mon point de vue quoique je ne connaisse pas le détail de leur fonctionnement ...
            Mais c'est vrai qu'une adhésion des équipes de développeurs à un organisme de ce type (collecteur/redistributeur) permettrait ce type de rémunération .
            Je verrais bien en fait une collecte au niveau des distributions ,Knoppix,Ubuntu,...etc...puisque ce sont elles qui diffusent les logiciels .
            Mon idée en fait est venu du fait que j'ai été sidéré de la rareté des dons révélés sur une page d'un soft libre (KDE,je crois) ,qui me porte à croire que ce systéme ne fonctionne pas ...mais c'est juste une idée que je propose dans ce forum ,donc ça ne va pas trés loin dans la réalité .
            Il faudrait savoir ce qu'en pense justement les personnes concernées (éditeurs de soft libre ) .
    • [^] # Re: Vraiment ?

      Posté par  (site web personnel, Mastodon) . Évalué à 2.

      Mauvais modèle économique. Changer modèle économique.

      Bon. allez, je vais un peu parler de mon cas. Ou plutôt du cas de la boîte Disruptive Innovations dans laquelle je travaille.

      Nous sommes éditeurs de logiciels. Nos logiciels sont libres et gratuits. (Nvu par exemple, et d'autres à venir...). Nous faisons aussi un peu de consulting autour de la plateforme Mozilla. La boîte doit gagner de l'argent pour survivre (y a pas 50 millions d'euros dans le compte en banque).

      Et pourtant, tous les mois nous gagnons de l'argent. Tous les jours nous avons un bifteck dans notre assiette. Et ça fait deux ans que ça dure. Et aux dernières nouvelles, on est encore loin de mettre la clé sous la porte ;-)

      La recette ? Elle est grosso modo expliquée ici :

      slides : http://glazman.org/JDLL2005/
      vidéo : http://nyx.aldil.org/jdll2005/jdll2005-glazman.ogm
  • # Surprenant cette relation ...

    Posté par  . Évalué à 6.

    Le titre de ce journal est "on peut vivre du libre", et derrière, ça parle de performance boursières. Cela signifierait-il que les actionnaires redhat (les gros hein) vivent du libre et pas ce qui le font et l'utilisent ? Parce que bon, les plus values boursières de spéculateurs, ça ne fait vivre qu'eux, et de préférence en écrasant quelques autres personnes...

    Moralité : Pour vivre du libre, ne codez pas, achetez des actions.
    • [^] # Re: Surprenant cette relation ...

      Posté par  . Évalué à 3.

      "on peut vivre du libre", et derrière, ça parle de performance boursières

      Tout à fait d'accord. On aurait parlé d'une PME qui a réussi tout en faisant du logiciel 100% libre, grâce à un business model innovant (nooon, pas les brevets !), le terme "vivre" aurait été approprié.

      Mais quand on parle de grosse finance boursière, je crois qu'on est bien loin de la notion de subsistance ...

      Au passage, pour ceux qui ont la mémoire courte, une boîte peut très bien avoir une grosse capitalisation boursière, tout en ne gagnant pas un kopek (et même en perdant gros), tant que les actionnaires sont convaincus que ca va finir par marcher. Bon, et ensuite ca a fait un gros Plop! quand la bulle des dot-com a éclaté. Maintenant ils se méfient un peu plus.
    • [^] # Re: Surprenant cette relation ...

      Posté par  . Évalué à 2.

      Bon, je pense qu'au dela de la bourse (on aime ou on aime pas, c'est a mon avis pas le propos), ce qu'il faut faut voir la dedans c'est le symbole : si redhat se risque en bourse, c'est à priori que c'est une réussite. L'entreprise s'estime suffisament solide, niveau avenir, taille, finances, toussa pour le faire. C'est donc a priori une entreprise "qui marche" grâce au logiciel libre.

      Pas besoin de partir dans les grands débats HS sur l'économie.
    • [^] # Re: Surprenant cette relation ...

      Posté par  (site web personnel) . Évalué à 2.

      Tu as sans doute oublié que :
      - Si des actionnaires achetent des actions Redhat, c'est que Redhat vaut quelques chose a leurs yeux. Ce que redhat vaut vient des employés.
      - Etre actionnaire et employé de Redhat est fort possible, les deux ne sont pas opposés (et encore mieux, tu as le systeme de participation/interessement dans ce cas...)

      Tu confonds l'economie de marché actuelle avec un modele economique pour l'entrepise, hum... C'est du gros troll :)
      Faire du libre et etre dans le systeme boursier sont deux choses pouvant etre amis.
  • # <Ma vie> Perso </ma vie>

    Posté par  . Évalué à 10.

    Bonsoir à tous

    Je suis gérant d'une SSII / SSLL et je vie du libre.

    Je conçoit et installe des projet Joomla / Oscommerce
    Je réalise de l'intégration Desktop Libre ( OOo, Firefox, Thunderbird ... )
    Je me sert d'outils libre ( Gimp, Inkscape ... )


    Donc oui je vis du libre,

    Cependant, pour chaque prestation réalisé, une somme est reversé sous forme de don aux communauté de developpeurs des projets que j'utilise.

    Et je pense que si toutes les entreprises qui utilise de façon régulière le libre en faisant autant, bcp plus de monde pourrait vivre en codant du libre et non simplement en utilisan le super boulot que font ces développeur

    Nicolas
    • [^] # Re: <Ma vie> Perso </ma vie>

      Posté par  . Évalué à 3.

      c'est très intéressant ce que tu fais.
      Juste pour savoir, est-ce qu'il y a un "pourcentage légal" qui ressort souvent, ou alors c'est selon le bon vouloir de chacun ?
      Je suis simple utilisateur, mais utilise linux à mon travail. J'espère que la SSII que nous employons parfois fait pareil que vous.
      Pour ma part, il faudrait que je donne avant tout à Gimp, KDE, OpenOffice, Debian... (parmi tant d'autres qui me servent si bien) Et Scribus si un jour ma femme sort un livre avec et que cela se vend...

      Only wimps use tape backup: real men just upload their important stuff on megaupload, and let the rest of the world ~~mirror~~ link to it

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