Journal Libère toi la patate!

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16
4
déc.
2009
Excellent sujet hier soir sur "envoyé spécial" sur France 2 sur le marché de la pomme de terre.

Ce reportage montrait les problèmes éthiques du marché actuel où des entreprises déposent des variétés de pommes de terre et inondent le marché avec des pommes de terres "belles" mais "sans goût" tout bêtement parce que le consommateur a oublié le goût de la "binje" et souhaite voir des beaux légumes dans les rayons (la patate c'est un légume hein?).

Pour les hystéros du libre : sachez qu'il est interdit de vendre des semences de pommes de terre non déclarés au catalogue officiel (celle dont le brevet court encore). Le brevet sur une pomme de terre court sur une période de 30 ans, avant de "s'élever" dans le domaine publique, la pomme de terre peut donc être cultivé par tout un chacun sans payer gabelle|dîme|corvée|abeillage|royalties (rayez les mentions inutiles), cette pomme de terre n'est donc plus inscrite au catalogue, elle n'est plus commerciale et donc interdite à la vente.

Malgré cela il existe au Pérou (le berceau de la pomme de terre) un centre qui gère la plus grande collection de variétés de pommes de terre pour éviter que certaines variétés tombent dans l'oubli et disparaissent. Ce centre a permis à des paysans de refaire leurs récoltes après des catastrophes, des périodes de guerres ou de désertifications.

Voilà comme dirait le reportage d'arte : "Il serait vraiment dommage que le mouvement du logiciel libre ne serve qu'à libérer du code..."


Le goût perdu de la pomme de terre
  • # Association Kokopelli

    Posté par . Évalué à 10.

    En France il existe également une association qui essaye de défendre les semences. D'ailleurs elle perd des procès parceque ce qu'elle fait est illégal en France (vendre des semences de variétés anciennes).

    http://www.kokopelli.asso.fr/

    Elle propose aussi d'adopter une variété rare pour la conserver.

    Sinon, je trouve ça vraiment scandaleux l'histoire des semences.

    Comme d'habitude, ce n'est pas sorti d'un grand complot, mais de l'accumulation de petites modifications de la loi. Au début il s'agissait de protéger ceux qui créaient de nouvelle variétés, pas de restreindre l'utilisation des anciennes (tout à fait compréhensible).

    Pour éviter qu'on puisse protéger n'importe quelle variété (tout à fait compréhensible), il faut fournir la preuve que c'est une variété nouvelle, ce qui représente des coûts significatifs pour un individuel, mais une broutille pour une grande multinatinnale des semences.

    J'imagine que plus tard afin de protéger les consommateurs pour qu'ils ne mangent pas tout et n'importe quoi tout à fait compréhensible), on a décidé de faire une liste de ce qui avait le droit d'être vendu...

    Et on arrive à une situation à la con. Totalement incompréhensible :(
    • [^] # Re: Association Kokopelli

      Posté par . Évalué à 5.

      Faut se renseigner un peu avant de raconter des truc énormes comme ça.

      1 / Il n'y a aucune relation directe entre dépôt de brevet et inscription a la liste des variétés cultivables.
      2 / Il y a plein d'espèces consommables dans le domaines public.
      3 / Il me parait normal que pour inscrire de nouvelles variétés au catalogue, il faille un minimum de contrôles sanitaires, qui eux ne sont pas gratuits.

      Exemples pour la pomme de terre :
      - Belle de fontenay : http://www.gnis.fr/index/action/page/id/257/var/BELLE%20DE%2(...)
      - Bintje : http://www.gnis.fr/index/action/page/id/257/var/BINTJE/esp/P(...)

      Et il existe un catalogue des variétés anciennes ici et qui est complémentaire des variétés déjà inscrites au catalogue normal (en-tête du document) : http://www.gnis.fr/files/catalogue/liste_anciennes__varietes(...)
      • [^] # Re: Association Kokopelli

        Posté par . Évalué à 5.

        1/ Oui, mais (source kokopelli) Tomates. En 1995: 87 % de clones hétérozygotes et 2 % d'anciennes variétés. En 2004: 96 % de clones hétérozygotes et 1 % d'anciennes variété
        2/ Oui, mais pourquoi ne pourrait-on pas commercialiser les espèces anciennes qui ne sont pas dans le catalogue ?
        3/ Oui, mais ce qui est scandaleux c'est ne pas pouvoir vendre des produits qui ne sont pas dans le catalogue (en particulier les anciennes variétés).

        Bref on est d'accord.

        C'est juste que j'essayais d'expliquer mon point de vue sur comment on en est arrivé à cette situation (pour éviter qu'on ne crie au grand complot organisé par Montsanto).

        Rentrer au catalogue amateur est nettement moins cher. Mais le commerce est très fortement restreint (imaginons un cultivateur d'AMAP, il ne pourra pas utiliser ces variétés).
        • [^] # Re: Association Kokopelli

          Posté par . Évalué à 1.

          Il est normal de ne pas pouvoir vendre des espèces et variétés qui ne sont pas au catalogue, sinon a quoi sert de créer un catalogue ?
          Je rappelle que le but du catalogue est de lister les variétés propres à la consommation, un minimum de contrôle sur qui y est inscrit me paraît donc logique.

          Non ce qui n'est pas normal c'est que toutes les variétés anciennes n'y soient pas, là je suis entièrement d'accord.
          • [^] # Re: Association Kokopelli

            Posté par . Évalué à 6.

            Il n'est pas normal que les espèces anciennes ne soient pas au catalogue.
            Il n'est pas normal que cela coûte 500€ de mettre une espèce au catalogue amateur (évidemment c'est bien moins que les milliers pour le catalogue pro).
            Il n'est pas normal que les variété anciennes dans le catalogue amateur ne puissent pas être libre vendues.

            Donc c'est bien l'intérêt du catalogue dans sa forme actuelle qui pose problème. Je ne suis pas du milieu donc je n'ai pas de réponse à proposer. Mais qu'on ne puisse pas vendre des variétés qui ont plus d'un siècle, c'est qu'il y a un sérieux problème (et ce problème persiste même si on trouvait un gentil mécène pour inscrire les millieurs d'espèces anciennes au catalogue amateur).
          • [^] # Re: Association Kokopelli

            Posté par . Évalué à 3.


            Non ce qui n'est pas normal c'est que toutes les variétés anciennes n'y soient pas, là je suis entièrement d'accord.


            En attendant le fait est là. Il y a une distorsion de concurrence entre les espèces anciennes endémiques qui ne présentent pas de risque sanitaire à priori (elles ont bien passé l'épreuve du temps) et les nouvelles espèces puisque seules ces dernières peuvent être commercialisées.
            Paradoxalement, seules les dernières qui après tout doivent bien faire leur preuve ont voie au chapitre.

            Ces même industriels qui en appellent au risque sanitaire pour écarter ces espèces anciennes plaident aussi pour un assouplissement des règles de certification alors que leurs espèces ne peuvent pas avoir la même légitimité. Pourtant le risque sanitaire les concerne bel et bien.
            Soit l'Etat teste et certifie ces anciennes espèces à sa charge, soit il autorise leur commercialisation sans certification.

            Sinon, que le lien entre brevet et COV ne soit pas direct ne change rien à l'affaire puisque ce sont les mêmes qui déposent les brevets qui demandent et obtiennent la certification.
            Le marché est bel et bien verrouillé.

            Une fois de plus, le patrimoine universel et le bien public est effacé au profit des intérêts privés.
            • [^] # Re: Association Kokopelli

              Posté par . Évalué à 5.

              Tu sembles oublier que beaucoup d'espèces anciennes sont au catalogue (les deux exemples que j'ai cité plus haut en font partie). Le problème c'est qu'elles n'y soient pas toutes, mais il y en a quand même.

              De plus quand tu dis endémique ça me fait marrer, tu peux me rappeler la provenance originelle de plantes telles que la pomme de terre, la tomate, le mais, le riz même peut-être ?

              Je n'ai pas entendu parler d'industriels parler de risque sanitaire sur les variétés anciennes, il faut arrêter un peu la théorie du complot. C'est juste que le mêmes règles s'appliquent sur les variétés anciennes que sur les modernes et que personne ne veut (ou ceux qui veulent ne peuvent pas) payer pour que les variétés anciennes soient inclus dans le COV.

              Il est toujours possible de cultiver et de vendre des fruits et légumes sans passer par la case semencier (cf mes exemples ci dessus). Le problème se situe plutôt en termes de choix et de conservation des variétés
              • [^] # Re: Association Kokopelli

                Posté par . Évalué à 2.


                Tu sembles oublier que beaucoup d'espèces anciennes sont au catalogue (les deux exemples que j'ai cité plus haut en font partie). Le problème c'est qu'elles n'y soient pas toutes, mais il y en a quand même.

                De quel catalogue parle tu ?
                Celui des amateurs ou celui des professionnels.
                Est-ce qu'un groupement d'agriculteurs a le droit de vendre sa production d'espèces anciennes à un distributeur ? (vraie question)



                Je n'ai pas entendu parler d'industriels parler de risque sanitaire sur les variétés anciennes, il faut arrêter un peu la théorie du complot.

                Il faut arrêter de voir la théorie du complot partout. Je parle de groupes de pression et d'intérêts.


                C'est juste que le mêmes règles s'appliquent sur les variétés anciennes que sur les modernes et que personne ne veut (ou ceux qui veulent ne peuvent pas) payer pour que les variétés anciennes soient inclus dans le COV.

                On est d'accord. Mais pour l'instant rien n'est fait au niveau de l'Etat pour y remédier et c'est pas les industriels qui vont scier la branche sur laquelle ils sont assis.


                De plus quand tu dis endémique ça me fait marrer, tu peux me rappeler la provenance originelle de plantes telles que la pomme de terre, la tomate, le mais, le riz même peut-être ?

                Ben disons que depuis Parmentier, il me semble qu'on saurait si la patate était néfaste et les effets de leur introduction ont eu le temps d'être absorbés.

                On ne peut pas en dire autant d'une nouvelle variété ou d'une variété étrangère.
                • [^] # Re: Association Kokopelli

                  Posté par . Évalué à 5.

                  Est-ce qu'un groupement d'agriculteurs a le droit de vendre sa production d'espèces anciennes à un distributeur ? (vraie question)

                  Si ils ont monte une boite et qu'ils vendent a un distributeur, ils ont surement fait au moins une simple etude de rentabilite et donc ils ont prevu le budget pour payer l'inscription au catalogue de cette espece ancienne si elle n'est pas deja presente...

                  Il faut arrêter de voir la théorie du complot partout. Je parle de groupes de pression et d'intérêts.

                  Joli bottage en touche. Tu parles d'industriels qui appellent au risque sanitaire. Source?

                  Le probleme c'est qu'on a des entreprises/associations qui veulent vendre des semences ou plants sans passer par la case inscription au catalogue. Comme ils veulent pas payer, ils communiquent sur un gloubi glouba ecolo / preservation des varietes (sujet sur lequel leur clientele est sensible) pour essayer d'enfumer tout le monde.
                  • [^] # Re: Association Kokopelli

                    Posté par . Évalué à 3.

                    Explication intéressante.

                    Puisque tu parles de rentabilité, c'est combien le ticket d'entrée pour une association ?

                    Parce que pour l'instant le résultat est que je ne peux pas trouver ces variétés dans mon assiette ou dans celles de mes gosses à la cantine et pourtant j'ai autant si ce n'est plus confiance en elles.
                    • [^] # Re: Association Kokopelli

                      Posté par . Évalué à 4.

                      Puisque tu parles de rentabilité, c'est combien le ticket d'entrée pour une association ?

                      Ca depend de plein de choses (en particulier du type de plante). Et il faut separer la distribution des semences de la simple utilisation.

                      Les regles pour la commercialisation:
                      http://www.gnis.fr/index/action/page/id/629/title/Des-regles(...)

                      Le processus d'inscription:
                      http://www.geves.fr/index2.php

                      Les infos pour l'inscription d'une variete au catalogue (pour la pomme de terre):
                      http://www.geves.fr/pdf_ftp/reglements/RT%20PDT%2002_2009.pd(...)

                      Le bareme 2009 pour les frais d'inscription:
                      http://www.geves.fr/download.php?pj_id=621

                      http://fr.wikipedia.org/wiki/Catalogue_officiel_des_esp%C3%A(...) (page surveille par les militants des assocs en question, mais au moins ca cite certains chiffres...)

                      En gros: 5 a 6000euros pour l'inscription et 2000euros par an pour le maintien au catalogue (pour la pomme de terre). Il faut compter en plus la fourniture d'echantillons pour les tests, mais ca va dependre de ton cout de revient a toi ca.

                      Pour le catalogue amateur, c'est moins, mais ca ne te permet pas de faire les memes choses (en particulier, les mentions sur l'emballage: pas de cachet CEE vu que c'est des dispositions uniquement francaises pour le moment), mais ca reste commercialisable.

                      Parce que pour l'instant le résultat est que je ne peux pas trouver ces variétés dans mon assiette ou dans celles de mes gosses à la cantine et pourtant j'ai autant si ce n'est plus confiance en elles.

                      Ben moi je peux les avoir dans mon assiette, et c'est le cas regulierement. C'est juste pas dispo dans le rayon de mon super marche et il faut faire autre chose que sortir la carte bleue. Il y a des jardins potagers communautaires dans plein de grandes villes (et pour ceux qui sont a la campagne, c'est encore plus simple). Sinon il y a aussi le marche ou tu peux deja trouver beaucoup plus de choix que dans les grandes surfaces en terme de varietes.

                      Enfin pour la cantine des gosses, je pense que si t'en es a demander d'avoir des varietes anciennes, c'est que t'es total a cote de la plaque. Deja que servir des produits de qualite c'est pas gagne (et que personne ne veut payer 2x ou 3x plus cher pour ca), alors se poser la question des varietes anciennes...

                      Oh et pour ceux qui douterait encore que chez Kokopelli, c'est des tares (et ils militent bien dessus, c'est linke depuis wikipedia et diffuse sur plein d'autres sites que le leur):

                      Osons rêver d'une DHS empreinte d'humanité: Diversité, Humus, Semences

                      Libérons les Semences et l'Humus!

                      Il nous faut préserver quelques oasis de Semences de Vie pour le jour qui verra le Titanic agricole sombrer dans l'océan de ses vanités!


                      http://www.kokopelli.asso.fr/articles/catalogue-national.htm(...)
                      • [^] # Re: Association Kokopelli

                        Posté par . Évalué à 2.

                        5 à 6000 euros ca n'a rien de choquant.
                        Par contre, je m'explique mal pourquoi devoir donner une dime pour le maintenir au catalogue.

                        Merci pour les infos en tout cas.
  • # Mais non ...

    Posté par (page perso) . Évalué à 10.

    tu te fais des idées, Monsanto t'expliquera volontiers que c'est pas vrai et qu'ils sont là pour aider l'humanité à progresser.

    "It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen" - Georges Orwell

  • # y a pas des raccourcis rapides

    Posté par (page perso) . Évalué à 3.

    Entre "brevet" et COV : ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Certificat_d%27obtention_v%C3%A(...) )


    plus d'info ici par exemple http://www.kokopelli.asso.fr/ qui est une association dont on a déjà parlé sur linuxfr lors de son procès (perdu) contre les semenciers.

    http://linuxfr.org/2008/07/14/24323.html


    ++
    • [^] # Re: y a pas des raccourcis rapides

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Je comprends mieux car il n'y a pas de brevet qui dure 30 ans (cas général : 20 ans, cas particulier pour les médicaments : prolongation jusqu'à 25ans).

      Cependant, il me semble que l'on protège des gènes par brevet aussi. Et, tout comme le brevet logiciel, cela montre la limite de la brevetabilité. Sauf que dans le cas du brevet sur les gènes, cela a été reconnu par plus de pays que celui sur les logiciels.
  • # Reportage

    Posté par . Évalué à 10.

    J'ai vu ce reportage hier soir et j'étais complètement consterné, pas par les "vérités qui dérangent" qu'ils se voyaient dénoncé, mais par les commentaires de la voix-off et la tournure du reportage.

    En gros, ils attaquent direct en disant que les patates maintenant sont traités, c'est pour ça qu'elle brille. Puis ils expliquent que le traitement consiste :
    - à les passer sous l'eau (et là, la voix-off insiste bien qu'il faut enlever la peau, WTF ??)
    - à les conserver au froid (faites chauffer l'économe, WTF ??)
    - à les conserver dans un gaz, sans dire lequel, mais je parie que si ça avait été un truc nocif, ils l'auraient dit. C'est probablement un gaz inerte, le même genre qu'on met dans les ampoules à incandescence, ou dans les paquets de salade tout prêt.

    Déjà ça commence fort, le mec commence à faire flipper tout le monde sur des fondements complètement absurde. L'eau, j'en bois tous les jours et je me porte bien merci. Il m'arrive même de nettoyer mes légumes avant de les manger ! Le froid aussi, tout les jours, j'ai plein de trucs dans mon frigo, et on va dire que ce genre de "technologie douteuse" a quand même bien rendu service à l'humanité.

    Ensuite on enchaîne sur les variétés de patates cultivés et développer avec une problématique (concrète, elle) sur la PI, le catalogue et tout (le mec va quand même jusqu'à parler "d'apprenti sorcier" pour des mecs qui font des patates ! Il ignore probablement que son bon blé, son bon maïs bio ne sont en rien plus "naturel" que les bonnes vieilles patates de mami).

    Le zénith est atteint quand il présente des indiens dans les Andes, qui bouffent de la patate toute la journée et que leur technique de conservation sont présenté comme "à faire palir le modernisme", alors que visiblement ils crèvent un peu la dalle et, comme ils sont obligés de bouffer de la patate à l'année, les écrase/déshydrate pour les conserver d'une saison à l'autre. Merci, mais mon archaïque frigo, je le garde. Sans frigo même, j'ai souvenir que ma maman arrivait très bien à conserver les patates (par centaines de kilo) toute une saison dans la cave.

    La salvation est toutefois venue avec la présentation d'un organisme qui collecte (et fournit gratuitement) des semences de patates, sous l'égide de l'ONU. Heureusement qu'il y avait ce passage là, le reste du reportage est amha à jeter.

    Je vais en remettre une couche, parce que ça tombe pile dans ma ligne de pensée sur les nouveaux hippie/écolo/branchouille. Ce reportage est clairement orienté dans cette veine un peu tendance, mais la majorité des arguments sont à jeter, car complètement à charge ou carrément loufoque.
    • [^] # Re: Reportage

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Je n'ai pas vu le reportage, mais j'ai toujours été incrédule devant la différence de prix entre des patates lavées et des patates non-lavées !

      Mis à part le problème de confiance (quand on achète des patates terreuses, on ne voit plus trop leurs défauts), je préfère largement consommer un peu d'eau et les laver moi-même ! Alors que d'un point de vue économique, ça devrait être l'inverse : on utilise sans doute proportionnellement beaucoup moins d'eau pour laver une grande quantité de p.d.t. que pour laver son kg avant de le faire cuire...
      • [^] # Re: Reportage

        Posté par (page perso) . Évalué à 7.

        >> j'ai toujours été incrédule devant la différence de prix entre des patates lavées et des patates non-lavées !

        Parce que tu crois que le gars que remet la peau de la patate après rinçage fait ça gratuitement ?
    • [^] # Re: Reportage

      Posté par (page perso) . Évalué à 4.

      - à les conserver dans un gaz, sans dire lequel, mais je parie que si ça avait été un truc nocif, ils l'auraient dit. C'est probablement un gaz inerte, le même genre qu'on met dans les ampoules à incandescence, ou dans les paquets de salade tout prêt.

      La plupart du temps, pour couper la maturation des fruits (ce que je connais), on les place sous azote dans des frigos étanches.
      Ça permet d'avoir, par exemple, des goldens de l'année écoulée jusque en début de la nouvelle saison.

      Le gaz en tant que tel n'est pas nocif. Mais la prudence est de mise lors de l'ouverture des chambres froides et un délai raisonnable de plusieurs jours et requis avant de s'aventurer dans lesdites chambre sous peine d'asphyxie.

      Reste ensuite à savoir si tout cela est vraiment pertinent.

      Sed fugit interea, fugit inreparabile tempus, singula dum capti circumvectamur amore

    • [^] # Re: Reportage

      Posté par (page perso) . Évalué à 2.

      Personnellement, ça m'embête beaucoup de ne plus pouvoir manger la meilleure partie de moult légumes : leur peau. Donc oui, je trouve c'est un gros problème que le traitement appliquée aux patates nous empêchant de manger leur peau.

      Pour l'eau, bah j'imagine que tu habites dans une région de France où l'eau est potable, ce qui n'est pas le cas partout, notamment en Bretagne. Mais vu la quantité de produits utilisés pour potabiliser l'eau, je me demande si elle est vraiment potable lorsqu'elle respecte les normes et déclarée comme saine.

      Sinon, je n'ai pas vu le reportage, donc je ne m'aventurerai pas trop. Mais ces légumes conservés au froid, ne sont-ils pas verts aussi ? Trouver des légumes et des fruits mûrs au supermarché relève de la chance...
      • [^] # Re: Reportage

        Posté par . Évalué à 3.

        Beh justement, au vu de ce qu'ils présentaient et de ce que semble confirmer le commentaire précédent (de eggman), il n'y a pas vraiment de raison de ne pas pouvoir consommer la peau. On y gagne même probablement, parce que les pommes de terre terreuse, il ne faut pas seulement les rincer, mais généralement y aller à coup de brosse pour enlever la terre logé dans les yeux de la patate.

        Donc, toujours à la vue des éléments que nous avons en main, les rincer avec de la bête eau, les conserver au froid et sous azote ne les rend pas plus toxique qu'elles n'étaient avant, au contraire.

        Plus tard dans le reportage, ils parlaient des frites fraiches, et présentaient ça comme une douce abomination (cf. micro trottoir du mec qui fait ses frites à la main dans le nord). Genre, ils nettoient les patates, les propule à 100+km/h à travers des grilles pour les friter rapidement, puis les stockent sous atmosphère protectrice (gaz inerte).

        Si ce n'est la variété de pomme de terre utilisé, qui aura une influence sur le goût et la texture, je ne vois aucune bonne raison de chier sur ce genre de produit, si ce n'est l'argument post-moderne (voir, post-industriel) du "c'est fait par des machines, c'est pas aussi bon que les frites de ma mamie". Beh ma mamie, elle faisait des frites à partir de patates, en les coupant en forme de frites puis en les faisant frire. Ça ne change pas grand chose.
        • [^] # Re: Reportage

          Posté par (page perso) . Évalué à 3.

          il n'y a pas vraiment de raison de ne pas pouvoir consommer la peau

          « La principale de ces toxines est un glycoalcaloïde, la solanine, qui est présente aussi dans le tubercule à des doses faibles (moins de 10 mg pour 100 g) et concentrée surtout dans la peau, d'où l'intérêt de l'épluchage. » [http://fr.wikipedia.org/wiki/Pomme_de_terre#Toxicit.C3.A9]
          • [^] # Re: Reportage

            Posté par . Évalué à 2.

            (oui, mais ce n'est pas induit par le traitement, non ? On m'a toujours dit d'enlever les yeux des pommes de terre car toxique, et de me servir de l'eau de cuisson comme désherbant -- c'est qu'effectivement ça doit pas être très bon).
            • [^] # Re: Reportage

              Posté par . Évalué à 3.

              L'eau des pommes de terre, c'est parce qu'elle est très chaude qu'elle sert de désherbant !

              La gent féminine, pas la "gente", pas de "e" ! La gent féminine ! Et ça se prononce comme "gens". Pas "jante".

    • [^] # Re: Reportage

      Posté par (page perso) . Évalué à -2.

      Déjà ça commence fort, le mec commence à faire flipper tout le monde sur des fondements complètement absurde. L'eau, j'en bois tous les jours et je me porte bien merci. Il m'arrive même de nettoyer mes légumes avant de les manger ! Le froid aussi, tout les jours, j'ai plein de trucs dans mon frigo, et on va dire que ce genre de "technologie douteuse" a quand même bien rendu service à l'humanité.

      Ensuite on enchaîne sur les variétés de patates cultivés et développer avec une problématique (concrète, elle) sur la PI, le catalogue et tout (le mec va quand même jusqu'à parler "d'apprenti sorcier" pour des mecs qui font des patates ! Il ignore probablement que son bon blé, son bon maïs bio ne sont en rien plus "naturel" que les bonnes vieilles patates de mami).



      Ben non, laver à l'eau ce n'est pas aussi anodin que ca ... car un légume humide cela pourrit ... faire sécher cela coute cher et coute beaucoup d'energie.
      Et en plus, une patate humide cela germe très vite ...

      Donc laver des patates cela veut dire : anti-germe + anti-fongicide ... rien que du bon


      Le zénith est atteint quand il présente des indiens dans les Andes, qui bouffent de la patate toute la journée et que leur technique de conservation sont présenté comme "à faire palir le modernisme", alors que visiblement ils crèvent un peu la dalle et, comme ils sont obligés de bouffer de la patate à l'année, les écrase/déshydrate pour les conserver d'une saison à l'autre. Merci, mais mon archaïque frigo, je le garde. Sans frigo même, j'ai souvenir que ma maman arrivait très bien à conserver les patates (par centaines de kilo) toute une saison dans la cave.


      Ca cela veut simplement te faire comprendre que les patates classiques, c'est magique, et tu le dis toi même, cela se conserve tout seul. Les Andins ont développés X facon de conservé la patate, il faut aussi dire que c'est ce légume qui a permis aux incas d'avoir la richesse qu'ils ont eu ... et si aujourd'hui ils crevent un peu la dalle comme tu dis, c'est surtout parce nous leur imposons nos techniques ... et nous leur achetons des produits très chers, pas vraiment légales, mais qui leu bouffe une grande partie de leurs terres cultivables ...


      La salvation est toutefois venue avec la présentation d'un organisme qui collecte (et fournit gratuitement) des semences de patates, sous l'égide de l'ONU. Heureusement qu'il y avait ce passage là, le reste du reportage est amha à jeter.

      Je vais en remettre une couche, parce que ça tombe pile dans ma ligne de pensée sur les nouveaux hippie/écolo/branchouille. Ce reportage est clairement orienté dans cette veine un peu tendance, mais la majorité des arguments sont à jeter, car complètement à charge ou carrément loufoque.


      C'est marrant comme sur un site aussi ouvert, on rencontre des gens aussi fermés ....
      • [^] # Re: Reportage

        Posté par . Évalué à 3.

        Ah p'tain, j'avais fait une super réponse à coup d'argument choc pour t'envoyer péter bien comme il faut.

        Saloperie de session, j'ai tout perdu, et pas du tout le temps de le refaire.

        Note quand même : tu as tort. Mais l'original était beaucoup mieux tourné, argumenté et respectueuse, contrairement à toi.

        Cordialement,
    • [^] # Re: Reportage

      Posté par . Évalué à 4.


      En gros, ils attaquent direct en disant que les patates maintenant sont traités, c'est pour ça qu'elle brille. Puis ils expliquent que le traitement consiste :
      - à les passer sous l'eau (et là, la voix-off insiste bien qu'il faut enlever la peau, WTF ??)
      - à les conserver au froid (faites chauffer l'économe, WTF ??)
      - à les conserver dans un gaz, sans dire lequel, mais je parie que si ça avait été un truc nocif, ils l'auraient dit. C'est probablement un gaz inerte, le même genre qu'on met dans les ampoules à incandescence, ou dans les paquets de salade tout prêt.


      Tu as mal compris je pense (sauf ton respect) :

      Le problème de ce "nettoyage" c'est qu'on fait passer des pommes de terre "vieilles" pour des pommes de terre "fraîches", en gros on les rajeunit de quelques semaines et ça se vend mieux sur les marchés et dans les hyper. Cette technique risque de détruire l'agriculture des pommes de terres "fraîches" (j'ai oublié le terme exact), des patates cueilli à J1 et vendu à J2 voir J3 au pire. Elles se vendait bien avant à cause de leur couleur blanche contrairement aux vieilles plus marrons, et ce malgré la terre. Ce nettoyage s'appelle d'ailleurs "blanchir la patate"

      Mais tout ceci n'a rien à voir avec le propos de mon journal...

      "Gentoo" is an ancient african word, meaning "Read the F*ckin' Manual". "Gentoo" also means "I am what I am because you all are freaky n3rdz"

  • # C'est pas le pérou...

    Posté par (page perso) . Évalué à 2.

    ...du moins, pas tout à fait au sens de Pérou actuel. Il s'agit plus précisément du « haut Pérou » de l'époque coloniale, et plus précisément la zone autour du lac Titicaca. Le haut pérou a ensuite été répartie entre les deux pays qui seront ensuite créés artificiellement (c'est à dire sans qu'il y ait une réelle frontière historique) Pérou actuel et la Bolivie.
    Le lac Titicaca est grosso modo divisé entre les deux pays (60% Pérou, 40% Bolivie) selon une frontière complètement « invisible » et vide de sens...
    • [^] # Re: C'est pas le pérou...

      Posté par . Évalué à 3.

      Hmm, t’as un exemple de pays créé naturellement ? (naturellement étant le contraire d’artificiellement)

      Et t’as un exemple de frontière qui ait du sens ?

      Un pays/une nation est un fait social, c’est forcément artificiel.

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