Journal J'aime les artistes

Posté par (page perso) .
Tags : aucun
19
6
nov.
2009
Cher journal,

Te souviens-tu de http://www.jaimelesartistes.fr/ ? Le site politique du Ministère de la Culture et des lobbies de l'industrie du divertissement de masse, qui avait coûté des dizaines de milliers d'euros au contribuable, pour un contenu que n'importe quel webouilleux aurait pu mettre en place en quelques jours de travail ?

Et bien, tu vas rire : le Ministère a oublié de renouveler le nom de domaine. Il a été racheté par des gens qui aiment les artistes, mais pas les majors.

Amusant, non ? Reste à savoir si les journaux, chaînes de télévision et de radio en parleront. Vu l'ampleur qu'avait pris le débat autour de Création et Internet, par honnêteté, ils devraient. France Info est déjà au courant, on va voir s'ils sont si indépendants que ça…
  • # Plus importants dans l'info

    Posté par . Évalué à 6.

    Sans vouloir être vulgaire, je pense que la majorité des médias et des gens s'en battent les couilles. Déjà que la loi Création et Internet c'était une fois de temps en temps au JT. alors un nom de domaine non renouvelé ...
    • [^] # Re: Plus importants dans l'info

      Posté par (page perso) . Évalué à 5.

      Sans vouloir être vulgaire

      Prétérition. Vulgaire, tu l'es, et je pense que c'est volontaire.

      Donc, les médias s'en moquent. Oui, c'est certain, il n'y a effectivement pas de quoi fouetter un chat. Mais c'est bien amusant quand même, il y a de quoi bien se moquer du Ministère. Ça ferait tout de même un joli titre dans un journal, non ?
      • [^] # Re: Plus importants dans l'info

        Posté par . Évalué à 5.

        D'accord de dire que les médias ont d'autres chats à fouetter , mais dire qu'ils s'en moquent, ou en tous cas certains direction de médias , je pense que c'est oublier le Monsieur de TF1 qui s'est fait virer car il avait oser envoyer un mail a la ministre (si je me souviens bien ) pour lui dire ses quatre vérités qui n'ont pas plus a la direction . Comme quoi la loi et les drm qui vont avec sont un outils central dans la stratégie du groupe , et qu'apparemment avoir des divergences de vue personnelles n'est pas tolérable .

        Ce qui m'amène plus a penser que les médias s'en foutent pas , mais que leurs stratégie est de passer sous silence (théorie de l'agenda setting développé par Chomsky )

        En outre on se souviendra aussi comment certains médias diabolise internet (on se souviendra de la marche du siècle entre autre , des nazis pédophiles qui envahissent internet et qui vendent leur objets sur yahoo , et on passera sous silence des choses qui marche bien )
        • [^] # Re: Plus importants dans l'info

          Posté par (page perso) . Évalué à 10.

          le Monsieur de TF1 qui s'est fait virer car il avait oser envoyer un mail a la ministre (si je me souviens bien )

          Pis ! Il l'avait envoyé à son député qui l'a transmis au ministère.
      • [^] # Re: Plus importants dans l'info

        Posté par . Évalué à 4.

        à vrai dire, c'est moins le détournement en lui-même qui était important (le site officiel était de toute façon à l'abandon), que la couverture par les médias, on est d'accord. mais justement, le buzz de ce week end sur ce détournement a amené les médias - certains médias - à s'y intéresser.

        le lendemain même du détournement, il y avait seulement 50 visiteurs / jour de plus sur le site. idem le surlendemain.
        Deux jours après, parution de l'article dans PCI, numerama, clubic, mais également l'express, le point et ecrans (et linuxfr, et twitter, et....) = plus de 31000 visiteurs en un jour. (et 36000 de plus sur le week end)


        par contre effectivement, je ne pense pas que france info en ait parlé - et je n'ai pas la télévision, m'enfin ça m'étonnerait qu'une chaîne ait mentionné ça.
  • # Rappelez moi le montant de la facture...

    Posté par . Évalué à 4.

    C'était pas le site sous dotclear à 180 k€?
  • # une autre adresse

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    • [^] # Re: une autre adresse

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      Donc c'était bien un oubli bête, pas un abandon volontaire. Mouraf.
    • [^] # Re: une autre adresse

      Posté par . Évalué à 6.

      C'est beau:
      http://www.culture.gouv.fr/culture/aimelesartistes/video_gre(...)

      THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

      • [^] # Re: une autre adresse

        Posté par . Évalué à 5.

        Ça c'est de la 404 qui a de la gueule !!!
        On comprend de suite pourquoi les sites gouvernementaux coutent des milles et des cents...
        • [^] # Re: une autre adresse

          Posté par . Évalué à 2.

          Ouais, enfin ma première réaction a été "merde, ça va me coûter des mille et des cents de remplacer l'écran, il est cassé et affiche n'importe quoi."

          THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

        • [^] # Re: une autre adresse

          Posté par . Évalué à 1.

          Grâce à ce 404 on sait maintenant que c'est Raphaël et Martine qui sont embêtés par ce non renouvellement.
      • [^] # Re: une autre adresse

        Posté par . Évalué à 10.

        C'est le 404 d'un site gouvernemental à l'image de son représantant actuel: N. Sarkozy. Tout aussi Bling-Bling! Bah quoi? On est Vendredi, ah non... Samedi.
    • [^] # Re: une autre adresse

      Posté par (page perso) . Évalué à 10.

      Les chiffres du téléchargement illégal

      [...]Certains chiffres peuvent surprendre, mais ils traduisent pourtant une réalité : celle de l’impact du téléchargement illégal sur la production artistique.

      Quelques chiffres clés :
      1 milliard de fichiers piratés sont échangés chaque année
      450 000 films sont téléchargés illégalement chaque jour en France
      1 nouveau talent sur 5 ne peut pas être produit .


      Soit disant la démarche pour arriver à ces chiffres est "rigoureuse"... J'aimerais bien qu'on m'explique le chemin pour relier un certain nombre de fichiers piratés à "1 nouveau talent sur 5 ne peut pas être produit".

      Ça doit être une vision assez simpliste "1 milliard de fichiers téléchargés illégalement" auraient du se traduire pas "1 milliard de fichiers achetés" et donc on peut chiffrer le manque à gagner pour les boites de production et ainsi voir combien d'artistes on pourrait distribuer en plus avec cette somme...

      C'est beau la propagande.
      • [^] # Re: une autre adresse

        Posté par . Évalué à 2.

        D'un autre côté, le nombre de gens qui ont pris Hadopi pour prétexte afin de se lancer dans un soi-disant "boycott" qui ne les empêche pas de télécharger comme des gorets (autrement dit, qui ont trouvé une justification pseudo-politique à leurs habitudes) leur donnent en partie raison, non?

        Les chiffres sont certes gonflés, mais imaginons un instant que le téléchargement illégal soit tout simplement impossible. Genre, Internet n'existe pas, ou Hadopi fonctionne correctement (pas de faux positifs mais personne ne passe entre les mailles du filet).

        M'est avis que ça augmenterait (au moins un tantinet) le volume des ventes et/ou baisserait les prix (quand ça ne se vend pas, on brade).
        Et/ou que les artistes, en se rendant compte que signer chez des majors qui vont vendre leur CD à 20€ et que presque personne ne les achètera à ce prix là ne leur rend pas service, trouveront d'autres circuits de distribution.
        Finalement, le partage illégal de fichiers dont les ayants-droits sont les ennemis jurés de ce partage et veulent garder le modèle traditionnel, cela contribue:
        - à légitimer le système actuel, dans lequel un artiste n'est reconnu que s'il passe à la télé, à la radio, bénéficie de campagne de pubs.. toutes choses impossibles sans un gros pouvoir économique derrière qui les "lance",
        - donne en partie raison aux adversaires du téléchargement illégal, qui sont prêts à vendre père et mère et à piétiner la constitution, tout pourvu que "ça" s'arrête.
        - ne rend pas service aux artistes qui essaient de se faire connaître par d'autres moyens: pour la plupart des internautes, entre un artiste connu, qui passe à la radio, que les potes écoutent, et un qui fait tout autant de la bonne musique, mais qui essaie de sortir du système "SACEM + majors" et se lance dans l'autoproduction, les licences libres, la vente à prix libre.. c'est le premier qui sera téléchargé, pas le second. Si l'internaute peut trouver son artiste "en conserve" vendu à la SACEM, gratuitement sur la mule en 5 minutes, et que c'est le fait d'être à la SACEM, d'être chez une maison de disque, qui fait qu'il est connu donc téléchargé, comment peut-on imaginer que d'autres modèles se construisent?

        THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

        • [^] # Re: une autre adresse

          Posté par . Évalué à 2.

          M'est avis que ça augmenterait (au moins un tantinet) le volume des ventes et/ou baisserait les prix (quand ça ne se vend pas, on brade).
          C'est bien d'avoir un avis.
          Il est juste pas du tout corroborer par les études, qui disent plutôt que ceux qui téléchargent le plus, sont souvent ceux qui achètent le plus de musique.
          Et ceux qui télécharge bcp et qui ne paie pas de musique, ne paierait de toute façon pas sinon.*

          partant de là, la suite du poste du raisonnement devient sacrément bancal : on ne construit pas un château sur du sable.

          Quant au raisonnement "si il est sur la mule c'est donc qu'il est connu donc chez les majors", je te ferais juste remarquer que certains chanteur se sont d'abord fait connaître sur le ternet avant de passer chez les majors par ex...


          Ces études tendraient a indiquer que le P2P a plutôt un intérêt positif sur l'économie du disque,et que si elle ne progresse pas c'est a cause de
          - un manque d'adéquation avec la demande
          - un budget pas forcément aussi garnis. On s'appelle pas tous pascal nègre avec 80 000 €/mois.
          • [^] # Re: une autre adresse

            Posté par . Évalué à 2.

            je te ferais juste remarquer que certains chanteur se sont d'abord fait connaître sur le ternet avant de passer chez les majors par ex...
            Et pourquoi ils passent chez les méchantes majors qui veulent tuer Internet, si justement c'est Internet qui les a fait décoller?

            THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

            • [^] # Re: une autre adresse

              Posté par . Évalué à 2.

              pour tout plein de raisons qui n'ont rien a voir avec le sujet, dont entre autre la force de persuasion des commerciaux (mais si signez ce contrat, avec ca tout ira bien avec vous) etc...
              • [^] # Re: une autre adresse

                Posté par . Évalué à 2.

                Naïfs ces artistes, quand même. Je les croyais capables de plus de réflexion et de recul. Se faire embobiner par le premier commercial venu de Vivendi, ne pas connaître les polémiques actuelles autour du droit d'auteur, des mesures prises pour le protéger, des lois écrites par ces mêmes lobbys dont les commerciaux recrutent les artistes.

                THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

                • [^] # Re: une autre adresse

                  Posté par . Évalué à 7.

                  ne pas connaître les polémiques actuelles autour du droit d'auteur, des mesures prises pour le protéger,
                  Oh tu sais, linus disait en substance (et en grossisant un peu le trait) "peu importe la licence [du noyau] du moment que c'est le meilleur outils" (cf bitkeeper, cf wikipedia
                  he also has said that he uses the "best tool for the job", even if that includes proprietary software. ) )

                  Bref, des artistes peuvent ne pas du tout être au courant des "polémiques" autour du droit d'auteur et ne s'en intéresser que peu, préférant de loin l'aspect artistique de leur travail que l'aspect legal.

                  D'ailleur la polémique actuelle, qui la suit réellement ? Fait un sondage autour des personnes qui ne sont pas dedans (exit les linuxiens), tu te rendra compte que la plupart des gens (y compris des informaticiens) n'en ont qu'une idée très légère, voir aucune idée du tout de la polémique que tu raconte.

                  Se faire embobiner par le premier commercial venu de Vivendi
                  Personne a dis que c'était le premier :P. Le commercial fait son boulot, et certains sont très doués dans leur jobs (comme partout).
                  tu dois être la seule personne a ne t'être jamais fait avoir par un vendeur, un "conseiller", un ...
                  (ensuite "se faire avoir" peut etre un peu fort, mais typiquement tu as un type qui vient te voir qui tu dis "on a trouvé ton travail super génial, et on aimerait bien que tu travailles pour nous.
                  On te mettra toutes nos ressources a ta disposition : ingénieur du son, salle pro complètement insonorisé, force marketing , ...
                  on te filera tant d'€ pour commencer avant même que tu sorte ton premier album" .
                  ben ca peut être quand même interessant pour l'individu.
                  )

                  Regarde johnny, il a signé un contrat un moment. Et puis seulement plusieurs année après il c'est rendu compte qu'il n'avait plus le droit sur ses enregistrements, et a essayé de les récupérer.

                  un artiste c'est un artiste : cad quelqu'un qui travaille dans son domaine artistique, pas au parlement, pas sur linux , et pas dans le droit.
                  Il n'y a rien a s'étonner qu'ils ne connaissent pas tous ces sujets sur le bout des doigts etc...
        • [^] # Re: une autre adresse

          Posté par . Évalué à 6.

          Et/ou que les artistes, en se rendant compte que signer chez des majors qui vont

          Les artistes, dans leur majorité je pense, ont une vision claire et globale des conditions du marché et de la leur.

          Des artistes se font connaitre par internet, certes. Mais le chemin est plus long par internet, non pour qu'un artiste rencontre son public, mais lorsque s'ajoute un autre public.
          un artisite (groupe) qui "rencontre son public" c'est d'abord par ce qu'on appellait le "bouche à oreille" en fait la culture partagée. Ceci est certainement même plus rapide aujourdhui. Par contre "la même offre" aura plus de mal à rencontrer le "public frontière", intéressé par les mêmes goûts mais pas seulement, et pas autant au courant. Par rebond l'éventuel "grand public", mais là, le méchanisme médiatique habituel joue son rôle de "physionomiste". Il me semble que ce cheminement plus long est dû au manque de platformes d'échanges communes. Fonction remplie par les disquaires, fonction qui s'est restructurée avec internet : moins de local, moins d'indépendance. C'est finalement le catalogue actuel des disquaires d'aujourdhui qui ne rempli pas sa fonction de machine à découverte.

          Qui s'amuse à faire un recensement du nombre de titres disponibles chez les 3 grands vendeurs d'aujourdhui ? Mon petit doigt me dit qu'il y a là moins de disques différents que chez mon petit disquaire de la ville de 12000 habitants auparavant. Et même lorsqu'ils (si ils) auront un catalogue plus complet, il faudra encore penser à l'ergonomie du site afin d'amener le public qui auparavant flanait dans le magasin à y faire de même. Cette fonction manquante (ou plutot oubliée ? voire volontairement passée à la trappe ?) cloisonne les offres d'artistes et appauvri le catalogue global. On ne va "découvrir" mais "acheter quelque chose que l'on connait". Cette marche là avait été entamée largement par les radios et les télés, devenues les "physionomistes", les critiques, elle connait aujourdhui son apothéose actuelle avec l'utilisation induite des sites marchands en ligne de ces offres culturelles là.

          "si ça peux rapporter un maximum de fric à un maximum de monde, c'est très bien", je suis d'accord avec cette opinion. Et c'est certainement un résumé pas trop faux de l'opinion de pas mal d'artistes, avec plus ou moins de 'vin dans le verre'...

          La sacem à quant même été crée afin de défendre les intérêts des artistes, et à, comme d'autres outils, été particulièrement utile et efficace, non ? Que cela soit devenu un paquebot, ok. Mais je crois que la conséquence du paquebot est plus intéressante : elle aussi a fini par casser une partie du 'contrat' la reliant la partie centrale : les artistes, à ces "outils" que sont sacem d'un côté et vendeurs de l'autre.
          Car la sacem ne défend plus à juste milieu les intérêts des artistes d'une part et les siens d'autre part, mais plus les siens propres, ainsi que ceux des marchands. Les artisites n'occupent plus à la sacem la place centrale. "c'était mieux avant ma pov' dame".

          Les vendeurs ont toujours vus d'un mauvais oeil cette fonction "française" obligatoire de "défense de la diversité culturelle" les obligeant à présenter sur leurs étals dont chosent qu'ils détestent d'une part, et qui se vendent très peu d'autre part, parfois les deux ! Le métier de producteur ne doit (devait ?) pas tout les jours être facile :" aller finance les, ils sont d'enfer" "encore un truc qui vendra pas 500 disques, va te faire"... Pourtant ce modèle a payé, et bien : que cela soit pour lieux de création, aussi les galleries, ainsi que les radios 'libres' des années 80, puis le cinéma plus tard. Avec une largement connue : canal plus et sa participation globale et quasi légendaire au cinéma en général. Mon petit doigt me dit que si, à l'époque, certains à canal se seraient bien passé de ces 'subventions obligatoires', les mêmes aujourdhui ne se psoeraient plus la question... A si, ils continuent de se la poser...

          Il n'est pas juste d'accuser les artisites "we are the world" (lol) dans la mesure où ce sont les vendeurs qui sont finalement passer maitre du marché, totalement. Ils n'assurent plus le 'contrat moral' de 'défense de la diversité', ou beaucoup moins, d'un côté. Et les liens -trop forts- les unissant à la sacem d'une part, et aux diffuseurs physionimistes d'autre part, ont également participés à cette prise de controle. Les places (les endroits d'échange, d'achats) ont été boulversées, et plus personne ne rempli le rôle de point de découverte, ou du moins : seuls les grands médias le remplissent (...). La télé finance moins des projets cinéma, ils préfèrent acheter des séries, et remplir la ligne "création" par d'autres séries, elles n'iront jamais acheté un pari, tout est calibré pour plaire au plus grand nombre. Les radios font de même. Les quelques restants font figure d'exceptions, et les indépendants ont encore plus de mal aujourdhui.

          Les sites web, physiquement/ergonomiquement, des marchands, reflètent assez bien cette popérisation de l'offre culturelle : ils sont conçus comme des journaux, avec des cratouches, des titres, des commentaires critiques mais pas vriament, bref que de la merde en barre de douze. Rien n'est fait, conçu, pour laisser le client flaner et découvrir. Tout est fait conçu comme une période de solde permanente, présentée par un journal. Bref on est bien dans un supermarché à bd/cd/ciné/bouquins/ ou l'entrée, le cheminement et la sortie sont guidées (...), avec des flash, des relans de "vite, achète, vite, barre toi, vite"...

          Il ne s'agit pas de ré-inventer un modèle économique, le modèle est bon, il s'agit simplement de penser à permettre certaines fonctions de ré-exister, fonctions que les marchands, les spécialistes, n'ont peut être pas eu envie de continuer. Et que le politique, et parfois les artistes, ont oubliés sur l'hotel du p2p d'un côté, et de la défense du contrat initial d'autre part. Il s'agit de laisser un espace de découverte, une zone neutre commericale, permettant les échanges entre connaisseurs de diverses communautés culturelles, car oin le sait et il ne pas 'se le laisser oublier', que c'est une condition indispensable à l'ermergence naturelle de succès. D'autre part, il faut continuer à obliger, si nécessaire, les vendeurs a ne pas oublier leur coeur de métier : producteur. Le producteur doit toujours vendre, pour financer, mais le vendeur -seul, ou fonction seule- n'a pas toujours besoin de produire. Et le diffuseur a quasiement été fusionné avec le vendeur. Alors s'ils ne veulent plus comprendre par eux mêmes l'importance du rôle de producteur/parieur/équilibreur pour assurer la diversité, le pouvoir politique doit les y forcer.

          Allez, si tu as lu jusque là, cher lecteur, je te propose pour finir un petit défit avec moi :
          Trouver agréable d'aller flaner sur le net des 5 principes marchands, et arriver à découvrir et à acheter 3 artistes que vous ne connaissiez pas. Ensuite, trouver 5 sites de vendeurs indépendants spécialisés sur des styles que vous affectionnés. Et peut être de se rendre compte que ni les rues ni l'agencement des magasins, ni leur diversité, n' a été virtuellement ré-inventé, au profit de qui exactement ?
          Bon Dimanche.
          • [^] # Re: une autre adresse

            Posté par . Évalué à 4.

            pour les déssaydeurs pressés :
            Elle a bon dos, la techno. Que la musique et le cinéma aient pris le chemin à l'exact opposé des maisons d'éditions et de la littérature, ça commence à se voir.
          • [^] # Re: une autre adresse

            Posté par . Évalué à 2.

            Je suis assez d'accord avec ce que j'ai cru comprendre de ton commentaire, mais il me semble que tu emploies mal les mots "physionomiste" et "vendeur". Ou alors c'est que je n'ai rien compris
      • [^] # Re: une autre adresse

        Posté par . Évalué à 4.

        La différence est la possibilité de quantification.

        De ce fait établi, avec des chiffres plus ou moins vrais, ils cherchent à justifier d'une part leur abandon de la fonction de production, et d'autre part à demander l'interdiction totale de zone d'échanges.

        Car ils savent, nous savons tous, que l'échange à toujours existé. D'une manière locale massivement d'abord, à l'école par exemple, aussi entre amis. Et global aussi, même si ce phénomène là s'est naturellement amplifié. Nous sommes pour la plupart d'une génération qui a vu par exemple le virus "saddam hussein" sur amiga se propager en moins de une semaine, alors qu'internet n'existait pas et que les connections aux bss étaient rares et lentes. Comme la génération d'avant à pu écouter du Janis Joplin bien avant que les radios et presses n'en parlent... Donc le global existait également. Il s'est amplifié et à surtout un peu dérapé, oui. Grâce à une quantification plus ou moins précise aujourdhui, rendue possible par les nouvelles technologies de transferts d'informations, ils pleurent de chaudes larmes sur le manque à gagner, qui ne reste qu'un manque à gagner, et non une perte. Et demande l'interdiction de toutes zones d'échanges, rendue éventuellement possible par les mêmes nouvelles technologies.
        Supaire.

        Mais comme ça leur suffit pas, ils justifient donc en plus 'abandon progressif de la fonction de producteur. Là encore les mêmes nouvelles technologies peuvent le permettre, par par exemple la mise en place progressive de sites communaitres ( tousse fort) où le même type d'artistes qu'auparavant, juste plus nombreux..., à attendre sans un kopeck un éventuel succès.
        Formidaïbeule.

        Bref ils ne faut pas croire que les majors n'aient pas compris comment ré-inventer un modèle économique, non non, ils l'ont bien comrpis : moins de productions, plus de cash par artistes exigés, moins d'investissements, plus de contrôle de diffusion.
        Mag'nifik

        Ha et si on pouvait tuer le théatre aussi, ça serait bien, ça coute cher.
  • # Y'en a qui s'amuse...

    Posté par . Évalué à 10.

    Petite redirection spéciale[1] dans le cas où l'hôte contient '.culture.fr'[2].

    [1] : http://www.jaimelesartistes.info/block.php
    [2] : http://pastebin.com/f6a8a89de
    • [^] # Re: Y'en a qui s'amuse...En voilà un super projet!

      Posté par (page perso) . Évalué à 0.

      Bonjour,

      cool, je vais vite le mettre en place sur mes sites perso, avant noël si je trouve le temps pour faire ça :)

      A cumuler avec les pages en deuils...

      A bientôt
      Grégoire
    • [^] # Re: Y'en a qui s'amuse...

      Posté par . Évalué à 4.

      Sympa :)

      Est-ce qu'il existe un listing qui recense tous les IP 'officiel ' ?

      Car bon ça pourrait être amusant de se créer une petite DB.
      Avec les IP de tous les ministères, de toutes les forces de l'ordre ect...

      Ça ne servirait pas à grand-chose vu la facilité de contournement. Mais au moins ça les divertirait d'utiliser systématiquement tor.

      Ainsi, ils comprendraient leurs conneries. Et l'inutilité de filtrer quoi que ce soit.
      Ou ils ne comprendraient pas ...
      • [^] # Re: Y'en a qui s'amuse...

        Posté par (page perso) . Évalué à 6.

        inetnum: 143.126.0.0 - 143.126.255.255
        netname: FR-MCCGTB
        descr: Centre des Telecommunications
        descr: Ministere de la culture, de la communication,
        descr: des grands travaux et du bicentenaire
        country: FR

        (ouais moi aussi j'ignorais le vrai nom de ce ministère)

        inetnum: 145.242.0.0 - 145.242.255.255
        netname: DGI
        descr: Direction Generale de Impots

        inetnum: 194.98.114.0 - 194.98.115.255
        netname: MINISTERE-DES-AFFAIRES-ETR-NET1-PAR-FR
        descr: Ministere des Affaires Etrangeres

        inetnum: 212.234.218.0 - 212.234.218.255
        netname: FR-MINISTERE-INTERIEUR
        descr: MINISTERE de L'INTERIEUR

        inetnum: 193.49.71.0 - 193.49.71.255
        netname: FR-BITI-06
        descr: MRES - Ministere de l'Enseignement Superieur et de la Recherche

        Etc.

        Il suffit de prendre la plupart des domaines en .gouv.fr de faire un host et ensuite un whois sur l'IP au RIPE. Moyennant quelques fantaisies (education.gouv.fr par exemple est chez Atos), la plupart sont gérés en interne ce qui donne la plage d'IPs associées, que tu peux ainsi reconnaître et bloquer.

        D'ailleurs si tu cherche les gouv.fr y'a pas mal de trucs rigolos, un petit pour la route : genre 160.92.185.162 est l'IP de legifrance.gouv.fr avec reverse sur prod-djo.aw.atosorigin.com, et si on descends dans les ips y'a 160.92.185.160 qui a comme reverse preprod-djo.aw.atosorigin.com et demande une identification http. Tiens voilà la préprod de légifrance :)

        Ou alors www.interieur.gouv.fr est hébergé sur des IPs américaines, avouez que pour le ministère de l'intérieur c'est balo. Il faut ruser un peu, interieur.gouv.fr donne le MX interne qui donne le vrai range d'IPs du ministère.

        On peux imaginer compiler ces données sous la forme d'une DB à la manière de GeoIP, mais bon ça veux rien dire au niveau de la fiabilité. Rien ne dis que les IPs sortantes de ces institutions publiques sont vraiment dans ces plages-là. Faudrait tester pour voir si y'a des fois ça matche...

        « Je vois bien à quels excès peut conduire une démocratie d'opinion débridée, je le vis tous les jours. » (Nicolas Sarkozy)

        • [^] # Re: Y'en a qui s'amuse...

          Posté par (page perso) . Évalué à 5.

          Je complèterais juste que si tu veux t'amuser tu peux télécharger une copie de la DB du RIPE et chercher dedans les trucs genre "MINISTERE", "DEFENSE", "INTERIEUR" ou "ACADEMIE" etc.

          La DB : ftp://ftp.ripe.net/ripe/dbase/
          La doc qui explique la DB : http://ripe.net/db/support/mirroring-RIPE-database.pdf

          « Je vois bien à quels excès peut conduire une démocratie d'opinion débridée, je le vis tous les jours. » (Nicolas Sarkozy)

        • [^] # Re: Y'en a qui s'amuse...

          Posté par . Évalué à 3.

          Legifrance est géré par Atos ?!? Ah ben je comprends mieux pourquoi ce site est une merde sans nom, pas ergonomique pour un sou, et incapable de proposer ds URL directes vers un article de loi.
          • [^] # Re: Y'en a qui s'amuse...

            Posté par . Évalué à 3.

            c'est une feature exigée par le cahier des charges, et atos à juste fait ce que le client demandait.
            ?

            /me, ancien abonné au "journal officiel" par mail, et qui a bien vu la différence en 2002 : en tout juste 2 mois le bulletin du JO est passé de vraies pages complètes à juste un fatras de liens cassés pour la plupart... bizarre bizarre...
        • [^] # Re: Y'en a qui s'amuse...

          Posté par . Évalué à 10.

          C'est facile de tester si une IP est du ministère de la culture: tu tentes de les infecter avec un virus, et si en retour t'as un "blocked by OpenOffice" alors c'est eux.

          THIS IS JUST A PLACEHOLDER. YOU SHOULD NEVER SEE THIS STRING.

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